Programme « Emplois-jeunes pour l’éducation nationale » : 5168 candidatures enregistrées

jeudi 19 mai 2016 à 01h45min

Le ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles, a animé une conférence de presse le 17 mai 2016 à Ouagadougou. L’objectif était de faire le point des candidatures enregistrées dans le cadre du programme présidentiel « Emplois-jeunes pour l’éducation nationale ».

Programme « Emplois-jeunes pour l’éducation nationale » : 5168 candidatures enregistrées

Dans sa déclaration liminaire, le ministre en charge de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles, Jean Claude Bouda a rappelé que « Le programme, comme vous le savez, s’inscrit dans le cadre des engagements de Son Excellence Monsieur le Président du Faso pour la réduction du chômage des jeunes diplômés dans notre pays.
À travers cet engagement, il s’est agi à la fois d’offrir des opportunités d’emplois aux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, et aussi, de combler le déficit en enseignants dans l’enseignement post-primaire ».

En rappel, le programme prévoit en cinq ans recruter dans l’enseignement post-primaire (Collèges d’enseignement général), 16 800 jeunes ayant au moins le niveau DEUG 2(Diplôme d’étude universitaire général), autrement dit le baccalauréat plus deux ans d’études universitaires.

Pour cette année 2016, ce sont 4 200 jeunes diplômés qui seront recrutés en qualité d’enseignants contractuels du post-primaire de l’enseignement général et de la formation technique et professionnelle dans les provinces du Burkina Faso.
La réception des dossiers de candidature a commencé le 31 mars 2016 dans les directions régionales et provinciales du ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle, et s’est poursuivie jusqu’au 14 mai 2016. Et c’est le bilan de cette opération que le ministre Jean Claude Bouda a présenté aux médias.

Taux de participation d’environ 125%, satisfaction du gouvernement

À la date du 14 mai 2016, le programme a enregistré 5 168 candidatures, soit un taux de participation au programme de 123,04% par rapport au nombre de postes à pourvoir (4200).
« Au vu de ces chiffres, nous pouvons affirmer que ce programme a suscité un engouement réel ; ce programme constitue une réponse au chômage des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur », à dit le ministre.
Cependant, il est à noter une disparité dans la situation des inscriptions par région. En effet, certaines régions ont fait le plein, voire le triple tandis que d’autres sont à la traîne.

À titre d’exemple, sur un nombre de postes à pourvoir de 216, la région du plateau central a enregistré 857 inscrits soit un pourcentage de396,75%. La région comme le Sahel avec 280 postes à pourvoir, n’ a enregistré que 53 inscrits soit un taux de 18,92%. On enregistre respectivement pour le nombre de postes à pourvoir ; le nombre d’inscrits et le pourcentage ; 900 ; 693 et 77% pour la boucle du Mouhoun ; 143 ; 431 et 301,39% pour les Cascades ; 12 ; 174 et 145% pour le centre...

Le ministre promet un avenir radieux à ceux qui seront retenus

Après l’étape du dépôt des candidatures, les dossiers des candidats feront l’objet d’une sélection sur la base des mentions figurant sur les diplômes des postulants. En clair, ceux qui ont la mention très bien, bien et suivant seront privilégiés dans la procédure de recrutement jusqu’à concurrence du nombre de postes à pourvoir.
Et comme dans tout processus de recrutement, une liste d’attente permettra de faire face à d’éventuels abandons ou désertions. Car selon le ministre, il n’est pas interdit pour ceux qui ont déposé leur dossier, de postuler à d’autres concours.

Pour le reste, ceux retenus seront formés en six mois dont trois mois de formation théorique et trois autres mois de formation pratique à l’ENSK (École normale supérieure de Koudougou) et à l’ ISD....Ils percevront une rémunération de 100 000FCFA mensuellement et sont appelés à intégrer la fonction publique au bout de trois ans.

Pour le ministre, c’est la communication qui a surtout fait défaut. Aussi, il n’y avait pas d’engouement les premiers moments. Mais au vu du résultat final, le ministre à exprimé sa totale satisfaction quant au résultat obtenu. Il a estimé que loin de devenir des enseignants de seconde zone, ceux qui seront recrutés seront des enseignants au même titre que les autres. Et qu’il leur appartiendra désormais de montrer de quoi ils sont capables. Car, dans le métier, c’est surtout la culture générale et la formation continue qui font la différence.

Angelin Dabiré
Lefaso.net

Messages

  • ceux de sahel faites effort personne ne fait avancer le sahel a vos places,c’e difficile mai il faut allumer le feu pour accès au miel

  • Autrement dit, il ya 668 qui ne seront pas retenues ; pour un début, c’est bon ; courage à vous et honte à ceux qui veulent que le pays sombre dans l’instabilité

  • Bonjour

    Ce n’est pas clair. les 100000 constituent un pécule ou leur traitement après les trois mois. Pourquoi les gens ne peuvent pas communiquer clairement ?

  • ce communiqué est très flou : sont appelé à intégrer la fonction publique veut dire quoi ? est ce qu’une intégration systématique ou un souhait ? je partage l’avis de l’internaute 3. Quand un message est adressé à un large publique, il faut qu’il soit le plus claire possible.

  • Bonjour. Au regard des disparités dans le inscription par région, faut-il s’attendre à un "redéploiement" ou un réajustement pour combler le déficit là où c’est constaté ?

  • Comment le Ministre compte résoudre les disparités ? Un redéploiement, vers les régions déficitaires, sera-t-il proposé aux candidats qui n’auront pas eu de place là où il y a surnombre de demandeurs ?

  • Quel avenir radieux peux-t-on construire avec 100 000 Fcfa par mois au Burkina Faso et au 21ème siècle. Que les ministres envoient leur enfants enseigner moyennant ce salaire et ils seront des exemples pour les autres.J’aime THOMAS SANKARA parce qu’il était lui même un exemple vivant,un modèle. Rien à voir avec nos bourgeois bureaucrates qui ont profité des bourses de l’Etat pour aller étudier en occident et revenir pour exploiter les autres comme s’ils étaient les meilleurs.Foutaises !

  • Après 1,2,ou 3 ans on n’est pas obligé d’intégrer l’enseignement c’est clair pour ceux qui veulent comprendre. Il a été dit que c’est des perspectives qui st offertes et non imposées aux jeunes. Ceux ki avant les 3 années trouvent mieux ils sont libres de partir. Seuls ceux ki veulent rester feront l’objet d’une évaluation.

  • Internaute 7, on n’oblige personne à faire ce travail . Cent mille vaut mieux que rien. Si tu veux des millions par mois monte ta propre entreprise.

  • Et la qualité’ de l’enseignement et de l’education dans tout cela ?quand jusqu’à l’Université nos jeunes frères ont du mal a construire un seule phrase correcte,il y a lieu de repenser cmpltment notre système éducatif.

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