Agence de l’eau du Mouhoun : Bilan 2015 satisfaisant

lundi 4 avril 2016 à 23h17min

L’Agence de l’Eau du Mouhoun (AEM) a tenu ce mardi 29 mars 2016 à Koudougou, son premier Conseil d’Administration de l’année. Selon le rapport du Secrétariat permanent du Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau (SP-PAGIRE) l’AEM a atteint un taux de réalisation physique de 99% et de réalisation morale à 93% du plan d’action 2015.

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Agence de l’eau du Mouhoun : Bilan 2015 satisfaisant

L’Agence de l’Eau du Mouhoun (AEM) est un Groupement d’Intérêt Public (GIP). Selon le Président du Conseil d’administration Dofihouyan Yé, l’AEM a pour objet de « valoriser le bassin hydrographique du Mouhoun en tant que cadre approprié de connaissance, de planification et de gestion de la ressource en eau, par la coordination des actions y relatives et par la concertation afin de préparer et de mettre en œuvre, dans les conditions optimales de rationalité, les orientations et les décisions prises dans le domaine de l’eau ». C’es pour atteindre cet objectif, explique le Président du conseil, que l’Agence de l’Eau du Mouhoun (AEM) a organisé le mardi 29 mars 2016, à Koudougou son premier Conseil d’Administration de l’année. Il a consisté entre autres à la présentation du bilan d’activités 2015 et du programme d’activités 2016 et aussi à la présentation du Programme Pluriannuel d’Intervention 2016-2020 de l’AEM. Selon le rapport du Secrétariat permanent du Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau (SP-PAGIRE), l’AEM a atteint un taux de réalisation physique de 99% et de réalisation morale à 93% du plan d’action 2015.
Au titre des réalisations, le Directeur général de l’Agence de l’eau du Mouhoun a entre autres égrené, l’élaboration du Schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE) et son outil d’opérationnalisation qu’est le programme pluri annuel d’intervention (PIP). Il a également fait cas de la création du site www.eaumouhoun.bf et de la mise en œuvre de la contribution financière en matière d’eau (CFE) qui permet de préfinancer certaines activités. Toujours dans le cadre des réalisations de l’année écoulée, monsieur Kaboré relève la mise en place des Polices de l’eau et la poursuite d’installation des Comités locaux de l’eau. « Nous avons enfin mené deux études dont nous sommes particulièrement satisfaits, c’est l’étude sur la qualité des eaux de Poura et l’inventaire des sources et émergence d’eau dans notre espace de compétence qui nous a permis d’avoir l’exhaustivité des sources » a confié Monsieur Kaboré.

Toutefois, tous ces résultats n’ont pas été acquis sans difficulté. « Des insuffisances et des difficultés ont quelque peu mis à rude épreuve, l’exécution du programme annuel 2015 », a souligné le Directeur général de l’Agence de l’eau du Mouhoun (AEM), Ghislain W. Anselme Kaboré. C’est notamment poursuit-il, la contingence budgétaire due à l’avènement de la transition et le problème de ressources humaines. En effet les cadres de l’Agence de l’eau du Mouhoun sont très jeunes. Donc il y a des difficultés quant à l’appropriation des activités. Comme autre difficulté majeure, le Directeur général de l’AEM, révèle que « la Gestion intégrée de la ressource en eau (GIRE) nécessite que l’on travaille en communion avec l’ensemble des acteurs. Mais il faut avouer que certains acteurs sont toujours dans une vision sectorielle. C’est souvent sur le terrain qu’on découvre certaines initiatives qui auraient gagné en qualité si elles étaient menées d’une manière concertée ».

Selon les responsables de l’AEM, pour l’année 2016 dans le cadre de la mise en œuvre du SDAGE, 17 actions sont prévues dans le Programme pluri annuel d’intervention (PPI). C’est notamment la consolidation de l’AEM dans son espace de compétence. « Il faut qu’au cours de l’année 2016 nous travaillons à ce que l’AEM soit définitivement inscrite dans son espace et acceptée par tous comme acteur majeur de la question des ressources en eau » a indiqué Monsieur Ghislain A. Kaboré. Il s’agit également d’accroitre le taux de recouvrement de la contribution financière en matière d’eau (CFE). Et aussi la poursuite de la mise en place des polices de l’eau, pour assurer une gestion rationnelle de la ressource en eau en la préservant contre les agressions anthropiques.

Ibrahima TRAORE
Lefaso.net

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