Parution du journal l’Evénement : Le CSC dénonce une défiance de l’autorité et le mépris des règles de droit et de procédure

samedi 12 mars 2016 à 15h49min

Le directeur général des Affaires juridiques du Conseil supérieur de la communication, Louis Modeste Ouédraogo, était face aux professionnels des médias dans la soirée du vendredi 11 mars 2016. Au cœur de ce point de presse, la parution du journal L’Evénement, le jeudi 10 mars dernier, malgré la décision de suspension prononcée contre lui.

Parution du journal l’Evénement : Le CSC dénonce une défiance de l’autorité et le mépris des règles de droit et de procédure

Lors de la conférence de presse de ce vendredi, il est ressorti que le Conseil supérieur de la communication avait suspendu pour une durée d’un mois la parution du journal l’Evénement pour diffusion d’information relevant du secret militaire. Et selon le directeur général des affaires juridiques, qui a lu la déclaration de la présidente du CSC, le journal a obtenu du tribunal administratif le sursis à exécution de la décision attaquée à la date du 3 mars 2016. « Le CSC a aussitôt interjeté appel devant le Conseil d’Etat le vendredi 4 mars 2016 », a-t-il expliqué.

Il a par ailleurs indiqué que cet appel a pour conséquences un effet suspensif de la décision de sursis et un effet de maintien en l’état de la décision du CSC. « L’appel du CSC ayant été porté à la connaissance du journal l’Evénement, et convaincu des compétences professionnelles de son conseil à lire les actes de droits, c’est avec étonnement que nous avons constaté la parution du journal le jeudi 10 mars 2016 » regrette Louis Modeste Ouédraogo, car dit-il, cette attitude de l’Evénement défie l’autorité et constitue un mépris des règles de droit et de procédure. En effet, il soutient que la parution du journal avant la fin de la suspension est « un acte flagrant de déni du droit et une bravade contre la décision d’une institution de la République ». En tout état de cause, le CSC, en tant qu’autorité administrative indépendante, selon le conférencier, « reste serein dans sa mission de régulation de la communication qu’il mène pour l’intérêt supérieur de la Nation. Il fait confiance à la justice du Burkina et prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale face à cette attitude de défiance de l’autorité publique, tout en se réservant le droit de prendre les décisions qui s’imposent ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Messages

  • Heyiii Koro NAB, il faut être un gentleman ! Vous avez déjà vu JJ caricaturer une dame ? On dirait que NAB n’est pas "piece of cake" !!!!!! Il faut respecter les décisions des institutions mon ami ! Je sais qu’un mois est suffisant pour perdre beaucoup de clients mais l’autorité de l’État d’abord !

  • Pourtant avec l’autre Tantie, les journalistes fermaient bien avant le jour de la décision ! Ngaw ! C’est la preuve que la démocratie est une réalité au Faso !!!!!!

  • Je suis déçu dans la mesure où des professionnels de la communication n’arrivent pas à communiquer pour trouver un terrain d’entente ! Après, on passe par la métaphysique pour se régler les comptes ! Carton rouge à NAB, carton rouge au CSC et webmaster, carton rouge à vous si vous me censurez !!!!!!!!

  • Je n’arrive pas à croire ! Au temps de Béa, même si NAB rêvait de l’avoir caricaturée, il ferait un sacrifice de colas blanc le prochain vendredi !!!!!! Ah ah ah !!!!!! Vive la démocratie ! Webmaster, je retire mon carton rouge, faut pas fâché, nous samizé d’après les Ivoiriens.

  • Que faut-il comprendre de cette sortie ? La décision du Tribunal de débouté le CSC est-elle subordonnée à la suspension querellée ? Si d’aventure l’appel du CSC recevait un écho favorable du Conseil d’Etat, ne peut-on pas quand même appliquer la sanction ? Et si le CSC était débouté et le jugement en 1ère instance confirmé ? Comment le CSC pense pouvoir réparer le tort subi par l’évènement au cas où ce qu’il réclame (le maintien de la suspension aurait été observé ?). Dans le premier cas, on peut quand même appliquer la sanction, mais dans le second cas, le tort semble irrémédiablement consommé. Le Directeur des affaires juridiques ne peut pas ignorer cet aspect des choses. Donc s’il persiste, c’est aux juges d’apprécier. La population se prononcera surement en temps opportun quand aux attitudes des uns et des autres. Vive la neutralité de la Justice, Vive la neutralité de l’Administration. Mais gardons à l’esprit, Force doit rester à la Loi incarné par le Juge.
    Figo

  • Pour une réelle indépendance de la Presse et pour l’Autorité de régulation puisse exercer avec impartialité, sans contestation et sereinement sa mission, nous pensons que le Grand patron de ce Pouvoir devrait être un homme ou une femme élu(e) par ses pairs pour un mandat bien déterminé, pour ensuite être nommé(e) par décret par le pouvoir politique.

  • Ahmed Barry qui noircissait les koglweogo d’hors la loi est rentre dans le meme jeu quand il a senti son coffre s’alleger comme les pauvres populations rurales avec l’insecurite sur leur cheptel (leur caisse de fait). bon !! j’aimerais encore l’entendre vossifirer apres ca sur ses soit disant "procedure republicaine"

  • Evitez de prendre des decisions arbitraires si vous voulez qu’ on vous respecte. Les citoyens ont le droit de s’ elever comtre l’ arbitraire. Vous les avez suspendu d’ aboird sans meme les avoir ecouter. On est ou la ? Soutine a l’ Evenement.

  • Vous avez interjeté appel ! Comme ça, même si vous êtes déboutés après, le tord que vous souhaitez à ce bimensuel aurait été consommé. C’est bien vos contorsions juridico-repressives.
    Mais retenez que le citoyen burkinabé et bien d’autres lecteurs ont été très ravis de lire le numéro "l’évènement" du 10 mars 2016. Une grande partie de l’opinion n’hésitera pas à apporter un soutien massif et énergique aux promoteurs et à toute la rédaction de "l’événement" si d’aventure le CSC continue avec son attitude aussi bien médiaticide que liberticide.
    Vive "l’événement" et ses lecteurs ! Honneur à un CSC qui saurait s’amender !
    Grandisse la démocratie burkinabé !

  • Le CSC a mal en sa présidente, Nathalie SOME. C‘est elle qui est le problème. Elle manque de pédagogie et de diplomatie pour une présidente d‘institution. Le Burkina peut se passer de Nathalie mais ne peut pas se passer du journal l‘Evènement.

  • Les responsables de l’événement se comportent en anarchistes. Il faut faire attention. L’appel a un effet suspensif. Comment peuvent braver ainsi l’autorité. Je suis pour que l’Etat prenne des mesures contre ce journal et ses responsables. Ils commencent à exagerer maintenant.

  • Des professionnels de la communication qui se comportent en hors la loi. Que dit la justice dans tout ça ?

  • NAB essaie de profiter des situations pour la reconquête de son électorat. OK on a tout compris. NAB n’est plus crédible. Reconquis ton électorat avec la bonne manière. Évites les contrats inavoués et sous marins. A force de marcher on a tout entendu et tout compris.

  • Quand les seigneurs créateurs de la communication s’intimident !! Voilà les mesquineries ! Conseil SUPÉRIEUR de Communication ! Pourquoi pas un conseil des services de communication _CSC ? Les journaleux s’achètent leurs propres gifles. Ce CST a raison de se laisser passer en maître de communication, en modèle imbu de sa SUPÉRIORITÉ nominale qu’elle confondra toujours avec une suprématie de législation et de correction. wend nan koy sugri !

  • dura lex sed lex ! la loi est dure mais c’est la loi ! on doit la respecter. L’Evènement doit respecter la décision du CSC vu que c’est une institution républicaine. Si un journal ne peut pas respecter la loi à cause de ses pertes financières, ne demandez pas au koglwéogo de respecter la loi. Chacun doit balayer devant sa porte. NAB aime affirmer avec un air de suffisance qu’il est républicain, et s’arroge le droit de donner des leçons aux autres tout en refusant de se les appliquer à lui-même ! pauvre de toi-même !

  • Tout cela me rappelle 2015. Dès campagnes organisées ça et là pour salir X ou Y. Tout ce processus à débouché sur un coup d’État qu’on veut imaginaire dans la tête des burkinabé ! Puisqu’on dit que tous ceux qui ont été arrêté sont innocents : les 2 journalistes, DB, GD et tous les autres ! Les mêmes signes se reproduisent en 2016 ! J’ai peur pour mon pays.....

  • Soutien total a Nathalie...Nab deconne

  • Tout mon soutien au journal l’évènement. Effectivement le CSC a mal à sa présidence. Vivement que l’on voit ce cas.

  • Mesdames et Messieurs les membres du CSC, s’il vous plaît laissez l’Evènement en paix, vous êtes en train de troubler la quiétude et la paix au Faso, évitez l’entêtement et la dictature, nous voulons avancer avec notre nouveau président avec des journaux crédibles comme l’Evènement, si vous insistez la honte et la désolation seront vos compagnons. Est ce qu’on se comprend ?

  • il ne faut plus me censurer sinon ngaw
    c’est pas parce que je dis que nab est un voyou que vous me censurez avec ce comportement on veut une république légalisons tout alors jusqu’aux tuerie, vols, et on aura tous la paix si une partie des citoyens deviennent des supers

  • Bonsoir chers forumistes,
    Je suis très surpris du comportement de NAB qui à un moment a voulu la magistrature suprême du Burkina-Faso. Même quand on pense qu’on est primé par la loi, on ne doit pas la braver. Je me premier écrits que j’ai retenu de NAB sur un conflit agriculteurs eleveurs dans la région de l’Est en parlant de stigmatisation des Peulhs. J’avoue que j’étais déçu de son écrit à l’époque, car il faisait parti des journalistes que je respectais après la mort de Nobert Zongo. Malheureusement, il est entrain de montrer ses limites dans le journalisme professionnel surtout d’investigation. Je ne crois pas que c’est de cette manière qu’il gagnera en notoriété. Force reste à la loi NAB.

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