MERCI : Une nouvelle OSC pour promouvoir la bonne gouvernance

mardi 12 avril 2016 à 06h33min

Le Mouvement pour l’engagement et le réveil citoyen (MERCI), a organisé sa première conférence de presse ce lundi 11 avril 2016 à Ouagadougou. Objectif : présenter la nouvelle association et faire une analyse de la situation nationale.

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MERCI : Une nouvelle OSC pour promouvoir la bonne gouvernance

Une nouvelle association vient de faire son entrée dans l’univers des organisations de la société civile (OSC) burkinabè. Le Mouvement pour l’engagement et le réveil citoyen (MERCI), est une association dont l’objectif est de promouvoir la bonne gouvernance, l’accès des populations aux services administratifs et sociaux de base et la lutte contre la corruption. Pour les responsables de ce mouvement, il ne s’agit pas d’une OSC de plus.

« Trop de viande ne gâte pas la sauce » a signifié Yogo Abdoulaye, président du MERCI. En effet, c’est sur le terrain que les responsables de ce mouvement comptent exprimer leur spécificité. « Les actions ne sont pas les mêmes. C’est l’action du terrain qui va tout déterminer. Nous ne sommes pas un mouvement qui va s’asseoir à Ouagadougou avec 10 membres pour sortir à chaque fois, raconter du n’importe quoi. Nous avons un programme clair, nous allons couvrir les 368 communes avec des représentants dans les villages .Ce sera ça, la différence d’avec les autres OSC  » a indiqué le président du mouvement.

Et pour un premier contact avec la presse et l’opinion publique, le MERCI a fait une lecture de la situation nationale, notamment le civisme, la corruption, le secteur minier, la sécurité, les mesures prises par le gouvernement et le phénomène de vente anarchique et illicite du carburant.

Concernant le civisme, le mouvement appelle la population au respect du bien public, la restauration de la crédibilité de la justice et celle de l’autorité de l’Etat. Pour ce qui est de la corruption, il s’agit d’un manque à gagner selon les membres du MERCI. Raison pour laquelle, le mouvement salue l’action du gouvernement pour les actions déjà entreprises à ce sujet et l’invite à continuer dans cette dynamique. A cet effet, concernant l’affaire Zida, Yogo Abdoulaye soutient qu’il n’appartient pas aux OSC de défendre « le fait qu’il soit interpellé ou pas ». « Si certains mouvements parlent d’acharnement sur Zida, c’est qu’eux -mêmes se reprochent quelque chose. Il faut être serein et attendre que la justice fasse son travail » a-t-il renchéri.

Quant au secteur minier, l’adoption de bonnes pratiques permettra d’améliorer la production et contribuer au développement économique du Burkina. L’aspect sécuritaire n’étant pas en reste, la question des Koglwéogo a été évoquée. Pour le MERCI, il s’agit de rétablir la confiance entre les forces de défense et de sécurité et les Koglwéogo. « Il faut tout simplement, comme toutes les initiatives associatives, que leurs activités soient en phase et s’exercent dans le strict respect de la République » a expliqué le président du MERCI.

Pour la vente illicite du carburant, l’association soutient qu’il serait judicieux de réorganiser les personnes concernées. « Il fut un moment où le ministre de l’administration territoriale a donné un délai pour traquer ces derniers. Dans les jours à venir, nous allons entamer des démarches auprès du ministre de l’administration territoriale pour qu’il essaie de voir, comment on pourrait les réorganiser » a suggéré Yogo Abdoulaye.

Pour le MERCI, cela va consister à créer des stations à 2 pompes. « Ce sera mieux de les réorganiser, même si ce sont des regroupements de 10 personnes par station. Il faut les réorganiser en comité pour pouvoir travailler dans les normes. Les supprimer, ce sont des familles qui vont pleurer » a-t-il signifié.

Les 100 jours du président Roch Kaboré

« Des esquisses sont posées et ce sont des bases sur lesquelles, on peut évoluer et qui pourraient être bénéfiques pour l’ensemble de la population sur le plan de l’efficacité », a estimé Poda Sami, SG du MERCI. En effet, des efforts sont fournis par le gouvernement à travers la gratuité des soins pour la mère et l’enfant, la création de 4200 emplois en faveur des étudiants, mais constate le MERCI, « à 100 jours, on ne peut pas conclure, il faudra attendre 1 année, voire au moins 2 ou 3 ans ».

SI toutefois, l’association estime que le début du gouvernement du président Roch Kaboré a été difficile, le MERCI reste patient et se présente selon son SG, comme « le baromètre qui va suivre de bout en bout, l’exécution du programme du président  ».

Nicole Ouédraogo
lefaso.net

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