Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

lundi 4 avril 2016 à 23h30min

Dans quelques heures, précisément le 6 avril 2016, le Président du Faso aura passé 100 jours à la tête du pays. Comme au lancement de sa campagne électorale, c’est à Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina, que le Président Roch Kaboré a choisie pour jeter un regard sur le chemin déjà parcouru. 100 jours, c’est certes « peu » dans un mandat de cinq ans pour faire un bilan mais, c’est aussi le « temps imparti » pour prendre le pool de la gouvernance sur la base du programme pour lequel il a été élu. Ce dimanche, 3 avril 2016 à Bobo-Dioulasso, Roch Kaboré a feuilleté les pages des cent jours à la Présidence du Faso : vie nationale, actualité sous-régionale et, enfin, volet international.

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Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

Sur le premier volet, la vie nationale, la question de la sécurité a occupé une bonne place avec un retour sur les attaques terroristes dont le pays a été victime en janvier dernier. Là, Roch Kaboré, tout en reconnaissant l’existence, depuis un bon moment, de la menace, a expliqué le dispositif qui a été mis en place par le gouvernement notamment, en termes de renforcement de la sécurité sur tous les « sites sensibles », la création de l’Agence nationale de renseignements pour la coordination et la célérité en matière de partage d’informations, le renforcement de la coopération en matière sécuritaire avec les pays de la sous-région, surtout dans le cadre du G5 Sahel. Malgré ce dispositif, le Président du Faso s’est voulu réaliste en exhortant les citoyens à vivre désormais avec cette nouvelle donne, en étant plus vigilants et aptes à dénoncer tout acte suspect.

Sur le plan économique, Roch Kaboré a relevé les difficultés liées surtout aux engagements pris par le gouvernement de la Transition mais qui n’ont pas été mis en œuvre et qui n’ont pas non plus été pris en compte dans l’élaboration du budget de cette année. Ces engagements ont obligé le gouvernement à procéder à la rectification de la loi de finances pour tenir compte des attentes des Burkinabè.
Sur le front social, précisément en ce qui concerne les préoccupations des organisations syndicales, le Président du Faso a indiqué que le gouvernement est ouvert au dialogue. ‘’Ceux qui nous donnent des injonctions doivent savoir que les accords obtenus sous la Transition l’ont été sur dialogue’’, a rappelé Roch Kaboré pour qui, le développement d’un pays ne peut pas se faire sur des injonctions. De son avis donc, il faut de la volonté et l’esprit de dialogue à tous les niveaux pour aller au développement. Il a plaidé la bonne foi du gouvernement à résoudre les préoccupations posées avant d’inviter chaque acteur à jouer sa partition.

Sur l’épineuse question des groupes d’auto-défense, les « Koglwéogo  », le Président du Faso a, tout en fustigeant les dérives, indiqué que cette traite tient aux difficultés qu’a l’Etat à assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire et au manque de confiance des citoyens vis-à-vis de la justice. Pour lui, il faut d’abord travailler à éradiquer ces deux causes. De son avis, ces groupes peuvent travailler en toute intelligence avec les Forces de la république pour limiter le banditisme mais, sans être, eux-mêmes, juges ou s’ériger en ‘’agents d’impôts’’ en imposant des taxes. « Nul n’est au-dessus de la loi », rappelle avant d’ajouter que tout contrevenant se verra appliquée la loi dans toute sa rigueur.

« Jusqu’à preuve du contraire, les mandats d’arrêt sont toujours en vigueur »

Sur ce qu’il convient d’appeler ‘’dossier Zida’’, on retiendra que si son élévation au grade de général ne semble pas susciter des commentaires, parce qu’ayant été faite sur la base de textes, tel n’est pas le cas de sa nomination annoncée puis annulée par le pouvoir en place. Ainsi, pour Roch Kaboré, la nomination au poste d’ambassadeur se fait en Conseil des ministres. Or, cela ne fut pas le cas de l’ex-Premier ministre qui n’a été nommé ni sous la Transition ni sous le nouveau pouvoir. Sur les bruits qui courent également ces derniers temps sur sa gestion, le nouveau pouvoir dit attendre qu’il s’assume en rentrant pour lever le voile de nuages sur sa gestion. ‘’ Le Général Zida a demandé une permission qui a expiré depuis le 19 mars, il n’est pas encore rentré. En tout état de cause, il n’a pas de choix que de rentrer. Nous n’avons pas besoin de lui donner des injonctions pour cela’’, a confié le Président du Faso.

Concernant le mandat d’arrêt lancé contre le Président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, le Président du Faso a laissé entendre qu’il n’en a pas été informé et qu’il l’aurait appris au cours d’un voyage. De son avis, au regard des conséquences d’un tel acte sur les relations entre pays, il aurait été plus judicieux d’en être informé. ‘’Je n’ai pas été saisi de ce mandat d’arrêt, pour qu’au moins, je sois informé qu’il y aura un mandat d’arrêt dans ce sens. C’est de retour de Cotonou où je suis allé à la Conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA que j’ai appris qu’il y avait un mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire’’, a-t-il dévoilé. Mais, précis-t-il, ce mandat d’arrêt est toujours en vigueur. « Jusqu’à preuve du contraire, les mandats d’arrêt sont toujours en vigueur », soutient-il. Tout en indiquant que cette question relève du pouvoir de la justice, Roch Kaboré tient aussi la piste diplomatique qu’il a, dès les premiers moments, privilégiée. Et ce, dans l’intérêt des deux pays qui entretiennent des relations séculaires et qui, selon lui, doivent être préservées. « Nous devons privilégier la voie diplomatique », a-t-il insisté.
Sur le volet des réformes, le Président du Faso s’est réservé de s’y étaler, une Commission constitutionnelle étant en voie d’être mise en place pour mener des réflexions et faire des propositions en vue d’un passage à la Vème République. Néanmoins, pour lui, le verrouillage de la limitation des mandats présidentiels, la suppression du Sénat, le rééquilibrage des pouvoirs sont entre autres aspects qui ne souffrent pas de débats.

Les 100 jours en actes !

Sans être exhaustif, le Président Roch Kaboré se dit satisfait des mesures prises par son gouvernement, trois mois après sa mise en place. Le processus de réconciliation nationale inscrit au rang des priorités est engagé avec la mise en place du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN).
Sur le registre social, on note des « mesures fortes » en matière de santé de la mère et de l’enfant (la gratuité de soins), de formation de 135 spécialistes (des médecins comme pharmaciens) et plus de 16 000 agents communautaires de santé qui seront recrutés pour le compte de chaque village.

En matière d’éducation, le Président du Faso annonce la construction de plus de 1000 classes pour remplacer les écoles sous paillottes et le recrutement de milliers de jeunes diplômés pour le compte de l’enseignement.
Ayant fait également de la question de l’eau potable, une priorité sous le concept « zéro corvée d’eau », Roch Kaboré a procédé au lancement, la semaine écoulée, du programme d’adduction en eau potable dans la région du Centre-ouest.

En ce qui concerne l’énergie, en plus des mesures qui ont été prises par son gouvernement pour minimiser les délestages en cette période de canicule, le Président a annoncé plusieurs autres projets dont l’électrification de 40 localités, le renforcement des capacités de la SONABEL et l’augmentation de l’offre en provenance de la Côte d’Ivoire.

Le troisième axe de son intervention, l’actualité internationale, a été essentiellement focalisé sur sa visite officielle en France, du 5 au 7 avril prochain. Pour lui, loin d’être un acte d’allégeance comme pourrait le penser une certaine opinion, ce déplacement vise à discuter de questions de coopération dont l’économie et la sécurité.

Il y a également que, suite aux attentats de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), les autorités françaises avaient annoncé le déploiement à Ouagadougou, du GIGN. Là-dessus, le Président du Faso a affirmé que les autorités burkinabè n’en sont pas informées et que, de ce fait, cela n’engage pas le pays. « Toute information que nous apprenons par la radio n’engage que ceux qui font leurs déclarations et ne nous engage pas, puisque de façon officielle, nous n’avons pas été saisis sur ce déploiement.Nous avons considéré que nous ne nous sentons pas concernés. Le minimum dans cette matière, c’est d’informer les plus hautes autorités du pays et de voir s’il y a la possibilité ou non de le faire. Et nous avons d’ailleurs le même jour, dit à l’ambassadeur de France tout notre mécontentement sur cette procédure », a-t-il exprimé.

Toujours sur la diplomatie, le Président du Faso a, réagissant à l’avenir des relations diplomatiques entre le Burkina et la Chine-Taïwan par rapport à la Chine-Pékin, expliqué que nos deux pays entretiennent des relations depuis plus de 20 ans et jusque-là, elles ne sont pas remises en cause. « Le problème des deux Chines, comme vous le savez, depuis 1994 nous avons signé des relations avec la chine Taïwan et jusqu’à nouvel ordre, ces relations ne sont pas remises en cause. Nous avons considéré que jusque-là, les relations que nous avons entretenues avec Taïwan ont apporté un plus à notre pays dans un certain nombre de domaines … », a-t-il confié, se félicitant de l’excellence des relations entre le Burkina et les autres pays.

Au terme de son exercice, le Président du Faso a conclu qu’en 100 jours, il s’est agi de poser les sillons pour permettre de dérouler les actions. C’est pourquoi, il a félicité le dévouement des membres du gouvernement qui, informe-t-il, travaillent depuis lors sans salaire.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 4 avril 2016 à 11:04, par ka
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Son excellence monsieur le président du Faso, je suis entièrement d’accord avec vous, nous espérions de nombreux changements sur votre programme qui a été adopté par le peuple dont moi-même j’ai été séduit et voté, et qui vous a conduit au pouvoir : Mais nous sommes vraiment restés sur notre faim : La diplomatie et la justice ne font pas bon ménage, et comme vous l’aviez bien dit, la justice militaire a pris ses responsabilités, vous le premier Burkinabé qui croit à la nouvelle justice du nouveau Burkina dont vous vous battez pour un changement total, afin d’éradiquer l’injustice et l’impunité, soutenez a 100% cette nouvelle justice dont nous y croyons tous, et ne mettez pas le jeu diplomatique à travers cette justice qui est l’espérance de tout un peuple meurtri durant 27 ans, par les crimes gratuits, l’injustice, l’impunité et la corruption dont vous en saviez plus que le simple et modeste citoyen l’internaute Ka. ‘’’’Dans ces derniers jours, le peuple Burkinabé a remarqué que les coups de fils des hauts placés, ont fait libérés leurs proches sans aucun jugement de la MACA et a la MACO, pourtant ,arrêtés pour des détournements du denier public et pour le coup d’état à la maternelle de Gilbert Diendéré qui a causé des morts parmi le peuple Burkinabé : Nous y voilà à la case du départ, comme le jugement a la GUIRO.’’’’’ D’autre part, SORO a Humilié le peuple Burkina en allant au GABON sans s’inquiété du mandat d’arrêt d’un juge militaire du Burkina, il a montré au monde entier qu’il est intouchable grâce à la diplomatie : SORO n’est pas au-dessus des lois, ni de notre justice. Diplomatie d’accords, mais la justice d’abords. Son excellence, comme vous le saviez, le peuple Burkinabé est très patient mais impatient, pardonne mais n’oublie.

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  • Le 4 avril 2016 à 11:19, par Tapsoba R(de H)
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Difficile de faire l unanimité surtout quand on succède à une dictature de trois décénies.
    - Tu agis méthodiquement et de mainiére policée,on dit que tu fonctionnes au diésel .
    - Tu fais des actions d éclats sans lendemain,on te reproche de faire du populisme.
    - Franchement que voulons nous ? Et quand on nous dit que SEM ROCH C.K ,au regard de la situation difficile des finances publiques,il demande à ses ministres de patienter,en ce qui concerne leur salaire, en attendant de voir claire ,on crie que c est parce qu ils sont à l abri du besoin car logés gratuitement,avec téléphones ,véhicules à la charge de l Etat qu ils peuvent se passer de leurs salaires qui, de toutes les façons, seront payés avec un rappel.
    - Vraiment hein !!

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  • Le 4 avril 2016 à 11:56
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Le moins que je puisse dire est que les organes de presse y ont envoyé des second couteaux. Pour une rencontré de ce genre des réd chef auraient dû être au rdv. Cela aurait éviter peut être les questions fantaisiste du genre à quand la fin des conflits inter communautaire.

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  • Le 4 avril 2016 à 12:05
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Merci pour ce travail bien fourni ! quant au bilan à proprement dit, je pense qu’il y a matière à satisfaction parce qu’à prendre rien que le volet santé, c’est déjà un grand pas.

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  • Le 4 avril 2016 à 12:40
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    BIEN DIT PRÉSIDENT, EN 100 JOURS JE M ATTENDAIS A CE QUE VOUS DÉTRUISEZ NOS RUES PRINCESSES A OUAGA ET AUTRES VILLES QUI REGORGENT DES MAQUIS LIEUX DE DÉBAUCHE, SOURCES DE NUISANCES SONORES ET PAR CONSEQUENCE DETRUIT UNE JEUNESSE QUI A DÉJÀ PRIS UN GROS COUP PENDANT 27 ANS

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  • Le 4 avril 2016 à 12:54, par Le citoyen
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Internaute N°1, je partage ton esprit mais je pense que ceux qui ont été envoyés sont compétents SEULEMENT, les gens doivent comprendre (surtout dans le monde des journalistes) qu’on n’est pas obligé de poser questions à tout moment, même si on est conférence de presse. Parce que dans la réalité, il arrive des jours, et à tout le monde, où l’on n’est pas assez inspiré pour prendre la parole publiquement ; c’est une question d’inspiration. Chacun doit reconnaître cela et savoir s’abstenir quand il faut parce que vous pouvez avoir des idées très pertinentes mais si vous n’êtes pas inspiré, vous allez produire l’effet contraire. Sinon, la question qu’a posée la journaliste en question n’est pas mauvaise en soi, elle était même très bien mais mal posée. La preuve est que le PF a lui-même saisi le sujet et développé convenablement !

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  • Le 4 avril 2016 à 14:14
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Ce que le syndicat demande c’est qu’il soit rassuré sur la prise en compte effective de la loi 018 et quand ou si vous voulez à quelle date l’incidence financière sera ressentie dans les poches des fonctionnaires. L’autre volet c’est le respect des institutions burkinabè, de l’autorité burkinabè et des textes et lois relatifs au travail dans cet institut d’enseignement supérieur. De toutes les parutions, il ressort que, le premier responsable de cet institut ne respecte ni les autorités, ni les institutions de ce pays. Les textes qui régissent cette fondation, ne sont - ils pas à revoir

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  • Le 4 avril 2016 à 14:25, par ka
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Son excellence monsieur le président du Faso, je suis entièrement d’accord avec vous, nous espérions de nombreux changements sur votre programme qui a été adopté par le peuple dont moi-même j’ai été séduit et voté, et qui vous a conduit au pouvoir : 100 jours d’un pouvoir qui remplace une ruine de 27 ans est comme une seconde passé. Malgré tout, nous sommes vraiment restés sur notre faim : La diplomatie et la justice ne font pas bon ménage, et comme vous l’aviez bien dit, la justice militaire a pris ses responsabilités, vous le premier Burkinabé qui croit à la nouvelle justice du nouveau Burkina dont vous vous battez pour un changement total, afin d’éradiquer l’injustice et l’impunité, soutenez a 100% cette nouvelle justice dont nous y croyons tous, et ne mettez pas le jeu diplomatique à travers cette justice qui est l’espérance de tout un peuple meurtri durant 27 ans, par les crimes gratuits, l’injustice, l’impunité et la corruption dont vous en saviez plus que le simple et modeste citoyen l’internaute Ka. ‘’’’Dans ces derniers jours, le peuple Burkinabé a remarqué que les coups de fils des hauts placés, ont fait libérés leurs proches sans aucun jugement de la MACA et a la MACO, pourtant ,arrêtés pour des détournements du denier public et pour le coup d’état à la maternelle de Gilbert Diendéré qui a causé des morts parmi le peuple Burkinabé : Nous y voilà à la case du départ, comme le jugement a la GUIRO.’’’’’ D’autre part, SORO a Humilié le peuple Burkina en allant au GABON sans s’inquiété du mandat d’arrêt d’un juge militaire du Burkina, il a montré au monde entier qu’il est intouchable grâce à la diplomatie : SORO n’est pas au-dessus des lois, ni de notre justice. Diplomatie d’accords, mais la justice d’abords : Quant au faux problème de Zida, il sait pourquoi il ne rentre pas au Burkina, car un lièvre de course sait d’avance qu’il ne gagnera pas la course, mais met le turbo, pour le plaisir et faire chauffer la course : Quant au GIGN, beaucoup de pays voisins aimera avoir la chance du Burkina qui est mieux courtisé par la France, ça donne de l’assurance pour notre sécurité nationale, avant que ce régiment nous forme des élites républicaines a la place des fillettes du RSP de Diendéré et Blaise, qui se croyaient dans une armée dans l’armée. Son excellence, comme vous le saviez, le peuple Burkinabé est très patient mais impatient, pardonne mais n’oublie.

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  • Le 4 avril 2016 à 14:35, par Nabiiga
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Merci monsieur le Président, désolé que vous n’ayez pas été informé du mandat d’arrêt contre Soro. Au fait, qu’auriez-vous fait si on vous avait informé de ce mandat d’arrêt ? L’auriez-vous arrêté au nom de la paix malgré tout ce dont Soro est épinglé ? C’est cela justement Monsieur le Président ce qui trouble mon sommeil. Auriez-vous ordonné que le mandat soit annulé pure et dure au nom de la paix entre nos deux pays alors que la personne que vous cherchez à dédouaner planifiait la guerre dans notre pays ? De surcroît, jusqu’ici, les faits retenus contre Soro nous enseignent qu’il agissait en sa capacité d’un individu. Nulle part fait-il mention du souhait de l’état ivoirien ou encore l’assemblée nationale de donner un coup de main aux putschistes mais plutôt, le désir insatiable et très mal inspiré de Soro d’épauler ces mêmes putschistes en sa capacité individuelle de gandaw. Dans ce cas Monsieur le Président, qu’il soit le PAN ou domestique, importe peu car ce n’est l’état Ivoirien qui est épinglé mais bien Soro l’individu.

    De toutes vraisemblances, Monsieur le Président, vous nourrissait un désir incompréhensible de vouloir vous axer sur le rôle officiel de Soro dans son pays pour régler cette affaire (régler l’affaire n’est pas mauvais en soi dois-je insister) mais lui-même, l’interessé, Soro, s’est bien organisé pour que l’état ivoirien ne soit pas impliqué. Pourquoi alors faut-il impliquer son pays dans la recherche de la sortie de crises alors qu’il a agi en sa capacité de gandaw ? Si la transition avait mis en place un plan de guerre ou avait lancé une attaque contre la Côte d’Ivoire, toute personne comprendrait aisément votre inquiétude en tant que père de la nation, mais nous avons affaire à un ivoirien qui a pris le bon soin de ne pas impliquer son pays dans sa forfaiture mais bien sa personne. Vous remarqueriez, Monsieur le Président, que ce mandat d’arrêt contre Soro ne doit pas, en aucune manière que ce soit, déranger votre sommeil personnel ou encore la quiétude entre nos deux pays. N’y a-t-il des bandits ivoiriens à la MACO qui y sont écroués pour des délits commis sur notre territoire ? Alors, est-ce que notre relation avec la Côte d’Ivoire est affectée en raison de l’incarcération de ces délinquants ? Dans les yeux de la justice, il n’y a pas de différence entre ces délinquants et Soro Guillaume car ce sont des individus qui ont commis des actes individuels répréhensibles. La seule différence, vous remarqueriez Monsieur le Président, est une question géographique car Soro a commis un délit contre notre pays tout en étant dans son pays et les délinquants l’ont commis sur notre territoire. La main de la loi est longue et peut bien arriver en Côte d’Ivoire. Que nul ne l’empêche de faire le trajet Ouaga-Abidjan

    Monsieur le Président, le paysage politique de ce monde est plein des incidents de ce genre. Manuel Noriéga, Président de Panama et non pas le PAN, avait été accusé par la justice américaine. Il a été prié (comme nous prions à Soro) de bien vouloir se rendre aux États pour être entendu sur les faits retenus contre lui. Il n’a pas obtempéré. Les Américains de Bush Senior sont allés le chercher de chez lui au Panama. Après, la relation entre les États-Unis et le Panama était de plus belle et n’a pas été affectée aucunement par l’action des Américains car Manuel Mariéga agissait en sa capacité individuelle en exportant des stupéfiants aux États car ce qu’il gagnait de ses activités, ne revenait pas à l’état Panamien mais bien à sa personne. La Guinée Équatorial entretient de bonnes relations avec les États-Unis mais son CEMA, se trouve en prison aux États car ce généralisme de paille comme ceux de chez nous d’ailleurs, était accusé du trafic de drogue. Ce que le monsieur gagnait de son commerce, lui revenait individuellement.

    Monsieur le Président, je suis heureux que vous respectiez scrupuleusement la séparation des pouvoirs du Burkina nouveau. Peuple Burkinabè qui vous a élu, est prêt à vous accompagner dans la recherche de sortie de crise mais il va insurger contre vous si vous marcher sur ses pieds. Rien ne sera plus comme avant dans ce pays.
    Bien respectueusement.

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  • Le 4 avril 2016 à 14:39, par Irihaban
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    SEM ROCK, le problème est que vous nous avez appris à ne plus faire confiance à aucun politique. C’est pourquoi nous syndicats, nous ne pouvons même pas croire à une promesse de votre part sans des garanties. Si vous voulez savoir, c’est grâce au fonctionnaire que nos parents au village savent qu’il y’a l’Etat donc dire que le budget n’est pas uniquement pour les fonctionnaires, c’est faire l’analyse d’un citadin qui n’a jamais connus ce que sait que la campagne ou le village pour les venir en aide. Jusqu’à preuve du contraire et vous pouvez allez en campagne pour une enquête, si ça ne va pas chez un fonctionnaire, c’est toute une communauté qui empathie. Les projets dont vous parler, c’est vos amis que vous placerez comme coordinateur ou responsable et ce qui reviendra au monde rural s’ils ont la chance c’est des réalisations immobilières pour abandonner par la suite pour dire que le projet est fini et ils attendent une autre phase.
    Aussi, la politisation de l’administration qui est actuellement en vigueur contrairement à la promesse électorale, on ne peut plus vous faire confiance en aveuglette.
    Nous sommes d’accord pour faire la course ensemble mais nous serons pas au départ si tout n’est pas claire avec des règles claires pour l’arrivée.
    C’est ce que la transition a chanté et nous voyons aujourd’hui ce que nous constatons en terme de gestion même si nous voyons qu’il y’a un peu à quelque part un acharnement pour écarter les éventuels concurrents en 2020.

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  • Le 4 avril 2016 à 14:47
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    audience,diabolisation de ZIDA,mesure populiste,mise en cause de l’independance de la justice,la liste est exaustive voila ce que ce regime ns a reserve pendant leur 100 jrs et quand le president parle de dialogue avec ls syndicats qu’il sache que ce n’est pas dialogue qui a fait partir blaise livoirien pourque eux ils soient la aujourdhui.

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  • Le 4 avril 2016 à 14:57
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    quand le presi. insiste sur le dialogue avec ls syndicats ça me fait rire.le dialogue n’a rien resolu ds ce pays.si on devait tenir compte des dialogues ROCK ne serait pas president car blaise allait reussir a faire passer son art. dictatorial.mais loposition en son temp fut categorique.

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  • Le 4 avril 2016 à 15:28, par fadelo
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Merci presi, courage nous vous faisons confiance. Bon voyage en France. Mais attention, pas de GIGN au Burkina Faso.

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  • Le 4 avril 2016 à 19:06, par ELKABOR
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    La partie de la conférence de presse que j’ai adoré "Le général Zida a demandé une permission qui a expiré le 19 mars. Il n’est pas encore rentré. En tout état de cause, je pense qu’il n’a pas d’autres choix que de rentrer. Quelqu’un qui a assumé de hautes responsabilités d’Etat, doit s’assumer et faire face à ses responsabilités. Nous n’avons pas besoin des injonctions pour cela. Il doit rentrer de lui-même pour répondre à certaines questions relatives à sa gestion." Très bien dit RMCK. C’est comme cela, autant on a demandé des comptes aux autres, autant on doit nous rendre compte, car c’est nous le peuple au nom de qui vous êtes President, Premier Ministre, Député ou que sais-je encore ? Confondre nos biens avec vos propriétés ou notre argent avec votre poche, ce temps doit être révolu à jamais et je pense que ceci est valable pour vous aussi qui êtes actuellement aux affaires. Ce que je n’ai pas aimé est de dire que les Ministres ne sont pas payés depuis leur entrée en fonction : Ecoutez, ils vivent comment ? Donc ils peuvent se passer de leurs salaires alors ? Attendez, ne nous prenez pas pour bêtes car nous on comprend par là que leurs avantages dépassent leur salaires, de sorte qu’ils peuvent vivre sans salaires. Si c’en est ainsi supprimez leurs salaires alors !

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  • Le 4 avril 2016 à 19:06, par LE PASSORE
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Monsieur le Président, le Burkina Faso fonctionne sur la base des valeurs et ces valeurs sont propres à chaque région. Pour ce qui est du cas de Zida, il faut retenir qu’un digne fils du passoré affronte toujours son destin et ne fuit jamais. C’est ainsi que le 15 octobre 1987, Thomas SANKARA a affronté la mort pendant que Blaise COMPAORE était à l’aéroport prés à fuir au cas où le coup échouait. En décembre 1991, Oumarou Clément OUEDRAOGO savait sa vie menacée mais n’a pas cherché à quitter le pays, il a affronté la mort.
    En plus Gilbert DIENDERE qui a commis le coup d’État le plus enfantin voire le plus bête du monde pouvait lui aussi prendre la fuite, mais ne l’a pas fait. Tout récemment encore Eddy KOMBOIGO est rentré de lui même pour répondre devant la justice.C’est vous dire que Zida rentrera bel et bien au pays s’il est un digne fils du Passoré. Ne vous en faites pas, ce sera chose faite. En entendant, le peuple vous surveille sur vos promesses et ne se laissera pas divertir.

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  • Le 4 avril 2016 à 20:07, par Kambire
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    eh !!!!géré c’est pas facile dèh ! Félicitations pour une chose.Le fait d’avoir dit la vérité aux français sur la GIGN d’après vous.on n’en veut pas. Mais prési, il y a une chose qu’il faut arrêter : la diabolisation de ZIDA. la jeunesse burkinabè ne vous laissera pas trainé cet homme d’un grand courage au profit de Soro et de votre réseau au nom d’une fausse diplomatie. Aujourd’hui tout se passe comme si c’est ZIDA qui est le fautif, n’gaw ! c’est par ce que tu es président et que ton mentor Salif Diallo a été épargné. pose toi la question si soro avait réussi son coup, ou en serait-on ? Toujours sur la diabolisation de ZIDA, vous parlez de sa gestion.je suis parfaitement d’accord, mais je vous prévient que ZIDA répondrait sur sa gestion si et seulement si tous les anciens dignitaires du régime compaoré l’ont fait. si non, oubliez ça. il a eu le courage qu’il fallait, au point d’en mettre sa vie en danger pour ce pays. nul n’est parfait, soit on juge tous les fautifs en matière de gestion y compris ZIDA soit on juge certains et ZIDA n’en sera pas parmi. sous la transition, il a été accusé par le CDP de rouler pour vous le MPP et vous aussi vous commencez à lui sortir des misères ! ya ya boin ?

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  • Le 5 avril 2016 à 11:29, par Hermane
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    LE GRAND PASSORE ! Merci du rappel. C’est ça nous deYAKO ! Ajoute que Bénéwendé était aussi le candidat des insurgés on retient en mémoire cette image le jour de 30 octobre.
    Tonne nèd yaa tonne nèd !!! Même s’il devient dealers de parcelle ! yaa tonne nèd ! Même s’il est voleur d’argent ? Yaa tonne nèd ! Même s’il est un traitre ? Yaa tonne nèd !

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  • Le 5 avril 2016 à 13:04, par LE PASSORE
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    hermane, je ne rentre pas cette considération, je parle ici de valeur et une des valeurs communes aux hommes de passoré est qu’un fils de yako ne fuit pas et s’assume toujours.

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  • Le 5 avril 2016 à 14:34
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Le peuple burkinabè doit rester débout sinon sa lutte n’aura servi à rien sinon de servir de marchepieds au même individus pour assouvir leur soif de pouvoir.
    Ce sont les mêmes individus qui nous ont spoliés, volés, tués pendant près de 30 ans qui sont aujourd’hui au pouvoir. Ils ont joué un rôle actif le 15 octobre 1987. Qui est allé cherché Gabriel Tamini chez le 15 octobre 1987. Gabriel Tamini peut-il être inculpé pendant que cette personne n’est même pas citée comme témoin ?
    Ce sont les mêmes qui ont saboté l’économie burlinabè par les privatisations sauvages et l’abus de prêtes-noms pour créer des sociétés dévastatrices de l’.économie burkinabè à cause de la concurrence déloyale.

    Ce sont les mêmes individus qui racketaient les commerçants et opérateurs économique au profit des caisses du CDP dont ils étaient les premiers responsables. Ils sont comptables des 30 ans de dictature subie par le peuple. Ils ont des compte à rendre. Ils ne peuvent pas marcher sur les cadavres de l’insurrection pour venir saboter la justice indépendante que la transition a tenté tant bien que mal de remettre sur les rails.

    Ce sont les mêmes acteurs qui sont toujours là. Certains ont même superviser les séances de torture, Le nouveau Burkina passe par la fin de l’impunité. Alors demandons justice pour
    - Thomas Sankara et ses 12 compagnons d’infortune lâçhement et ignoblement assainés les mains en l’air ;
    - Henri Zongo, JB Lingani,
    - Dabo Bourari
    - Guillaume Sessouma
    - Oumarou Clément.
    - Norbert Zongo et ses 4 compagnons lâchement calcinés
    - Salif Nébié,
    - etc.

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  • Le 6 avril 2016 à 08:47, par WALAY
    En réponse à : Présidence du Faso : Ce qu’il faut retenir des 100 jours de Roch Kaboré

    Je pense que vous ne devez pas laisser les commentaire de "LE PASSORE" aujourd’hui. Les valeurs dont il parle sont universelles et n’appartiennent pas seulement au ressortissants du Passoré. Des fils d’autres régions les possèdent, les portent et les véhiculent. Et nous dire que tous les ressortissant du passoré sont des anges n’est évident. On laisse les choses comme cela. WALAY

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