Gestion des conflits : 48 h pour renforcer la cohabitation entre compagnies minières et communautés locales

mercredi 30 mars 2016 à 22h28min

L’Organisation pour le renforcement des capacités de développement organise les 30 et 31 mars 2016 à l’Office de développement des églises évangéliques, un atelier de formation au profit des OSC et des populations des sites miniers sur la prévention et la gestion des conflits. C’est en présence du Secrétaire exécutif de l’ONG, Jonas Hien que l’atelier s’est ouvert.

Gestion des conflits : 48 h pour renforcer la cohabitation entre compagnies minières et communautés locales

Le Burkina Faso est un pays qui a du potentiel minier. Le développement du secteur minier amorcé depuis les années 2000 fait de lui le quatrième producteur d’or en Afrique de l’Ouest, après l’Afrique du Sud, le Ghana et le Mali. Cependant, les recettes tirées de l’industrie extractive n’ont pas un impact significatif en termes d’amélioration des conditions de vie des communautés vivant sur les sites miniers. Et même que la non satisfaction de leurs besoins urgents conduit à des situations conflictuelles sur les sites miniers. C’est donc dans le souci de contribuer à résoudre ces problèmes que l’ONG ORCADE a appuyé les populations des sites miniers à se constituer en Associations villageoises de suivi des opérations minières sur huit sites. Il s’agit d’Essakane, Taparko, Inata, Youga, Semafo, Poura, Kalsaka et Bissa Gold. L’objectif visé est de faciliter les activités d’information, de formation et de sensibilisation sur le terrain à travers des populations organisées.

Ces associations se sont ensuite constituées en un réseau dénommé « Réseau des populations des communes minières », afin de leur permettre de partager des expériences sur la gestion du secteur minier dans les localités respectives.

Dans l’objectif de poursuivre les actions de renforcement de capacité, l’ONG ORCADE organise un atelier à l’attention dudit réseau ainsi qu’aux OSC intervenant dans le secteur minier. Durant donc les deux jours de travaux, plusieurs modules portant sur le nouveau code minier, les droits et devoirs des populations ; des compagnies minières ; les techniques de prévention et de gestion des conflits sociaux, feront l’objet d’échanges.

Selon le secrétaire exécutif (SE) de l’ONG ORCADE, Jonas Hien, cette rencontre est une suite logique du processus ayant conduit à l’adoption du nouveau code minier du Burkina Faso. « Maintenant qu’il a été adopté, il s’agit pour nous de suivre sa mise en œuvre » a-t-il déclaré. Pour ce faire, les membres de l’ONG entendent se l’approprier de sorte à ce que les communautés comprennent les nouvelles dispositions prises afin d’éviter des incompréhensions pouvant aboutir à des situations conflictuelles. « C’est une façon pour nous de travailler à prévenir des situations conflictuelles et à favoriser le dialogue, la concertation entre les acteurs du secteur minier surtout sur le site minier », a fait savoir le SE de ORCADE. Car, a-t-il expliqué, « il y a beaucoup de revendications et d’attentes de la part des populations ».

De son côté, le secrétaire général du Réseau des populations des communes minières du Burkina Faso, Issaka Yaméogo dit nourrir des attentes à l’issue de cette activité. « Nous souhaitons que le code minier soit appliqué. Mais surtout avoir des solutions idoines à même de résoudre les conflits entre les populations et les compagnies minières » a-t-il relevé. Il a en outre dénoncé le manque de communication dans certains sites miniers. « Il faut que les populations à la base puissent comprendre réellement ce qui se passe dans les activités minières » a-t-il lancé.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 31 mars 2016 à 11:46, par paysannoir En réponse à : Gestion des conflits : 48 h pour renforcer la cohabitation entre compagnies minières et communautés locales

    Quel code minier vous voulez que ces dealers appliquent ? vous mêmes populations riveraines des mines, vous ne connaissez pas ce code. Au lieu de chercher des partenaires pour qu’on puisse vous faire comprendre les textes, vous parlez de leur application. Admettons que dans le code il soit écrit " tout village dans lequel il a été découvert une mine d’or, doit déguerpir dans un délai de 1 mois sous peine de se voir forcé de le faire". ou encore "Les eaux et les sols peuvent être pollués à volonté pourvu que la société qui exploite verse quelques miettes à l’état et patati et patata".
    c’est pour dire le code actuel, si il est appliqué, ne vous arrange pas et n’arrangera pas les générations à venir. Comme au Burkina c’est la politique du "pourvu que je gagne ma part aujourd’hui car demain n’est pas vrai, alors allons y.

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