Electrification RD 152 (route de Saaba) : Un projet inachevé, de multiples questions dans le noir

mardi 26 avril 2016 à 00h19min

Dans le cadre de la construction et du bitumage de la route départementale (RD) 152 reliant Nioko I à Saaba dont l’exécution des travaux s’est achevée depuis le mois de juillet 2014, il était prévu l’électrification du tronçon. Mais depuis, le constat est plutôt amer. Les lampadaires implantés et même « testés » ne sont toujours pas fonctionnels. Les désagréments sont énormes pour les riverains qui se posent des questions.

Electrification RD 152 (route de Saaba) : Un projet inachevé, de multiples questions dans le noir

Achevée depuis juillet 2014 avec des lampadaires implantés et même « testés » selon des riverains et la mairie, la route départementale (RD) 152 reliant Nioko I à Saaba reste de nos jours sans lumière.
L’implantation des lampadaires avait fait naitre l’espoir chez les usagers du tronçon et les riverains d’avoir enfin de l’éclairage. Mais depuis près de deux ans, ils attendent. Et les lampadaires implantés, comme las d’attendre aussi, commencent à s’abimer avant d’être fonctionnels. Une situation qui ne laisse pas indifférentes les populations.

L’on se rappelle qu’en novembre 2013, la poussière sur cette même voie avait mis dans la rue les populations de Nioko I et de Saaba. Maintenant, c’est le non éclairage qui suscite des sentiments d’impatience et de colère chez lesdites populations.
Des riverains restés, témoignent des accidents souvent mortels qu’ « on aurait pu éviter si la voie était éclairée ». « A maintes reprises, la mairie a été interpellée sur la question », regrette le secrétaire général (SG) de la mairie de Saaba Cyprien Ouédraogo.

C’est alors que le 04 février 2016, la mairie a adressé une correspondance à la SONABEL lui faisant part des multiples plaintes des populations. La mairie cherchait elle aussi à comprendre les raisons de la non opérationnalisation des lampadaires.

Selon les explications du SG de la mairie de Saaba, les travaux étaient exécutés par l’entreprise privée SUZY construction. Le projet d’électrification serait donc un contrat entre ladite entreprise et la SONABEL. En réponse à leur demande, la SONABEL leur a fait savoir que les clauses du contrat n’ont pas été respectées. Et que sur environ sept millions de francs, elle n’aurait reçu que deux millions de SUZY construction.

Joint par téléphone afin qu’elle donne sa version sur l’avancement du projet, l’entreprise Suzy construction de sa part, explique à la mairie que l’Etat n’a pas versé tous les fonds sur le marché qu’ils avaient conclu et dès lors elle ne pouvait pas satisfaire la SONABEL.
Ainsi, la situation reste confuse. Puisque c’est l’Etat qui a donné le marché, il lui revient d’entreprendre les démarches possibles pour la finalisation de ce projet, se contente de dire Cyprien Ouédraogo.

Parce que cela ne relève pas de leurs prérogatives, la mairie et les populations restent dans l’attente, en espérant une issue favorable de la situation.

Yvette Nadège Mossé (Stagiaire)
Lefaso.net

Messages

  • Bravo chere journaliste. Voila un sujet pertinent pour la construction du Faso et d’ interpellation des nouvelles autorités. Je t’encourage a poursuivre dans ce sens. Aux nouvelles autorites de prendre leurs responsabilités et de faire executer ce marche dans sa totalite.

  • Ma sœur vous avez oublié d’aller jusqu’au marché de saaba et tourner à votre droit pour constate une autre voie en état de dégradation avant finition

  • Blaise Compaoré le chef de projet est parti ! La transition a transité l’argent ! Et dans tout cas, le peuple est resté bredouille ! C’est ça la politique ! Vous les soulevez pour atteindre la cible ; ils cueillent et se mettent dans les poches sans rien laisser tomber pour vous ! Voilà !

  • Il faudra que l’état prenne ses responsabilités et finisse les projets qu’il commence.
    Le non éclairage de cette voie crée beaucoup d’accident mortel.
    Le Gouvernement MPP est appelé à ce mettre au travail au lieu de faire de la politique politicienne.

  • Merci à Nadège pour son document que je trouve bien mais c’est pas arrivé. En effet, il fallait chercher l’avis du Ministère en charge du dossier, ce qui nous aurait permis tous de "harceler" les intéressés. Cette route fait beaucoup de dégâts sans oublier, comme vous le dites, le fait que les lampadaires subissent déjà la loi de la mauvaise circulation de Ouagadougou. Bon courage pour la suite de vos investigations. Nous voulons vraiment comprendre et situer les responsabilités.

  • Rebonjour, je reviens pour demander à Nadège si elle ne peut pas investiguer sur la situation du tronçon de la Nationale 4 je crois (échangeur de l’est - carrefour du SP/CNLS-IST) dont les travaux ont été lancés par l’ancien PM et on ne voit rien démarrer. S’agirait-il encore d’un éléphant blanc ??? Merci de nous situer car beaucoup attendent la suite. Bonne journée.

  • C’est une voie mal faite, mal exécutée par l’entreprise. Elle ne fera pas 3 ans avant sa dégradation. C’est triste de voir de tels travaux mal exécutés au su et au vu de tous les acteurs de l’Etat, infrastructure, finances. Vraiment, du sérieux dans l’exécution de nos marchés.

  • Merci pour l’article. En realite, les travaux de cette voie de Saaba n’ont jamais ete acheves ; en temoigne la terre rouge du terre plein qui a fini par s’etaler d’elle meme. C’est simplement une piste rurale plutot qu’une route bitumee. Quel gachi

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés