Santé sexuelle et reproductive : La princesse héritière Mary du Danemark prend le pouls des réalités du Burkina Faso

jeudi 28 avril 2016 à 22h10min

A l’invitation du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), une délégation danoise conduite par la Princesse héritière Mary, a visité les 27 et 28 avril 2016, le Centre de santé et de promotion sociale de Korsimoro, l’école des maris située à Kâamsé et le centre médical Schiphra. Cette démarche vise à toucher du doigt les réalités des Burkinabè dans le domaine de la santé de la reproduction et des droits des femmes et des filles. Une occasion pour le Danemark et le Burkina Faso de signer une convention de mise en œuvre d’un programme pays pour la période de 2016 à 2020 s’élevant à plus de 100 milliards de francs CFA.

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Santé sexuelle et reproductive : La princesse héritière Mary du Danemark prend le pouls des réalités du Burkina Faso

Très engagée à promouvoir les voies et moyens d’un plaidoyer efficace pour l’inclusion de la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des jeunes, la Princesse héritière Mary du Danemark multiplie ses déplacements. Après l’Ethiopie en 2015, le Burkina Faso a reçu la Princesse. Elle a visité certaines des réalisations de l’UNFPA dans les domaines de la santé maternelle, de la santé de la reproduction, des grossesses précoces. Une visite qui intervient quelques mois après l’entrée en vigueur des objectifs de développement durable. Le centre de santé et de promotion sociale (CSPS) a été la première escale de la délégation danoise. Accueillis par les agents de la formation sanitaire, les visiteurs ont prêté une oreille attentive aux explications du Médecin chef du district sanitaire de Boussouma, Olivier Zombré. Puis, s’en suivra la visite guidée du bâtiment, vieux de 67 ans. Avant de prendre congés, la Princesse Mary du Danemark a communié avec des jeunes filles vulnérables et des femmes.

Tout en saluant l‘initiative de la Princesse, M. Zombré n’a pas manqué de relever les difficultés qui handicapent non seulement le bon fonctionnement du CSPS mais aussi la qualité des prestations offertes. Il a cité le manque d’eau potable, de ressources humaines, d’infrastructures en termes d’équipements, la vétusté du centre. Aussi, le CSPS ne dispose pas de clôture. « Nous sommes proche du marché et les gens rentrent comme ils veulent au centre de santé. Il y a même des endroits qui sont transformés en dépotoir » déplore M. Zombré.

Et à Edwige Adekambi Domingo de déclarer que la première visite de la marraine de l’UNFPA vient à point nommé. « Elle aidera aussi les autorités à toucher du doigt certaines réalités du pays. Le ministre empêché a été représenté par son SG. Il a entendu et vu aussi les besoins exprimés par cette formation sanitaire. Nous sommes persuadés que dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité, le ministère de la santé va réagir. Bien évidemment avec l’appui de l’UNFPA », dit-elle pour un tant soit peu rassurer le personnel du centre.

« L’école des maris » pour réussir l’élimination des MGF

De Korsimoro, la délégation s’est rendue au village de Kâamsé, localité située à une trentaine de kilomètre de Kaya. Là-bas, la Princesse a échangé avec les populations et entretenu un tête-à-tête avec deux filles qui ont bénéficié de la réparation des séquelles des mutilations génitales féminines. Subséquemment, elle a salué l’initiative de « l’école des maris » qui prône la promotion de la santé de la mère et de l’enfant. Aussi, elle a fait un banc spécial à la communauté car leur engagement a conduit à l’élimination des mutilations génitales féminines.

Quant à la Secrétaire d’Etat, chargé des affaires sociales, Yvette Dembélé, elle a apprécié le soutien du Danemark et de l’UNFPA. « L’école des maris a considérablement libéré les hommes et les femmes de certaines pesanteurs socio-culturels », a expliqué Mme Dembélé. La gouverneure de la région du Centre-Nord, Nandi Somé/Diallo a abondé dans le même sens. « Ils sont arrivés à changer la mentalité des hommes afin qu’ils laissent leurs femmes fréquenter les centres de santé », a-t-elle renchéri.

L’apothéose de la grande tournée entamée par la délégation danoise a pris fin le jeudi 28 avril 2016 au centre médical avec antenne chirurgicale Schiphra. L’occasion a été pour le ministre danois des Affaires étrangères, d’exprimer sa joie à l’idée de savoir qu’il y a un centre qui prend en charge les femmes victimes de mutilations génitales féminine. En retour, il a réaffirmé toute la disponibilité du Danemark à accompagner le centre dans sa noble mission.

Une coopération bilatérale fructueuse

Lors de la visite, le Danemark et le Burkina Faso ont signé une convention de mise en œuvre d’un programme pays pour la période de 2016 à 2020 s’élevant à plus de 100 milliards de francs CFA. Ce programme pays vise à contribuer à la réduction de la pauvreté, à une gouvernance démocratique renforcée, à la croissance économique et à la création d’emplois dans le secteur agricole. Il vise également le maintien de la stabilité dans le pays et la prévention de l’extrémisme violent.

En plus du programme pays, le Danemark a accordé au Burkina Faso un crédit pour la mise en place de fibres optiques gouvernementales pour la transmission d’informations clefs dans le secteur public avec un budget de 41 milliards de FCFA.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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