Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

mardi 22 mars 2016 à 05h23min

Ce lundi matin, il était difficile d’avoir accès à la zone industrielle de Kossodo. En cause, une manifestation des populations autochtones et de certains ouvriers qui ont barré les voies d’accès. Pour tenter de comprendre ce qui s’y passait, nous nous sommes rendus sur les lieux. Mais à notre arrivée aux environs de 10 heures, les manifestants s’étaient déjà dispersés. Néanmoins nous avons rencontrés quelques-uns qui ont bien voulu s’exprimer à notre micro.

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Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

Renseignements pris, c’est très tôt ce matin que les manifestants ont barré les principales voies d’accès à la zone industrielle. Ces manifestants sont à majorité des jeunes autochtones de Kossodo. Ils ont décidé de manifester afin d’exprimer leur mécontentement vis à vis des patrons des sociétés industrielles présentes à Kossodo.

Selon les jeunes rencontrés sur place, les sociétés de la zone industrielle ne donnent pas de travail aux autochtones et préfèrent recruter des personnes venues d’ailleurs. Ils estiment que ce sont leurs terres cultivables qui ont été transformées en zone industrielle et que pour cela, ils doivent être les premiers à être recrutés dans les usines implantées dans la zone.

« Nous sommes exploités ! »

Et même lorsqu’ils ont la chance d’être recrutés, ils ne percevraient que des salaires de misère.
C’est ce que dénonce cette ouvrière qui a requis l’anonymat : « Nous avons manifesté pour dénoncer le fait que nos salaires soient bas. Et même lorsque tu te blesses au travail, il n’y a pas de prise en charge. Tu es obligé de te soigner avec tes propres moyens. Dans certaines sociétés, les ouvriers sont payés 1000 ou 1250fcfa par jour, souvent même moins que ça. Si tu as une famille dont il faut s’occuper, c’est difficile de s’en sortir. Nous vivons dans la misère. Les Libanais nous exploitent, ils nous donnent de maigres salaires. Certains de nos enfants ne vont pas à l’école parce que nous ne pouvons pas payer la scolarité ».
Pour Derra Karim également ouvrier à la zone industrielle, « Le coût de la vie augmente alors que nos salaires sont toujours au même niveau. Nous ne sommes pas contents. Nous avons donc manifesté pour que les patrons et les autorités se penchent sur notre sort ».

Pour tenter de régler le problème, le chef de Kossodo ainsi que les autorités municipales sont allés à la rencontre des manifestants. Après discussion entre les patrons, les autorités et les manifestants, ces derniers ont accepté de libérer les voies et de permettre aux ouvriers d’avoir accès à leurs lieux de travail. Ils ont par ailleurs donné un délai d’une semaine aux autorités et aux patrons pour trouver des solutions aux problèmes posés, faute de quoi ils reprendront leur manifestation.

En ce qui concerne les patrons de sociétés industrielles, ils n’ont pas voulu s’exprimer sur la question.

Justine Bonkoungou (stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 21 mars 2016 à 23:40, par VERITAS
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    lol fallais pas piller alizeta ouedraogo dis Gando
    vous oublier l usine qui a ete piller ????
    ce qui drole cest que vous avez sachez compaore pour le RSS
    on va voir votre avenir

    cdt

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  • Le 21 mars 2016 à 23:47, par sam
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    Du n’importe quoi !Mais où vas ce pays ?
    Il faut que l’état arrête ça tout de suite.cest vraiment la jungle.

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  • Le 22 mars 2016 à 07:48
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    Du n’importe quoi, cette revendication !!

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  • Le 22 mars 2016 à 07:58, par yelkouni
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    Il faut vite mater ces mouvements spontanés

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  • Le 22 mars 2016 à 09:31
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    ’’les sociétés de la zone industrielle ne donnent pas de travail aux autochtones et préfèrent recruter des personnes venues d’ailleurs’’.
    eh !eh !eh !eh !eh !eh !eh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  • Le 22 mars 2016 à 10:05, par Belco
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    "Selon les jeunes rencontrés sur place, les sociétés de la zone industrielle ne donnent pas de travail aux autochtones et préfèrent recruter des personnes venues d’ailleurs. Ils estiment que ce sont leurs terres cultivables qui ont été transformées en zone industrielle et que pour cela, ils doivent être les premiers à être recrutés dans les usines implantées dans la zone." Il faut que nos autorité tiennent un langage de vérité à tous ces gens. Nous avons besoin de plus de fermeté monsieur le Président. Ca commence à être vraiment inquiétante cette situation. La situation, elle est contagieuse monsieur le Présidant. . SVP, ne laissez pas pourrir la situation avant de vouloir agir car ca sera trop tard.

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  • Le 22 mars 2016 à 10:22, par KOLO
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    On aura tout vu au faso, des manifestations de tout genre. La situation post insurrectionnel s’y prête allègrement. Comment peut on revendiquer des postes de travail avec des arguments saugrenus.Depuis quand on recrute sur la base de ressortissant géographique ? a ce rythme les quartiers comme gounghin premier site industriel, fera son sit in. A y voir de près ceux sont des désœuvrés qui veulent se défouler. Matez les...si vous ne voulez d’autres manifestations ridicules.

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  • Le 22 mars 2016 à 12:17
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    Quand je vous disais que bientôt nous allons regretter blaise là voilà ça commencé !!
    Durant 27ans on n’entendait pas les mouches voler mais depuis son départ les cafards et les rats nous narguent ko Selon les jeunes rencontrés sur place, les sociétés de la zone industrielle ne donnent pas de travail aux autochtones et préfèrent recruter des personnes venues d’ailleurs. Ils estiment que ce sont leurs terres cultivables qui ont été transformées en zone industrielle et que pour cela, ils doivent être les premiers à être recrutés dans les usines implantées dans la zone.
    Depuiis là vous étiez où pour ne pas revendiquer vos terres cultivables ? et subitement brusquement tout à coup bref les autorités actuelles n’ont qu’à continuer leur laxisme ils vont le payer très chère comme c’était blaise le méchant le diable là vous verrez que le diable là valait mieux que ses diablotins déguisé en agneaux !!

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  • Le 22 mars 2016 à 13:32, par le véridique
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    bonjour,
    Si nous allons nous comporter comme ça je crois que le faso est sur une mauvaise pente.
    1- nous sommes tous des burkinabé au même pied d’égalité.
    2- je pense qu’on ne nous demande pas si tu viens de tel région avant de te recruter.
    3-Si on s’embarque dans des idées cessessionniste le faso va exploser un jour.
    4-y a t’il pas des gens de kossodo qui travaille ailleurs hors de leur quartier ou encore hors de Ouaga je pense que le Burkina appartient au burkinabé pas à des quartiers.
    5-regardons un peu ce qui s’est passé en cote d’ivoire et tirons les conclusions.
    Pour un Burkina unis en avant .

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  • Le 22 mars 2016 à 16:13
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    C’est quelle revendication ça ? Vous feriez mieux de sortir marcher pour demander au Gouvernement de travailler a créer plus d’emplois. Sinon cette revendication n’a aucun sens, Kossodo appartient a tous les Burkinabé.

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  • Le 22 mars 2016 à 16:46, par Barka
    En réponse à : Mouvement d’humeur à la zone industrielle de Kossodo

    Ce qui est déplorable en Afrique, c’est que beaucoup de gens veulent toujours être employés par quelqu’un. Ils se plaisent d’être des subalternes, des esclaves. Il faut qu’on sorte de cette mentalité dans laquelle nous a mis le colonisateur. Soyons nous-mêmes nos propres patrons, entreprenons, créons de la richesse ! L’entrepreneuriat, ce n’est pas seulement avoir des millions pour entreprendre. Même la femme au coin de la rue qui fait des beignets crée de la richesse.

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