Sécurité au Burkina : Le groupe parlementaire UPC pour une relecture de la stratégie nationale de sécurité intérieure

jeudi 17 mars 2016 à 00h47min

Les députés de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont tenu leurs premières journées parlementaires de l’année 2016, du 14 au 15 mars à Kaya. 48 heures durant, ils ont réfléchi sur le thème : « problématique de la recrudescence de l’insécurité au Burkina Faso : contribution du parlementaire à l’opérationnalisation d’un dispositif optimal de sécurité ». Après une analyse de la situation sécuritaire dans notre pays, les députés UPC ont formulé quelques recommandations en vue de résorber cette question préoccupante du moment.

Sécurité au Burkina : Le groupe parlementaire UPC pour une relecture de la stratégie nationale de sécurité intérieure

Les journées parlementaires constituent des moments privilégiés pour un groupe de députés de discuter, avec l’appui de personnes ressources, d’une problématique de portée nationale en vue de proposer des solutions à l’exécutif. Pour ses premières journées de la 7e législature, le groupe parlementaire UPC s’est penché sur une question d’actualité à savoir la sécurité. Deux communications animées par des experts de la sécurité ont servi de plats de résistance à ces échanges. « La sécurité des personnes et des biens est un prérequis à toute action, à toute entreprise humaine, petite ou grande, individuelle ou collective. Le peuple attend de nous parlementaires de l’opposition, une critique constructive, des propositions réalistes et un excellent code d’honneur en tant qu’opposant », a précisé Alitou Ido, le président du groupe parlementaire UPC.

Des représentants Koglwéogo invités pour expliquer leur fonctionnement

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le vice-président de l’UPC, Dénis Nikiéma, le président du parti étant en déplacement. Les autres groupes parlementaires étaient également représentés. Ils ont tous reconnu la pertinence du thème. Des représentants des Koglwéogo des provinces du Sanmatenga, du Ziro et de la Sissili ont également participé à ces journées parlementaires. Ils ont saisi l’occasion pour expliquer aux députés le fonctionnement de leurs structures. De nombreux militants du parti du lion ont aussi pris part aux cérémonies d’ouverture et de clôture de cette rencontre.

D’ailleurs, dès l’arrivée, les parlementaires ont été accueillis par de nombreux militants qui les ont escortés tout le long du trajet conduisant chez les autorités coutumières et religieuses à qui les élus ont rendu une visite de courtoisie. Après ces visites, les députés ont eu des échanges d’une heure environ avec les militants de l’UPC au siège du parti.

Des recommandations

A l’issue des discussions, les parlementaires du groupe UPC ont fait des recommandations afin de résoudre la question de l’insécurité dans notre pays. Et dans ce contexte, la question des koglwéogo ne pouvait être occultée. « A l’UPC, nous avons dit que les groupes d’auto-défense sont une logique endogène d’autoprotection, simplement parce que la sécurité minimale pour les biens et les personnes n’est pas dans certains villages, elle est insuffisante et nous le reconnaissons tous. On pourrait donc encadrer les Koglwéogo et en faire un instrument plus efficace pour assurer la sécurité au niveau de chaque village », a précisé le président du groupe parlementaire. Ainsi, les élus UPC recommandent, entre autres de :

- initier des missions d’information parlementaire sur le fonctionnement des comités locaux de sécurité et les initiatives locales de sécurité ;

- relire la stratégie nationale de sécurité intérieure pour intégrer les initiatives locales de sécurité ;

- créer un ministère plein en charge de la sécurité et le doter d’un budget conséquent ;

- mettre en place une commission mixte composée de représentants des forces de défense et de sécurité à la retraite et en activité, des parlementaires et des organisations de la société civile ;

- doter les forces de défense et de sécurité de ressources matérielles, financières et humaines afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle ;

- initier une enquête parlementaire sur les initiatives locales de sécurité.

Aussi, les élus de L’union pour le progrès et le changement, demandent au gouvernement de faire en sorte qu’il y ait au moins un commissariat de police ou une gendarmerie par commune et éviter les doublons. Là où il y a un commissariat, ne plus mettre une gendarmerie. Et là où il y a les deux, il faut délocaliser l’un au profit d’une autre commune.

L’opposition fait partie de l’Etat même si elle ne gère pas le pouvoir

A l’issue des échanges, le président du groupe parlementaire n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction. « J’ai été agréablement surpris par la qualité des communications et des échanges », a affirmé Alitou Ido.
Pour que ces propositions soient prises en compte, les parlementaires de l’opposition entendent apostropher l’exécutif pour mettre à sa disposition l’ensemble de ces matériaux. «  Cela permettrait d’influencer ou d’être pris en compte dans les plans en cours. L’opposition fait partie de l’Etat, même si nous ne gérons pas le pouvoir d’Etat », a rappelé Alitou Ido.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 mars 2016 à 09:49, par OCy En réponse à : Sécurité au Burkina : Le groupe parlementaire UPC pour une relecture de la stratégie nationale de sécurité intérieure

    Tout cela a été déjà plus ou moins dit. L’essentiel, c’est doter les FDS de ressources matérielles, financières et humaines. Le problème c’est où trouver l’argent pour cela. J’aimerais qu’on nous dise concrètement qu’il faut dépouiller ce domaine au profit de la sécurité, qu’ Il faut que certains cessent de faire des réclamations pour des avantages personnels au profit des problèmes vitaux. Le pays étant un pays à faible ressource il faut faire des choix qui vont certainement mécontenter mais il faut au moins une génération de sacrifice pour aller véritablement au développement. Si aujourd’hui on avait un bonne présence des FDS sur l’ensemble du territoire, le problème de la sécurité et des Koglwéogo serait réglé ; Avons nous les moyens pour cela, tout en sachant qu’il y a d’autres domaine à prendre aussi au sérienx ?

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  • Le 17 mars 2016 à 16:43, par bambyinga En réponse à : Sécurité au Burkina : Le groupe parlementaire UPC pour une relecture de la stratégie nationale de sécurité intérieure

    Ce qui est dommage c’est de parler de doublon à éviter en parlant des postes de commissariat et de gendarmerie. Comment tout un groupe parlementaire ne sait paq que la police et la gedarmerie n’ont pas la meme miqsion ? Il n’y a pas de doublon mais un travail complementaire. Arretez d’etaler votre ignorance au grand jour par exces de zele populiste. Surtout que le colonel en retraite ne semble meme pas savoir que poli e et gendafmerie ne jouent pas le meme role preoccupe qu’il est d’en decoudre avec ses freres d’armes en service. Qui mieuw que les militaires pzuvent mieux reformer l’inqtitution militaire ? Vos problemes perso, gardez les pour vous et laissez la republique se reconstruire sereinement. UPC, yako !

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  • Le 17 mars 2016 à 17:24, par Martial HLPGD En réponse à : Sécurité au Burkina : Le groupe parlementaire UPC pour une relecture de la stratégie nationale de sécurité intérieure

    La déliquescence du droit de l’Etat viendra t-elle de la déliquescence de la justice du droit ? Le lit semble être en train de se construire. Dans un état post insurrectionnel il faut éviter d’être à la remorque de trop de "poids lourds" ils plombent la rapidité de la réponse et sont par conséquent rapidement débordés soit par la gauche, soit par la droite.
    A bon entendeur.

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  • Le 17 mars 2016 à 18:17, par Bancé En réponse à : Sécurité au Burkina : Le groupe parlementaire UPC pour une relecture de la stratégie nationale de sécurité intérieure

    Tu demande deux choses ce ’compliqué et tu as ccuse ceux qui a accompagné le gouvernement tu es un côté ’ces dangereux ’et tu crois faire quelque chose avec les materielles déjà dans cet pays ’tu oublie ce que se passe dans le monde ’je ne même pas li leurs recomdation ’mais le vraie problème ce la tradistion qui as mal comtourne le pays a vouloir a mène un autre république qui ne pas trouve une solution avec tout les parti politique ’même si Croier ne son pas les parti politique qu’il font mais peut-être il faut que tout le monde dit c’était bien passé et peut-être il aurait faire l’obligation ’faire clame les gens ’notre chef kabore il doit trouve un gouvenement pour vibreu le pays mais son programme rien de économie et sansablise les gens ’si on parle dela reconsliation la ou je suis née je ne pas en vue qu’on comdane les anciens de baisse compoer ’je ne pas proffesseur qui ma enseigne

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