Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

mercredi 11 mai 2016 à 00h14min

La cohabitation dans certains quartiers populaires de la ville de Ouagadougou est devenue infernale. En plus des caniveaux d’évacuation des eaux de pluies, transformés en dépotoirs d’ordures ou de toilettes à ciel ouvert, il faut faire face aux ruelles impraticables, avec de nombreuses crevasses , dues aux mauvais comportements de certains riverains ( évacuation des eaux usées). Un constant désolant, au vu des conséquences de ces actes sur notre cadre de vie.

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Vie dans les quartiers : Quand les citadins  manquent de savoir- vivre

Vivre dans un environnent sain ne fait du mal à personne. Mais, par ignorance ou négligence, l’on a souvent l’impression que contribuer à un cadre de vie agréable et propre, c’est trop demandé à certains citoyens.

En effet, dans certains quartiers, il n’y a rien de surprenant de voir des habitants déverser les ordures ménagères ou les eaux usées (eaux de lessive, cuisine et toilette) sur la voie publique. Et que dire de ces voisins, qui chaque nuit, après avoir vidé leur fosse septique, se donnent le droit de rejeter ces déchets sur la voie publique.

Il y a également ces habitants qui s’arrogent le droit de drainer directement les eaux de toilettes jusqu’aux caniveaux. A défaut d’être utilisés comme des fosses septiques, les caniveaux sont les lieux de prédilection où sont jetés les vieux vêtements, les pneus et les ustensiles de cuisine hors d’usage, etc.

Les « restaurants par terre » et les kiosques installés aux abords des caniveaux ne font pas l’exception. En plus des eaux usées, il faudrait compter avec les restes de nourriture des clients qui mélangés avec d’autres déchets dégagent une odeur putride.
Ainsi, dans certains quartiers de Ouagadougou, ces pratiques se sont généralisées et intensifiées au fil du temps, au point que les caniveaux ont été transformés en nids de moustiques, donc un foyer de transmission de la malaria. A certains endroits, la pollution a atteint un niveau d’incivisme à tel enseigne que les riverains en souffrent énormément.

Certaines cours étant devenues des toilettes à ciel ouvert où se dégagent des odeurs nauséabondes, irrespirables, certains habitants sont contraints de rester à l’intérieur de leur maison.

Des populations peu sensibles aux problèmes environnementaux

Des eaux usées et des déchets qui stagnent dans les caniveaux, empêchant toute évacuation des eaux de pluie, c’est le constat que l’on fait des caniveaux dans certains quartiers de la ville de Ouaga. Avec des riverains qui sont des agents vecteurs du remplissage des caniveaux, il faudrait savoir en partie, situer les responsabilités en cas d’inondation. En effet, il s’agit d’actes d’incivisme, dont les principaux auteurs ignorent qu’ils seront les premières victimes.

Aussi, si l’évacuation des eaux usées et des excrétas dans les ménages demandent des efforts individuels et un investissement financier, toute chose qui n’est pas aisée pour tous, les efforts d’assainissement individuel demeurent une préoccupation secondaire pour de nombreux Ouagalais. Cette préoccupation passe au second plan, au point que les efforts fournis par la mairie en matière d’assainissement urbain, sont détruits par l’incivisme des riverains.

Ainsi, il serait temps que la mairie commence à réprimer ces types d’actes, afin de ramener certains citoyens sur le droit chemin. Néanmoins, il convient de multiplier les actions de sensibilisation, pour une prise de conscience individuelle et collective. Et cela, pour l’amélioration du cadre de vies de tous.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 12 mai 2016 à 09:08, par Maurille
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    Il est vraiment temps que nous apprenions à vivre sainement. C’est dommage mais même dans les quartiers dits civilisés les gens habitent dans des maisons à niveaux et souvent c’est des gens qui occupent de hautes fonctions,mais qui passentles journées à déverser les eaux usées sur la voie devant leur porte. Ceux qui le font oublient que tout cela , par le fait de pluies retourne au barrage et leur revient par les robinets. Évidemment il faut beaucoup de produits pour ns purifier cette eau. Quand bien même on se dit qu’ on boit l’eau minérale, quand est il de l’effet de la grande quantité de produits sur notre peau. Que dire des pauvres exposés à toutes sortesde maladies rénales.

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  • Le 12 mai 2016 à 10:09, par Cequejenpense
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    Tres bon article. La situation est reelle et connue de tous. J’en souffrai enormement quand j’habitais a Ouidi et Larle. C’est tres frequent dans les vieux quartiers populaires comme Dapoya et Hamdalaye aussi.

    Les gens accordent peu d’interet a leur cadre de vie. Surtout chez les mossi mes parent a plaisanterie. Un jour j’en parlais avec un vieux mossi je fus surpris d’entendre que le manque d’hygiene du cadre de vie est culturel chez eux. hahaha. D’apres lui, au temps ou la chefferie dirigeait encore il etait mal vu que quelqu’un qui n’est pas de la famille royale prenne soins de son cadre de vie et de soi meme. C’etait interprete comme une exhibition de sa richesse ou de sa superiorite. La sanction pouvait etre lourde dans certains villages.

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  • Le 12 mai 2016 à 11:40, par noonga sida
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    Il faudra qu’on travaille à améliorer notre biotope de vie. Sinon, nous allons tous payer les frais de notre insouciance et de notre inconscience. Je ne vous apprends rien, mais nous vivons tous les réalités de la canicule de cette année avec un taux de mortalité élevée même si on traverse la période sous silence. Et la situation selon, les scientifiques ira crescendo selon les prévisions.Une hausse de 2 degré chaque année. Si déjà nous avons de la peine à supporter la température actuelle, Qu’allons nous faire dans 10,ou 20 ans ?
    Il est urgent de cesser ces actes d’incivisme car comme le dit un proverbe mossi : les crachats que tu rejette en position couché retourne toujours vers l’auteur.
    Plantons des arbres, car l’a dit quelqu’un, la planète, nous a été légué par nos ancêtres, nous l’empruntons aux générations futures.

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  • Le 12 mai 2016 à 12:13, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    - Tous ces problèmes de saletés-là, ce sont les mossis ! Les gens ne veulent pas accepter la vérité mais ce sont les mossis. Moi-même j’en suis un mais disons-nous la vérité ! Nos parents sont très sales. Regardez à Ouaga chez vous là-bas ! Aux alentours des marchés, il y a trop de saletés. Les femmes balayent et jettent les ordures dans les caniveaux et elles lavent les marmites et versent l’eau sur les rue avec des morceaux de tô dispersés partout. Parfois, tu passes sur une rue et l’odeur nauséabonde d’eau de lavage de poisson de faire vomir tout ce que tu as mangé ! Sans oublier les inciviques et autres fainéants qui vident leurs WC dans la rue une fois la nuit venue. Ensuite, il y en a qui laissent leurs enfants chier sous les murs, dans les rues et que des passants piétinent ! Regardez dans les lieux publics où il y a beaucoup de mossis comme les marchés, les lieux de prières musulmanes, si vous voulez passer, il faut retenir votre respiration sinon vous mourrez systématiquement d’odeur sulfureuse de pipi ! Celui qui dit faux peut prendre le goudron qui passe devant la MACO en direction de la Gare de l’Est et il verra que juste à l’entrée du marché de Dassasgho á droite, au niveau de l’ENAREF qui est à gauche, il y a une toilette qui pue jusque sur les passants dans la rue, et les gens descendent même dans le caniveau pour y pisser et faire leurs ablutions ! Et nous les mossis sommes fiers de venir faire nos ablutions dans un tel lieu pour louer Dieu !!!! Continuez encore un peu avec la même rue juste après le feu du marché de Dassasgho à votre droite, un vendeur de viande de poulets y embauche chaque fois le coin avec la puanteur de poulets, abats et plumes en décomposition avancée ! Voyez aussi Bobo-Dioulasso depuis que les mossis y ont envahi au début des années 73 ! On s’y est installé massivement et Bobo-Dioulasso est devenue le royaume de la saleté et de la puanteur. Ce que cette belle ville était loin d’être autrefois. On aime salir et on n’aime pas nettoyer. Normalement les mossis auraient dû vivre en brousse, et même les gourounsis nous qualifient de ‘’gwôliô’’ ou ‘’habitants de la brousse’’. Constatez aussi : les mossis de Koudougou marient beaucoup les filles gourounsis de Réo et alentours, mais vous ne verrez que très rarement un gourounsi marier une fille mossi. C’est pour quoi ? À cause de la propreté des filles gourounsi ! Acceptons une fois la vérité en passant !

    ALLÉLUA  ! Vous pouvez m’insulter si vous voulez et surtout si vous êtes sales !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 12 mai 2016 à 12:17, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    - Internaute 2, Cequejenpense, que Dieu te bénisse ! Voilà qui confirme bel et bien ce que je dis tous les jours. Les mossis sont très sales ! Voyez Ouahigouya ! Une ville qui croûle sous le poids des tas d’immondice et des fous partout qui se baladent ! Il en est de même à Kaya !!!

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 12 mai 2016 à 12:23, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    - Internaute 2, cequejenpense, que Dieu te bénisse ! Voilà que tu confirmes ce que je dénonce tous les jours. Les mossis sont très sales et refusent de l’admettre. Il ne s’agit pas d’être propre de corps et avoir une poubelle autour de soi avec des mouches partout ! Voyez Ouahigouya ! Une ville qui croule sous le poids des tas d’immondice avec des fous qui se baladent partout ! Et c’est exactement la même chose à Kaya !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 12 mai 2016 à 12:32, par noonga sida
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    J’ose croire que vous êtes vraiment nos parents à plaisanterie (Kôrô yamyélé et internaute 2)
    Sinon, aller constater l’état de salété du quatier Dioulasso ba et niéneta à Bobo, vous reverrez la note que vous nous collez.

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  • Le 12 mai 2016 à 14:48, par pomme66
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    mes voisins sont très sales. L’eau de leur toilette coule sur la voie publique. Ces eaux sales coulent et se croisent sur la voie publique. Jugez en. quelqu’un qui fait ses ablutions et qui enjambent ces eaux générées par leurs espèces a -t-il fait une prière étant toujours propre ?

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  • Le 12 mai 2016 à 16:40, par Paix
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    Kôrô Yamyélé, je ne suis pas d’avis avec vous. Il y a bien plein de villes ou de quartier ou les mossis sont minoritaires mais ces endroit sont trop sales.

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  • Le 12 mai 2016 à 17:25
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    Je vous raconte une anecdote
    Je suis de l’ouest et mariée à un mossi et quand mes belles sœurs me rendent visitent elles ne font que me complimenter car je parfume toujours ma maison la chambre conjugale etc..avec de l’encens et autres senteurs de maison quand je leur demande pourquoi elles ne font pas pareil chez elles...elles me répondent que leurs maris s’y oppose catégoriquement préférant l’odeur du soumbala de la sueur etc...pourtant mon mari bien que mossi à 500% trouve hyper relaxant quand je parfume toute la maison surtout notre lit conjugal bien que n’ayant pas connu cela dans sa jeunesse
    Pour une fois je suis d’accord 1000% avec koro yamyélé au sujet de la saleté légendaire des mossis la preuve tout mossi qui réussit épouse une femme de l’ouest ou une malienne...
    Vous allez chez un mossi quelque soit sa richesse vous serez accueilli par l’odeur de crachat sueur soumbala pipi frelaté des enfants odeur de lait du nouveau né bref ce n’est pas pour rien que certaines femmes mossis quand elles préparent pour venir offrir à leurs voisins de l’ouest les voisins attendent le départ de la femme pour donner ça au chien donc un conseil mes frères et soeurs mossi comme disent les ivoiriens quittez dans ça Merci

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  • Le 12 mai 2016 à 17:42
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    Je pense que de fois le Kôrô dit vrai ; comme ici par exemple

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  • Le 12 mai 2016 à 18:03, par L’Oeil du peuple
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    La propriété reste le grand mal de notre société.Il faut que les populations soignent leur cadre de vie,leur environnement.J’ai toujours souhaité cette action que les communes devraient prendre pour la propriété de leur commune, à savoir créer une brigade d’hygiène composée de jeunes qui vont sillonné les quartiers, passer de rue en rue, de concession en concession afin de constater l’hygiène, la propriété.La concession ou la rue qui n’est pas propre, la brigade interpelle le chef de famille de la concession ou les riverains des rues ou des voies. Ceux-ci doivent nettoyer et à ramasser les ordures, à curer les caniveaux. De prime à bord, la brigade d’hygiène passe par la sensibilisation et après deux mois, elle doit passer par une répression pécuniaire en infligeant des amendes aux habitants qui ne prennent pas soin de leur concession, leur rue ou de leurs caniveaux. C’est de là que nous allons avoir une belle ville agréable à y vivre. Il faut reconnaitre que la ville est présentement très sale et ne donne pas l’image d’une capitale.La propriété doit être l’affaire de tous.

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  • Le 13 mai 2016 à 01:06, par MAXWELL
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    Internaute n°10 il ne faut pas prendre le cas de tes belles-sœurs pour généraliser. Les personnes propres ou sales on en trouve partout. Je peux dire que tout est un question d’éducation et non d’ethnie.

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  • Le 14 mai 2016 à 11:00, par Jeunedame seret
    En réponse à : Vie dans les quartiers : Quand les citadins manquent de savoir- vivre

    INTERNAUTE 10. Auriez-vous déjà été au sahel pour vivre avec nous les éleveurs ? Si vous ne mangez pas nourriture de MOSSIS, c’est qu’il vous manque quelque chose : l’esprit du bon voisinage ; la civilité. Si les MOSSIS marient femmes maliennes ou de l’ouest, ce n’est pas à cause de leur la propreté ; c’est plutôt la civilité des MOSSIS. Vous les trouvez sales ; mais ils sont d’abord et surtout sociables. Sinon....! Il faut admettre que la saleté ici n’est pas un problème ethnique mais une mauvaise politique d’urbanisation. La preuve est qu’il n’y a pas l’eau partout ; ni de caniveaux entretenus ni de services de suivi dans nos mairies.

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