Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

DECLARATION DE L’UAS • jeudi 2 mars 2017 à 23h18min

Excellence Monsieur le Premier ministre,
Par correspondance N° 2017-154 /MFPTPS/CAB du 17 février 2017, le ministre en charge du Travail nous informait que vous souhaitiez rencontrer les représentants de l’Unité d’Action Syndicale (UAS) le jeudi 23 février 2017 à votre cabinet. La correspondance précisait que l’objet porterait sur « le climat social dans notre pays ». Cette rencontre a ensuite été reportée au samedi 25 février 2017.

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Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

A l’occasion, vous avez adopté un ton certainement conforme aux objectifs que vous vous êtes fixés mais qui n’est pas celui qu’on tient à un partenaire. Face à votre ton et à la gravité des propos tenus, le président de mois s’est contenté de vous rappeler quelques manquements graves du gouvernement notamment votre décision unilatérale concernant l’IUTS sur les primes et indemnités où le contraire de notre revendication nous a été servi et le refus d’appliquer l’accord obtenu avec le Syndicat National des Agents du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (SYNAMICA) avec la contribution de l’UAS.

Par la présente, nous vous faisons part de nos observations sur votre allocution dans laquelle sur un ton menaçant, vous faites des amalgames, des accusations et des propositions.

Des amalgames

L’UAS regroupe six centrales syndicales et dix-sept syndicats autonomes et non la totalité des organisations syndicales du pays. Cependant, vos interpellations laissent penser que l’UAS assume toutes les luttes qui ont cours actuellement. Face aux nombreux amalgames qui sont faits, nous tenons à relever que :
-  l’UAS ne peut être tenue pour responsable de toutes les luttes qui se mènent ;
-  l’UAS ne se résume pas à l’administration publique ;
-  les préoccupations qui figurent dans les plates-formes, objets de luttes, ne posent pas que des revendications d’ordre pécuniaire ;

-  le gouvernement assume une part de responsabilité dans le déclenchement de certaines luttes. En effet, au lieu de traiter les problèmes qui sont posés au niveau sectoriel, certains ministres ont tendance à les renvoyer au cadre bipartite de la rencontre Gouvernement/Syndicats ;

-  la qualité du climat social ne saurait être réduite au problème de luttes syndicales, sans considération du déficit en matière de gouvernance.

Des accusations

• la manipulation par des partis politiques
Vous accusez les syndicats d’être instrumentalisés par des hommes politiques. Cette accusation de manipulation, qui n’est pas nouvelle, témoigne d’un manque de considération des organisations syndicales et d’une infantilisation des travailleurs qui, ignorants de leurs intérêts, se laisseraient manipuler par des hommes politiques. Ce qui étonne, c’est qu’elle vient d’un pouvoir issu d’une insurrection en 2014 et d’une résistance au putsch du RSP en septembre 2015, résistance qui a connu une contribution déterminante du mouvement syndical. En tout état de cause, si les syndicats sont aussi manipulables, la prérogative de les manipuler appartient à tous les partis politiques.

• la surenchère

Vous considérez aussi que les syndicats font de la surenchère, qu’ils engagent des mouvements qui n’en valent pas la peine et que certains mouvements sont dus à la jalousie entre les corps. Nous vous faisons observer que la plupart des luttes que mènent les syndicats sont dues à un manque de considération des autorités gouvernementales et au non-respect des engagements pris. Dans la plupart des ministères qui connaissent des mouvements, le constat qui s’impose, c’est que de nombreux responsables témoignent d’un manque de disposition à engager des discussions avec les représentants des travailleurs et à rechercher des solutions aux problèmes posés. Et de nombreux exemples existent là-dessus.

Vous avancez, pour justifier la surenchère des syndicats que : « tous les points de revendication sont quasiment au même niveau » et que « les plates-formes se succèdent les unes après les autres et se comptabilisent en séries de plusieurs dizaines de points … avec la possibilité qu’un seul des points non satisfaits soit un motif de débrayage. Tout doit trouver solution tout de suite et maintenant sinon… ». Nous n’en connaissons pas un seul exemple. Ce que nous savons et que les observateurs constatent, c’est que rarement, des grèves ont été levées ou suspendues suite à la satisfaction de tous les points de la plate-forme revendicative.

Au contraire, l’examen des plates-formes revendicatives des organisations syndicales montre que beaucoup de préoccupations reviennent pendant plusieurs années, sinon des décennies. Et la plupart des grèves ont été levées après l’obtention de quelques points de la plate-forme revendicative. Sans compter les grèves suspendues parce que le pays vivait une situation exceptionnelle : cas des grèves projetées par l’UAS en novembre 2014 et suspendues suite à l’insurrection ; cas de la grève du Syndicat National des Impôts et Domaines (SNAID) projetée en décembre 2016 et suspendue en guise de solidarité avec les victimes des attaques terroristes du 16 décembre 2016 ; etc.

Excellence Monsieur le Premier ministre, vous devez vous convaincre que ce sont des problèmes objectifs qui sont à la base des luttes que vous constatez. La seule façon d’y mettre fin, c’est de prendre en compte les préoccupations soulevées, et d’engager franchement les discussions avec les organisations des travailleurs, en se conformant au principe du respect de la parole donnée, fondement de confiance dans les relations humaines.

• le manque de patriotisme

Vous accusez les organisations syndicales de manquer de patriotisme et de ne pas prendre en compte les intérêts des populations. Si vous considérez l’histoire du mouvement syndical de notre pays, vous constaterez que le mouvement syndical a constamment pris en compte dans ses plates-formes les conditions des populations rurales, des acteurs de l’économie informelle, des étudiants, des retraités. Il s’est toujours préoccupé de défendre et d’œuvrer à l’élargissement des libertés démocratiques et syndicales. Il s’est toujours battu pour une bonne gestion des ressources du pays.

Il n’est pas exact de dire que les syndicats réclament la diminution des impôts et en même temps l’augmentation des charges de l’Etat. Nos revendications relatives à l’IUTS se justifient pleinement et elles se combinent avec des revendications visant à un meilleur recouvrement des impôts et taxes. A titre illustratif, l’institution de l’IUTS sur les émoluments des députés a été le fruit d’une revendication posée et défendue pendant des années par les syndicats.

Vous tentez d’opposer les travailleurs aux populations en prétendant que 50%, tantôt 40% des recettes de l’Etat servent à payer les fonctionnaires et que 90% des recettes propres de l’Etat sont consacrés au fonctionnement de l’Etat. Sur cette question, nous vous faisons observer que ce ratio ne signifie pas que les revenus des travailleurs sont exorbitants. Il traduit le fait que le taux de recouvrement est très faible. En effet, si on comptabilise dans les recettes les centaines de milliards perdus du fait de l’évasion et de la fraude fiscales, de la fraude douanière, des prêts non remboursés, des détournements et autres vols, ce ratio va considérablement baisser et tomber probablement en-dessous des normes établies par l’UEMOA. A titre d’illustration :

-  Au 31 décembre 2016, à la Direction générale des Impôts (DGI), les restes à recouvrer (RAR) que les entreprises doivent à l’Etat sont à plus de 600 milliards dont plus de 500 milliards dus par les Grandes Entreprises. Ce montant est inférieur au total des recouvrements réalisés par la Direction Générale des Impôts qui s’élevaient à 595 milliards en 2016.

-  les enquêtes parlementaires sur le foncier et dans le secteur minier en 2016 ont fait ressortir près de 600 milliards de détournements (pertes). A ce jour, le gouvernement n’a pu faire part au peuple d’un quelconque cas de recouvrement de somme à ce titre.

-  Les chèques impayés émis par les contribuables à la Douane, aux impôts comme dans d’autres administrations publiques au 31 décembre 2016 s’élèvent à une centaine de milliards. Le rapport d’enquête parlementaire du Conseil National de la Transition (CNT) sur les restes à recouvrer est resté dans les tiroirs.

-  De nombreux propriétaires de bâtiments en location (célibatoriums, boutiques, magasins, …) ne paient pas l’Impôt sur les Revenus Fonciers (IRF) ; L’impôt foncier sur les propriétés bâties et non bâties institué en juillet 2016 n’a pu contribuer au budget national qu’à hauteur de 24 000 000 FCFA sur une prévision de plus d’un milliard de francs CFA. Selon le Président de la commission d’enquête parlementaire sur le foncier, le député Boureima Barry, « pratiquement tous les promoteurs immobiliers ne sont pas à jour. La dette fiscale est estimée à plus de 16 milliards ».

-  Les sociétés minières qui réalisent des milliards de chiffres d’affaires ne paient pas d’impôts à la hauteur de leur productions compte tenu des exonérations fiscales injustes ;

-  la fraude douanière des motocyclettes fait perdre à l’Etat plus de 60 millions de francs par jour (soit plus de 20 milliards dans l’année) ;

-  Les prêts indument contractés par des anciens ministres, députés, présidents d’institutions, personnalités morales et qui ne sont jusque-là pas remboursés s’évaluent en milliards de francs CFA.

-  La fraude de la TVA fait perdre à l’Etat des centaines de milliards par an.
-  Les redressements fiscaux à la douane comme aux impôts anormalement transigés par l’administration financière ont fait perdre à l’Etat des centaines de milliards FCFA
-  Etc.

Par ailleurs, vous semblez oublier que la masse salariale prend en compte les traitements des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, les émoluments des députés, les caisses noires des institutions comme les présidences du Faso et de l’Assemblée nationale. Il serait intéressant de disposer d’une étude qui s’attacherait à calculer la part de ces traitements dans la masse salariale qui vous pose tant de problème ! Enfin, il convient de relever que l’IUTS déjà payé par les travailleurs constitue l’un des meilleurs pourvoyeurs de ressources à l’Etat.

Des propositions

• De la remise à plat du système de rémunération
Vous nous proposez de remettre à plat « s’il le faut …toutes les questions touchant aux systèmes de rémunération des agents de l’Etat. »
-  Nous n’en sommes pas à demander une telle remise à plat. Mais si telle est l’option du gouvernement, nous restons disposés à examiner tout projet allant dans ce sens ; tout en vous rappelant simplement les dispositions de la Constitution du 2 juin 1991 en son article 20 qui dispose : « L’Etat veille à l’amélioration constante des conditions de travail et à la protection du Travailleur ».

• De la demande d’une trêve sociale

La trêve sociale ne se décrète pas et l’UAS n’est pas habilitée à proclamer une quelconque trêve sociale. Pour cause :

1. l’UAS ne regroupe pas l’ensemble des organisations syndicales de notre pays ;
2. les luttes syndicales en cours revêtent pour la plupart un caractère sectoriel.
Plutôt qu’une trêve sociale, nous recommandons fortement au gouvernement :
-  de reconsidérer profondément ses rapports avec les organisations syndicales de sorte à donner tout son sens au dialogue social. Vous avez affirmé : « que ce soit au plus haut sommet de l’Etat ou au niveau sectoriel, nous avons cultivé en permanence le dialogue et l’écoute ». Il faut travailler à donner corps à cela.

-  de prendre en compte son rôle régalien qui l’oblige à trouver des solutions aux problèmes que vivent les citoyens au plan de leurs conditions de vie et de travail, des libertés individuelles et collectives, de leur sécurité et de celle de leurs biens ; Là aussi, il faut prendre en compte l’article 14 de la Constitution qui dispose : « Les richesses et les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie ».

Ce sont là, Excellence Monsieur le Premier Ministre, les observations et réponses que nous tenions à faire sur votre allocution du samedi 25 février 2017.

Lire aussi : « Certains des excès de la lutte syndicale peuvent hypothéquer les chances de développement de notre pays », dixit Paul Kaba Thiéba

Ouagadougou, le 2 mars 2017
Ont signé :

Pour les Centrales syndicales :
Le Président de mois
Paul N. KABORE
Secrétaire Général /ONSL

Pour les Syndicats Autonomes :
Le Président de Mois
Juste LOGOBANA
Secrétaire Général/ SYNTAS

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Vos commentaires

  • Le 2 mars à 15:24, par Laafibala
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Je salue la hauteur d’esprit de cette réponse ; je la trouve franchement plus responsable et sage que l’intervention du PM ou du PAN. Notre pays doit se construire dans le respect des textes, le respect mutuel, le respect de la parole donnée, le dialogue. Nos gouvernant doivent donner le bon exemple de gouvernance. Malheureusement depuis quelques années, c’est plutôt le peuple qui donne l’exemple aux gouvernants. CF insurrection, résistance putsch, affaire tablettes, le ton et la défense objective dans ce texte etc.
    Alors chers gouvernants, par honneur et dignité, vous devez reconsidérer vos actes et paroles pour les adapter aux missions qui sont les vôtres.
    Dieu bénisse le Burkina Faso.

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    • Le 2 mars à 19:26, par Tapsoba R(de H)
      En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

      Cette réponse est responsable et bien mûrie.Il semble que le PM a retropédalé aujourd hui après la réponse de l UAS, en accusant la fatigue et demanderait aux syndicats d oublier ce qui s est passé.« Je ne me suis pas fait comprendre. Je ne peux pas m’en prendre au mouvement syndical au vu de ce qu’il représente dans l’histoire de notre pays.Donc, considérez que tout ce que j’ai eu à dire fait partie du passé maintenant. Des moments, avec la fatigue des choses échappent. » Propos cités par Bassolma Bazié après la rencontre à laquelle la presse n aurait pas été autorisée à assister,parait-il.Vivement que chaque camp mette de l eau dans son vin

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  • Le 2 mars à 15:28, par walai
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Voila comment ils sont assis. Des vauriens, paresseux. Vous pensez qu’on va prendre les impôts des gens pour vous donner comme cela ? Sachez que c’est un privilège pour vous d’être dans la fonction publique. Vous ne voyez pas qu’il y a beaucoup à faire pour les populations rurales, pour amener un d’autonomie dans certains secteurs tels que l’agriculture ?

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  • Le 2 mars à 15:31, par toudou
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Magnifique ! Je suis impressionné par la maturité et le sens de l’argumentation de nos syndicats. Une réponse posée, argumentée, en réponse à des injures proférées par un régime aux abois. Je suis entièrement d’accord, pas de trêve sociale ! Et tant pis si le pouvoir tombe. Comme dit Bassolma, celui qui est mal assis et qui tombe, c’est son problème. Il ne reste plus qu’à vous joindre au CFOP pour commencer les marches et chasser ces apprentis de Blaise Compaoré pour qu’ils rejoignent leur mentor à Abidjan. Ainsi, l’insurrection sera vraiment achevée.

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  • Le 2 mars à 15:46, par caoot
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Wallaï je valide trop fortement. Ajouter aussi :
    1)combien de généraux et officiers militaires sont payés unitilement,
    2) Combien coûte exactement un ancien président et PM, PAN (lister les principaux bénéficiaires. il ne seras pas utopique de voir le nom de BC, RMCK, ....)
    3)combien coûte exactement l’entretien d’un ministre actuel (garde du corps, protocole, manoeuvre, loyer, eau, électricité, carburant,...)
    4) comment sont financées les ONS et associations actuellment du plateau central, du Nord et de la Boucle du MOUHOUN
    ............ lister encore pour UAS

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  • Le 2 mars à 15:48, par PATRIOTE
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Je ne suis pas toujours d’accord avec les syndicats mais il faut reconnaitre que dans cette lettre ils ont été lucides et les problèmes posés sont justes et claires. Si le gouvernement veut une solution, qu’il réponde point par point et sans détours aux problèmes soulevés.Le Burkina est une savane ou tout le monde se voit, donc difficile de résoudre les problèmes avec la méthode mouta-mouta. Je me pose chaque jour la question de savoir "pour quels changements avons nous lutté ?

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  • Le 2 mars à 15:49, par Rétroviseur
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Le chanteur ivoirien Tiken Jah a chanté avec juste raison en disant :’’ils allument le feu, ils l’activent et après ils viennent jouer aux pompiers, on a tout compris’’. Le musicien a ainsi mis à nu le comportement hypocrite et déstabilisateur de nombreux politiciens en Afrique. On sait que des gens sont contre le Premier ministre THIEBA. Ils font tout pour le combattre et l’empêcher de réussir la mise en œuvre du programme du président Kaboré en espérant faire nommer un premier ministre de leur clan. Il n’est pas exclu qu’on ait poussé le premier ministre à adresser un réquisitoire cinglant aux syndicats pour le mettre en conflit avec le monde syndical et viser son départ qu’ils souhaitent du gouvernement. Certains politiciens devraient comprendre que les gens connaissent souvent leurs méthodes de prétendus stratèges politiques qui consistent à créer des troubles, instrumentaliser des syndicats, des OSC et se précipiter d’accuser d’autres personnes pour se cacher dans leurs sales besognes. Sachez que ces méthodes sont démasquées et les gens savent qui est qui et qui fait quoi dans ce pays. Il y a une fin à chaque chose. Le jour de vérité et de délivrance du peuple de cette tyrannie viendra tôt ou tard.

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  • Le 2 mars à 15:53, par DV
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Félicitations aux syndicats. Je m’attendais à un va-t-en guerre. mais c’est une réponse réfléchie et responsable que les syndicats nous servent.

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  • Le 2 mars à 15:57, par Zemosse
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Bravo , mille fois bravo à l’UAS, surtout la partie concernant les détournements,les,fraudes, les,chèques impayés etc... vraiment bravo. Voilà, un Premier sinistre qui’a’passé presque tte’sa carrière hors du Burkina, et qui veut donner des leçons de patriotisme aux syndicalistes.Si l’état a des problèmes , c’est’surtout à cause de la mal gouvernance. Que l’état récupère tous ces milliards en cavale et il’résoudra une partie des’problèmes du Burkina.

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  • Le 2 mars à 16:05, par Inoussa
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    A mon humble avis, les fonctionnaires qu’il soit du public ou du privé sont ceux qui contribuent plus au budget de l’Etat à travers d’abord l’IUTS. ensuite les autres taxes qu’ils supportent comme consommateurs finaux.

    Revoir à la baisse les taux de l’IUTS est salutaire pour tous les fonctionnaires.

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  • Le 2 mars à 16:10, par PITIEPOURMONPEUPLE
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Simple et sage.
    Pour des gens manipulés, on s’attendait à des propos va t-en guerre, surtout si ce qu’ils doivent dire leur est dicté !
    Courage

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  • Le 2 mars à 16:12, par Cheick Omar
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    C’est ce qu’on appelle une réaction à froid, à tête reposée, sans aucune excitation ou invective, placée sous le sceau de la courtoisie mais très ferme. Mais cette attitude responsable a-t-elle jamais été respectée ou sera-t-elle respectée par le partenaire qu’est le pouvoir en place ? En d’autres termes, a-t-on un pouvoir responsable ou est-il l’apanage de personnes qui restent convaincu que le Burkina doit être scindé entre ceux qui sont avec eux et ceux qui sont contre eux. Merci aux syndicats pour cette déclaration qui les grandit davantage.

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  • Le 2 mars à 16:27, par KABRE Jean Martin
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    En vous lisant chers syndicalistes, je pense qu’il était mieux de prendre tout simplement acte de ce que le premier ministre a dit et voir dans quelle mesure améliorer le climat de travail. Sinon aujourd’hui même si le premier ministre n’avait pas parlé, consciemment on doit reconnaitre que beaucoup de burkinabè ne répond plus à leur nom ’’homme intègre’’. Voyez un peu partout, les travailleurs sont prêts à revendiquer mais pas prêts à travailler comme il faut. -Combien de travailleurs ont érigé le retard en vertu ? C’est comme si la ponctualité n’est plus ce qu’il faut.
    - Combien ne respecte plus le supérieur hiérarchique ?
    - Combien ne respecte plus l’usager ? Combien de visiteurs (surtout nos parents des villages ou analphabètes) sont traités comme des moins que rien dans des services ?
    - Combien de fonctionnaires quittent le bureau avant l’heure prévue ?
    - etc.
    Pourtant tout ce monde revendique. Alors je paraphrase le verset de la bible : avant de voir la pagne dans l’œil de l’autre, voyons d’abord la poutre dans le nôtre. Autrement dit AVANT DE DIRE QUE LE GOUVERNEMENT NE RESPECTE PAS SES ENGAGEMENTS, VOIS D’ABORD SI TU RESPECTES LES TIENS.
    Soyons des fonctionnaires irréprochables, accomplissant très bien nos tâches quotidiennes, nantis de conscience professionnelle, là on pourrait maintenant ne pas accepter ce qu’a dit le premier ministre. Si l’état actuel des choses, il a craché la vérité. La vérité d’ailleurs rougit les yeux, mais comme elle ne les crève pas, ayons le courage de faire une introspection comme il l’a conseillé !

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    • Le 2 mars à 18:24, par Imposture
      En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

      Il se trouve justement que ce sont ceux qui nous gouvernent aujourd’hui qui sont la principale cause de destruction de l’Administration publique. Sous la bannière CDP ils ont institué des cellules et comités CDP dans les services publics. Ils ont décidé que ceux qui n’étaient pas inscrits au CDP n’avaient pas droit à la promotion professionnelle, même aux stages et formations dans certains cas, à la décoration, etc. Beaucoup de médiocres se sont donc retrouvés à gérer des gens plus compétents qu’eux, plus anciens, plus intègres. Et dans ces cas les responsables sans légitimité et complexés se montrent arrogants, incompétents à conduire l’élaboration de programmes cohérents et superviser efficacement leur mise en œuvre. Leur principal souci, c’est s’enrichir le plus rapidement car ils ne savent pas s’ils vont durer à leur poste (missions en permanence, détournements, malversations dans les marchés publics, etc.
      Voilà en bref ce qui a conduit à la destruction progressive de l’Administration publique. Beaucoup de gens (y compris des cadres supérieurs) sont mis au garage car ils n’ont pas la carte politique adéquate ou que leur tête ne revient pas au chef.
      Aujourd’hui les principaux ténors du CDP sont de retours sous la bannière MPP mais les mêmes pratiques continuent. La majorité des fonctionnaires sont à l’image de la majorité des burkinabé, ils aiment leurs pays et voudraient bien le voir s’améliorer en travaillant pour. Mais depuis Blaise et son CDP jusqu’au MPP on ne fait que la promotion de la médiocrité et on décourage ceux qui veulent travailler honnêtement car ils empêchent de manger.

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    • Le 2 mars à 18:36, par LE-R
      En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

      La vérité rougit les jeux mais ne les crève pas, oui , c’est juste . Sauf que ici ton PM ne maitrise pas un terrain sur lequel il s’est aventuré. La vérité, ici , toi même , tu ne la connait pas , mon cher, comme ton PM. Vous semblez ne pas connaitre la réalité du burkina . je dirais que vous divaguer. Revois s’il te plait tes tes citation , au risque de mentir.

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      • Le 3 mars à 09:15, par passakziri badini
        En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

        bjr et merci LE-R. Vous avez vu juste : il utilise des citations qu’il ne connait pas. Quand on ne connait pas une citation à la virgule près, on dit :en substance un penseur ou un proverbe dit....Le pagne et la paille sont différents par nature et par essence. On sens qu’il est un judas iscarios : après avoir trahi jésus il trahit maintenant ses citations en tronquant du meme coup la bible. L’UAS a montré à quel point les syndicats du BF sont responsables et très cultivés. Mr le PM doit savoir que parmi les travailleurs syndiqués il y a des économistes, des magistrats, des avocats ,des docteurs en philo, en éducation.... Des personnes aussi cultivées que lui. ATTENTION HEIN !!!!

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    • Le 2 mars à 18:42, par Wendkouni
      En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

      Mon ami, c’est l’Etat qui doit réglementer et prendre des sanctions. Et ceux qui travaillent honnêtement, faut il les pénaliser ? Sur la base de que tu avances on peut pas empêcher un travailleur de revendiquer. Il y a la vérité dans ce que syndicat a dit et il a montré au gouvernement ou va l’argent et ou il faut aller chercher l’argent pour régler les problèmes

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    • Le 2 mars à 18:43, par modeste
      En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

      vous êtes hors sujet. Cela constitue un autre débat. Ici il s’agit de revendications d’amelioration de conditions de travail

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  • Le 2 mars à 16:27, par Cheikh
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Fictifs et superflus, tous ces enchaînements de grèves en masse. La seule vérité est que les syndicalistes veulent se liguer avec l’opposition pour incendier ce pays. Sinon, on ne peut pas comprendre cette affluence de revendications, dont la plupart portent sur des prétendus avantages promis depuis le temps de Blaise. Si certains de ces problèmes n’ont pas pu être résolus à cette époque des vaches grasses, pourquoi voulez-vous qu’on puisse spontanément les résoudre aujourd’hui, les mains vides ? Amis syndicalistes, si vous étiez patriotes, vous seriez suffisamment sages, pour attendre un retour à meilleure fortune.

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  • Le 2 mars à 16:29, par NELSON
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Merci les gars ! Réponse claire et limpide. Le PM et le PAN doivent rentrer dans leurs petits souliers.

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  • Le 2 mars à 16:29, par Soleil
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Je n’ai jamais lu une analyse aussi claire et pertinente depuis que je lis assidument la presse ! Allons donc a la mise a plat et refonte du systeme de remuneration ! Nous n’attendons que cela, nous ne sommes pas necessairement contre. Si vous pensez que c’est la breche par laquelle vous pourrez spolier les travailleurs, alors c’est la que le pays va se bloquer NET !

    Pendant qu’on y est, il faudrait rajouter aux points de revendication l’exigence que l’Etat publie la liste exhaustive nominative des personnes physiques et morales qui doivent de l’argent au tresor avec les montants dus. Il n’y a pas meilleur moyen de recouvrer rapidement un maximum d’argent.

    Il semblerait qu’il y ait un projet de renouvellement des voitures de fonction de nos ministres ! ce serait l’injure supreme.

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  • Le 2 mars à 16:31, par Delco
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    vous dites bien vous n’êtes pas politiques, je prends acte. Mais vous oubliez de citer la caisse noire de votre ; pardon de notre CFOP.
    Voici ce que j’approuve : « Au 31 décembre 2016, à la Direction générale des Impôts (DGI), les restes à recouvrer (RAR) que les entreprises doivent à l’Etat sont à plus de 600 milliards dont plus de 500 milliards dus par les Grandes Entreprises. Ce montant est inférieur au total des recouvrements réalisés par la Direction Générale des Impôts qui s’élevaient à 595 milliards en 2016.

    - les enquêtes parlementaires sur le foncier et dans le secteur minier en 2016 ont fait ressortir près de 600 milliards de détournements (pertes). A ce jour, le gouvernement n’a pu faire part au peuple d’un quelconque cas de recouvrement de somme à ce titre.

    - Les chèques impayés émis par les contribuables à la Douane, aux impôts comme dans d’autres administrations publiques au 31 décembre 2016 s’élèvent à une centaine de milliards. Le rapport d’enquête parlementaire du Conseil National de la Transition (CNT) sur les restes à recouvrer est resté dans les tiroirs.

    - De nombreux propriétaires de bâtiments en location (célibatoriums, boutiques, magasins, …) ne paient pas l’Impôt sur les Revenus Fonciers (IRF) ; L’impôt foncier sur les propriétés bâties et non bâties institué en juillet 2016 n’a pu contribuer au budget national qu’à hauteur de 24 000 000 FCFA sur une prévision de plus d’un milliard de francs CFA. Selon le Président de la commission d’enquête parlementaire sur le foncier, le député Boureima Barry, « pratiquement tous les promoteurs immobiliers ne sont pas à jour. La dette fiscale est estimée à plus de 16 milliards ».

    - Les sociétés minières qui réalisent des milliards de chiffres d’affaires ne paient pas d’impôts à la hauteur de leur productions compte tenu des exonérations fiscales injustes ;

    - la fraude douanière des motocyclettes fait perdre à l’Etat plus de 60 millions de francs par jour (soit plus de 20 milliards dans l’année) ;

    - Les prêts indument contractés par des anciens ministres, députés, présidents d’institutions, personnalités morales et qui ne sont jusque-là pas remboursés s’évaluent en milliards de francs CFA.

    - La fraude de la TVA fait perdre à l’Etat des centaines de milliards par an.
    - Les redressements fiscaux à la douane comme aux impôts anormalement transigés par l’administration financière ont fait perdre à l’Etat des centaines de milliards FCFA
    - Etc.« « » » »

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  • Le 2 mars à 16:37, par Raogo
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Félicitations, c’est bien argumenté. C’est ce que nous attendions. Les prétendus 50% du budget de l’Etat dévoré par les fonctionnaires n’est que pure mensonge. Je crois qu’il faut insister pr que le gouvernement publie les détails des salaires. Les fonctionnaires ont un salaire moyen de 150000 (moins que ça même en réalité et le gouvernement peut confirmer). Même si on considère 200 000 comme salaire moyen et qu’on multiplie par les 100 000 fonctionnaires et par les 12 mois de l’année, cela revient à 240 000 000 000 pr un scénario maximiste, ce qui loin de leurs affirmations. Il faut dc admettre qu’il ya certainement des fonctionnaires qui bradent des millions comme salaire et il faut une explication.
    Comme l’a dit quelqu’un, le PM est entrain de se laisser avoir par qq’un pr sa perte. Il a d’ailleurs fait semblant à l’AN de parler comme le PM. 
    Courage à lui.

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  • Le 2 mars à 16:43, par verité226
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Chers compatriotes, je félicite l’UAS pour cette réponse assez responsable et piquante en douce. C’est aussi çà être intelligent.
    Faites un simple calcul, qu’il soit du public ou du privé un salarié fait face aux taxes lorsqu’il prend un prêt en banque, il fait face à l’IUTS dans tout les paramètres de son salaire à tel point que lorsqu’il fait des heures supplémentaires pour boucher des trous tout repart aux impôts. Supprimer l’IUTS sur les indemnités des salariés est même mineur car il y a des grands commerçants dans ce pays là qui n’ont jamais payé d’impôts.
    Il existent aussi des ouvriers(maçons, plombiers, peintres, restaurant, kiosque, salon de coiffure, même les agriculteurs etc etc) dans le secteur informel qui ne connaissent pas d’IUTS n’y autre type d’impôt et pourtant ils ont plus souvent d’entrée d’argent plus que certains salariés. Écoutez, dans ce pays les gens n’aiment pas la vérité.
    De toute les façons, les dirigeant n’ont jamais connu la vraie valeur de leurs adversaires que lorsqu’ils prennent la voie de Pô à 13h pile pour rejoindre Yamoussoukro.

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  • Le 2 mars à 16:52, par ZAROS
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Très belle réponse pleine de courtoisie et d’humilité. Cet écrit montre que le Burkina Faso est loin d’être un pays pauvre si le gouvernement fait de la bonne gouvernance sa pratique quotidienne. On constate que l’état perd plus d’argent qu’il ne mobilise. Voici des pistes claires où des actions concrêtes doivent être menées pour un meilleur recouvrement afin de mettre le peuple dans des conditions de vie acceptables. BRAVO A L’UAS.

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  • Le 2 mars à 16:54, par verité226
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Ce matin seulement le prix du pain est passé à 150f, les dossiers sont passés sous vos yeux.
    Vous ne pouvez pas trouver un consensus entre vous et les patrons de boulangerie ? Et c’est nous le peuple qui allons supporter ? Pour moi çà me fait pas mal car mes frères boulangers auront un bon traitement salariales. Mais sachez que c’est provocatrice et vous n’aurez pas raison devant tous ceux qui grèvent pour une amélioration de leur traitement salariale.
    C’est plutôt le gouvernement lui même qui creuse les trous sur sa propre route quand j’observe l’évolution des choses.
    Merci

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  • Le 2 mars à 17:03, par Truth Hurts
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Bravo à l’UAS qui vient de donner une réponse clean à la hauteur de l’agression gouvernementale.
    Effectivement, si le banditisme fiscal, la corruption, les détournements, la concussion, le favoritisme, etc ; disparaissaient, je parie que la masse salariale, même sensiblement améliorée à tous les niveaux, ne dépasseraient pas 15% du budget national.
    Mais au lieu de s’atteler à éradiquer ces maux, on parle de jalousie entre les corps. Mais qui est responsable de cette jalousie ? N’est-ce pas le gouvernement ? Les travailleurs n’ont-ils pas le droit à un traitement équitable ? L’hypocrisie mise à part, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître qu’aucun travailleur n’acceptera qu’à niveau d’études égal, un travailleur d’autre corps perçoive le quadruple ou le quintuple de son salaire. Cela est inacceptable, inadmissible et inconstitutionnel.
    Par ailleurs, il faut que l’opinion publique comprenne que malgré les vociférations tendancieuse du gouvernement visant à opposer les fonctionnaires au reste de la population, ces derniers, à travers leurs syndicats, sont avec le peuple et se sont toujours battus pour l’intérêt de tous.
    Il faut que les gens sachent enfin que plus les travailleurs sont mieux payés, plus l’économie se porte mieux, car les avoirs des ces derniers sont destinés principalement à la consommation. Et ce ne sont pas les commerçants qui diront le contraire !
    Donc, M. le premier ministre, à niveau d’études égal, salaire égal et on n’en parle plus.

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  • Le 2 mars à 17:04, par Alexio
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Ces syndicats politises sont egoistes qui ont assurer leurs gombo. PAR RAPPORT AUX JEUNES CHOMEURS DIPLOMES QUI N ARRIVENT PAS A JOINDRENT LES DEUX BOUTS. Ou est la solidarite pour les moins nantis ? On passse tout son temps dans les greves interminables. Un pays pauvre ou tout er chantier. Au lieu retrousser ses manches liberer son genie createur pour son bien etre. Pourquoi attendre toujours de l Etat ?

    Des intellectuels speculants qui chantent les gouvernements avec les greves non-sens, qui vont fait fuir les bailleurs de fonds qui ne investissent pas sans stabilite polico-sosial.

    Si vous n etes pas content de votre traitement salarial, la seule solution c est de quitte l actuelle fonction pour une nouvelle plus numeratrice. N abusez pas les droits des travailleurs pour vos sournoient agendas politique. Le Burkina Faso n est pas un pays petrolier, meme ceux qui l ont on des problemes assujettis aux flutuations internationales des flambees des prix.

    Tout est relatif dans ce contexte qui a ralenti la reprise economique mondiale. Meme la chine est en implementation des mesures de reajustement conjoncturelles et structurelles.

    Des bureaucrates qui passent tout leur temps dans des Conferences de presse, pendant ce temps, les ecoles sous pailles existent toujours au Faso. La couverture sanitaire du citoyen lamda est deficitaire, l analphabetisme de la grande masse.

    Pourquoi eux ils ne se revoltent pas pour reclamer leur part du gateau en tant que citoyen(enne) a part egale ? A cause la pauvrete de notre Etat, la securite sosiale pour tous est Alice au pays des merveilles pour les moins nantis. Dont ask Your Contry, what he can do for you. But Ask Yourself, what you can do for Your Contry

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  • Le 2 mars à 17:18, par "LE VIEUX"
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    CE PM A TIRÉ UNE BALLE DANS SES PIEDS. IL NE POURRA PLUS REBONDIR. IL A COGNER SA TETE CONTRE PLUS QUE LUI. UN DES TROIS GOUROUS A BESOIN DE SA PLACE POUR UN MPP BON TEINT ET IL S’EST LAISSÉ TOMBER DANS LE PIEGE.

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  • Le 2 mars à 17:28, par SM
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    je suis d’avis avec l’UAS et au-delà avec tous les syndicats. le gouvernement doit imposer la trêve, en résolvant les problèmes posés. c’est l’unique solution !

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  • Le 2 mars à 17:35, par kakaba
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    D’abord chapeau bas à l’UAS pour la reponse. De cette reponse, on peut vite déduire qui veut manipuler qui ? C’est formidable quand les syndiquats réagissent de la sorte, calme, posé, intélligente et responsable.
    Pour ma part, je voudrais faire remarquer ceci : pour comprendre le PM, il faut savoir qu’au BF, de 1988 à nos jours, une fois que les recettes sont reversées dans la caisse commune de l’Etat, la variable "masse salaire" était utilisée comme variable d’ajustement avec les dépenses (dépenses qui prennent en compte les détournements, les surfacturations de marchés publics aux fins de financer les entreprises prêtes-noms et j’en passe). Bien sûr celà se faisait au détriment des salariés et du paysans car il fallait que le bas peuple trime pour que ses dirigeants puissent se permettre la malgouvernance économique qu’on a connu et qui perdure. Maintenant que ce bas peuple commence à se reveiller, il faut trouver une parade, fistiger ce dernier au prétexte qu’il n’est fébril et non patriote.
    C’est l’histoire de l’aveugle qui par le passé se laissait marcher exprès sur les testicules et un jour refuse celà et son boureau trouve moyen de se pleindre parce qu’il perd son plaisir de marcher sur des testicules.
    M. le PM, le peuple refuse maintenant qu’on lui marche sur les testicules. c’est à vous de mettre à jour vos logiciels pour prendre en compte la variable "éveil du peuple" qui devient une variable de taille pour gouverner le BF de maintenant.

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  • Le 2 mars à 17:36, par kroh
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Donc ainsi, on peut dire que" le marché s’est levé ?" Logobana totalement. on espère les deux parties s’entendent dans l’intérêt bien compris de l ’État au dessus de nous tous pris individuellement. De toutes les façons, si le gouvernement veut de l’ argent frais qu’il essaie de dénicher les niches financières révélées dans cette réponse du syndicat.

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  • Le 2 mars à 17:44, par Tinto
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Très très curieux de voir que l’État refuse de poursuivre l’argent qui lui appartient légalement ! Très très curieux de voir que l’État n’est pas intéressé par ce qui est à sa portée. Très très curieux de voir l’État se contenter de 100 petits millions dans le contentieux qui l’oppose à l’ONATEL. Très très curieux de voir que les fonds des dignitaires gelés par la transition et qui pouvaient financer le PNDES n’intéressent pas nos autorités ! Que les économistes viennent à notre secours pour nous aider à comprendre !

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  • Le 2 mars à 17:47, par Saksida
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Chers syndicalists, la jeunesse burkinabe etait deja determinee depuis le 30 octobre 2014 a ne plus se laisser marcher dessus. Votre appel a la greve est venue tard et a seulement fait oublier que vous avez toujours boycoter la lutte des masses populaires pour la liberation du peuple. La marche historique du 28 octobre 2014 est un des exemples.
    Arretez donc de vous chatouiller pour rire !

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  • Le 2 mars à 18:12, par Ka
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    La réponse de l’unité d’action syndicale est salutaire et justifiée. Ce que le premier ministre ignore de notre pays, c’est que de la Haute. Volta au Burkina, les groupements syndicaux ont toujours bien organisé pour lutter contre les oppressions de nos gouvernants avec légitimité et aux yeux du monde entier : D’ailleurs dans le continent Africain, le Burkina est bien cité pour être un exemple pour sa vitalité de son syndicalisme, qui est l’avant-garde de la lutte de classes, qui est aussi politique. Et si le premier ministre pense que les responsables syndicales lui disent qu’ils sont apolitiques, il est trompé par ces derniers : Car là où il y a un conflit d’intérêt, il y a forcément de la politique. Il est préférable que le pouvoir de Roch Kaboré cesse de laisser les Rambo intimider la classe qu’ils oppriment en pensant prendre le dessus. Cette façon de vouloir piétiner les syndicats sous prétexte qu’il y a un complot de déstabilisation derrière comme l’a souligné le PAN, est de mauvaise foi, car tous les pouvoirs chassés par les soulèvements populaires et assistés par les syndicats, disent la même chose.

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  • Le 2 mars à 18:38, par ASSIMI
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    je me demande où le premier ministre a fait ses études en économie. Une partie des salaires ne part-elle pas dans l’investissement ?

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  • Le 2 mars à 18:41, par SIDNABA
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Si tout ce que vous avez listé comme sommes à recouvrer est justifié, alors je me demande pourquoi c’est maintenant et seulement maintenant que vous le faites et à quel dessein chers syndicats du Burkina Faso réunis dans l’UAS ?
    En effet, pendant 27 longues années douloureuses le Président Kouakou Blaise Compaoré a régné ici en solitaire dans ce pays avec tous ces maux que vous soulevés.
    Alors dites au peuple en toute franchise, pourquoi vous vous êtes tu depuis cette longue période et pourquoi vous bavardé aussi bruyamment maintenant ?
    Pour moi la réponse à cette question est très claire comme l’eau de roche. C’est la haute corruption pratiquée par le régime déchu dont vous avez bénéficié car tout le monde sait que ce régime déchu a distribué beaucoup d’argent à la quasi totalité des responsables syndicaux pour leur silence coupable. J’avoue en toute sincérité avoir vraiment honte et mal à votre place et je ne saurai vous supporter dans cette lutte maximaliste inexplicable.
    Enfin, je vous demande surtout de daigner un moment vous regarder dans une glace par rapport à votre comportement d’hier sous le régime déchu et celui d’aujourd’hui et vous taire enfin de permettre au pays d’avancer radieusement vers le progrès et le bonheur de tous aussi bien dans les campagnes que dans les villes. A bon entendeur, salut.

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  • Le 2 mars à 18:46, par Amour de la Patrie
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    "....Dans la plupart des ministères qui connaissent des mouvements, le constat qui s’impose, c’est que de nombreux responsables témoignent d’un manque de disposition à engager des discussions avec les représentants des travailleurs et à rechercher des solutions aux problèmes posés.....En effet, au lieu de traiter les problèmes qui sont posés au niveau sectoriel, certains ministres ont tendance à les renvoyer au cadre bipartite de la rencontre Gouvernement/Syndicats." Monsieur le PM, l’UAS vous donne ici les causes de ces grèves en même temps que la solution qui est de revoir le management des ministères.

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  • Le 2 mars à 18:50, par Zapi
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Salut les intègres syndicats, bravo, ça s’appelle la révolte passive. Vous venez de démontrer par l’argumentation que vous êtes aussi sinon plus intelligents que nos gouvernants.
    Continuer comme ça, l’insurrection sera parachevée un jour. Bonne chance aux syndic le peuple vous soutient

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  • Le 2 mars à 18:59, par Le Duc du Yatenga Nouveau
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Le Premier ministre, par patriotisme ne possède rien dans son pays. C’est ce qui a révélé la déclaration de ses biens. Ses Investissements sont effectués aux USA, au Canada, etc... Pendant près de trente ans PAUL a vécu à l’extérieur de la sueur des travailleurs de son pays et c’est lui qui vient traiter de la sorte les burkinabé. Paul est devenu fou ! Il dit qu’il aurait hérité d’une patate chaude et s’il était intelligent, en lieu et place du PNDES il aurait dû élaborer un PNRPC(Programme National de Rafraîchissement de la Patate Chaude). Si Paul ou qui que soit insulte les burkinabé il faut le chasser pour qu’il aille jouir de sa richesse investies outre-mer.

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  • Le 2 mars à 19:04, par L’INSURGE insatisfait
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    L’UAS a pondu une réponse intelligente et sage à l’endroit du PM, j’ai vraiment apprécié, lui qui a voulu livrer les travailleurs aux populations, ça sera l’effet BOOMERANG , félicitations, une tête bien faite fait un argumentaire pareil.

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    • Le 3 mars à 03:09, par Trahison
      En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

      Le PM est un novueau poussin dans la base- cour du peuple burkinabe tres clairvoyant. Il ne peut pas opposer les travailleurs a la population parce que c’est la meme chose. Moi je m’ occupe de 7 jeunes chez moi en plus de ma famille. Alors, comment il va faire pour faire croire a ses jeunes -la que des gens comme moi, nous voiulons leur mal. D’ ailleurs meme, c’est grace a nos maigreurs que les jeunes - la les laissent respirer meme. Donc, si nous ne demandons pas des indemnites de surtravail(le travail qu’ on fait a leur place), qu’ ils aient la decence de se taire au lieu d’ essayer cette manoeuvre gauche de diviser pour regner. Le burkinabe est mur politiquement. Chers gouvernants, vous meme mal tombes sur la nuque. Tout le monde peut etre la ou vous etes aujourd’ hui. Vous n’etes pas la- bas parce que vous etes speciaux.On se connait- la. Ou bien ?

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  • Le 2 mars à 19:22, par burkimbila
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    chere syndicaliste,nous le bas peuple en avons marre de vos greve,que ceux qui veulent devenir millionnaire démissionne et viennent rejoindre le secteur privé,soyez logique,si l’État doit vous partager tout l’argent,comment allons nous construire les routes les hôpitaux les écoles les marchés les universités,svp laissez votre fibre patriotique rejaillir en vous

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  • Le 2 mars à 19:24, par Inoussa Malgoubri
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Une réponse sage et d’intellectuels pour nos politiciens verreux qui ne savent que indexer les autres pour cacher leur site incompétence.
    Les syndicats ne sont pas tous de la fonction publique et on ne grève pas parce qu’on veut mais parce que les autres formes de revendications n’ont pas abouti. Montez les ignorants contre les syndicats et on verra la suite,
    La majorité des politiciens oublient qu’ils appartiennent à un corps, presque tous oublient qu’ils ont battu campagne pour être élu. Travaillez à améliorer nos conditions ou démissionnez, on gagnera plus en temps et ce sera autant jusqu’à trouver celui qui s’assume, ceux et celles qui méritent de nous gouverner en changeant positivement nos conditions de vie et de travail.
    Incompétence et malhonnêteté quand tu nous tient

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  • Le 2 mars à 20:14, par fan
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    merci a UAS. le peuple est avec vous. Courage pour la suite .

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  • Le 2 mars à 21:56, par RV
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Bravo et félicitations ! Le PM et le PAN ne savent pas que les gens n’ont plus peur des intimidations. Si le MPP n’est pas la hauteur qu’il laisse le pouvoir à d’autres. RSS et Thiéba ne peuvent pas faire mieux que le Blaise. C’est même pire ! Le Burkina est en faillite morale, politique et économique. Ils ne nous reste que la Paix à préserver en attendant que nous soyons débarrassé de ces...

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  • Le 2 mars à 21:57, par welore
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    malheur a ceux qui baillonnent le peuple. ce sont des menaces que les syndicats doivent bien noter.

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  • Le 2 mars à 22:34, par le bon
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Internaute 36 burkimbila commence à changer ton nom pour prendre zouwambila.C’est parce que tu n’a rien dans ta tête que tu n’a pas eu un concours de la fonction publique. On te dit et on te répète que les 50% c’est y compris les salaires des ministres, des députés, du PM,du PF,leurs caisses noires, les détournements et j’en passe.Tu a fais quelle école pour ne pas comprendre ce français facile. Sans rancune.

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  • Le 2 mars à 23:25, par lebronze
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    si et seulement si on pouvait revenir en arrière, un peu plus en arrière, des vies seraient sauvées, la stabilité serait de mise et tous ces problèmes seraient dernière nous. hein mon Dieu, qu’est ce mon pays a fais pour mériter ça. je vous confie ce peau pays a Dieu tout Puissant.

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  • Le 3 mars à 02:55, par Chawarma
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Est-ce que les gens savent au juste que quand tu deviens ministre, tu ne paies plus nourriture ? L’ Eau Evian, la sucrerie, la biere, le vin, le whisky et le champagne, est-ce que vous savez que chaque semaine, l’ hotel du ministre livre ca a domicile ajoutee a la viande de boeuf importee d’ argentine et aux poulets ogm ?Quand tu n’es pas ministre, tu as faim et tu depenses la moitie de ton salaire pour manger. Mais quand tu deviens ministre, tu as l’ argent, tu es gros comme du lard et chaque semaine on te fait une livrairson a dominicle de ce que les autres paient au marche. Quand un membre du gouvernement parle de la masse salairale. moi qui travaille au Tresor et qui vois tout, je dis mais les hommes sont malhonnnetes !. Vous voyez pourquoi la plupart des ministres s’ y accrochent comme des margouilat sur le cailcedrat ? Et quand on les decroche par force, en un mois ils deviennent tout blanc comme un margouillatmalade. Si vous croyez que c’est faux, faut regarder les photos de gens uand ils sont ministres et regardez quand on les a forces a enlever leur main de la mangeoire.

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  • Le 3 mars à 06:46, par Aly Teyéni MANA
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    NON, M. le Premier Ministre, faites attention !

    Sinon vous allez gâter la sauce du Président KABORE.

    Le Premier Ministre PKT a été très mal inspiré ou conseillé en s’adressant en des termes inopportuns, provocateurs, injurieux et irresponsables, à l’égard des syndicats et des syndicalistes du Burkina Faso.
    Il est un Premier Ministre légalement nommé par un Président Légitime. Mais de quel haut fait de militantisme tire-t-il, lui, sa légitimité politique ?
    Comment un inconnu PARVENU au poste de premier ministre, par le seul fait du Président du Faso, peut-il oser jusqu’à ce point ? De quel droit peut-il s’adresser ainsi à des hommes et à des femmes qui luttent depuis des décennies pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs des villes et des campagnes du Faso, au moment où lui il construisait ses duplex en occident ?
    Alors, M. le premier ministre, respectez la lutte des syndicats et des syndicalistes du Faso.
    Le jour où nous aurons des preuves de votre engagement militant, depuis les bancs jusque dans votre lieu de travail, alors et seulement alors, ce jour-là, nous vous accorderons le droit de parler ainsi aux hommes et aux femmes qui ont sacrifié leur carrière et le confort de leur famille pour que les travailleurs du Faso vivent et travaillent mieux, pendant que certains touchaient des salaires colossaux, dans les conforts des bureaux huppés. C’est en respectant les autres que l’on se fait respecter.

    IL FAUT RESPECTER LA LUTTE DES TRAVAILLEURS DU FASO, M. le premier ministre, sinon, vous allez gâter la sauce du Président KABORE !!!

    GLOIRE ETERNELLE AUX SYNDICATS ET AUX SYNDICALISTES DU BURKINA FASO ET DU MONDE ENTIER.

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  • Le 3 mars à 07:35, par GUETBA
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    - Ton menaçant du PM : les syndicats ont dit vrais ; donc le PM l’a reconnu et c’est une bonne chose.
    - Le non respect de la parole donnée du gouvernement : les syndicats ont dit vrais ; donc le PM l’a accepté et c’est une bonne chose.
    - Le laxisme du Gouvernement dans la mobilisation des recettes internes et face à ses "bailleurs" en période d’élections : le syndicat a dit vrai et tout le monde le constate.
    - L’absence totale de transparence, d’équité et très souvent d’humilité dans la gestion des derniers publics (mal gouvernance) par les prince du jour : les syndicats ont dit vrais et tout le monde le constate (n’oublions pas que nous sommes dans un pays de savane où tout le monde se voit)
    - Le nombre pléthorique de syndicats dans notre pays et le caractère très souvent réducteur des revendications au profit de groupuscules : les syndicats l’ont dit et c’est vrais (donc c’est leur autocritique)
    QUESTIONS :
    - en dehors des revendications, que font les syndicats pour que chaque jour que Dieu fait les gouvernants se rappellent de ce qui doit être leur devoir quotidien dans la bonne gouvernance ? A mon sens rien car on oublie que c’est par ces rappels que tous finissent par s’accommoder à la vertu ;
    - toutes les sorties des syndicats font toujours référence aux droits des travailleurs, n’ont-ils pas de devoir à rappeler de temps en temps (je ne demande pas de citer quelques cas très très trésor rares) ? L’incivisme généralisé dans le pays est essentiellement dû au fait que dans ce pays tout le monde a un droit et personne n’a un devoir. Or ailleurs les deux font corps.
    - Chaque groupuscule (même dans le privé) dans ce pays a-t-il forcément besoin de se constituer en syndicat pour chaque fois mettre le couteau à la gorge de sa Direction ? Je pense qu’en plus de mettre à plat le système de salaires, il faut aussi profiter rédefinir des conditions (liées essentiellement à la taille de la corporation, au degré de sensibilité de l’absence de certains services vis à vis des population, ...) de création de syndicat et même de seuils de déclenchement de mouvement.

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  • Le 3 mars à 07:57, par K-RAS
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    bonjour à tous je salue tous ceux ont réagi sur ce forum je suis fière de vous parce que sans être forcement syndiqués vous avez su distinguer le vrai du faux. la réponse de l’UAS ne soufre pas débat et les arguments sont soutenu par des exemples concrets contrairement au PM

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  • Le 3 mars à 08:02, par ZMM
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Bravo à l’UAS pour sa sagesse dans la réponse au PM. Je dirais que le PM est vraiment étranger à ce pays et ignorant de toute l’histoire ce pays, il est temps pour lui, pendant qu ’il séjourne dans le pays de s’imprégner de son histoire pour ne plus s’aventurer dans un inconnu. Le mépris du syndicat va vous couter cher, n’aller pas dialoguer, seulement et on verra ! le premier ministère seul a le budget de plusieurs hôpitaux du Burkina si non tous les hôpitaux, si j’en crois à la publication d’un internaute qui parle de 57milliards alors que l’ensemble des hôpitaux du Burkina n’ont pas plus de 20 milliards avec près de 5000 travailleurs environs, salaire, fonctionnement, et investissement y compris. Vous êtes combien au premier ministères ? et dire que c’est le salaire des fonctionnaires qui fini l’argent, c’est bien facile.

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  • Le 3 mars à 08:17, par OCy
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    J’ai entendu que près de 50% des recettes servent aux salaires et 90% au fonctionnement de l’état. J’aurais aimé entendre le chiffre des syndicats. Lorsqu’on parle d’évasion, de fraude, de prêts non remboursés, des détournements ect. Qui sont les auteurs de tout cela ? Les agents de l’état ont leur part de responsabilité. On trouve aujourd’hui des fonctionnaires même pas aussi gradé que ça, et après quelques années de service sont dans des conditions de vie ou fond des réalisations qui donnent lieu à des soupçons. Qui doit recouvrer les taxes et impôts ? Ce n’est pas le ministre, je pense ? Les agents chargés du recouvrement préfèrent les sous-traitances, bref beaucoup de choses se disent dans le pays : j’ai vu un tel et j’ai pu régler … Les restes à recouvrer (RAR), les 600 milliards, dont on parle, sont-ils un montant cumulé de plusieurs années ? Ou sont-ils uniquement de l’année 2016 ? Je pense tout simplement que cette somme n’est pas aussi facile que ça à recouvrer et attention à beaucoup de chose. Sur les revenus exorbitants, en tout cas dans ce Burkina un salarié (dans les grandes entreprises ou dans la fonction publique) est parmi ceux qui vivent assez bien. Il n’y a pas longtemps, j’ai entendu un monsieur dire qu’il a 3 employés et qu’il les paye à 40.000 f. qu’est ce 40.000 aujourd’hui pour quelqu’un qui prétend avoir une famille. Nous sommes tous dans ce pays, les salaires dans certains des petites et moyennes entreprises ne sont pas à comparer aux salaires ou à ce que gagne un fonctionnaire de même niveau. Pourtant ces même petites et moyennes entreprises ont une contribution, je pense, assez significative au niveau des recettes. Ce que nous sommes habile à faire, c’est exploiter l’autre, refuser de payer correctement les taxes et impôts et tout faire pour l’amélioration de nos conditions de vie sans penser véritablement aux autres et au bien commun.
    Ce qui est propos est très intéressant mais les réalités des recouvrements sont là et parmi vous il y a certainement des techniciens qui connaissent ces réalités-là. Et même si l’on arrivait à faire de bonnes recettes il y a plus urgent, comme dans la réduction du chômage et la construction et l’équipement de diverses infrastructures. Alors en entendant ou en espérant des lendemains meilleurs, allons doucement

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  • Le 3 mars à 09:22, par Sidpayétka
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    BONJOUR A TOUS !
    Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! et j’en appelle a la responsabilité de RMCK. Se séparer d’un ami même d’enfance ou d’un promotionnaire n’a rien de criminel encore de crime de lèse majesté. Le PM n’a plus rien n’a prouvé (de même que le PAN) et n’est plus l’homme a conduire le PNDES (encore faut-il que cela ne soit encore une arnaque de plus des PTF en "concubinage incestueux et nauséabonde" avec des valets locaux). Son relèvement serait un soulagement et un apaisement des cœurs n’en déplaise aux frondeurs du MPP ou tout autres partis de la mouvance "mange et tais toi". La situation économique chaotique de ce monde a été l’œuvre d’"éminents économistes" qui ont fini par reconnaitre que le PAS n’a pas eu un visage humain. Nous ne demandons pas a dormir et manger (loin s’en faut), nous demandons a travailler et a travailler dans de bonnes conditions pourquoi pas comme dans le bureau du premier ministre ou de n’importe quel ministre ou DG. N’est-il pas né d’homme comme tous les Burkinabé ? Le pouvoir des roturiers et des gueux reste le meilleur pouvoir.

    PM.

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  • Le 3 mars à 10:52, par HAMA
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Mr PAUL N. KABORE, j’ai l’impression que vous oubliez les agents contractuels dans les différentes ministères qui croupissent dans la misère et l’humiliation. On peut comprendre que quelqu’un soit en CDD au début mais rester tout le temps en CDD, c’est vraiment de l’esclavage et en plus sans aucune amélioration des conditions de vie (sans indemnités ni augmentation de salaire). Par exple s’il avait signé son CDD avec un salaire de 45000 f cfa (sans indemnités...), il reste toujours sur ce salaire même 5 ans après sans amélioration. Nos Dirigeants sont sans cœur. Avec un salaire aussi misérable comment voulez-vous que la corruption cesse dans ce pays ? Tout simplement parce que certaines personnes prennent le plaisir de nuire à d’autres parce qu’ils se croient tout permis. Et les ministres de tutelle dans tout cela ne cherchent même pas à régler ces disparités dans leur ministère. Un contractuel est un agent comme les autres, il a une famille à nourrir, a des enfants à scolariser, a des besoins etc etc. De grâce, un an deux ans trois ans quatre ans cinq ans et plus on le fait signer le même contrat avec le même salaire sans indemnités (seulement le treizième mois et impossibilité d’octroyer un prêt bancaire car n’ayant pas de bulletin de salaire), vraiment c’est pas normal. Pourquoi pas régulariser sa situation pour qu’il puisse bénéficier mieux de son travail si on trouve qu’il joue bien son rôle. Mr PAUL N. KABORE, PENCHEZ-VOUS SUR LE CAS DES CONTRACTUELS (DANS L’ADMINISTRATION PUBLIQUE) AU BURKINA-FASO, ILS SONT AUSSI VOS PROCHES. MERCI D’AVANCE !

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  • Le 3 mars à 12:30, par le panafricain
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    SALIF DIALLO ,la boite noire de l’histoire noir de Blaise pense que le Burkina Faso l’appartient
    Salif dis nous la verité sur Dabo , et salif NEBIE et ton projet cahé , car tu ne sera rien ,la chute a commencé

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  • Le 3 mars à 14:03, par ZOODO
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Impeccable comme réponse.
    Je salue votre hauteur d’esprit.
    Franchement, je me suis toujours posé la question de savoir, l’affirmation du PM qui dit que 40% des recettes de l’Etat, servaient à payer nos salaires, si cela est y compris les salaires des autorités (Ministres, Présidents et DG d’institutions etc.).
    Ma réponse à ma propre question est la suivante : "si tel est le cas, donnez aussi le taux des salaires de ces autorités dans cette masse salariale.

    Vraiment, nos dirigeants ne sont jamais justes.
    Nous couper des ITS aussi bien sur nos salaires que sur nos primes pour faire des présentations de vœux de nouvel an à vos premières Dames pendant que nous serrons les ceintures pour scolariser nos enfants ; malgré tout, vous osez parler.

    C’est vraiment dommage d’entendre des propos pareilles venant d’un PM et surtout d’un PAN aux commandes grâce à luttes et au sacrifice suprême.

    Répondre à ce message

  • Le 3 mars à 14:23, par ZOODO
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Bien dit.
    C’est juste, sage et responsable.
    Au lieu de diminuer les taxes pour nous aider à faire face à la cherté de la vie, les nouvelles autorités en rajoutent : 250 f /par règlement électronique d’une facture ONEA ou SONABEL. C’est triste de constater qu’après une si longue lutte qui a permis au même gouvernement actuel d’être là où il est, au lieu de nous enrichir un peu, il nous appauvrisse davantage avec trop de nouvelles taxes tout azimuts (sur jeux du hasard, bière, terrains bâtis et non bâtis etc.). Pendant ce temps, il chante avoir diminué le prix du carburant alors parallèlement il prenne beaucoup plus d’argent avec ces nouvelles taxes.

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  • Le 3 mars à 15:30, par JO
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Bonne chance au Burkina Faso, la victoire reviendra toujours aux hommes intègres.

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  • Le 3 mars à 15:44, par Baobab city
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Je trouve que le PM a raison car chaque semaine avec sa grève, ns ne sommes pas dans un état d exception, les syndicats allez doucement vous voulez tte suite et maintenant non. De grâce permettez au PM de travailler svp.

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  • Le 5 mars à 11:39, par le serein
    En réponse à : Les syndicats accusés par le Premier ministre d’être manipulés : La réponse de l’Unité d’action syndicale

    Par cet écrit, les travailleurs pardon le peuple se reconnait honnêtement en vous. tenez bon. ne cédez surtout pas l’achat de conscience d’ certains d’entre vous par la corruption, l’intimidation, les propositions alléchantes. soyez soudés. soyez fiers de votre situation actuelle (pauvres, intègres, déterminés,...). la richesse c’est aussi ce que l’on a été de bien dans l’histoire. ex : Sankara. malheureusement, les gouvernants ne comprennent pas cela ainsi. sinon, ils peuvent renoncer objectivement à certains supposés avantages notamment certaines lignes budgétaires les concernant et concernant leurs familles. n voitures, jardinier, cuisinier... il y a en trop. allez vérifier au trésor public, vous verrez. ils se favorisent, ils favorisent leurs entourages (grandes entreprises, ...) et demandent des sacrifices aux peuple réel à qui appartient le pouvoir. vraiment quoi.l’on vient pour se donner par fierté et non pour s’enrichir au pouvoir. quelle fierté d’être milliardaire à coté des populations qui peinent. quelle satisfaction n’éprouvent t-on pas d’avoir aider. holala.bon sens.

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