Bobo-Dioulasso : 10 mn d’alarme pour l’inclusion scolaire des enfants handicapés

vendredi 11 mars 2016 à 01h19min

Chaque 10 mars au Pays-Bas, des enfants tirent la sonnette d’alarme pendant 10 minutes pour attirer l’attention des autorités sur la situation scolaire de leurs camarades vivant avec un handicap. Le résultat est aujourd’hui probant en ce sens que tous les enfants handicapés sont scolarisés. L’espoir de l’Institut famille des sœurs de l’annonciation de Bobo-Dioulasso est que cela soit également une réalité au Burkina. Ce jeudi 10 mars, à leur initiative, les élèves du Lycée Ouezzin Coulibaly (LOC) ont fait pareil devant les autorités de la région des Hauts-Bassins pour l’inclusion des enfants/jeunes en situation de handicap.

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Bobo-Dioulasso : 10 mn d’alarme pour l’inclusion scolaire des enfants handicapés

Munis de leur vuvuzela, les élèves du Lycée Ouézzin Coulibaly ont, à 10h10mn, ce jeudi 10 mars, sonné l’alarme à l’endroit des autorités en vue de l’inclusion de leurs camarades en situation de handicap. C’est une initiative originale et pertinente selon la Sœur Rebecca Toé, coordinatrice de l’Institut, du fait que ce sont les enfants qui plaident en faveur de leurs camarades au regard de l’insuffisance de leur prise en compte dans le système éducatif. En effet, fait-elle savoir, l’Institut s’est inspiré de ce qui se passe chaque 10 mars au Pays-Bas. « Les élèves de nombreux établissements, pendant Une minute, font du bruit à l’aide de sifflets et autres objets sonores pour attirer l’attention de leurs autorités sur l’éducation inclusive. La manifestation est relayée par les médias et fait alors écho dans tout le pays », dit-elle. Le LOC (plus de 5000 élèves avec 62 classes) a été ciblé pour expérimenter l’activité qui est une première au Burkina.

Et l’espoir est que ce cri de cœur des élèves soit entendu par les autorités afin qu’elles se penchent sérieusement pour l’inclusion réelle des enfants en situation de handicap. Ce plaidoyer porté par les élèves eux-mêmes fera certainement tache d’huile, selon la sœur qui espère qu’elles pourront le réaliser chaque année. « Nous allons toujours travailler pour la cause de l’enfant. L’année prochaine, nous espérons que beaucoup d’établissements vont suivre le pas pour la réinsertion des enfants vivant avec un handicap », dit-elle résolument. Le handicap, souligne la représentante des élèves Gwladys Compaoré, n’est pas une fatalité car même handicapé, l’on peut aller à l’école et réussir sa vie. Et d’ajouter que « quant à nous élèves, nous sommes prêts à accueillir et aider nos camarades handicapés et ensemble, nous allons nous épanouir ».

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