Intégration africaine : L’IAM a célébré sa Vème Journée

mercredi 25 mai 2016 à 21h59min

Le 25 mai 1963, soit il y a 53 ans, l’Organisation de l’unité africaine (devenue Union africaine) était portée sur les fonts baptismaux par les pères des indépendances africaines. Pour magnifier cette initiative d’unification des Etats africains, l’Institut africain de management (IAM) a initié depuis cinq ans pour ses étudiants, la « Journée de l’intégration africaine » ; un cadre d’expression et de brassage des différentes cultures. Cette année encore, la tradition a été respectée. Les IAMOIS et IAMOISES se sont retrouvés samedi 21 mai dernier dans l’enceinte de l’Institut pour la Vème édition. C’était en présence du représentant du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, patron de la cérémonie et du parrain le Larlé Naaba Tigré, ministre du Mogho Naaba.

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Intégration africaine : L’IAM a célébré sa Vème Journée

Au campus de l’Institut africain de management (IAM) ce samedi matin, l’on n’a pas fait dans la dentelle. Au pied de la bâtisse de l’Institut, un décor riche en couleurs vert et blanc. Le calme plat des salles de cour cédait pour une fois, la place à une ambiance surchauffée. Les maîtres de la sonorisation aidant
.
Le « Lwili Pendé » (étoffe bien connue en territoire moaga) et le pagne tissé déclinés en robes sans bretelles, le régime vestimentaire était le même pour les hôtesses d’accueil. Les hommes du comité d’organisation eux, s’accommodaient pour la plupart du pagne tissé, en demi-saison ou en ensembles complets ; avec pour certains, le bonnet vissé sur la tête comme pour tout parachever.

Sur ce périmètre occupé en partie par la géante tribune pour officiels, le « défilé » était incessant. L’affluence des parents et amis de l’institut le disputait au ballet des invités de marque. Il fallait marquer l’événement d’une pierre blanche. Et comme dans l’effet du mot d’ordre, tous ici étaient porteurs d’un seul message : entretenir la flamme allumée par les pères fondateurs de l’Union africaine. Pour la Gabonaise Ngalo Pernelle Maghandji, porte-parole des étudiants, cette initiative permet de “briser les barrières et de consolider le vivre-ensemble malgré la différence de coutumes, de langues, de traditions, de cultures, de pays (...)”

Une parade des 17 nationalités ...

L’Institut africain de management, ce sont 17 nationailtés. C’est “l’Afrique en miniature” comme aime à le rappeler le fondateur de l’Institut, Ahmed Diallo. La journée de l’intégration africaine a toujours été l’occasion d’une parade des différentes nationalités qui vivent dans cet espace IAMOIS, et l’année 2016 n’a pas dérogé à la règle. Le Bénin, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Ghana, la Guinée-Conakry, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo, les Etats-Unis d’Amérique, l’Afrique du Sud, la Chine-Taiwan et le Burkina Faso, ... les représentants de chaque pays ont présenté ce qu’ils avaient comme accoutrement caractéristique de leur culture, mais aussi certains objets faisant partie de leur quotidien. Cela, au cours d’une courte marche circulaire, toujours ouverte par le porteur du drapeau du pays. Dans des acclamations nourries de l’assistance.

... mais aussi une exposition pour les visiteurs

La journée de l’intégration africaine de l’IAM, c’est aussi le volet l’exposition. Une séquence de “Wôyô” (chanson improvisée) de la Côte d’Ivoire dans la salle Sangoulé Lamizana, et dans un décor fait de fruits et d’objets de l’artisanat ; une démonstration de danse mandingue (Mali) dans la salle Soundiata Keita, des produits de l’artisanat et de l’encens du Sénégal dans la salle Maurice Yaméogo, des mets traditionnels du Bénin et des bijoux du Niger dans la salle Hamadou Hampaté Bâ,... c’est un pan de la culture africaine qui a été dévoilé au visiteurs de cette journée.

De quoi arracher un sourire au Larlé Naaba Tigré, parrain de la cérémonie. Pour le ministre de la communication du Mogho Naaba, c’est un “Sentiment de réconfort, sentiment de fierté de voir que nos étudiants qui sont nos enfants sont conscients de la nécessité de l’intégration africaine, mais surtout de partir au développement tout en ayant comme repère notre culture. »

Désormais une salle « Naaba Ambga » à l’IAM

Cette cinquième édition de la Journée de l’intégration a vu un grand nom de la culture burkinabè connaître l’immortalité dans ce temple du savoir. Une salle de Master porte désormais le nom du grand-père du parrain : Naaba Ambga. Pour ce bel hommage du fondateur de l’IAM, le Larlé Naaba Tigré n’a eu qu’un souhait : « que tous ceux qui passeront dans cette salle se souviennent de lui et incarnent ses qualités d’homme de culture, de paix, et de tolérance ».

En attendant la sixième journée de l’intégration en 2017, le nom de ce célèbre conteur de la radio nationale des années 70 trônera ici au fronton de cette salle de Master, aux côtés d’autres noms d’illustres personnalités comme Joseph Ki- Zerbo et Nelson Mandela.

Samuel Somda
Lefaso.net

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