Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

lundi 18 avril 2016 à 18h20min

Salia Sanou, Zakaria Sawadogo, Johanni Ouédraogo, Séraphine Ouédraogo…et bien d’autres ex maires ont bénéficié depuis quelques temps, de liberté provisoire. Des actes qui ne sont pas suivis d’explications, si bien que l’opinion publique se pose de questions quant à la suite de la procédure, tant le dénouement de ces dossiers dits sensibles sont attendus avec impatience. Nous avons approché le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou Laurent Poda, pour comprendre. Sans entrer dans le fond, parce que les dossiers des présumés sont en instruction, le Procureur général rassure que la liberté provisoire accordée aux ex maires, est loin de mettre fin à la procédure. « Il faut avoir confiance en la justice », dit-il. Lisez plutôt !

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Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

Lefao.net : Rappelez-nous déjà ce qui avait déjà valu à l’inculpation des anciens maires, au lendemain de l’insurrection populaire ?

Laurent Poda : Merci d’être venu vous enquérir du déroulement de certaines procédures. C’est malheureux, j’ai lu dans la presse certaines déclarations relativement à des procédures concernant un ancien maire. Il a été écrit dans un quotidien de la place, que j’ai été saisi et que depuis lors on ne sait pas exactement ce qui se passe. Je déplore que celui qui a écrit ne soit venu à la source pour savoir de quoi il s’agit.

Ceci étant, je voulais simplement signaler d’abord qu’il s’agit de dossiers d’instruction. Ce sont des dossiers qui sont couverts par le sceau du secret. Je ne vais pas rentrer dans les détails, je me limiterai à vous dire comment les choses se sont passées. Parce que je ne connais pas ces dossiers. J’ai décidé de vous parler parce que je suis le procureur général et je suis obligé de coordonner les différentes actions des procureurs du Faso.

Ce que vous devez savoir, c’est que le parquet général que je représente ou les petits parquets (les procureurs du Faso…) sont des parties à ces procédures, exactement comme les inculpés. Mais nous, nous représentons la société, ses intérêts.

Et donc nous avons estimé que ces personnes ont commis des infractions dans la gestion des affaires dont ils avaient la charge quand ils étaient maires et c’est à ce titre que ces personnes ont été inculpées par une procédure particulière. Parce qu’en tant que officiers de police judiciaire, la loi prévoit que pour les poursuivre il faut que ce soit la chambre criminelle de la cour de cassation qui désigne la juridiction chargée de l’instruction du dossier et celle chargé du jugement du dossier. Ainsi, on a le tribunal de grande instance de Ouagadougou pour ce qui concerne Sanou Salia (Ndlr. ex- maire de Bobo- Dioulasso) Sanou Seydou (Ndlr. ex-maire de l’arrondissement 5 de Bobo- Dioulasso) et Barro Karim (Ndlr. ex maire de Konsa-Bobo) ; le tribunal de Yako pour Sawadogo Zakaria(Nldr. ex-maire de Nongr Masoom-Ouagadougou) , Kaboré Basile (ex-conseiller de de Nongr Masom et président de la commission d’attribution des parcelles) et Nébié Bali (Ndlr. ex-conseiller-Nongr Masoom ; et le tribunal de grande instance de Kaya pour ce qui concerne Ouédraogo Johanni (Ndlr. ex-maire de Boulmiougou) et Ouédraogo W. Séraphine((Ndlr. ex-maire de Boulmiougou).

A chaque fois que nous intervenons dans la procédure, nous faisons des réquisitions. C’est-à-dire que nous demandons à la juridiction qui est chargée de l’instruction, parce que c’est elle qui rend les ordonnances, notamment les ordonnances de mise en liberté provisoire. Lorsque ces personnes introduisent des demandes de mise en liberté, le dossier est communiqué au ministère public c’est-à-dire au procureur du Faso pour que celui-ci donne son avis.

Le ministère public analyse la procédure, s’il estime qu’il n’est pas nécessaire que les personnes soient mises en liberté provisoire, le procureur prend ses réquisitions allant dans le sens de ne pas mettre ces personnes en liberté provisoire. Mais il peut arriver que le juge d’instruction prenne une décision qui est contraire à nos réquisitions. Dans ces conditions on nous ramène le dossier, on nous avise et si nous ne sommes pas satisfaits de la décision du juge d’instruction, nous interjetons appel et le dossier vient à la chambre d’accusation et nous allons pour plaider notre position. Il est arrivé que la chambre d’accusation prenne une décision contraire aux réquisitions du parquet et là, on y peut absolument rien l’intéressé est mis en liberté provisoire.
Je ne peux pas rentrer dans les détails parce que les procédures sont dispatchées dans les TGI et lorsque la procédure est épuisée à la chambre d’accusation nous retournons les dossiers dans les différentes juridictions où la procédure continue son cours.

Justement pourquoi les dossiers des mis en cause ont été dispatchés dans différents TGI à travers le pays ?

Les maires sont des OPJ (Officiers de police judiciaire) qui exercent dans une localité. Il n’est pas bon, lorsqu’ils ont des problèmes, qu’on les juge dans leur localité. C’est une des raisons. C’est pourquoi la chambre criminelle de la cour de cassation, souvent délocalise et les envoie dans d’autres juridictions pour que la procédure puisse être faite en toute indépendance.

Depuis quelques temps, les anciens maires jusque-là en détention bénéficient de liberté provisoire. Quels en sont les motifs ?

Ce sont des dossiers d’instruction. Globalement, ce que je peux vous dire, c’est que ce sont des avocats qui suivent les procédures. Le droit d’introduire une demande de mise en liberté est un droit permanent. Tous les jours que Dieu nous donne, l’inculpé a la possibilité d’introduire une demande auprès du juge d’instruction pour lui demander la liberté provisoire. Maintenant à lui de défendre.

Aussi, ce sont des raisons qui guident le juge d’instruction à émettre un mandat de dépôt contre un inculpé. Et ces raisons vont souvent du fait que l’infraction est suffisamment grave au point de troubler l’ordre public ou que l’intéressé laissé libre dehors peut influencer les témoins ce qu’on appelle la subordination des témoins. On peut penser que l’inculpé laissé dehors peut faire disparaitre des indices. On peut aussi parler de l’utilité du mandat de dépôt, lorsque par exemple quelqu’un a commis par exemple un assassinat, on peut penser qu’en le laissant dehors il peut être victime d’un verdict populaire. On peut prendre un mandat de dépôt pour protéger l’inculpé lui-même. Voici un certain nombre de raisons qui amènent le juge d’instruction souvent à décerner un mandat de dépôt contre une personne qui est déférée.

Je précise que le juge d’instruction instruit à charge et à décharge ; cela veut dire qu’il cherche les éléments qui peuvent servir de preuves contre l’intéressé, tout comme il doit le faire lorsque l’intéressé invoque des situations, des éléments qui prouvent qu’il ne pouvait pas commettre cette infraction. Au fur et à mesure qu’il avance dans la procédure, il peut par exemple estimer que les témoins qui pouvaient lui apporter des éclairages ont tous été auditionnés, et si avant, il avait mis l’inculpé sous mandat de dépôt parce que tout simplement il craignait que l’inculpé dehors influence ces témoins, vous comprenez que dès lors, qu’il n’a plus de raisons de garder cet inculpé.

Autre chose, la loi dit que c’est la liberté qui est le principe, c’est la détention qui est l’exception. On ne détient que exceptionnellement. Lorsque le juge d’instruction estime qu’au niveau d’instruction où il est arrivé, ce n’est plus nécessaire de garder l’intéressé il peut d’office décider de le libérer mais il est obligé d’en informer le procureur et si celui-ci n’est pas d’accord, il fait appel de la décision.

Dans le cas des maires libérés, était-ce sur décision des juges d’instruction qui ont estimé que les dossiers étaient suffisamment avancés ou était-ce sur demande des intéressés ?

Pour tous les dossiers, que ce soit Salia Sanou ou Sanou Seydou ou Barro Karim, Sawadogo Zacharia, Basile Kaboré, Nebié Bali, Ouedraogo Johanny, et Ouédraogo Sérépahine, ce sont leurs avocats ou eux-mêmes qui ont introduit des demandes de mise en liberté. Dans beaucoup de cas, le parquet a émis son point de vue. D’autres dossiers sont même venus jusqu’à la chambre d’accusation qui a confirmé la décision du juge d’instruction. Dans tous les cas précis, c’est sur demande des intéressés que les dossiers ont été traités.

Si la liberté provisoire leur a été accordée, c’est donc parce que le traitement des dossiers est avancé, par exemple les témoins ne peuvent plus être influencés…

D’ailleurs c’est souvent ce que les juges d’instruction ont invoqué et quelque fois la chambre d’accusation ; ils ont estimé que les dossiers sont suffisamment avancés au point que il n’est plus nécessaire de garder les intéressés, puisqu’aussi bien, l’inculpation de première comparution que l’audition de fond de certains témoins ou un certain nombre d’actes ont été posés et que le dossiers est suffisamment avancé, c’est ce que j’ai noté dans la plupart des dossiers.

Là où moi je voudrais vraiment insister c’est que le ministère en son temps avait demandé que les juges d’instruction fassent de ces dossiers que vous dites sensibles, une priorité dans le traitement. Je crois que la présidente de chambre d’accusation a dû envoyer une correspondance aux différents juges d’instructions qui ont la charge de ces dossiers, dans ce sens. Donc ce que nous devons souhaiter c’est que les juges en charge de ces dossiers puissent les faire avancer, jusqu’à un règlement définitif, soit au cours de cette année ou dans les mois à venir. C’est notre souhait, mais c’est le juge d’instruction qui maitrise sa procédure, nous ne pouvons qu’exhorter ces différents juges d’instruction à aller rapidement, même si les intéressés sont dehors, qu’au moins nous puissions boucler ces dossiers et qu’on puisse arriver à des jugements.

Mais les présumés coupables en liberté à cet stade de la procédure ne peuvent-ils plus influencer quoi que ce soit ?

Je ne cesse à chaque fois que j’ai l’occasion de le dire, très sincèrement moi en tant que juge je ne sais pas comment quelqu’un peut venir me dire de ne pas faire sortir tel dossier, sauf si je suis d’intelligence avec l’intéressé. Je ne vois pas comment sur le plan technique, ils peuvent empêcher l’avancée de ces procédures. Un dossier qui est né doit aboutir à un jugement ou à un non-lieu. Mais en tout cas à une décision finale et je ne pense pas que ces gens-là qui sont dehors puisent venir s’introduire dans le système pour arrêter quoi que ce soit.

Une certaine opinion voit d’un mauvais œil toutes ces libérations …

La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir. Nous avons vu des dossiers pour lesquels des gens ont été mis en liberté provisoire, ils ont été rappelés le jour de leur jugement et condamnés à des peines et redéposés à la maison d’arrêt pour purger la peine. La seule chose est que le délai de détention va influencer le temps de condamnation, on va en déduire. Je reste convaincu qu’aujourd’hui la justice est indépendante.

Toutes les discisions des juges d’instruction sont soumises à avis du parquet qui a le pouvoir d’interjeter appel contre ces ordonnances, s’ils ne sont pas satisfaisants. Si une décision n’est pas conforme au droit, je n’hésiterai pas interjeté appel ; tout comme si je constate que les faits qui sont reprochés à un inculpé, à la fin on constate, qu’il n’y a pas d’indices concordants pouvant conduire sa culpabilité, je n’hésiterai pas à demander un non-lieu. Il faut qu’on se fixe sur le domaine du droit. Il faut qu’on reste sur les principes de la légalité. Il faut avoir confiance à la justice. C’est vrai que tout le monde n’est pas parfait, nous sommes des humains.

On sait qu’il y en a qui ont été libérés et y en a par contre qui sont toujours détenus, que peut-on dire sur ces différentes personnes ?

Je vous ai dit les dossiers sont traités au cas par cas. Si des gens sont toujours détenus, certainement ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas fait de demande de mise en liberté provisoire. Ils en font mais c’est que le juge d’instruction a estimé que la procédure n’est pas encore avancée et qu’il lui reste encore d’autres actes à poser qui peuvent nécessiter la présence de l’inculpé dans les maisons d’arrêt.

Mais pour ceux qui bénéficient de liberté provisoire, on a compris que c’est parce que leurs dossiers sont bien avancés, on pourra donc assister incessamment à des procès ?

On ne fait qu’exhorter les juges d’instructions à aller vers le règlement définitif de ces dossiers. Lorsque l’inculpé a été auditionné au fond, et que les témoins ont été entendus, alors il reste à mon avis, s’il n’y a pas d’autres actes à poser, à communiquer les dossiers au procureur pour qu’ils prennent ses réquisitions définitives et à retourner le dossier au juge d’instruction qui prendra son ordonnance de clôture. Notre souhait est que ces dossiers puissent être accélérés pour qu’on puisse incessamment assister aux premiers jugements de ces affaires. C’est clair que ce sont des affaires qui intéressent la société.

Les juges d’instructions ont leur manière de traiter les dossiers et certainement pour eux, un dossier n’est pas plus qu’un autre, c’est ça aussi l’égalité dans le traitement des dossiers. La société toute entière attend et veut savoir, ce n’est pas n’importe qui qu’on reproche ces faits. Je pense que les juges d’instructions sont suffisamment avisés pour faire avancer ces dossiers et ils doivent prendre conscience que le peuple entier attend le jugement de ces affaires.

Vous ne pouvez donc pas dire approximativement dans combien de temps on pourra assister à un premier jugement ?

L’organisation de la justice est malheureusement incomprise ou mal comprise par le citoyen lambda. L’instruction est une juridiction à part, le procureur ne peut pas aller dire à un juge d’instruction de faire fait ceci ou cela. Nous ne faisons que requérir. Il n y a pas longtemps, j’ai envoyé un courrier à mes procureurs pour qu’ils demandent régulièrement la communication de ces dossiers et qu’ils demandent aux juges d’instruction tels actes allant dans le sens de la clôture de ces dossiers. Mais, je ne peux vous dire aujourd’hui quand est-ce que le premier dossier sera jugé ; ce serait jouer au devin.

Mais ce qui est sûr des procès auront lieu ?

Si un seul dossier est prêt, nous le programmerons. Je ne vois pas pourquoi on va attendre. Aujourd’hui c’est cela notre le problème, que les dossiers sortent. Aujourd’hui tout le monde est sensibilisé pour que les dossiers sortent.

Permettez-moi à travers votre micro, d’interpeller les gens pour qu’ils puissent faire bouger les choses. Je sais que tout le monde attend de ces dossiers-là.

Le dernier mot vous revient…

C’est vrai qu’il y a un problème de compréhension. Aujourd’hui, je suis là pour expliquer une décision que je n’ai pas prise. C’est ça aussi le parquet, il doit communiquer immédiatement sur certaines choses, sur certains dossiers où l’opinion veut comprendre. Souvent notre problème, le juge d’instruction nous dit de faire attention, parce qu’en communiquant trop, on pourrait alerter des gens. Il y a des dossiers sensibles dans lesquels nous aurions bien voulu communiquer, mais pour permettre au juge d’instruction d’atteindre son objectif, on est obligé de patienter.

Entretien réalisé par Cheick Tiga Sawadogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 18 avril 2016 à 09:37, par sidzabda
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    cette liberté provisoire ne nous étonne pas , tous ont travaillé pour le compte de Simon et Simon est aujourd’hui ministre de l’administration du territoire . Même blaise et françois fouleront allègrement le sol du Burkina sans être inquiétés. C’est cdp nouvelle formule qui est au pouvoir.
    gare à vous peuple naïf quand guenguéré sera lâché , ce sera le sauve qui peut.

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  • Le 18 avril 2016 à 09:37, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    - Monsieur le Procureur Général, merci et félicitation à vous pour cette sage décision ! Pourquoi continuer à les garder au gnouf si les dossiers sont traités et maîtrisés ! Vraiment vous avez bien fait de les libérer. Celà les soulagera eux et leurs familles. Et ils ont tant besoin de la chaleur de leurs femmes et maris !! Ils veulent être à côté de leurs enfants comme ceux-ci ont besoin d’eux. Or les burkinabè sont à 90% des jaloux qui veulent seulement voir autrui dans des problèmes et souffrir. C’est celà qui fait jubiler 90% des burkinabè !

    Mais Monsieur le Procureur Général, moi je vous dis qu’il y a pire qui arrive, et là vous devriez être intransigeant, inébranlable et sans pitié. Vous avez bien suivi le Président de l’Assemblée nationale (ou bien c’est le MATDSI ?) dire qu’on va retirer la gestion des parcelles des mains des Maires qui seront élus !? Que vaut un Maire dans une Collectivité Territoriale s’il ne maîtrise plus le foncier ? On va lui vider de sa substance ! Le fait même que la commune et la région soient des Collectivités Territoriales fait référence au foncier. Ensuite, cette manoeuvre que la MPP est prêt à faire va entraîner un chamboulement dans les textes relatifs au foncier, etc. Et en plus, ils feront pire que les Maires qu’ils accusent alors qu’ils étaient eux-mêmes derrière toutes ces manipulations. Monsieur le Procureur Général, soyez sans pitié avec eux s’ils détournent même une seule parcelle !

    - On les voit venir : leur départ au pouvoir a échoué, alors ils manipulent, disloquent les partis avec des gens faibles d’esprits et des corrompus, veulent gérer seuls les parcelles, tout ceci pour préparer les élections de 2020 à peine démarré ce quinquennat de manière lamentable.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 18 avril 2016 à 09:44
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Emprisonné dès maire et laisser le maire de koudougou à la présidence avec le roko c’est vraiment une justice à deux vitesses mais les burkinabés ne sont pas dupes.

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  • Le 18 avril 2016 à 10:35, par GBABLI
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    tous les maires voleurs de parcelles doivent etre jugés et condamnés. KOCTY MOUMINI ; moyenga abdoulye de fada ; yada salif de diapangou ont pillé nos ^parcelles a fada et a diapangou

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  • Le 18 avril 2016 à 10:40, par BADO
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    J’ai peur que l’indépendance de la justice ne conduise à la dépendance du peuple, des plus pauvres.
    J’ai peur que cette justice ne constitue un outil d’enrichissement de ces magistrats qui traînent des casseroles de corruption.
    J’ai peur que l’indépendance de la justice ne soit son fossoyeur.

    J’ai peur et je pleure de tout mon cœur car notre avenir ne fait que porter les prémisses d’un désespoir immense dans les années à venir.

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  • Le 18 avril 2016 à 11:20, par YIRMOAGA
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Étant dit que j’étais déçu de la politique et de l’orientation actuelle, je me résigne et m’abstiens de tout propos. Comme la politique n’est pas une religion et qu’on rêve d’un demain, enfin laissons le mensonge et le faux aux acteurs ?

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  • Le 18 avril 2016 à 11:28, par ACHILLE DE TAPSOBA
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    HOMMAGE A NOS MARTYRS du 30, 31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    Merci Procureur PODA pour votre intervention et soyez bénis au Nom du SEIGNEUR.Le véritable problème du Burkina c’est la justice. On condamne sévèrement le petit voleur de poulets pendant que les GROS VOLEURS(les politiques:président, ministres, maires) circulent en toute impunité et roulent carrosse. 80% des BURKINABÉ n’ont pas confiance à la justice car ils estiment que les juges et les avocats ont troqué leurs belles robes pour l’argent. Sous la transition, le Brave Peuple a eu des lueurs d’espoir. Mais l’arrivée du nouveau régime, notre espoir en cette justice a considérablement diminué. On a l’impression que rien avance en justice notamment dans les dossiers Thomas SANKARA, Norbert ZONGO, DABO, l’insurrection populaire et le coup d’état du 16 Septembre 2015....

    Mr le Procureur PODA, NOUS OSONS CROIRE A L’INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE pour soulager les familles des victimes car le BRAVE PEUPLE BURKINA a beaucoup souffert des injustices.
    Je suis très croyant je crois au pardon mais il faut impérativement la justice pour accepter le pardon.

    A NOS MARTYRS QU’ILS SE REPOSENT EN PAIX. QUE JUSTICE LEUR SOIT RENDUE RAPIDEMENT.

    JUSTICE POUR NORBERT ZONGO
    JUSTICE POUR THOMAS SANKARA
    JUSTICE POUR SALIFOU NEBIE
    JUSTICE POUR DAVID OUEDRAOGO
    JUSTICE POUR DABO BOUKARY

    VICTOIRE TOUJOURS AU BRAVE PEUPLE
    VIVE LA DÉMOCRATIE AU FASO
    VIVE LE BRAVE PEUPLE BURKINABÉ

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LE BURKINA QUE NOUS AIMONS TOUS.AMEN
    PAIX ET SUCCÈS A TOUS LES BURKINABÉS . AMEN

    ACHILLE DE TAPSOBA LE BOBOLAIS

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  • Le 18 avril 2016 à 11:37, par Nabiiga
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Merci pour ces éclaircissements. L’homme, (compris dans son sens générique) n’est pas parfait ; nous en sommes conscients. Cependant, nous osons croire que cette imperfection ne soit un facteur déterminant dans le traitement de tous ces dossiers. Œuvrer pour la perfection afin que la justice soit dite car on n’attend que cela ; la justice au nom de lambda burkinabè.

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  • Le 18 avril 2016 à 12:10, par YIRMOAGA
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Même si on choisit de se taire, il y a des faits où on est obligé de réagir ? Si le procureur clame qu’il n’a pas pris de décision où il doit réagir, il a confié des dossiers à des juges d’instruction, peuvent-ils accorder la liberté provisoire, étant dit que la mission c’est d’instruire mais pas élargir ni juger ? Le procureur protège certains magistrats qui outrepassent leur prérogative.

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  • Le 18 avril 2016 à 12:11, par Maxi maxi
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Indépendance de la justice : Vous dites donc indépendance de la justice. Si les dossiers Thomas Sankara, Norbert Zongo et autres trainent à qui la faute ? à la justice elle même. Le peuple attend...

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  • Le 18 avril 2016 à 12:16, par ka
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Merci monsieur le procureur pour votre contribution à nous faire comprendre l’incompréhension à cause de ces libérations provisoires de ces ex maires : Pourtant visible comme des coupables par un peuple meurtri par la corruption à ciel ouvert d’un ancien régime sanguinaire et dictatoriale. Je rejoins à l’intervention de mon ami Körö Yamyélé, un internaute prévenant comme je le suis depuis des années, même si quelquefois nous ne sommes pas sur la même ligne, et qui fait le piment des critiques objectives et constructives pour un pays qui cherche le chemin de son émergence avec sa jeunesse. Théoriquement, et pour des intellectuels de notre société, comprennent vos explications d’homme de loi comme viens de préciser mon ami körö yamyélé que je joins sans contradiction. Mais je déplore l’amateurisme de vos juges qu’ils soient d’Ouagadougou ou des régions dont vous citez qui commencent à accuser des maillons faibles en oubliant de passer par les vrais responsables qui justifieront leurs responsabilités, avant qu’ils mettent la main sur les vrais coupables que vous relaxez sans preuves tangibles. J’ajoute que tous ceux-ci est un système voulu par ceux qui le contrôle à partir de la racine comme körö Yamyélé l’a bien signalé qui s’adresse aux responsables de l’ex-régime dont d’autres ont la bonne plaque dans le nouveau régime. Alors il revient à vous monsieur le procureur de mieux clarifié vos juges d’instructions en passant par ceux qui sont à l’ombre et qui tirent la ficelle, qu’ils sont tous concernés, et peuvent êtres dans le même panier que les maillons faibles pour la MACO. Si vous, en tant que Procureur et deuxième magistrats du pays après le président du Faso, vous ne pouviez pas éclairer vos théories a ces derniers, en relaxant les yeux fermés les cobayes envoyé par les vrais responsables qui sont de l’ancien régime, vous êtes comptable de la bourde de votre institution dit protégé le peuple des prédateurs. Monsieur Poda, avec le respect que je vous dois, en vous citant très souvent dans tous mes interventions comme parmi nos éminents juristes au moment du tripatouillage de l’article 37, je dis que c’est vous, procureur général du Faso, qui est le premier responsable de notre justice a rendre compte, et d’avertir au président du Faso, la bourde des juges d’instruction dont vous êtes obligez de relaxer les pigeons en laissant les vrais coupables en liberté. C’est vrais que le gouvernement et la justice sont séparés, mais il revient au premier magistrat du Faso qui est le président Kaboré Roch Kaboré, de prendre la décision ou rectifié le tir : Ou bien, il est dans le même bain, dont vous, avec vos théories compréhensifs par les intellectuels, vous expliquez le peuple avec des théories compréhensifs a une société sans patience.

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  • Le 18 avril 2016 à 12:22, par KABAKO
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Mr le procureur je ne vous comprend pas assez. que faite vous des voleurs de bœufs de moutons dans les prisons alors que les plus grand bandit ( les maires voleurs de parcelles, les coupeurs de routes......) sont libérés ? Depuis votre nomination à la tête cette institution j’ai vraiment eu espoir mais hélas voici où vous nous amenez.Quelqu’un m’avais dit que même le prisonnier du putsch seront bientôt libéré et je n’avais pas cru mais aujourd’hui, je suis convaincu que se serait le cas et encore pire le retour de Blaise compaoré sera sans doute organisé par vos institution. J’ai vraiment peur de la justice du Burkina si l’indépendance de la justice c’est comme ça, il serait mieux pour nous les fils intègrent du Burkina de s’organiser pour soutenir les KOGLWEOGO qui vont aisément nous défendre sans moindre corruption.
    vraiment sans rancune mais seulement pour dire un peu de vérité

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  • Le 18 avril 2016 à 13:54, par Saambiiga
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Merci m. le Procureur Général pour vos éclaircissements, nous sommes sereins et imperturbables, nous n’a attendons k justice pour toutes les personnes brimées dans leurs droits de quelque manière k c soit, du courage à tous les acteurs de la justice pour qu’on puisse voir le bout du tunnel de façon transparente.

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  • Le 18 avril 2016 à 13:57, par bobn’donbin
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Ya quel secret et on peut pas dire ? ces gens là ont volé a visage découvert et un procureur parle de secret. Dans tous les en liberté provisoire ils auront le temps de tout dissiper.et de s’évanouir dans certains gouffres insondables !
    Attention à une insurrection anti jutice !

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  • Le 18 avril 2016 à 14:10, par Guingraogo
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Pourquoi ne pas instituer un tribunal d’exception, genre Tpr pour evacuer tous ces dossiers ?

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  • Le 18 avril 2016 à 14:11, par Guingraogo
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Pourquoi ne pas instituer un tribunal d’exception, genre Tpr pour evacuer tous ces dossiers ?

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  • Le 18 avril 2016 à 14:30, par sidnoma
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    allons seulement.une chose dont j’en suis sûr c’est qu’il y aura kolgyiiri qui remplaceront ces juges dits indécis pardon indépendants pour dire le droit

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  • Le 18 avril 2016 à 14:34, par L’Oeil du peuple
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »,

    Libérer des personnes qui ont tenté de faire un coup d’état est un danger public car les menaces sont toujours là. Donc faites très attention en libérant ceux qui ont voulu mettre le pays à feu et à sang pour leurs propres intérêts et qui sont aujourd’hui en liberté provisoire. Ils arrivent même à narguer la population qui a fait de la résistance populaire au coup.
    Je crois que pour des libertés provisoires, il ne sied pas des putschistes en liberté alors qu’on a pas encore fait le jugement. Le revers sera sanglant si on ne prend pas des dispositions.

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  • Le 18 avril 2016 à 14:48, par Nobga
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Où est Salif Kaboré ? La liberté provisoire est passée par là ! Quand on bénéficie d’une liberté provisoire et on est accueilli en héros comme si on venait d’être jugé et blanchi, cela pose problème. Il y a raison vraiment de s’inquiéter pour ces subites libérations en même temps !!!...Bientôt ils seront tous hors du pays et nous revoilà cocoroco !

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  • Le 18 avril 2016 à 14:56, par professeur
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Il faut avoir des preuves pour détenir quelqu’un ou il faut détenir avant de chercher les preuves.Le procureur de Tenkodogo a fait détenir le DR /MENA pendant près de trois mois avant que le juge d’instruction ne se rendre compte qu’il est innocent.Dans cette situation si vous ne trouvez rien contre ces maires incarcérés depuis des mois,comment pouvez -vous les rétablir dans leur dignité souillée ?.Dans cette affaire de coup d’état beaucoup de personne avaient été raflées ;si elles sont innocentes,ayez le courage de les libérer.N’ayez pas peur des critiques si vous estimez en votre âme et conscience qu’elles n’ont aucune responsabilité et que c’est le contexte qui a favorisé leur arrestation.Elles se sont trouvées au mauvais moment au mauvais lieu.Merci pour cette quête d’indépendance de la justice.

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  • Le 18 avril 2016 à 15:58, par Petit garnement
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Et quand le juge décide de libérer les comptes bancaires, est-ce à dire que l’instruction a prouvé que les sommes aquises ne sont pas fraudileuses ? Eclairez ma lanterne svp. Petit garnement

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  • Le 18 avril 2016 à 16:10
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    internaute 3, il faut revoir la liste des gens qui ont bénéficié des largesses du maire de koudougou, vous comprendrez pourquoi. Au Burkina, on fait du surplace.
    Pitié pour nos martyrs

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  • Le 18 avril 2016 à 16:20
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    j’avais jamais eu confiance aux magistrats,encore plus maintenant lorsque ces RSS leur octroie des salaires et avantages au delà de ce qu’un ministre perçoit.Je ne pense pas qu’il suffit d’être bourgeois,à l’aise pour être indépendant.L’indépendance est un état d’esprit.Vous verrez comment ces corrompus,racketteurs dealers de ces magistrats vont sévir encore plus.Honte à la justice de ce pays

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  • Le 18 avril 2016 à 16:38, par Souba
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libérati Le Revolutionnaire on d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Merci M. le Procureur. c’est de cette communication que nous avions besoin depuis longtemps. Vous avez dit "Je reste convaincu qu’aujourd’hui la justice est indépendante" et nous avons bien entendu. Vous ne l’avez pas affirmé en tant que profane dans le système judiciaire de notre pays. Alors, si les magistrats se sont révoltés pour qu’on augmente leurs salaires et pour qu’ils soient indépendants (aussi bien dans la forme que dans le fond), ce n’est pas pour nous servir la meme sauce qu’avant. Nous en avons eu marre auparavant et nous restons convaincu que tot ou tard, si nos attentes ne sont pas comblés, nous allons nous revolter aussi. Il faut que la justice mette tous les Burkinabè sur un pied d’égalité et quitter dans ce que d’autres ont autrefois qualifié de "juges acquis". Au cas où les brebis galeuses resteront toujours parmi vous, que rien ne vous surprenne quand le peuple va se lever.
    Vive la justice
    Vive le peuple Burkinabè
    La Patrie, ou la Mort, Nous vaincrons.

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  • Le 18 avril 2016 à 17:23, par Dignité
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Hummmmmmm.......
    Tant pis pour les Burkinabè ! Ceux qui croient encore en cette justice, courage !!!!!! Je prie que je puisse me tromper !
    Ce nouveau pouvoir est la pire escroquerie politique de l’histoire de notre pays !!!! Ils disent indépendance de la Justice ???? Voyez-vous même les signaux qu’ils envoient depuis leur accession : Silence radio sur tous les dossiers pendants (Thomas SANKARA, Norbert ZONGO, DABO Boukary, victimes de l’insurrection, victimes du coup d’Etat, etc.) ; comme si cela ne suffit pas, libertés provisoires chaque jour (je n’ai rien contre qui que ce soit, mais c’est ce refus de vérité qui me consterne) ! Déclarations peu véridiques des biens des membres du gouvernement, Musellement de la presse par achat ou conflit d’intérêt, etc.! Sur toute la ligne, tout n’est que MENSONGE ET HYPPOCRISIE ! Vraiment j’ai mal au cœur ! Politicien burkinabè (pouvoir comme opposition, même pipe même tabacs) ! Complètement déçu des hommes politiques !

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  • Le 18 avril 2016 à 18:31, par Prince
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Le MPP est en campagne pour les municipalités. Il faut libérer les anciens collaborateurs pour les soutenir. Soyez sûrs, Salia ne battra pas campagne pour le CDP même s’il fait le jeu. Dans la réalité et discrètement ; il mobilisera sa troupe pour le MPP. Il en sera de même avec tous ces maires libérés. Nous sommes foutus. Nous nous sommes trompés de dirigeants. Il nous faut nous repentir. A la prochaine insurrection et j’y crois, aucun d’entre eux ne doit rester. Il ne faut plus les livrer à la justice. On s’en occupe nous-même. Je crois encore à une insurrection dans les deux ans à venir. Je l’ai toujours dit, il faut une autre insurrection pour parfaire ce qui a été commencé, une insurrection qui nous libère de tous ces gens. Il faut que ca se passe dans les mois à venir. Ca ne doit pas tarder. Christian Boglo aura raison mais ce ne sera pas le barry qu’il croit qui dirigera le pays. Je ne sais qui mais qq chose se passera. Dieu est fidèle.

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  • Le 18 avril 2016 à 18:47, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Si je dois abonder dans le sens de Koro yam yellé, je dirai que dans les investigations sur les « coutumiers et les religieux » comme « pouvoirs politiques locaux » que j’ai eu à étudier pour le compte de la décentralisation, j’ai soumis à la commission les pistes de réflexions suivantes :

    1) la base sociale que Kamzim a d’ailleurs approuvé, qui consiste à confier le rôle des maires ou tout au moins des préfets et des conseillers municipaux à ces pouvoirs politiques locaux (au lieu de les confier au partis politiques, car ils ont déjà les Gouvernorats, l’Exécutif et l’Assemblée Nationale) qui sont plus près des réalités du pays, parce qu’ils sont les principaux acteurs économiques ; c.à.d. les professions de toutes sortes, de l’agriculteur au fonctionnaire de l’État, y compris l’armée comme la justice, des établissements privés ou publics : hôpitaux, dispensaires, écoles, comme industries. Soit dite en passant que les moines et les moniales par exemple de Koubri, initient des modèles d’industrie depuis l’agriculture jusqu’au produit transformé et fini. Et j’ai ajouté que non seulement il y aura la dépolitisation de l’administration, mais aussi et surtout l’indépendance de la justice. Et je précise que quand je parle de profession de toutes sortes j’entends aussi parler des douze ordres corporatifs (au complet chez les Mossé mais un peu plus disparate dans d’autres sociétés d’Afrique). Ce sont les Benda les Loumsé, les rudsi, les kwéla, les balafond les flûtes etc. qui sur le long terme peut-être pourraient doter le Burkina sur le plan culturel, d’orchestre philharmonic même international, en boostant également le potentiel culturel que nous avons et aussi au moment des occasions festives comme la fête des ancêtres (d’ailleurs recommandée par le premier Synodes des évêques africains dans Ecclesia in Africa) ou aussi à la sortie des initiés (que nous nommons chez les Mossé : les Bonkouéssé), ce qui pourrait occasionner un bon qualitative de notre industrie du tourisme par exemple et créer des emplois avec les structures posées à cet effet (sanitaires, touristiques locaux etc.). Ce sont aussi les tansobindamba et les dozo ou la confréries des chasseurs dans d’autres pays, qui seront de précieux auxiliaires de la justice, de la maréchaussée ou de la police, de l’armée régulière, de la garde territoriale, de la douane, pour les questions sécuritaires et qui faciliteront l’intégration régionale (cf le coup de maître ivoirien vis à vis des terroristes dans le quotidien « Le Pays » de ce jour). C’est pour cela que les Koglwéogho sont, en effet, la manifestation même de ces ordres traditionnels, souhaités et devraient être sollicités. Les Yarsé sont de grands tradipraticiens qui pourront être encadrés et collaborer avec les médecins non seulement pour la prophylaxie mais aussi pour la prévention en développant des variétés de plantes en thé vert par exemple. Les Saânmba ou forgerons pourront à long terme viser la sidérurgie (ou encore la chimie minérale ou des métaux) en collaboration avec les Marensé grands fondeurs non seulement pour le matériel roulant ou d’agriculture, mais aussi pour les monuments. Grands teinturiers également, ils collaboreront avec les chimistes organiques dans les laboratoires d’université. Les yonyonsé et pwéssé dans la météorologie et la technique de la conservation de l’eau et des terres. En plus ils sont avec les forgerons des sociétés à masques. Mieux ils pratiquent tous le culte des ancêtres par le culte à la terre qui ne sont rien d’autre que des ménagements à la nature et à l’environnement afin de ne pas épuiser, gaspiller ou brader les ressources naturelles au détriment de la population en vendant la terre à des entreprises étrangères pour voir la population déguerpir.

    2) Et que dire des métiers féminins, surtout celui qui consiste notamment à filer le bon coton et de donner des fils de bonne qualité aux tisserands (de nos jour on a tendance à confisquer ce rôle aux hommes pour les femmes), alors des clubs de filage de coton manuel ou dans l’industrie textile pourront collaborer pour la mévente du coton. De plus la soie des oiseaux et la dextérité des doigts des femmes de nos esclaves les Samo, Dafing et Bwaba feront le bonheur de nos rois. Des femmes pourront avoir l’industrie du kiê (mil germé) et les dispenseront aux dolotières ou aux brasseries (de bière avec importation d’houblon). Entendu que ces brasseries ne pratiqueront pas de discrimination dans les recrutements. C’est d’ailleur là que le quota d’emploie deviendra plus intéressant tout comme dans l’industrie textile. Les potiers et potières pourront se diriger vers les porcelaineries et les émaux etc. nous avons de l’argile à gogo et aussi du calcaire. L’explosion de la cimenterie nous en informera mieux.

    3) Ensuite une représentation de la base au niveau des Institutions Républicaines (appelons-le Sénat ou comme on veut) pour leur permettre de participer aux prises de décisions qui les concernent sur le plan social, économique et politique (leur utilité par exemple ou leur inutilité, le question de la dot, des noms de famille, de la filiation ou des pratiques coutumières à corriger au lieu de les supprimer et bien d’autres sujets aussi sensibles). Tandis que le Conseil Économique et social restera un fourre-tout (partis politiques, religieux, syndicats, ONG, professions, justice, etc.) pour permettre à tout le monde de suivre et d’être informé sur toutes les manœuvres des aides, leur montant, leur utilisation, les accords avec les organismes et organisations internationaux.

    4) Enfin permettre à ces pouvoirs politiques locaux, surtout les coutumiers (parce que c’est leur spécialité) la cogestion des terres avec le pouvoir politique public. De même chaque structure ci-dessus décrite, ait ses représentants de jeunes : des localités jusqu’au niveau institutionnel national. Ainsi on pourra supprimer les fameux parlements des jeunes et des enfants tous à l’image des Sénat occidentaux et qui, en fait, n’entretient qu’un conflit factice ou latent de génération. Or dans la généralité, de tels conflits n’existaient pas dans les traditions africaines. Tout au contraire c’était dans ces structures que les jeunes se formaient lentement mais sûrement. Dans le cas qui nous intéresse, au lieu de vouloir passer par la courte échelle qui se passe d’expérience, les jeunes pourront avoir le goût de la vocation professionnelle. De plus certains pourraient même ne pas éprouver la nécessité de s’engager dans des partis politiques pour faire carrière. D’ailleurs les carrières s’apprendront dans dans les structures ci-dessus décrites.

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  • Le 18 avril 2016 à 21:42, par Sidpawalemdé Sebgo
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    M. Le procureur, avec tout le respect qu’on vous doit, vous pourrez expliquer toutes les procédures que vous voulez, les faits sont têtus :

    1°) Le nombre élevé de mises en liberté provisoire ;
    2°) Le moment de cette remise en liberté, la veille des élections ;
    3°) La levée parallèlement du gel de leurs comptes ;
    4°) Le fait qu’aucune affaire n’ait été jugée à ce jour alors que certaines procédures datent d’avant l’insurrection ;
    5°) Le fait que certains quittent le pays ou reviennent triomphalement chez eux comme s’ils avaient été acquittés ;
    6°) Le fait que certains de ces libérés provisoires battent campagne ostensiblement pour le nouveau parti au pouvoir ou sont même candidats ;
    7°) Le fait enfin que tout l’espace médiatique est occupé par les soit disantes malversations de la transition, ou pourtant pour le moment personne n’est clairement accusé, détenu ou sous mandat d’arrêt ;

    Tout cela donc, fait penser au Burkinabè Lambda que certains de nos nouveaux dirigeants, avec la collaboration de certains à la justice, sont en train de libérer et blanchir leurs anciens-nouveaux camarades derrière un écran de fumée, celui de la transition-bashing ! Prouvez nous le contraire en jugeant ces affaires au plus vite, et sans l’alignement de non-lieux auquel on s’attend et qui pourrait mettre le feu aux poudres !
    Rappelez vous : Avant le coup d’état de l’éphémère CND, une campagne médiatique avait accusé la transition de détournements, de financement occulte des OSC, de soutien déguisé au MPP. Ceux qui étaient à l’origine de cette campagne s’attendaient à ce que le coup d’état soit alors accueilli comme salvateur. C’était mal connaitre les Burkinabè. De la même manière, ceux qui croient qu’en accablant la transition, ils pourront faire passer l’impunité des anciens barons de Compaoré font un calcul faux... et dangereux. Wait and see...

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  • Le 19 avril 2016 à 06:40
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Mais enfin, l’opinion publique n’a qu’à faire l’effort de se cultiver un peu. Sans être juriste, je sais que la liberté provisoire est un droit dont certains prévenus peuvent jouir. Pourquoi garder longtemps quelqu’un en prison si on met trop de temps à rassembler des preuves pour l’inculper ? Au début, on fait croire à cette même opinion que les preuves sont accablantes contre ceux qu’on a arrêtés, puis avec le temps, plus rien, on piétine, on patauge. Autant les libérer.

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  • Le 19 avril 2016 à 07:17, par ka
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    ’’’A’’ Madame Guirma intervenante 27, bien vu pour un Burkina qui veut marcher à pas d’escargot, avec ses continuités des coutumes ancestrales. Mais mal vu par des intellectuelles de la nouvelle société sortie des universités Européennes et des Etats Unis, qui veulent que le Burkina se dote rapidement d’un centre nucléaire, ou suivre l’évolution du 21e siècle a 100 a l’heure. Impliquez tous dont vous suggérez a un petit pays avec une classe bourgeoise qui dépasse la norme, fait rigoler ses derniers dont tout doit être fait par profit : je m’explique, quel entrepreneur dans l’industrie profitera d’un ouvrier forgeron, dont il veut payer 100 franc a l’heure et obtenir un bénéfice de 3000 francs l’heure ? Ou envoyé un procureur comme Poda écouté attentivement au fond de Banfora un chef DOZO ? Le monde évolue avec la bourgeoisie qui rend la balance très difficile à équilibré dans un pays comme le nôtre. Vos idées étaient des idées à prix d’or au début de l’obtention des indépendances des pays du continent Africain. Au 21 e siècle, avec une jeunesse affamé de la bourgeoisie facile, et ne rien faire qu’a soutiré des bénéfices de celle ou celui qu’elle peut soutirer, pour être plus bourgeois, vos suggestions seront triés a 1% par un gouvernement averti. Le monde évolue avec ses meurs : Même 80% d’un peuple Burkinabé qui ont les continuités de ses coutumes dans leurs poches droites, se plaignent de la lenteur du développement du pays des hommes intègres, surtout impatients de l’alternance politique et économique du pays. Avoir la patience de développer politiquement votre riche suggestion, pourtant qui rentre dans le cadre de nos continuités des coutumes et le développement avec un partage a part égal, n’est pas la bonne soupe de la jeunesse Burkinabé qui a décidé que rien ne sera plus comme avant. La jeunesse veut que la théorie conçu hier, soit développée à 6h du matin le lendemain, car les maigres moyens techniques qu’on a, peuvent le faire. C’est ça aussi la réalité du 21e siècle. Qu’il soit Chef coutumier, préfet, maire, ministre, président, grâce à la nouvelle technologie que nous avons en communication, la gestion du denier public, les terrains et autres, peuvent se faire sans tricheries, ni magouilles. Voilà ce que veulent les 53% du peuple Burkinabé durant les 5 ans à venir.

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  • Le 19 avril 2016 à 07:55, par oued
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    La honte !!!!!!!!!! Justice corrompu oui !! Dans ce cas il faut libérer provisoirement tout le monde. ça va faire mon de charge au contribuable burkinabé.

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  • Le 19 avril 2016 à 09:59, par minni
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    Mr le procureur général, les ex maires de la commune urbaine de pama que sont les sieurs Onadja s fréderic et Azagba Richard, suite au détournement de dernier public, ces derniers ont été admis à la prison de fada pour instruction du dossier. ils ont reçu une liberté provisoire. Mr le procureur à quant leur jugement ?

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  • Le 19 avril 2016 à 15:08, par ka
    En réponse à : Laurent Poda, Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou à propos de la libération d’ex maires : « La liberté provisoire d’un inculpé ne joue pas sur la décision à intervenir »

    A madame Guirma, avant que vous pensiez quoi que ça soit sur mon dernier message, sachiez que c’était pour vous dire, que la technologie dans l’information, et sur le plan de travail dépasse les limites de la réflexion de l’être humain qui l’a créé. ‘’’Si L’homme est passé de la cueillette et de la pèche pour aboutir à une vie sociale dominée par la technologie, c’est uniquement par le travail sans lequel le progrès n’est possible pour l’humanité. Et vos recherches restes valables.’’’ Quant a Soumane Touré, vous le connaissez sans le parlé, le Burkina est un village comme était le royaume de Naaba Boulga 1er. Heureux de vous lire, surtout de votre connaissance sur nos continuités des coutumes ancestrales.

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