Régime de Transition : Une austérité sans conscience

mardi 1er mars 2016 à 17h35min

Si rien n’est envisagé dans l’urgence pour prévenir une éventuelle catastrophe sanitaire, les villes et les campagnes burkinabè pourraient, sous les méfaits du paludisme, se transformer bientôt en mouroirs comme de sinistre mémoire de la sécheresse des années 1980 décrite dans “Agonie de Gorom-Gorom” par Jacques Prosper Bazié. L’aveu du ministère de la Santé concernant la rupture de kits de prise en charge gratuite des cas graves, à cause d’une austérité fallacieuse imposée sous la Transition, sonne comme un crime d’Etat. Une telle option est suicidaire pour un pays où cette pathologie représente de loin la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité. Les femmes enceintes et les enfants, qui en sont les principales victimes et bénéficiant jusque-là de facilités d’accès aux traitements préventifs et curatifs, risquent de payer un lourd tribut cette année. Plus que jamais, le paludisme va se montrer plus menaçant sur le bien-être des populations et sur leur capacité de développement.

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Régime de Transition : Une austérité sans conscience

Un tel manquement pourrait non seulement s’expliquer par le “parachutage” de Yacouba Isaac Zida au poste de chef du gouvernement de l’époque-sans la moindre expérience pour exercer une telle fonction de haut niveau alliant vision et boussole- mais aussi du caractère “melting pot” et “disparate” des membres de son gouvernement. Il en est de même pour la composition par cooptation du “fameux” Conseil national de Transition (CNT). Venus d’horizons divers, les membres de ces groupes étaient loin de présenter une homogénéité. Leurs membres se sont illustrés à travers des intérêts divergents. Les uns cherchaient à marquer l’histoire pour espérer revenir plus tard aux affaires. Les autres avaient à cœur d’œuvrer à remporter les élections futures. Chacun a si bien prêché pour sa propre chapelle qu’il a oublié les mots clés de cohésion et de collégialité dans l’intérêt supérieur de la nation comme la primauté de la santé. Cet embrouillamini renseigne aujourd’hui que la Transition a navigué à vue par moment dans la conduite des affaires publiques. S’arrogeant même le risque de relayer des questions vitales de la Nation au second plan.

Une population malade ne saurait véritablement contribuer au progrès car la santé demeure la première richesse d’un peuple. Une situation sanitaire précaire du pays va certainement porter un coup dur à la croissance économique tant attendue. Tout simplement parce que le gouvernement de Transition s’est montré incapable d’allouer sa part de 2,5 milliards F CFA à l’achat des kits en question. En effet, les commandes liées à la lutte contre le paludisme s’effectuent dans le cadre d’un panier commun impliquant l’USAID, le Fonds mondial et l’Etat. Le pêché ainsi commis va rendre le front sanitaire national très éprouvant cette année. D’autant que les difficultés d’approvisionnements de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG) entrainent déjà des pénuries au niveau des officines et des établissements sanitaires à travers le territoire national. Sans oublier que la mort rode fréquemment autour des nombreux malades qui attendent des séances de dialyse étant donné les ruptures de consommables sont légion.

Gouvernance sans conscience n’est que avenir sombre. Si la réduction du train de vie de l’Etat, répétée à gorges déployées comme un leitmotiv de gouvernance, n’a pas pu générer des économies pour sauver des vies, alors elle n’en valait vraiment pas la peine. Cela relève d’une fuite de responsabilité indigne devant laquelle une frange importante des Burkinabè se rend bien compte maintenant que la Transition a quelques fois abusé de leur naïveté. Car les dépenses de luxe effectuées par moment par son gouvernement s’avèrent des futilités devant l’oubli des kits de prise en charge anti-paludéens. Les sorties massives d’argent public ont servi des causes non-prioritaires afin de consolider des positions personnelles et partisanes. Elles n’ont pas soutenu les attitudes d’autorités prêtes à se sacrifier pour un peuple à bout de souffle. Le Trésor public est loin d’avoir été épuré de tous les desiderata pour permettre au régime actuel de prendre son envol. Il semble même être pris en étau entre les passifs du régime de Blaise Compaoré et celui de la Transition.

Même si c’est une évidence que les ressources publiques ont été abusivement “dinées” vpar le pouvoir bourrasque déchu à la suite de l’insurrection populaire, l’on est à même de se demander : “Où sont passées les supposées économies réalisées grâce à la fanfaronnante austérité ?”
Soit l’allègement du train de vie de l’Etat, prôné à cor et à cris, a été du bluff et repose sur du mensonge ; soit les gains qui en ont résulté n’ont pas été destinés à des secteurs prioritaires. La pénurie de kits de prise en charge de cas aigus de paludisme relève d’une irresponsabilité qui pourrait causer de graves soucis de développement socio-économique à l’avenir. Quelles que soient les raisons avancées pour justifier l’austérité, la santé d’un peuple ne saurait être sacrifiée sur l’autel d’ambitions populistes. Car, elle demeure au cœur des priorités. Bien au-delà même des chantiers d’éclats initiés par le biais du Programme spécial d’urgence de la Transition (PSUT).

L’absence de vision dans le management de la santé publique traduit une myopie dans l’exercice d’un pouvoir imparti dans un laps de temps. Oubliant que l’Etat est une continuité voire une course de relai. En témoigne aussi la satisfaction de la plupart des doléances des fonctionnaires avec des statuts particuliers par-ci, par-là sans avoir au préalable pris le soin d’estimer ni le coût financier, ni l’impact sur le budget de l’Etat. L’attente de l’effectivité sur les bulletins de paie constitue malencontreusement une grande source de grognes. Les magistrats viennent d’ouvrir le bal des revendications. Une éventuelle satisfaction de leur cause va ouvrir une litanie de requêtes corporatrices. Chaque corporation se tient prête à user de différentes méthodes pour se faire entendre des pouvoirs publics. Une quelconque remise en cause de la Loi 013 relue va certainement mettre le feu aux poutres. L’administration publique connue pour son inactivée va s’enliser dans des grèves interminables.

Comme le régime de Blaise Compaoré qui a malicieusement sapé certaines réalités du pays, des mensonges ont jalonné les quelques mois de Transition. La découverte de la vérité par des “initiés” ou des “personnes bien introduites” pourrait justifier des troubles au cours de cette période-là. La lumière sur des affaires louches pourrait donner du fil à retordre très prochainement à Roch Marc Christian Kaboré et à son équipe. Le lièvre levé dans “Une lettre pour Laye” de “L’Observateur paalga” du vendredi 19 février dernier n’est qu’un brin de la lumière dans des malversations criardes. La braderie et l’accaparement des parcelles sous gestion de Société nationale des terrains urbains (SONATUR) ne sont qu’une infime partie d’une tricherie d’Etat orchestrée au cours de cette période. Comme le Burkina Faso ne dispose pas encore d’une opinion publique crédible pour se donner du discernement dans la gouvernance de ses autorités.

S’il est de notoriété, à tort ou à raison, que la Transition a été à la solde du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et de son candidat, certains de ses responsables ont habilement jeté des peaux de banane sous un pan du quinquennat de Roch Marc Christian Kaboré. Peut-être dans l’intention qu’elle échoue et leur permette de revenir plus tard aux affaires de façon démocratique comme à l’ATT au Mali. Il n’est pas exclu que certains de ses prédécesseurs se soient référés à “Le Prince” de Nicolas Machiavel, afin de creuser sciemment un gouffre pour son régime dans une intention cynique de se positionner peut-être pour 2020 ou 2025. Comme cela se susurre dans les rues. Des astuces n’ont pas manqué pour abreuver des Organisations de la société civile (OSC) de billets de banque et de promesses pieuses afin qu’elles voient en leur bailleur “un homme intelligent ou providentiel”. Au fait, une question taraude aujourd’hui l’esprit de bon nombre de Burkinabè : “D’où venait l’argent massif qui a forgé, à tort ou à raison, la générosité subite de certaines personnalités de la Transition notamment son Premier ministre ?”.

Certainement des fruits de l’austérité mais aussi des rackets d’opérateurs économiques. De l’argent a été indélicatement mobilisé en masse pour financer la survie d’un régime “provisoire”.

Dans cette distribution tout azimut du “gombo frais” au point de mettre la vie du peuple en péril, des OSC doivent être tenues pour complices. Cette race spontanée de lutteurs d’un nouveau genre a su monnayer ses talents supposés de “comploteurs”, de “colporteurs”, de “racoleurs”, de “cogneurs de têtes”, de “faiseurs de miracle et de popularité” au frais de la princesse. Leur appétit pour les subsides ou l’argent facile ainsi que leur propension à se tailler une assise socio-financière fulgurante ont en partie poussé les autorités de la Transition à des abus pour s’attirer de la sympathie et cacher des insuffisances de leur gouvernance. En même temps que les langues se délient, les fins limiers de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) et de la Cour des comptes sont en train de mettre à nu des dérives susceptibles de conduire devant les tribunaux.

Dieu et le Peuple ont été assez forts pour empêcher un mauvais sort au pays des “Hommes intègres”. L’après-insurrection aurait pu être fatal avec l’usurpation rapide de la lutte par l’un des cerveaux du pouvoir déchu qui a su exploiter la naïveté et la boulimie de certains OSC et partis politiques. Un petit “come back” et l’on se souvient que n’eussent été les voix qui se sont bruyamment élevées de toutes parts pour empêcher une éventuelle prolongation de la Transition, des manœuvres avaient été entreprises au gouvernement et au CNT pour obtenir un “lenga” pour mieux se “rassasier” des ressources publiques. Même s’il est vrai que la Transition a été confrontée à des velléités déstabilisatrices, force est de reconnaitre qu’elle a souvent prêté le flanc avec ses errements dont les impacts vont influencer les premiers pas du régime de Roch Marc Christian Kaboré. Les patates qui sont filées aux dirigeants actuels vont se révéler bien chaudes.

“Allons seulement”, tout va finir par se savoir dans ce Faso post-Transition. Avec des découvertes ahurissantes bien au-delà des kits antipaludiques et des malversations autour des terrains de la SONATUR. Les uns tomberont de leur naïveté, les autres n’auront que leurs yeux pour pleurer. En effet, certaines actions de la Transition relèvent en réalité du spectacle ou de la tricherie plutôt que d’une volonté affichée de rompre avec les vielles habitudes. Si elle a réussi, avec l’aide de Dieu et du Peuple, contre vents et marrées, sa mission essentielle de réussir les élections et de passer le témoin à un régime démocratiquement élu, cette période a couvé son lot de péchés et exprimé quelque part son incapacité à maintenir le pays dans une certaine dynamique. L’austérité entretenue sous la Transition s’est inscrite plus dans un élan populiste et démagogique que dans un souci de léguer les comptes publics bien au vert à la postérité.

Filiga Anselme RAMDE
filiga.ramde@yahoo.fr
Pour lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 1er mars 2016 à 18:00, par vérité no1
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience w

    @RAMDE, combien de moustiquaires avez-vous offert aux centres sanitaires ? Si chaque journaliste offrait 3 moustiquaires, cela ferait plus de 10000 moustiquaires. Si chaque enseignant offrait 3 moustiquaires, cela ferait peut être 100000 moustiquaires. Chacun doit apporter sa pierre au lieu de s’assoir pour critiquer les autres !!!!!!!

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  • Le 1er mars 2016 à 18:17, par L’Oeil du peuple
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Arretez de diaboliser la Transition. Elle a fait ce qu’elle devait faire. L’Etat est une continuité. Que ceux qui sont là fassent leur preuve. Il ne sert à rien que l’actuel ministre de la santé tente de se justifier pour se dédouaner. Le mal est là, il faut trouver vite le remède et le soigner. A vouloir chercher à se justifier coûte que coûte ,c’est faire preuve d’impuissance face au mal. La Transition a fait ce qu’elle devait faire, et personne ne peut nier le gros boulot abattu par celle-ci en si peu de temps et dans des conditions aussi difficiles qu’on ne pouvait imaginer. Avançons car l’Etat est là et demeure toujours, c’est une continuité. Je fais, je m’arrête et quelqu’un vient prendre le relais et continuer là où je me suis arrêté.
    Concernant les parcelles vous n’avez aucune preuve accusant le Transition car l’ASCE-LC n’a aucune connaissance d’une quelconque malversation. Lire journal le Reporter de ce jour. Ayez l’info juste avant de vous lancer dans des diatribes.

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  • Le 1er mars 2016 à 18:19, par Plus rien ne sera comme avant
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Ce n’est pas Zida qui soigne les malades ou qui s’occupe des questions de management dans les hôpitaux. La solution c’est le départ des DG des hôpitaux, des DRS,des MCD car tout est pourri à la santé

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  • Le 1er mars 2016 à 18:35, par jacques
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Un peu de retenue. Trop de demesure, monsirur. Bon appetit.

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  • Le 1er mars 2016 à 18:37, par yampassate
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    vous allez arrêter maintenant d’accuser la transition et vous mettre au travail. Vous pensez que si la transition allait se morfondre à accuser Blaise, on en serait là aujourd’hui. Le tâtonnement commence à ressembler à de l’amateurisme et la patience du peuple commence à se faire sentir. Pour ta gouverne, il faut lire la dernière parution de courrier confidentiel : la SONATUR et l’ASCE ont démenti toute vente illégale de terrain. Oubliez un peu la transition et mettez-vous au boulot ou si vous ne pouvez pas, laissez la transition revenir ; elle au moins a travaillé.

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  • Le 1er mars 2016 à 18:57, par Neekré
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Comme aime le dire quelqu’un, il n’est pas interdit de tricher, mais il est interdit de se faire prendre. Que ce soit avant la transition, pendant la transition ou après la transition, ceux qui sont coupables de malversations rendront des comptes. ç’est ça le plus important.

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  • Le 1er mars 2016 à 18:59, par toudou
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    ça y est ! La bagarre entre la Transition et le MPP est en marche. Le nouveau pouvoir tend à tout mettre sur le dos de la transition et la rend responsable de toutes les difficultés du pays. Les nouveaux ministres ne ratent pas une occasion pour tirer sur la transition. On commandite des audits.On refuse que les ambassadeurs nommés par la transition prennent fonction. On critique à tout vents le Programme spécial d’urgence. On sort même des dossiers de parcelles et autre détournements et on s’arrange pour que la presse en parle ! On sent visiblement que c’est Zida qui est visé. Tout simplement parce qu’on le soupçonne lui et ses amis de préparer leur retour ! Bien fait pour Zida et ses compagnons (les Barry et autres ) Ils ont aidé le MPP à prendre le pouvoir, mais ils vont le payer cher, très cher ! Roch fera à Zida ce que IBK à fait à Sanogo au Mali ! Et personne ne viendra à son secours parce qu’il l’aura cherché.

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  • Le 1er mars 2016 à 19:42, par Nathalie
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Ayayaye.... Est ce que vous pouvez laisser maintenant la transition tranquille ? C est tellement plus facile de dire du mal des autres mais si difficile de parler mal de soi... Concrètement à part parler qu’ est ce que j ai fait pour aider la transition ? Ou bien qu’ est ce que j j’aurais pu faire ?

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  • Le 1er mars 2016 à 19:49
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Dans les pays ou on prend véritablement a cœur la santé de la population, on procède a des pulvérisations aériennes ou dans les rues, dans les cours et autres lieux ou se développe le moustique vecteur du paludisme, pour l’éradiquer avant qu’il ne cause des dégâts. Au Burkina, rien de tout cela. On préférence vivre avec la bête, la laisser proliférer a souhait - avez vous constater le Burkina c’est le pays des mouches - qui accablement le jour et les moustiques qui sont chez eux au Burkina prennent la relève la nuit pour sévir. Ainsi va le Burkina. On vit avec, on ne lutte pas contre. On se contente lutter contre les symptômes a coup de perfusion, mais la bête, elle, est libre de proliférer, de jour comme de nuit. On vit et fait avec. A la télévision on voit les autorités sanitaires bombarder les niches de moustiques vecteur du zika et autres chinkungayan. Et on est a se demander si nos ministres de la santé et leurs superieurs ont la télé chez eux. Sinon, ils s’en inspireraient. Pauvre Burkina !

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  • Le 1er mars 2016 à 19:57
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Kabore a été élu dépui quand ? on a besoin de combien de temps pour commander des consommables

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  • Le 1er mars 2016 à 20:57, par Josue Tapsoba
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    J’ai lu avec grand intérêt votre texte et j’avoue que je suis resté........... Je ne sais d’où vous tenez vos informations et même si elles étaient vraies, qui êtes vous pour tenir de tels propos sur notre pays à nous tous ? Nous n’avons pas besoin d’alarmistes au moment où nous nous relevons de cette grande chute. Je voudrais simplement vous demander d’être optimiste dans vos textes mes chers amis. Gardons-nous de toutes pensées négatives sur notre chère patrie. Le Burkina n’a nullement besoin que nous dispersions nos forces. Soyons dynamiques dans là positivité.

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  • Le 1er mars 2016 à 21:16, par Faycal
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Ah, si la Transition nous était contée. .. Bel ecrit, Monsieur Ramdé. Comme d’habitude

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  • Le 1er mars 2016 à 22:01
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Sur cette transition il ya beaucoup à dire. Les gens comprendront sans partis pris les points de vue de monsieur Siaka Coulibaly par rapport à cette transition. Aux premières heures de l’insurrection sous la commande de Zida le peu d’argent qu’on avait à été rapatrié chez les anciens dignitaires sous un fallacieux couvre-feu pendant que nous les idiots rentraient pour respecter le couvre-feu l’aéroport de Ouaga connaissait un balai d’avions chaque nuit. L’état major général doit demander des comptes aux militaires qui se baladaient entre Ouaga et la Côte d’Ivoire sauf s’ il a été complice. Mêmes les bailleurs de fonds ont compris une des raisons de l’insurrection en nous gratifiant de 75 milliards pour contribuer à résoudre les problèmes sociaux. Dieu seul sait les problèmes sociaux qui ont été résolus avec ces fonds. La transition nous a plus créé de problèmes qu’elle en a résolus.

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  • Le 2 mars 2016 à 03:19
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    C’est ce type de journalisme la que nous voulons au Burkina, courage mon frère, commence un blog ou un site information, tu auras notre soutien.

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  • Le 2 mars 2016 à 05:38, par le pays réel
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Djia c’était comme ça ?

    Je propose qu’ :
    - un audit sans complaisance de la Transition soit vite mené par les députés de l’Assemblée Nationale.
    - que les bien injustement acquis par les anciens dignitaires de la Transition et les actes bizarres qu’ils ont posés (voiture blindée à 200 000 000, l’achat d’une vaste parcelle derrière l’hôtel Lybia à ouaga 2000 en modifiant les textes, PSUT ou la vache laitière, Oscs Lopéziennes, Tankoaniennes et Ouattariennes ....) soient audités.
    - acquisition de titres et grades ronflants soit auditée ;
    - la collusion Partis Politiques-Transition soit analysée par les juristes, politologues neutres.

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  • Le 2 mars 2016 à 11:05, par ELKABOR
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Trop d’accord avec le journaliste sur certains points évoqués notamment je cite "Un tel manquement pourrait non seulement s’expliquer par le “parachutage” de Yacouba Isaac Zida au poste de chef du gouvernement de l’époque-sans la moindre expérience pour exercer une telle fonction de haut niveau alliant vision et boussole- mais aussi du caractère “melting pot” et “disparate” des membres de son gouvernement." Fin de citation. J’avais évoqué dans ce même forum lorsqu’on avait publié le CV du PM Zida qu’il n’avait dans son parcours aucune expérience de gestion d’un tel niveau. Comme haut fait , il n’ a été que n°2 du RSP, ce qui est différent de gouverner tout un pays en tant que PM. Alors il ne faut pas s’étonner de voir ce qu’on constate aujourd’hui. En plus ces gens de la transition voulaient que l’on continue dans cette mascarade avec des nominations fantaisistes aux postes d’ambassadeurs auprès de certains pays qui représentent de gros enjeux stratégiques pour le Burkina Faso. Quand même !!!!

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  • Le 2 mars 2016 à 12:05
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Bonjour à toutes et tous, en tou cas,l’ex-premier ministre-général est entrain de se pavaner dans les rues, les resto et temples aux USA......
    Est -il en vacances ou en disponibilité ?
    La question est au ministre de la défense et au centaure.
    Vive le Burkina Faso

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  • Le 2 mars 2016 à 12:29, par L’Oeil du peuple
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Monsieur RAMDE, vous êtes très mal informé avant de livrer vos écrits. Mettez-vous d’abord au travail de recherches d’infos avant de chercher à dénigrer ceux-là qui ont au moins osé à faire quelque chose, car seuls ceux qui osent faire quelque chose peuvent être critiqués. Si vous refusez de ne rien faire dans votre vie, de ne pas être au service des autres, naturellement, on ne peut pas vous critiquer car vous ne disposez d’aucune compétence ni de connaissance pour matérialiser votre passage sur terre. Au moins, la Transition a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire du BURKINA FASO que personne ne peut nier.

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  • Le 2 mars 2016 à 15:18, par Wend-lamguéta
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Ce texte est très intéressant. L’intérêt n’est pas de blâmer qui que ce soit, mais d’être plus critiques tous autant que nous sommes, et plus vigilants dans la gestion de la nation pour attirer l’attention à chaque fois que nécessaire afin de limiter les dégâts et permettre à notre chère nation d’avancer. fermer les yeux sur les dérives de la transition c’est donner champ libre au gouvernement actuel. c’est notre devoir de mettre à nu tout ce qui ne va pas pour pouvoir nous corriger. Chaque Homme digne de ce nom doit assumer ses actes et ne pas trouver des prétextes pour se défiler.

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  • Le 2 mars 2016 à 15:31, par KING
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    Tu ne comprends rien en fait. Calme moi et cherche surtout a te cultiver en matiere de gouvernance. Le journalisme c’est aussi comprendre les sujets qu’on aborde ou parler avec reserve quand on n’est pas certain.

    Bonne reflexion et interroge surtout ta conscience

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  • Le 2 mars 2016 à 17:34, par KASA
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    vous vous trompez de combat ! proposez des solutions pour le nouveau gouvernement dans le sens de la sante au lieu de faire ressortir ta jalousie par rapport a la réussite des autorités de la transition. beaucoup comme vous aviez pensé qu’ils allaient échouer mais ce fut peine perdue. aujourd’hui vous prenez des brins d’information pour distraire le peuple !!!

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  • Le 2 mars 2016 à 22:51, par le RAK
    En réponse à : Régime de Transition : Une austérité sans conscience

    on appelle ça de l’ingratitude de la part du MPP . c’est bien la transition qui a balisé le terrain pour vous : exclusion , gel des avoirs ,arrestation des anciens dignitaires de l’ancien régime etc...Sinon pensez vous que les choses allaient se passer au premier tour ? J’en suis pas sur.

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