« Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

jeudi 11 février 2016 à 00h16min

Dans une publication en date du 07 février 2016, le comité intersyndical des magistrats dit suivre « avec une inquiétude grandissante, la naissance, l’extension et l’expansion des structures privées, informelles de gestion des questions sécuritaires, judiciaires et pénitentiaires dénommées ‘’Koglweogo ‘’ ». Il condamne les actes de ces structures, exige leur démantèlement sans délai et invite le gouvernement à satisfaire les besoins de sécurité et de justice des populations selon les principes de l’État de droit.

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« Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Sur le plan strictement légal, on ne peut que vibrer en phase avec de telles exigences sommes toutes légitimes. Toutefois, un examen plus approfondi du contexte socio-politique dans lequel les Koglweogo sont nés, et de « leurs succès » là où l’État a failli, ne commanderait-il pas de la circonspection tant le problème est complexe ? Autrement dit, au lieu de jeter le bébé avec l’eau du bain, n’y a-t-il pas lieu d’explorer les opportunités de collaboration ?

D’emblée, il convient de souligner que l’objectif de cet écrit n’est pas de défendre becs et ongles l’existence des Koglweogo ou de soutenir les violations des droits de l’homme dont ils se seraient rendu coupables. En lieu et place, l’objectif de cet article, c’est d’alimenter la réflexion sur la contribution que le peuple burkinabè pourrait apporter à l’État dans sa quête de justice et de sécurisation du pays.

Au-delà de la question juridique sur l’existence et les activités de Koglweogo, c’est la capacité de l’État burkinabè à garantir la sécurité des personnes et des biens qui est fondamentalement mise en cause. En effet, l’une des raisons d’être de l’État sur un territoire donné, c’est sa promesse de garantir la sécurité des personnes et des biens qui s’y trouvent. C’est une responsabilité souveraine et l’État au sens de Weber, doit rassurer le peuple qu’il a le monopole de la violence physique légitime pour s’acquitter de cette responsabilité.

La recrudescence du grand banditisme et des braquages ces dix dernières années vient nous rappeler sans équivoque que les personnes et les institutions qui animent la vie de l’État ont failli dans l’accomplissement de leur mission de protection du peuple et de son patrimoine. Norbert Zongo avait averti dans une de ses conférences publiques : « si on ne fait pas attention, viendra un jour où même si on mettait un commissariat de police devant chaque concession, on ne pourra pas arrêter les voleurs et les bandits de grands chemins ». L’illustre journaliste est mort sous les balles assassines du banditisme d’État du régime de Blaise Compaoré. Ses paroles prophétiques nous hantent aujourd’hui tant la question de l’insécurité est sur toutes les lèvres. Si durant les trois dernières décennies chaque région, chaque province, chaque ville et village avait été aussi bien protégé comme Kosyam l’est, si chaque Burkinabè jouissait de l’égalité de tous devant la loi, et il n’y aurait certainement pas de Koglweogo.

Pour l’intersyndical, seule la paille dans l’œil des Koglweogo est visible. On peut déduire de leur déclaration que dans un État de droit, il est inacceptable que des structures parallèles de justice puissent évoluer en toute illégalité aux cotés des institutions judiciaires existantes. Pour aller plus loin, il conviendrait d’ajouter que peu importe leurs succès sur le terrain, l’État burkinabè ne devrait pas fermer les yeux sur les accusations de tortures et de violations des droits l’homme dont certains Koglweogo sont accusés.

Mais, pour mieux voir la paille dans l’œil des Koglweogo, nos magistrats pourraient commencer par ôter la poutre qui se trouve dans le leur. En effet, le comité intersyndical des magistrats a bien fait de noter que « depuis le putsch manqué du 16 septembre 2015, les juridictions burkinabè assument avec professionnalisme et courage leur mission de rendre la justice (…) ». Une simple analyse rétrospective laisse voir qu’auparavant, ce professionnalisme et ce courage ont grandement fait défaut au sein du système judiciaire si bien qu’un homme, sa famille et son clan, ont pu régner sans partage sur notre pays durant près de trois décennies. Les Burkinabè ont toujours en mémoire cette expression attribuée à un ancien ministre de la justice sous le régime Compaoré, promettant de travailler qu’avec… « des juges acquis ».

La justice burkinabè a donc connu de graves dysfonctionnements : corruption de magistrats, politisation de la justice, concussion, lourdeurs administratives, non-respects des droits des victimes, justice à double vitesse, etc. Malgré tout, personne n’a jamais demandé de démanteler les institutions judiciaires… parce que des magistrats courageux, indépendants et intègres se battaient toujours du mieux qu’ils pouvaient pour l’indépendance de la justice. De la même manière, les Koglweogo ne sont pas parfaits mais il conviendrait de souligner que tous ne sont pas des tortionnaires non plus. Si dans l’ensemble ils ne rendaient pas service aux gens dans les villages et recoins reculés du pays, ce sont les habitants eux-mêmes qui s’en débarrasseraient. En lieu et place de les démanteler donc, il faut faire preuve d’ingéniosité pour les inscrire dans le giron de l’État de droit. Quand on a mal à l’œil, le remède ne consiste pas à se faire décapiter.

Par ailleurs, la question sécuritaire ne peut avoir pour seule réponse la machine judiciaire qui du reste, est impuissante en amont. L’existence en soi des Koglweogo pose avec acuité, le problème de l’accès à la justice dans notre pays. La nature a horreur du vide. Si nos institutions judiciaires fonctionnaient de manière effective, les Koglweogo n’existeraient pas. Beaucoup d’acteurs au sein du système judiciaire devraient comprendre que le périmètre d’action de nos institutions judiciaires va au-delà du périmètre urbain de la capitale. Combien de magistrats, d’avocats, de juristes y a-t-il en activité actuellement au Burkina Faso ? Y en-a-t-il assez pour remplir la Maison du Peuple ? En dehors de Ouagadougou et de quelques centres urbains, le reste du pays semble être un désert administratif. Pourtant, alors que la demande de justice et de sécurité est très forte au niveau local, l’offre quant à elle est quasi inexistante ou se fait attendre. Cela se justifie entre autre, par le fait que plus de 90% du personnel judiciaire se trouverait à Ouagadougou. Par conséquent, il est tout à fait légitime de se demander ce que fera le justiciable de Bérégadougou, de Falangoutou, ou de Pilimpikou quand on lui volera sa poule ou sa chèvre ? Du fait du désert administratif, l’existence des Koglweogo n’offre-t-elle pas une opportunité de collaboration avec les Forces de Défenses et de Sécurité (FDS) et la justice pour une meilleure couverture et une surveillance effective du territoire national ?

Le comité intersyndical poursuit en recommandant à l’État « le renforcement de la justice, des forces de défense et de sécurité en effectifs et en moyens conséquents pour assurer des missions qui ne sauraient être déléguées, et un meilleur maillage du territoire national ». Tout le problème est là !!! La vérité c’est que dans les conditions du moment, l’État burkinabè n’a pas les moyens humains, matériels et financiers pour assurer de manière effective la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Si l’État n’a pas assez d’hommes de tenue pour faire respecter un couvre-feu en temps de crise sur toute l’étendue du territoire national, comment pourrait-il garantir la sécurité des personnes et des biens en temps normal ? L’État a donc besoin d’aide… de la part du peuple. Dans le contexte actuel du Burkina Faso marqué par l’attaque terroriste du 15 janvier 2016 et l’agression des soldats déserteurs de l’ancien Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), cette aide vient sous la forme de structures d’auto-protection communautaires.

Ainsi, l’existence des Koglweogo vient rappeler qu’il ne faut jamais sous-estimer la capacité d’organisation et d’innovation du peuple en dehors des circuits formels de l’État pour résoudre des préoccupations d’ordre local. Aucun groupe corporatiste, aucune branche de l’administration burkinabè ne peut prétendre avoir à cœur le problème de sécurité et de justice plus que les victimes et les personnes affectées elles-mêmes. Après tout, la démocratie et l’État de droit ne peuvent se construire au niveau national, sans une forte participation des gens au niveau local. Puisqu’il y a une forte demande de participation, l’État devrait saisir cette l’opportunité pour se rapprocher de ses justiciables. Il a tout à gagner en explorant les voies et moyens pour prendre en compte les Koglweogo comme acteurs de premier plan dans la quête de justice et de sécurité au niveau local. A travers leurs intérêts et leurs participations aux cotés de l’État pour résoudre les questions de sécurité, les koglwéogo pourraient être bien informés et bien éduqués sur les questions de droits humains. Par-dessus tout, une telle démarche ne ferait que restaurer la confiance perdue des Burkinabè aux FDS et en la justice, en matière de sécurité.

Un autre point de considération c’est le fait que les Koglweogo permettent d’élucider plus rapidement des affaires de justice et surtout, les règlements permettent d’éviter la bureaucratie administrative ou le fourre-tout carcéral. Sans moyens de l’État, les Koglweogo ont réussi là ou nos magistrats réclament « des moyens conséquents » pour accomplir leur mission. Combien de voleurs de poules et de chèvres dorment dans nos prisons surpeuplées en attente de jugement ? A l’inverse, combien de criminels à cols blancs, voleurs de millions ou de milliards, jouissent d’une impunité qui leur assurent la certitude de ne jamais être inquiétés par la justice ? Faut-il rappeler que nous parlons d’une justice qui refuse la moindre auto-saisine ou ouverture d’information judiciaire chaque fois que de besoin est. Combien de cas de crimes économiques ou de corruption ont-ils été rendus publics par des organismes étatiques dûment mandatés sans que notre justice ne s’en émeuve ? N’y a-t-il pas là une violation des droits humains des victimes et du peuple burkinabè dans son ensemble (droits économiques et sociaux) ? Condamner un voleur de chèvre à plusieurs mois de prison ferme est moins dissuasif que de le faire avouer sa faute publiquement et rembourser la chèvre volée avec une amende. L’État pourrait donc accompagner les Koglwéogo pour qu’ils deviennent des juridictions populaires qui visent la conciliation et non la sanction, l’équilibre social, et une réinsertion des coupables dans la société.

En dernière analyse, il faut surtout encadrer les Koglweogo pour éviter les erreurs d’hier commises par les Comité de Défense de la Révolution (CDR) et les Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR). Par exemple, les TPR ont permis de résoudre de manière rapide, effective et à moindre coût, des affaires qui se seraient évanouies dans les circuits classiques de l’appareil judiciaire. Mais parce que l’on n’a pas fait l’effort de perfectionner leur mode opératoire pour l’ancrer dans l’État de droit, l’État burkinabè a dû payer des milliards en appel après la révolution. Il y a donc lieu d’éviter les mêmes erreurs avec les Koglweogo. C’est là où les magistrats devraient briller par leur capacité de conception, d’innovation, et d’invention d’une architecture juridique prenant en compte la nouvelle donne sécuritaire du pays. A situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles. L’État de droit et le droit (positif) ne sont pas statiques mais dynamiques. En d’autres termes, tout ce que l’État de droit touche, doit se transformer en lois acceptées par tous et prédictibles. Ainsi, l’intelligence, l’autonomie de la pensée et la sagesse commanderaient à nos Hommes de lois de codifier les pratiques des Koglwéogo et non de les démanteler pour laisser la place à un no-man’s-land sécuritaire. Par exemple, on pourrait interdire aux Koglwéogo d’exercer des fonctions judiciaires et de sanctions. On résoudrait ainsi une part considérable des questions d’abus. Du reste, des expériences africaines existent et le Burkina Faso gagnerait à s’en inspirer. C’est le cas des Gacaca au Rwanda et des Kgotla au Botswana.

En définitive, le débat sur l’existence des Koglweogo ne devrait pas se poser exclusivement en termes de pour ou contre mais en termes d’opportunités de collaboration. Pour se faire, il faut à notre avis éviter de s’enfermer dans une rigide vision juridico-administrative des questions de sécurité des personnes et des biens. Le contexte du moment commande une certaine prudence et surtout une grande ouverture d’esprit pour aller au-delà des intérêts corporatistes et remettre fondamentalement en cause ce qui ne fonctionne pas dans notre dispositif judiciaire et sécuritaire afin de concevoir des approches nouvelles en phase avec la demande de sécurité et de justice au niveau local. Pour paraphraser un libre penseur, à l’endroit des Koglweogo, il faut plutôt être souple mais sans mollesse, et ferme mais sans raideur. Cela devrait être un exercice intellectuel exaltant et pour relever ce défi, un changement de paradigme s’impose comme une nécessité absolue à nos Hommes en robes noirs et aux pouvoirs publics.

Bernard Zongo
barkbigazongo@gmail.com

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Vos commentaires

  • Le 10 février 2016 à 14:14, par ABDOUL DE NEW YORK
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Mr Bernard Zongo dans un etat qui se dit democratique on ne peut tolerer Kogleweogo sous aucun pretexte. Jamais ! quelqu’en soit les insuffisances ou les tares de notre systeme judiciaire on ne peut pas de nos jours admettre Kogleweogo ce sera un retour en arriere d’il y’a 100 ans .
    Ceux qui animent kogleweogo sont ils des agents assermentes ? connaissent ils le code penale ?
    Nulle personne n’a le droit de detenir son prochain ou de le soumettre a un interrogatoire
    Sauf les OPJ assermentes sont autorises pour le faire.
    Alors monsieurs Kogleweogo doit etre rejette car il exerce dans l’illegalite dans un etat de droit n’en deplaise a vous qui le defendez

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  • Le 10 février 2016 à 14:20, par Omer
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Oui il faut jeter ce bébé avec l’eau du bain et la baignoire s’il vous plait. Laisser cette chose prospérer et vous verrez et les bandits créeront eux même des Koglweogo pour traquer et punir d’honnête citoyens. Les forces de l’ordre doivent faire leur travail et ils ne doivent pas être remplacées par des fores archaïques du désordre.

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  • Le 10 février 2016 à 14:23, par changeons
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Un peuple conscient ne confie pas sa sécurité à un groupe d’individus, mais au peuple : disait Thomas Sankara. Le Koglwéogo est plus que jamais nécessaire et il faudrait simplement les former en droits humains. Vous les magistrats qui êtes à Ouaga, vous n’avez qu’une vision théorique du banditisme. Nous dans les villages, les voleurs prennent nos bêtes, nos vélos et autres biens sans que vous n’ayez le courage d’appeler une victime pour l’encourager, lui donner quelque chose. Quand un voleur tue un brave paysan sur les routes, que dites vous ? Quand un braqueur tuera le père d’un magistrat, certainement que vous aller commencer à réfléchir et soutenir notre action en nous donnant des formations, en nous organisant mieux pour que notre mission s’inscrive dans l’Etat de droit. Dans un village où le Koglwéogo est installé, votre déclaration est considérée comme une déclation de défense des voleurs, des braqueurs sans foie ni loi. En attendant, nous poursuivront la défense de nos villages contres les bandits et terroristes.

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  • Le 10 février 2016 à 14:28, par Charles DOAMBA
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    M ZONGO vous êtes un digne fils. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre analyse. Nos hommes de droit croient que le Burkina se limite à Ouaga et Bobo. Aller y comprendre la peine de la population dans le Burkina profond. Le KOGWEOGO ne peut en aucun cas remplacer la justice certe, mais malgré quelque dérives qui leur sont imputables, Ils ont fait et continue de faire un travail remarquable sur le terrain. Quand vous êtes dans un bureau climatisé dans la ville vous ignorez les exactions que subit le KOGWEOGO sur le terrain. Sortez de vos bureau analyser la situation sur le terrain et vous changerez de langage. Paix et Justice pour tous les Burkinabes.

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  • Le 10 février 2016 à 14:32, par Win
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Autrefois, il n’était pas normal pour un homme de sortir sans ses effets d’homme (machette, carquois, et autres moyens de défense). Les moyens de défense ayant évolué, il était donc loisible que chaque homme puisse se doter de son fusil ou d’autres armes modernes. Dans le monde contemporain et notamment au Burkina Faso, la loi a transféré à une tierce entité (gendarmerie, police et armée) la question de la défense et de la sécurité et interdit le port d’armes à une grande majorité des concitoyens. Il ne sera pas honnête de dire aujourd’hui que ces entités jouent correctement leur rôle. Pourquoi ne pas permettre à des groupes d’autodéfense bien encadrés d’appuyer les FDS dans leur tâche ? Etant donné que les dommages causés aux concitoyens ne sont pas dédommagés ?

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  • Le 10 février 2016 à 14:34
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Tant que la justice sera celle que nous connaissons qui favorisent les délinquants et briment les victimes
    Tant qu’il y aura des policiers véreux des magistrats ripoux et corrompus qui libèreront les voleurs pour qu’ils reviennent nous narguer les koglwéogo auront droit de cité piannnnnn tous ces baabooo complices des voleurs et autres délinquants qui l’ouvrent pour demander la disparition des koglweogo savent que lorsqu’on en aura fini avec leurs protégés que sont les voleurs ce sera leur tour d’être interpelés et corriger copieusement en tant que complices et avocats défenseurs des voleurs et délinquants donc patience chacun en aura pour son grade !!!
    Maintenant les macrocéphales des droits de l’homme qui ne sont pas contents peuvent toujours accueillir les délinquants chez eux et les prendre en charge pour que nous citoyens honnêtes puissions dormir en paix

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  • Le 10 février 2016 à 14:41, par Sidnooma
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Bien dit. Je valide

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  • Le 10 février 2016 à 14:47, par le mandib
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Très belle analyse,tu seras consulté en cas de besoin.

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  • Le 10 février 2016 à 14:50, par Touba
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Merci Mr ZONGO pour ce texte qui est franchement d’un très haut niveau. Je me demande pourquoi c’est la configuration héritée de nos ancêtres les gaulois qui a droit de citer uniquement chez nous ? Pourquoi nous ne tenons pas compte de nos réalités pour concevoir quelque chose qui réponde mieux à nos aspirations. Tout comme nos tradipraticiens confirmés travaillent en collaboration avec nos médecins, il faut arriver a conjuguer nos moyens avec nos réalités pour saisir toute opportunité d’innover en escomptant la satisfaction de l’ensemble du peuple.
    Pourquoi nous devons agir toujours de la même manière si cette manière ne nous satisfait pas et surtout nous divise très souvent. Alors analysons les forces des koglwéogo, corrigeons les faiblesses, trouvons les la place la mieux pour combler un vide et surtout pour satisfaire les plus de 40% de burkinabé qui peuvent pas s’offrir les services d’un avocat pour sortir du labyrinthite de nos juridictions classiques actuelle.
    Sinon on te dit que tu as raison au fond mais tu as perdu à cause de la procédure.

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  • Le 10 février 2016 à 14:57, par Issa KABRE
    En réponse à :  : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Recadrage SVP

    La sonnette d’alarme des magistrats est juste de mon point de vue. C’est comme ça que naissent les derives dans un état. Pour faire participer la population à la gestion de sa securité, il y a les comités locaux de sécurité (CLS) qui existent de manière légale et encadrés par la sécurité. Ils devaient s’étendre à tous les villages du BF et les moyens pour leurs mise en place s’est stoppé on ne sait pour quelle raison. Ils faisaient mieux que ces nouveaux justiciers et bénéficiaient de l’encadrement de l’état ( gouverneurs, HC, Prefet, Maire, gendarmerie police...) Pourquoi ne pas relancer la police de proximité et les éléments de koglwéogo qui le veulent pourront y intégrer si tel est la volonté de leurs communautés. Alors, cessons de philosopher et hop ! pour la Police de proximité qui est légale et universelle.

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  • Le 10 février 2016 à 15:05
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Monsieur Bernard Zongo juste une question : qui a donné l’ordre pour la création de cette milice Koglweogo ? Et puis vous accusez la justice de n’est pas faire son travail tout en sachant que ce sont les ténors du MPP qui nous gouvernent actuellement qui ont détourné des milliards du contribuable burkinabé et contribué a pourrir et à rendre la justice corrompue qui viennent aujourd’hui soutenir de tels propos. Quelle conscience avez vous ? Et puis il faudra éviter de citer le nom de Norbert Zongo pour justifier des inepties pareils. Comme l’avait su bien quelqu’un la fuite est terminée pour vous et vos ténors du MPP, la milice Koglweogo est déjà mort avant même sa naissance, tout comme les CDR, cette milice là ne fera pas long feu. M. Simon Compaoré Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité intérieure actuel, sous le régime de Blaise malgré que le peuple se battait contre la dictature avait déjà ses milices loubards, et on se pose la question si ce n’est le prolongement de leur milice à travers ce groupe Koglweogo ? Donc si le chef de loubards et autres milices civiles, devient le ministre de toute la meute de la répression, cela ne fait aucun doute que Koglweogo soit leur "idée géniale" concoctée pour s’opposer à la lutte des paysans pauvres pour une émancipation véritable de notre pays ! C’est cela le gouvernement d’alliance populaire de Salifou Diallo qui cherche à fuir la justice de notre pays si cher. C’est perdu d’avance. Lénine nous apprend que "la force d’un Etat réellement populaire est avant tout dans la solidité de base sociale, dans l’appui total des MASSES LABORIEUSES, dans leur haute conscience." Mais pour nos sociaux démocrates du MPP, Sankaristes de l’UNIR, Terceristes du PAREN, néoliberaux de l’UPC et autres opportunistes, un Etat est fort seulement quand il peut de toute sa puissance de son appareil gouvernemental-armée, gendarmerie, police, milices armés (Koglweogo par exemple), salaires et tout autre moyen de soumission- jeter les masses là où le veulent les dirigeants bourgeois ripoux, detourneurs de parcelles. la vision léniniste de la force et de la violence que nous partageons est tout autre. Pour nous un Etat est fort quand les masses savent tout, quand elles peuvent juger de tout et vont à l’action consciemment. M. Bernard Zongo vous vous trompez d’époque ! cela n’est pas étonnant, c’est cela le gouvernement d’alliance populaire prôné par le nommé Gorba qui avec Monsieur Bernard Zongo ne savent pas à quelle période de l’histoire de notre pays vous vous trouvez ! Un Etat qui est incapable de sécuriser sa population dans le cadre d’un Etat de droit est appelé à disparaître ! C’est ce que la dialectique nous enseigne !

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  • Le 10 février 2016 à 15:08, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    - Koglweogo ! Voilà les emplois que l’Etat voulait créer ! Bon, je plaisante. Mais en réalité ces structures doivent être encadrées pour éviter les excès et les abus et même des déviations vers des formes de type Boko Haram qui, rappelons-le a commencé aussi par des bonnes oeuvres.

    Dans tous les cas, nous sommes désormais ici en face d’un pluralisme juridique favorisé par nos juridictions de droit à travers leur laxisme, leur laisser-faire et leur défaite collective. Bien fait pour nos juges qui vont perdre en légitimité face à ces Koglweogo. Eux juges prompts à condamner les alevins et à laisser libres les gros poissons. Deux juges sont morts et même eux, leurs dossiers sont où ? Dans les tiroirs de cette même justice ! Je veux faire allusion au juge NÉBIÉ et à celui qui était chargé de son dossier. Ce qui prouve que Blaise COMPAORÉ et son clan ont toujours des taupes au sein de notre magistrature. Ces taupes sont à débusquer pour assainir la justice dans ce pays. Sinon les Koglweogo vont prospérer et vives les Koglweogo !!

    Et il faut envoyer plusieurs magistrats en retraite anticipée car ils ne méritent plus de siéger et ils ont suffisamment montrer comment ils étaient inféodés au pouvoir de BLAISE et sa clique pour lesquels ils travaillaient exclusivement et non pour le peuple et le pays !

    - Mais moi, ce qui m’inquiète et m’intrigue à la fois, c’est le fait qu’avant de créer un Koglweogo, les initiateurs organisent une cérémonie de prière de libation et tuent un poulet ou une chèvre voire mouton. Et on lit le Coran. Pourquoi ? Attention à la dérive plus tard !!!

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 10 février 2016 à 15:21, par le sage du faso
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    belle analyse,on ne peut même pas comprendre le burkinabè,il veut une chose et son contraire,entre l’insécurité grandissante et le koglweogo quand bien même il n’est pas légal,lequel preferons-nous ?S.V.P aidons -les à s’organiser et laissons les travailler.

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  • Le 10 février 2016 à 15:26
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Analyse pertinente. Félicitation pour ce travail responsable. C’est la manifestation du "plus rien ne sera comme avant" car le peuple a pris son destin en main.

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  • Le 10 février 2016 à 15:27, par moi ossi
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Merci Mr Zongo, très bonne analyse.je vous fais tampon comme disent les petits frères. Il est dit aussi à peu près ceci :" le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais , mais le silence des gens bien". Mr Zongo, vous faites partie des gens bien car vous avez dit la vérité aux hommes en robes ! Que nos braves magistrats s’occupent des voleurs et autres bandits à col blanc. nos populations vont s’occuper des petits voleurs et autres bandits qui troublent le sommeil des paisibles habitants de danambara, de pougninrkougri, de mougounouglboko et j’en passe. allez demander au Zoundwéogo où le Koglwéogo serait né , il semble que tu peux même laisser tes biens dehors , aucun voleur ne s’aviserait à te les piquer, cè pas génial cà ? En tout cas, nous on veux avancer dans la quiétude . Longue vie au Koglwéogo encadré.

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  • Le 10 février 2016 à 15:30, par kity
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Les Magistrats vous n’aimez pas les Koglwéogo ?Courage à vous dans votre mouvement Intersyndical. En tout cas nous qui n’avons pas de vigile qui voulons la sécurité et la quiétude les aimons.Moi je vais recommander à mes parents d’en créer.Vous ne savez pas que ces Koglwéogo aident les populations pour leur quiétude.Je vous comprend et je suis d’accord avec vous parce que la forme de création de Koglwéogo est illégale.Mais ce qui concourt au bonheur du peuple est légitime et le légitime l’emporte sur le légal.Donc le légal est le petit-frère du légitime.Magistrat Intersyndical ou Syndicat des Magistrat je crois que vous devez mener des enquêtes auprès des populations sécurisées par ces Koglweogo pour avoir leur vision de ces structures.

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  • Le 10 février 2016 à 15:32, par Cheikh
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Soutien à Monsieur Zongo. Dans la mesure où jusqu’ici les magistrats n’ont pas réussi à à assurer notre sécurité, il faut maintenir toutes autres structures complémentaires comme les koglwéogos, les dozos etc.en les encadrant et paramétrant dans le bon sens. L’essentiel étant qu’on prévienne les dérapages, pour ne pas aboutir à un système semblable à celui de l’indexation des sorcières dans les villages, qui nous déroute tous aujourd’hui et que nous n’arrivons pas à solutionner

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  • Le 10 février 2016 à 15:32, par SKITER
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    les cowboys aux états -unis dans les années 1800 défendaient leur troupeaux de bétail contre les voleurs.Seulement dès qu’il attrapait un voleur, ils faisaient appel au juge qui le condamnait sur place à la pendaison.Mais il arrivait que les cowboys pendent directement les voleurs de bétail de façon expéditive.Ces punitions ont permis à l’Amérique de développer de façon extraordinaire son élevage.Les voleurs sont un frein au développement de l’élevage dans nos contrées.Il est facile de sassoir parler dans un bureau feutré que c’est illégal.On ne peut pas lutter à armes ou moyens égales ou légaux contre le banditisme.
    Les kogolweogo sont nos "jack bauer", ils avent qu’il faut être brutal avec les crapules !Mais ici, on ne parle même pas de pendaison..Il faut chercher un moyen d’encadrer le phénomène seulement.

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  • Le 10 février 2016 à 15:44, par leregard
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je ne milite pas pour que le bébé soit jeté avec l’eau du bain. Il y a sans doute beaucoup d’insuffisance dans les pratiques de ces comités. Pourquoi sont-ils nés ? Il de par la volonté des villageois de se protéger des bandits en tout genre car l’État a failli. Je disais ailleurs, le cri des magistrats est comme celui des pharmaciens contre les vendeurs ambulants de médicaments. on ne se pose pas les vraies questions. Il faut rechercher les causes du "mal" pour pouvoir trouver la médication va. Casser le thermomètre e fera pas que la fièvre s’arrête. Les causes connues, nous devons nous poser d’autres questions/ est-il possible que de tels comités soient des auxiliaires des structures de l’état existantes (police, justice) ? Sont-ils efficaces, ? Répondent-ils aux besoins des populations ? Quelles sont leurs faiblesses et leurs forces ? Le Faso a-t-il besoin de les maintenir ? Si oui, que faire ? Toutes les réponses aux nombreuses questions que nous nous posons tous, doivent alimenter le débat et avec les populations concernées (peut-être séparément des membres des comités, afin d’éviter que ceux-ci influencent les populations d’une certaine manière car ils sont acquis sans aucun doute une certaine "légitimité" populaire et peut un "respect" voire susciter des "craintes" chez les populations qui les ont créés". c’est comme les milices politiques. Elles sont efficaces au-départ, mais quand elles grandissent, elles finissent pas manger leurs géniteurs. Nous avons vu ce que les CDR ont fait sous la révolution. il y a eu des exactions dont plusieurs n’ont pas été sanctionnées pour ne pas dire qu’elles ont été encouragées. Les CDR ont fini par se sentir au-dessus de la loi. Ils étaient devenus des instruments de règlement de compte, qui ont pillé les populations, la preuve est que plusieurs membres ont dû quitter leurs villages voire le Faso à l’avènement de la rectification et après. Donc, tout en cherchant le meilleur moyen d’assurer la sécurité des populations et la quiétude dans les villages, prenons le temps de bien réfléchir et de mettre en place un instrument au service des populations en lieu et place d’un instrument qui en ajoute à leurs souffrances.

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  • Le 10 février 2016 à 15:48, par nouria 12/12
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    internaute n01 chacun défend sa chapelle. ceux qui trouvent leurs intérêts dans le survie du grand banditisme peuvent soutenir la suppression des kolgweogo. des bandits n ont ils pas utilisé une partie de 105 millions volés pour se payer un avocat au cas où.

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  • Le 10 février 2016 à 15:49, par Savadog
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je pense qu’il faut simplement formr Koglwéogo en droit humain. Ils abattent un travail remarquable sur le territoire. Souvent j’ai l’impression que beaucoup de gens ignorent ce qui se passe dans le pays. C’est le jour qu’un bandit va violer leur maman, leur femme ou leur enfant et tuer leur oncle qu’ils comprendront qu’il se passent des choses très sérieuses dans ce pays en même temps essayer d’encadrer ces braves personnes qui ne cherchent qu’à vivre en paix.

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  • Le 10 février 2016 à 15:55, par charles
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    On veut pas de koglwéogo milice à la solde du mouvement des postes perdus(MPP) pour détruire notre pays. S’ils ne peuvent pas gérer ils n’ont qu’a foutre le camp. Le BF est plein des braves gens qui peuvent gérer nos problèmes. des loubards qu’on recrutent pour contrer le peuple, on n’en veut pas. Nous sommes dans un Etat de droit et tout doit se régler de manière démocratique pas dans la pagaille. Nous ne sommes plus au Moyen Age ni à la période coloniale. On cherche à avancer et non à régresser. C’est comme si les autorités actuelles nous ramène encore 100 ans en arrière. Pitié pour mon pays.

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  • Le 10 février 2016 à 15:58, par abdoul
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Vive les kogleweogo. Que font les juges, des condamnations de complaisances , et les bandits ressortent pour agresser les victimes. Soyons serieux. En chine, en russie , en coree , si tu voles une marchandise , tu risques la peine de mort. Les gens souffrent pour avoir le peu et vous laissez dautres venir voler. Felicitation à Simon d’avoir compris la necessité des Kogleweogo, il faut meme les fournir des moyens adequats de repression pour mieux reprimer ces bandits qui minent notre societe.

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  • Le 10 février 2016 à 16:04
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je comprends l’inquiétude des magistrats, ils voient leur argent leur file entre les doigts. Puisque s’il n’ y a pas des bandits comment ils vont construire leurs villas, acheter leurs voitures et faire leur belle vie ? Ils vivent au dos de ces bandits. La preuve, le braquage qui s’est passé à dapoya, les FDS ont dit que d’autres parmi eux, sont déja partis voir certains avocats pour leur défense en cas de problème. Vous comprenez pourquoi ils veulent jouer avec les mots pour décourager nos braves gens qui risquent leur vie pour la quiétude de tout le monde. Droit de l’homme là c’est pour tout le monde, pas pour un seul clan. Que le tout puissant vous protège et vous bénisse kolgwéogo.

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  • Le 10 février 2016 à 16:05, par linoversace
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    internaute 5, on était déjà en dérive je te rappel !! ya fort longtemps que le Burkina dérive mon vieux !! sinon il n’y’ avait pas de raison que koglweogo naisse !! c’est une relation de cause a effet !! posez vous la question de savoir pourquoi koglweogo est née ? si vous trouvez la réponse, alors vous auriez tout compris !! internaute 6, pour toi la, c’est autre chose !! tu semble être un aigri politique qui n’a pas encore digérer sa défaite et qui en veut aux RSS. pardon épargne nous de cela !! koro yamyélé, je crois bien que tous les membres de koglweogo prêtent serment et jurent soit sur la bible, soit sur le coran avant leurs enrôlement !! je félicite me bernard zongo qui a tout dit !! laurent bado le repète souvent : "le mal de l’afrique ce, sont ses pseudo bureaucrates, intellectuels". ils ont perdu leurs propres capacités créatrices intrinsèques. " "Il y a donc lieu d’éviter les mêmes erreurs avec les Koglweogo. C’est là où les magistrats devraient briller par leur capacité de conception, d’innovation, et d’invention d’une architecture juridique prenant en compte la nouvelle donne sécuritaire du pays. A situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles. L’État de droit et le droit (positif) ne sont pas statiques mais dynamiques. En d’autres termes, tout ce que l’État de droit touche, doit se transformer en lois acceptées par tous et prédictibles. Ainsi, l’intelligence, l’autonomie de la pensée et la sagesse commanderaient à nos Hommes de lois de codifier les pratiques des Koglwéogo et non de les démanteler pour laisser la place à un no-man’s-land sécuritaire. Par exemple, on pourrait interdire aux Koglwéogo d’exercer des fonctions judiciaires et de sanctions. On résoudrait ainsi une part considérable des questions d’abus. Du reste, des expériences africaines existent et le Burkina Faso gagnerait à s’en inspirer. C’est le cas des Gacaca au Rwanda et des Kgotla au Botswana. tout est dit :: :

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  • Le 10 février 2016 à 16:07, par Le Boss
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Laissez cette organisation sociale tranquille. Elle est née d’une situation d’injustice que les magistrats eux-mêmes ont contribué à installer dans notre pays. Combien de malfrats sont arrêtés ces derniers jours qui sont des anciens pensionnaires de nos prisons ? Combien de plaintes sont restées sans suite dans nos commissariats et brigades de gendarmées ?
    Combien de temps les magistrats mettront ils pour sécuriser nos populations en général et celles protégées par les membres de kolgweogo en particulier ?
    Je n’ai pas envie de dire que certains magistrats de par le passé se sont comportés pires que les délinquants dont ils avaient la charge de juger. Retenez que rien que la semaine dernière, les arrestations de nos braves FDS de Batiébougou ont en elles seules prouvé tout le mal qu’on pensait de certaines de nos autorités tant politiques que judiciaires : En effet, c’est un chef coutumier et ancien maire qui vient pour demander la libération de ses protégés des bandits dont un étudiant de 2e année de droit à l’UO SVP :
    (1) Imaginez un instant que le CB de la gendarmerie acceptait le million et les 6 bœufs et qu’on demande à kolgwéogo de se désarmer.
    (2) Imaginez que le (1) se réalise et que l’étudiant malfrat devienne un jour magistrat dans ce Burkina Faso quel droit dira-t-il ? J’ai envie de répondre vite que c’est le droit des bandits. Si telle est votre volonté mes chers magistrats, foutez nous la paix et que vive le kolgwéogo. M le ministre de la sécurité intérieure, nous adhérons pleinement à votre vision sur ce sujet brûlant de l’heure et je suis de ceux qui pensent que votre ministère est le mieux structuré pour une performance jamais égalée au Faso, Combinez vos postes et brisez les tabous avec les kolgwéogo et toutes les autres organisations sociales qui vont débarrasser définitivement notre pays des Hommes Intègres de tous ses intrus et déchets sociaux. Merci et vive le BURKINA FASO. Pour un Avenir radieux de notre pays, la patrie ou la mort, nous vaincrons !
    Web master j’ai été long mais pardon laissez-passer c’est un cri de cœur.

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  • Le 10 février 2016 à 16:08, par ateh
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Très Bien M. Zongo. A chaque communauté son koglwéogo alors. Mais quand les autres communautés qui sont victimes d’injustice tous les jours s’organiseront et créeront leur Koglweogo, que personne ne soit surpris de constater que ce qui est arrivé au Rwanda ou en Centrafrique arrivé au BF. Il est plus que jamais nécessaire de stopper ces dérives pendant qu’il est temps.

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  • Le 10 février 2016 à 16:14, par Prévention
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Cessons d’être naïfs. Boko Haram avait commencé comme ça au Nigeria au prétexte qu’il voulait "assainir" les mœurs et suivre les préceptes de Dieu pour des comportements et pratiques sociaux, religieux... irréprochables. Tout le monde peut tirer aujourd’hui les conclusions qui s’imposent sur ce groupe terroriste, criminel qui est en train de prendre petit à petit toute l’Afrique de l’Ouest. Nous sommes dans un État de droit et non dans la jungle et aucun citoyen libre, consciencieux qui réfléchit de par sa propre tête ne saurait confier sa sécurité à une milice. Je suis totalement contre les "koglwéogo" et je soutiens fermement les juges. Aux juges, je recommande ceci : "quand vous aurez à condamner un "koglwéogo" pour violation des droits humains, pour meurtre, faites le sans circonstances atténuantes." Agissez chers juges contre ces "koglwéogo" avant que le fantôme ne s’installe dans la maison.

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  • Le 10 février 2016 à 16:23
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Très bonne analyse. Je valide
    Ces gens qui support ces magistrats dorment quelque part a Ouaga et il n’osent même pas aller dans les contrés oú ces bandits de grand chemin font leurs lois (oubien ils partent accompagné par la securité). c’est facile pour eux de supporter ces magistrats puisse qu’ils ne connaissent l’insecurité que sur les papiers.
    Exple : imaginé qu’ils etaient a place d’une famille (militaire a la retraite) qui s’est vu leur chef de famille abattu comme un animal dans le mois de Decembre pour juste etre aller a un marché dans un village voisin (notons que ce village possede une gendarmerie et un commissariat), ils auraient pu raisonner autrement.
    Je dirai que les kolgweogo auraient pu venir plutot et ce vieux ne perdrait la vie de facon aussi cruelle.
    Aujourd’hui grace a ces koglweogo, on peut circuler sur cet axe de jour comme de nuit.
    De ce qui precede je dirai :
    - NON au demantellement des koglweogo
    - OUI a l’encadrement de leur action
    VIVE les KOGLWEOGO ! VIVE LE BF !

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  • Le 10 février 2016 à 16:24
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Bernard Zongo a même vidé le débat. C’est une belle analyse. Moi je vois que les magistrats n’ont pas besoin de Koglweogo mais le peuple oui. le citoyen pour qui sa chèvre est toute sa vie a besoin de koglweogo mais le magistrat s’en fou de la chèvre et de son propriétaire. Ce qu’il sait il n’ya pas place dans la prison pour voleur de chèvres.

    Le ministre a bien dit "recadrer l’action des koglweogo" et je pense que c’est la solution.
    ça c’est quel pays où les gens préfère le voleur que l’honnête citoyen et l’étranger à l’autochtone.
    Chacun n’a quà faire bien sa lourde tâche et laisser les autres juger.
    Ce débat interpelle tout le Burkina et dépasse les luttes corporatistes

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  • Le 10 février 2016 à 16:30, par Vérité
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    M. ZONGO, la beauté de votre discours ne le rendra guère vrai. Dans un Etat de droit démocratique, un particulier ne peut ligoter un autre, le torturer le faire payer des sommes qu’il encaisse, pour quelque motif que ce soit. C’est un véritable système extrajudiciaire qui s’est installé avec ses lois, ses pratiques, ses sanctions, ses juges, ses agents pénitenciers ...Un Etat qui n’a pas le monopôle de la violence légitime n’est pas un Etat de droit. Les sommes encaissées par KOGGLWEOGO au titre des amendes vont-elles au trésor ? non. KOGGLWEOGO a ses "comptables publics" qui les encaissent pour ses membres. C’est une négation de l’autorité de l’Etat mais si celui-ci n’en est pas conscient l’avenir nous donnera raison. un jour viendra où, ces communautés vont proclamer leur indépendance vis à vis de Ouagadougou

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  • Le 10 février 2016 à 16:39, par Le partisan des Koglwéogo
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je suis d’accord avec ta réflexion de Bernard. Ce qui est sûr, c’est que les populations du milieu rural sont d’accord pour les Koglwéogo, les transporteurs sont d’accord pour les Koglwéogo, les commerçants ruraux sont d’accord pour les Koglwéogo, les fonctionnaires des zones rurales sont d’accord pour les Koglwéogo. Si l’Etat, le gouvernement et les maigistrats veulent être impopulaires qu’ils s’attaquent à l’existence des Koglwéogo. Que peut bien faire l’Etat ou le magistrat pour des personnes agressées et dépouillées par des coupeurs de route, c’est "rien". Lorsqu’un fonctionnaire en milieu rural prend son prêt bancaire, achète sa moto et que des bandits la retirent à son poste, que fait l’Etat ou le magistrat pour ce dernier, "rien", il va continuer à rembourser son prêt dans la douleur. De même pour un jeune cotonculteur qui voit sa nouvelle moto retirée par des bandits ou ses boeufs de labour volés, que fait le magistrat ou l’Etat pour lui "rien". Maintenant avec les Koglwéogo, il peut circuler, aller et venir sans inquiétude. Croyez vous que tout ce monde sera d’accord avec vous pour la suppression des Koglwéogo qui les protègent ? Tant que les magistrats et l’Etat n’auront pas une solution ou debut de solution pour la protection des populations, la suppression des Koglwéogo sera impopulaire et inacceptable. Dans la Sissili par exemple il y a de grandes zones sans commissariat, ni gendarmerie et sans couverture téléphonique pour faire appel aux forces de l’ordre en cas de besoin (voir beaucoup de villages de la commune de TÔ sans reseau téléphonique). Que voulez-vous ? Les Koglwéogo sont leur salut. Il est préférable de chercher à encadrer ces structures afin d’éviter des abus et des règlements de compte que de chercher à les supprimer. Sachez que nous sommes nombreux les partisans des Koglwéogo car maintenant nous pouvons rentrer dans nos villages sans peur des bandits.

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  • Le 10 février 2016 à 16:52, par Khadaf
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Déjà que l’État n’arrive pas contrôler ses propres agents, surtout ceux qui sont dans les zones reculées, peut-on seulement espérer que ce même État soit capable de contrôler ou d’encadrer l’action des Koglwéogo où qu’ils soient.
    Je ne doute pas de la bonne volonté de ces "braves Burkinabè" qui se soucient de contribuer à leur façon à la lutte contre la délinquance. Cependant, je doute fort de la bonne volonté de ceux à qui pourraient profiter certains de leurs crimes. Tenez, quand je pense à ce qu’était devenu le RSP aux yeux des citoyens burkinabè, je me demande si à l’origine, ce régiment avait eu de nobles missions.
    Ceci dit, merci à vous monsieur Zongo pour votre contribution au débat

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  • Le 10 février 2016 à 16:57, par indépendance
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    c’est le peuple qui décide de la forme de justice qu’il veut ; c’est compris messieurs les magistrats ?
    et si on supprimait notre système judiciaire actuel pour le remplacer par un autre d’inspiration Africaine ?
    aucun clan, aucune unité d’élite, aucune organisation corporatiste ne peut être au dessus du peuple. nos pauvres magistrats devraient pourtant comprendre cela mais hélas ils préfèrent se référer à des théories gauloises du 18è siècle

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  • Le 10 février 2016 à 17:01, par Sidnoma
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Merci monsieur Zongo, très belle analyse. Les Koglwéogo sont en train de soulager nos populations et doivent être encadrer. Eux, ils ne connaissent pas la corruption. Tout membre de Koglwéogo est tenu d’être exemplaire et les contrevenants sont sanctionnés et exclus. Grâce à eux nos parents peuvent mener sereinement leurs activités. Par contre, des corps habillés sont souvent cités dans certains actes de grand banditisme. La population se reconnait dans les Koglwéogo. Ayez la décence de reconnaitre le mérite de ceux qui font mieux que les bureaucrates bourrés de moyens. C’est ça aussi que la population peut être utile à la sécurisation du pays.

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  • Le 10 février 2016 à 17:01, par badkass
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    INTERNAUTE 6/Arrête tes ineptie ;as-tu déjà été victime de braquage ;as tu déjà perdu un parent cher par des bandits ;ne vous asseyez pas dans vos petits salons a Ouagadougou et simplifier les choses de la sorte même si tu es un nostalgique des temps révolus.
    APPELEZ LE 1010 le 16 le 17 les agents de sécurité s’ils arrivent tôt c’est 2heures après.
    je vous donnent un e"exemple lorsque les populations de boulsa en 2013 ont été traumatisée sous un soleil de plomb un jour du mois de novembre.les bandits eux même ont donné tous les numéros verts à leurs victimes en leur disant que les gendarmes ne viendront pas ;et deux semaines plus tôtle 23 octobre 2013, moi même j’ai été victimes a tougouri entre kaya -dori ils nous ont dit qu’ils s’en foutent de nos téléphones et c’est l’argent ils veulent comme pour dire que même si vous utilisez vos téléphone ce sera sans effet.effectivement après leur départ nous avons appelé la gendarmerie de tougouri qui est venue presque 1 h après.
    je suis d’accord avec mr zongo réfléchissons au nouveau contrat social et surtout en matière de sécurité même si c’est du domaine régalien de l’État et un secteur souverain.il suffit de réfléchir.je n’ai rien certainement a vous apprendre si je vous dit que le droit et les institutions sont le reflet de la société

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  • Le 10 février 2016 à 17:03, par Le Boss
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Laissez cette organisation sociale tranquille. Elle est née d’une situation d’injustice que les magistrats eux-mêmes ont contribué à installer dans notre pays. Combien de malfrats sont arrêtés ces derniers jours qui sont des anciens pensionnaires de nos prisons ? Combien de plaintes sont restées sans suite dans nos commissariats et brigades de gendarmées ?
    Combien de temps les magistrats mettront ils pour sécuriser nos populations en général et celles protégées par les membres de kolgweogo en particulier ?
    Je n’ai pas envie de dire que certains magistrats de par le passé se sont comportés pires que les délinquants dont ils avaient la charge de juger. Retenez que rien que la semaine dernière, les arrestations de nos braves FDS de Batiébougou ont en elles seules prouvé tout le mal qu’on pensait de certaines de nos autorités tant politiques que judiciaires : En effet, c’est un chef coutumier et ancien maire qui vient pour demander la libération de ses protégés des bandits dont un étudiant de 2e année de droit à l’UO SVP :
    (1) Imaginez un instant que le CB de la gendarmerie acceptait le million et les 6 bœufs et qu’on demande à kolgwéogo de se désarmer.
    (2) Imaginez que le (1) se réalise et que l’étudiant malfrat devienne un jour magistrat dans ce Burkina Faso quel droit dira-t-il ? J’ai envie de répondre vite que c’est le droit des bandits. Si telle est votre volonté mes chers magistrats, foutez nous la paix et que vive le kolgwéogo. M le ministre de la sécurité intérieure, nous adhérons pleinement à votre vision sur ce sujet brûlant de l’heure et je suis de ceux qui pensent que votre ministère est le mieux structuré pour une performance jamais égalée au Faso, Combinez vos postes et brisez les tabous avec les kolgwéogo et toutes les autres organisations sociales qui vont débarrasser définitivement notre pays des Hommes Intègres de tous ses intrus et déchets sociaux. Merci et vive le BURKINA FASO. Pour un Avenir radieux de notre pays, la patrie ou la mort, nous vaincrons !
    Web master j’ai été long mais pardon laissez-passer c’est un cri de cœur.

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  • Le 10 février 2016 à 17:03, par indépendance
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    c’est le peuple qui décide de la forme de justice qu’il veut ; c’est compris messieurs les magistrats ?
    et si on supprimait notre système judiciaire actuel pour le remplacer par un autre d’inspiration Africaine ?
    aucun clan, aucune unité d’élite, aucune organisation corporatiste ne peut être au dessus du peuple. nos pauvres magistrats devraient pourtant comprendre cela mais hélas ils préfèrent se référer à des théories gauloises du 18è siècle

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  • Le 10 février 2016 à 17:06, par wandaogo
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    concitoyens et concitoyennes,soyez souvent optimistes.sachez que aucune oeuvre humaine n’est parfaite.meme les forces de l’ordre bien formées,les magistrats qui vomissent le droit commettent souvent des derives .et meme chacun de nous individuellement en commettent.dc sachez kon ne pas faire des omelettes sans cacher des oeufs.la democratie,le droit,le mbdhp sont des instrument ki encourage la delinquence.si on procedait à la manière dont les koglweogo font je vous assure k ils n’y aura pas de délinquant dans ce monde.conservons la théorie oeil pour oeil,dent pour dent et nous verrons !

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  • Le 10 février 2016 à 17:07, par Odo
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Très belle réflexion qui mérite une attention particulière de l’appareil judiciaire en terme de collaboration et de réorganisation des "kolgwéogo" pour assurer la sécurité intégrale des personnes et des biens sur tout le territoire nationale.

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  • Le 10 février 2016 à 17:10, par ouedraogo simplice
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? plice

    Mr Zongo, belle analyse...
    mes suggestions = carresser le groupe dans le sens des poils, tres bien organiser le groupe, les doter d’un recipissé ou papier legal contenant les closes et toutes santions (rigoureuses) légales aussi pour tout déraillement des closes établies..si le KOGLWEOGO est d’accord, alors l’Etat trouve des formules pour les reconnaitre et les donner les limites necessaires à travers des regles strictes : <>, ainsi les 2 partis etant d’accord, tout jugement se basera sur les non-respects des closes, ainsi, chacun reste dans son quartier judiciaire et lorsque l’autre vient dans mon quartier, j’ai tout le droit de le limer et c’est fini...mais c’est surrrr et certain que les 2 partis s’entre-aideront...
    PLICE

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  • Le 10 février 2016 à 17:14, par KARIM
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Moi je dirais aux magistrats de nous trouver une solution efficace aux problèmes de sécurité de nos populations et les kolgweogo mourront de leur belle mort.

    Merci

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  • Le 10 février 2016 à 17:20, par justicier assoiffé
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    FAUDRA QU’ILS REVOIENT LEUR COPIE

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  • Le 10 février 2016 à 17:52, par Negroide
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Réflexion pertinente et indiscutable !nous attendons de nos concitoyens des apports intellectuels de ce genre favorisant l’édification de notre république.Puisse chaque Burkinabè dans son domaine d’activité avoir une large ouverture d’esprit pour mener des critiques de ce genre afin de faire "grandir" ledit domaine.

    Répondre à ce message

  • Le 10 février 2016 à 17:57
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je témoigne que j’ai bénéficié des bienfaits de koglwéogo dans une commune rurale au mois de mai 2015 , étant responsable d’un centre de formation de jeunes , nous venions d’acquérir des plaques solaires de haut gamme que nous avions stockées au magasin en attendant leur installation, c’est là qu’une des plaques a été subtilisée .IL a fallu le savoir faire de koglwéogho de la localité pour qu’on débusque le voleur qui se trouvait parmi le personnel d’appui en 72 heures.
    Le receleur était le neveu du chef de ce koglwéogho.Une assemblée publique se réunie ,les membres procèdent aux interrogatoire comme au tribunal ,j’avoue que j’avais des sentiments de réprobations parce que je me disais aussi de qui ces gens disposent ils de ce droit pour instituer une telle instance !? mais au bout du compte j’étais ravi de rentrer en possession de notre plaque.
    J’ignorais même l’existence d’un tel groupe de veille et de sécurité au Burkina.Maintenant , il faudrait que tout koglwéogho soit encadré pour éviter des dérives éventuelles.

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  • Le 10 février 2016 à 18:01, par nongbara
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Bien dit Monsieur ZONGO. Que Dieu t’éclaire davantage. Les hommes soit disant de droit qui voient d’un mauvais œil les koglwego sont de très mauvaise foi. Ils parlent de leur indépendance !!!!!!! n’oubliez pas qu’elle est née de la volonté du peuple à travers l’insurrection populaire et la résistance face aux putschistes. Vous étiez ou avant ? Malfrats ! Le droit aussi, c’est les mœurs, les jurisprudences.
    Messieurs les hommes en noir, vous vous sentez diminués par ces koglwego sur plusieurs plans : le gombo, votre crédibilité et j’en passe.
    Appliquer les recommandations de Monsieur ZONGO si vous êtes honnêtes et sincères. Vos pauvres parents au village qui sont des contribuables en gagnerons.

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  • Le 10 février 2016 à 18:09, par Issa OUEDRAOGO
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Bien dit. Cet article rejoint mon analyse à quelques degrés près. La voici :
    KOGLWEOGO...Enjeux et perspectives.

    Depuis quelques temps, l’affaire des koglweogo défraie la chronique et les avis sont tellement partagés que l’on se perd dans des supputations souvent infructueuses.
    J’ai fait une première publication là-dessus et cette dichotomie idéelle trouve encore une bonne place dans les commentaires. Cela m’invite à préciser ma position, qui, il faut le dire d’entrée de jeu, n’est pas pour un déni de la démocratie, ni même une négation de notre dispositif judiciaire.
    Loin des luttes corporatistes ou du fait que les koglweogo ravissent la vedette à certaines OSC nostalgiques, qui sélectionnent les problèmes pour réagir, qui sélectionnent les acteurs pour reagir, je voudrais que les Burkinabès soient honnêtes de reconnaître que LA NATURE A HORREUR DU VIDE. Au delà de ce qu’on peut reprocher aux koglweogo, transparaît l’échec de notre justice à travers les différents maux qui le minent. Fort heureusement, nous avons l’impression actuellement que la nouvelle génération veut changer les choses, et c’est tant mieux.
    Quand je dis VIVE LES KOGLWEOGO, c’est juste un sentiment de révolte. Révolte par rapport au sentiment de faiblesse de nos braves FDS, qui n’ont pas d’équipements adéquats mais qui malgré tout font du bon boulot. Révolte justement parce qu’ils ne sont pas depuis longtemps aidés dans leur travail. Combien de fois un policier, un gendarme ou un militaire à été radié, honni parce qu’il a intervenu pour protéger nos populations ? Combien de fois les a-t-on sacrifiés sur l’autel des intérêts politiques ou individuels ? Juste pour contenter une population qui, quelques fois n’avait pas raison ? Quelle FDS oserait entreprendre une action sans la peur d’être reprimandée ? Quelle FDS n’est pas mécontent de voir un criminel libre après l’avoir fait admis en prison quelques jours auparavant ? Quelques fois ces bandits les menaces même de mort en leur criant qu’ils sont protégés par des mogo puissants. Où est la justice que vous demandez.
    Dans un tel contexte, la confiance à foutu le camp, les populations ont instauré leur koglweogo, (ce n’est pas État qui la fait) pour assurer leur propre sécurité : c’est l’instinct de survie qui a conduit à cela. On peut, comme moi, ne pas aimer leurs manières, mais on ne peut pas leur reprocher de ne pas chercher à survivre.
    Cela pose le rôle régalien de l’Etat qui doit en effet dissoudre ces substituts à la justice légale, mais ça ne peut se faire qu’à moyen terme. Voilà pourquoi il faut d’abord les former, les sensibiliser, les formaliser pour en faciliter la désintégration. C’est un fait social qui existe déjà, et vouloir le supprimer HIC et NUNC posera une résistance et une incompréhension, voire une collusion des autorités avec les bandits. Mais quand c’est formel, c’est plus facile à supprimer d’ici un ou deux ans. Ce sera le temps où le pays devra recruter des FDS en nombre suffisant, les former, les équiper et surtout leur assurer du soutien de l’Etat et les déployer sur l’ensemble du territoire. L’incivisme que nous décrions tant, le banditisme et le terrorisme trouveront alors réponse dans cette stratégie.
    Dans cette attente, les koglweogo devraient être de simples relais avec les forces de l’ordre, elles mêmes en contact avec la justice. Sinon il y aura effectivement de nombreuses exactions, ce qui n’est pas admissibles dans un État de droit.
    J’ai donc dit VIVE LES KOGLWEOGO parce qu’ils nous permettent de voir nos failles, parce qu’ils sont par ailleurs des forces dissuasives, en tout cas, jusqu’à la restauration définitive de nos FDS et de notre justice.

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  • Le 10 février 2016 à 18:13, par Truth Hurts
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    M. Zongo, félicitations pour cette excellente dissertation. Je suis prof et je vous donne 18/20. Vous avez tout dit. Tout ce qu’il faut faire c’est former les Koglewéogo et codifier leurs actions pour une quiétude nationale. A Tébguéré de jouer et à nos chers magistrats de coopérer.

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  • Le 10 février 2016 à 18:19, par Tapsoba R(de H)
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Améliorons le mode de fonctionnement des Koglwéogo ,car il est utopique de penser que l Etat peut couvrir tous nos villages de commissariats de police ou de gendarmerie.Combien de chef lieux de nos 300 départements ou plus n ont pas de poste de police ou de gendarmerie ?

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  • Le 10 février 2016 à 18:57, par Spyckly
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Ce serait dangereux de penser que les FDS à elles seules peuvent garantir notre sécurité dans ces temps qui courent à partir du moment où elles mêmes sont la cible d’attaques. En effet faites un tour dans les villages reculés vous verrez un poste de gendarmerie isolé (s’il en existe) avec un effectif très limité et un équipement dérisoire (moto sanili sur laquelle ils sont à deux pour les patrouilles). Pensez-vous que cela soit dissuasif pour des bandits de grand chemin qui sont de plus en plus suréquipés ? Combien de fois des braquages sont signalés et cest plusieurs heures après que la gendarmerie se pointe(voies d’accès impraticable ou faute de logistique) ? Aucune œuvre humaine n’est parfaite certes mais l’instauration des kolweogo à l’avantage de dissuader les bandits qui savent que désormais ils n’auront plus la complicité des populations et mème de leur propre famille pour se cacher. Ils seront démasqués à la première occasion. Aidons les FDS à nous aider et l’instauration de ces unités sociales (kolweogo) participe en cela reste maintenant à mieux les structurer pour prévenir tout abus ou bavure. Les magistrats devraient eux travailler à instaurer un climat de confiance entre eux et le justiciable afin que nous ayons de moins en moins de repris de justice qui nous nargue sans cesse à travers de nouveaux vols et braquages.

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  • Le 10 février 2016 à 19:16
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Trêve de Bla-Blatage !!!! Il faut revoir toute la philosophie sécuritaire du Pays. Durant tout le temps qu’a duré le règne de Blaise COMPAORE et même sous le CNR ou le FRONT POPULAIRE, les FDS ne se sont jamais véritablement occupé de la sécurité des Burkinabè, mais de celle des REGIMES en place !!!! C’est ça la vérité. On a passé le temps à mettre les opposants sous écoutes etc. au lieu d’œuvrer à démanteler les réseaux de malfaiteurs. Même en provinces, les gendarmes et autres policiers avaient avant tout pour mission d’espionner les syndicalistes et "droit de l’hommistes", plutôt que de protéger les villageois. Si c’est dans cette même dynamique que le pouvoir MPP veut s’inscrire, qu’il nous le dise. Les FDS actuels suffisent pour assurer la protection des burkinabè si elles ne sont plus commises à espionner des opposants politiques et autres syndicalistes !! NON aux KOGLWEOGO !!!

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  • Le 10 février 2016 à 20:50, par Damis
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Belle analyse mon cher ! Je valide
    J’aimerais faire savoir à ces soi-disant magistrats que si les paysans apprennent ces comportement, ils demanderaient à l’état de mettre fin à l’existence dudit syndicat.
    C’est pour simplement leur faire comprendre qu’actuellement, les paysans sont très heureux car ces petits voleurs de cheptel ne peuvent plus rien prendre et ils sont contraints soit de trouver quelque job à faire soit de venir en ville. En tout cas les Koglwéogo sont arrivés à faire en sorte que les paysans vivent en toute quiétude et pour cela, vos histoires de rentrer et sortir l’autre côté-là, les paysans s’en moquent.
    En réalité, il faut former ces gens-là pour une collaboration avec nos FDS ; ainsi nos FDS seront encore plus efficaces.

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  • Le 10 février 2016 à 21:14
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Décidément, nous voilà face à un véritable dilemme ! Les risques de dérapage sont réels : la mafia a été d’abord un corps d’auto défense et de protection, avant de devenir incontrôlable et dangereux pour tous. Cependant , pour qui est informé du degré d’insécurité de ces dernières années au BF, les koglweogo paraissent la solution du moment, avec bien sûr cette peur du lendemain . Alors , c’est le Minstre de la sécurité qui semble avoir raison : il faut organiser et encadrer les koglweogo. Que Dieu bénisse ce pays !

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  • Le 10 février 2016 à 21:47, par honorable
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Nous ne vivons pas le même Burkina. Si koglweogo doit disparaître les burkinabè des campagnes surtout vivront le calvaires. Les magistrats ont raisons, il n’ont ni poule, ni chèvre sur quoi ils comptent. Vive koglweogo pour que nos vielles veuves puissent avoir le fruit de leur élevage. Je vois pas quelqu’un à même de supprimer koglweogo comme vous le penser. Sachez que les populations n’ont pas fait koglweogo pour personne mais pour eux afin de résoudre un problème qui est le leur. Seul Dieu à la bonne manière de sauver les populations sans grande peine . merci

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  • Le 10 février 2016 à 22:00, par hasta la revolution
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Chers messieurs,la question des kolcweogo serait facile a gerer si on y mettait un peu volonte.il peut y avoir collaboration entre kolgweogo et force de l’ordre en transformant par e exemple les premiers comme informateurs et intermediaires des seconds:les kolgweogo au lieu de juger les bandits pourraient les remettre aux forces de l’ordre s’il y a entente et cohesion."on ne pourrait jeter le bebe avec l’eau de son bain" ;les kolgweogo s’ils sont "canalises",pourraient etre un plus pour la justice et la securite

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  • Le 10 février 2016 à 22:05, par KORGO
    En réponse à : KORGO

    Merci à Mr ZONGO pour ce travail très précieux. Vous avez tout dit et je suis parfaitement d’accord avec vous. Personnellement je sers à Piéla dans la province de la Gnagna pour le compte d’une ONG humanitaire. J’avoue que Dieu seul sait la peur qui nous animait quand on empruntait les voies pour nos activités de tous les jours. La naissance de Koglwéogo est un ouf de soulagement pour nous. Comme vous, Je pense que l’on gagnerait à bien former ces braves gens qui risquent leur vie, pour que règne, la quiétude dans notre chère patrie. En rappel les caisses populaires de Tibga (commune rurale du Gourma), de Piéla (commune rurale du Gnagna), le marché de Bogandé, pour ne citer que cela, ont été braqués en pleine journée. Je pense qu’avec Koglwéogo toutes ces exactions prendront fin. Le brave paysan n’aura plus besoin de dormir dans les arbres après avoir vendu son bétail qu’il a souffert pour engraisser. Je pouvais comprendre les magistrats, s’ils exigeaient un encadrement des Koglwéogo. Mais rejeter tout en bloc ne laisse pas croire que l’objectif visé est le bienêtre des populations. Ils y a des gens, dans ce pays, qui vivent la situation de l’insécurité seulement à travers leur petit écran. D’autres, soit ils l’ont vécu en live, soit leurs parents proches ont été victimes. Voilà pourquoi Koglwéogo ne peut avoir la même considération aux yeux de tous. Encore merci à Mr ZONGO. VIVENT KOGLWEOGO ENCADRE !!!

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  • Le 10 février 2016 à 22:51, par Negroide
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    analyse très pertinente !

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  • Le 10 février 2016 à 23:10, par abdoul
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je crois que l’assurance sécuritaire du Burkina Faso ne se limite ni à Ouagadougou, ni à Bobo Dioulasso, ni seulement dans un comité syndical de magistrats ,qui sont censés d’ailleurs lutter contre les impostures des textes qui vont à l’encontre de nos réalités sociales.La vie normale pour toutes et tous ,c’est aussi les habitants des communes,villages ,concessions et les biens des personnes (boeufs, moutons, poulets...).Ccertainement qu’une grande partie de magistrats se concentre seulement à Ouaga (90%) alors desinformé de la dure vie de nos pauvres.Notre pays souffre d’un marasme sécuritaire dans toute l’étendue du territoire national,nous avons une base securitaire insuffisante qui est dans l’incapacité de patrouiller dans tous les recoins du pays.Les incendies des marchés et yaar malgré la présence du couvre feu,l’attentat à Ouaga, l’enlèvement et les embuscades au sahel,l’attaque de la poudrière à yimdi et j’en passe sont une serie de points qui doit nous interpeller à un renfort sécuritaire je dirai de tout bord.Mettre fin aux activités de koglwéogo,c’est encourager le banditisme ,pomper l’anémie sociale et décevoir toute une population de la campagne.Il faut néanmoins recadrer cette activité securitaire à travers un appui de sensibilisation et d’équipements matériel et financier.NB:NOUS SOMMES DANS UNE SITUATION EXCEPTIONNELLE,comportement du mouton ,réaction du berger.

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  • Le 11 février 2016 à 04:31, par Yabirou
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Chers amis, Monsieur Zongo, interrogez vous sur l’origine des koglweogo. On a entendu parler de cette structure depuis le passage de Monsieur Bougouma au MATDS. Si on sait d’où vient l’idée de cette structure, ça nous évitera des égarements dans nos analyses. Koglweogo existait avant même que le CFOP n’engage le combat contre la compaorose. Pour une fois, on ne peut pas accuser le MPP. Même si un politicien reste un politicien et que, de ce fait, le pouvoir MPP peut aujourd’hui être soupçonné d’utiliser le Koglweogo. L’initiateur du Koglweogo est à la MACA. Ceux qui savent le savent bien ! Renseignez-vous ! Vu de nos villages, ils sont utiles pour notre sécurité. Le grand public ne le sait pas, mais ils ont été chargés au début de surveiller les zones frontalières. Dans leur fonctionnement, quand ils débusquent un malfaiteur, ils préviennent les forces de l’ordre. Mais avant que policiers ou gendarmes arrivent, vous voulez qu’ils fassent quoi ? Qu’ils attendent en regardant les bandits égorger, voler et partir tranquillement ? Vous aussi !!!!!!!

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  • Le 11 février 2016 à 05:13, par yiraba
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Oui,oui ils très facile de s’asseoir dans l’hombre et demandé si le soleil brûle,comme ils non jamais été victimes du bagage,ou perdre son frère ou son père dans la situation ils peuvent parler.ce n’est pas en 2016 que Burkina a la justice,s’il n’y a plus de bandits vous n’aurez de boulot wa ?vos bureau ne serons jamais fermés ils toujours les voleur de bœufs,et des poules,
    Si jetais un faiseur de loi de 2016 a 2017 tu es pris en flagrant délit sur la route avec une arme au-revoir

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  • Le 11 février 2016 à 05:43, par Mire
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Juste pour rappeler que les FDS et même les magistrats ont toujours appelé les braves populations à la collaboration pour pouvoir avancer dans leurs enquêtes. KOGLWÉOGO me semble un des cadres par lesquels la nécessaire collaboration entre la chaîne de justice et le reste du peuple. Si aujourd’hui on arrivait à arrêter cette organisation dans son élan
    , les voleurs vont narguer ceux qui peinent dans nos villes et campagnes pour éviter de devenir des mendiants. Si les élevages prospèrent pendant que certains débits de boissons désemplissent ces derniers temps, c.est grâce aux actions salvatrice des groupes d’auto défense. Au fure et à mesure que les FDS occuperont leur place, ces groupes d’auto défenses reculeront d’eux même. Juste pour confirmer que la nature a horreur du vide. Si je ne me trompe, plusieurs de ceux qui ont été trempé dans l’attaque de la poudrière de Yimdi ont été apréhendés grâce à la coopération des populations civiles. Que les magistrats sachent donc collaborer avec ces structures qui leur facilite leur tâche.

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  • Le 11 février 2016 à 06:38, par OSC
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Le Burkina est pari pour le désordre ! Tant qu’il n’y aura pas un état structure ça va être très difficile . Bonjour les dégâts au Faso.

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  • Le 11 février 2016 à 07:16, par kader
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Bienvenu au Koglweogo. Ces juges se plaignent pour quoi ? on a décidé que plus rien ne sera comme avant. les juges ont eu des décennies pour condamner des innocents, des gens sans force financière, des voleurs de poules et laisser les gros voleurs au dehors.les juges se plaignent parce qu’ils n’auront plus assez de gombo sur les fausses affaires. comment libérer un criminelle en 1 mois or qui doit être condamner 10 à 15 ans.je dis, on n’a plus besoin de vous pour nos voleurs.juger plutôt ceux qui détournent notre économie, pour reverser l’argent dans les caisses de l’État tout en sachant que vous bouffez dedans aussi avec eux.comme nous populations, ne disposent pas de pouvoir et vous aussi dans vos robes n’aviez pas pitié de nous, on va faire comme ça.chacun dans son coin.les voleurs, on réglera leur cas.on veut vivre tranquillement.et d’ailleurs, vous magistrats, vous aviez plusieurs syndicats, on comprend plus rien.je pensais que vous êtes le corps le mieux organisé après l’armée ; mais on voit des syndicats de koi par ci et par là.et plus, après le départ du bosse BC, vous n’aviez rien montrer de crédibilité car les innocents trainent toujours à la MACO pour être jugés, on accorde des fausses libertés provisoires aux gros poissons.quand les voleurs vont rentrer chez vous, amenez les a la police si non, pour nous, on gère ça proprement entre nous.il faut travailler à avoir une bonne image au lieu de faire des fausses conférences de ce genre.faites des bonnes actions pour que le peuple vous fasse confiance au lieu de se plaindre.je sais que le MATDSI encadrera ce système.si vous ne changez pas, on risque de supprimer votre concours avec le temps. Webmaster, laissez passer SVP, il faut dire un mot à ces gens. et vous fasonet, on vous fait confiance , je vous conseille de ne plus couvrir ces types de conférences ; on veut avancer.vous aviez participer d’une autre manière au changement de mentalités. Bravo

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  • Le 11 février 2016 à 07:58, par nikemsongo
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Tout à fait en phase avec Monsieur ZONGO. Nous déplorons tous l’attitude du comité intersyndical des magistrats qui se focalise de manière bovine sur les violations des droits de l’homme dont se seraient rendu coupable les koglwéogo, tout en ignorant royalement les succès de ces organisations d’autodéfense. Vous les magistrats, vous ne vous préoccupez que de vos prérogatives, en ignorant royalement les souffrances des populations rurales notamment. Quand les malfrats tuent, dépouillent les honnêtes citoyens du fruit de leur labeur, que faites vous ? Si ce fameux comité ne prend garde, il va monter l’opinion publique contre lui. Il risque de nous pousser à organiser des marches populaires à travers toute l’étendue du territoire national pour dénoncer sa complicité avec les bandits de tous ordres et exiger plutôt la dissolution de ce comité dont les intérêts sont aux antipodes de ceux du peuple burkinabè.

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  • Le 11 février 2016 à 08:04, par La Souris
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je passerai volontier sans commenter ou dire juste bravo à M. ZONGO. Mais certains errements me font peur. Comment peut-on penser que c’est certains ténors du pouvoir actuel qui ont mis en place les KOGLWEOGO ? C’est peut-être vrai. Mais ce dont je suis certain, c’est que dans une localité que je connais très bien, le phénomène est né avant leur arrivée au pouvoir et par le seul fait de la population. Je puis vous assurer que leurs actions est appréciée par la population.
    Nous avons peur de leurs dérivent ? Encadrons les. Avez-vous vu des KOGLWEOGO à Ouagadougou ? A Bobo-Dioulasso ? Non. Parce que nous n’en avons pas besoin. Nous avons la police ( nationale, BAC, UIP, municipale, judiciaire, ..., la gendarmerie, les militaires avec plusieurs camps, la douane, les eaux et forêts, etc.) pour nous protéger dans ces villes. Et dans les campagnes ? Et puis même quel cet Etat de droit qui protège les indélicats plus que les citoyens honnêtes ? Les délinquants nous pillent, nous volent, nous violent, nous tuent froidement (parfois chaudement c’est selon) et lorsqu’on touche au cheveu d’un seul, voilà problème !
    Hé burkinabè, comment te prendre sans te toucher ?

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  • Le 11 février 2016 à 08:19, par Sidpasata Veritas
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    On peut tourner et retourner dans tous les sens la question de ces "Koglwéogo", une chose reste sûre et évidente : la justice privée, dont les "koglwéogo" n’en est qu’une forme, est contraire au principe de l’égalité des citoyens devant la loi ; principe au par lequel tous les citoyens font face à un seul et même appareil judiciaire fonctionnant selon les mêmes règles de procédures et le même code pénal. Les "koglwéogo" n’ont aucun fondement légal et ils fonctionnent comme ses membres pensent bon. Aucune loi n’encadre leurs actions, rien ne dit qu’ils doivent se limiter à soutenir l’action des forces de défense et de sécurité. Sans cadre juridique et sans aucun fondement légal, ces "koglwéogo" ne peuvent que devenir des sources d’insécurité et des moyens de vengeances et de règlement de comptes. Un dispositif pareil n’a pas sa place dans le cadre de l’État de droit dont nous souhaitons tous le renforcement contre les injustices et pour la sécurité de tous. Aucun citoyen ou groupe de citoyens n’a le droit de se rendre justice à lui-même. Ce n’est pas la même chose que de collaborer avec les services de sécurité, de défense et de justice.
    En somme, les "Koglwéogo" ont mal commencé avec un défaut absolu de légitimité et un excès de zèle dans un domaine très sensible pour la sécurité de tous et la paix dans la société. Alors, il vaut mieux s’en débarrasser et donc jeter ce bébé-là avec son eau de bain et sa baignoire. S’il y en a vraiment besoin, on fera un autre bébé bien-né dont la valeur serait alors indiscutable dès lors qu’il aura une base légale qui le limitera à un rôle de vigilance dans le soutien et la collaboration avec les services de l’État sans aucune prétention de faire à la place des ces services, sous prétexte que ceux-ci seraient incompétents. Les fonctions régaliennes de l’État ne peuvent être assurées par des structures spontanées non-mandatées par aucune autorité étatique et constitutionnellement illégales. Nous ne voulons pas de cette Justice sauvage des "koglwéogo" qui n’ont aucune légitimité. On dit que "la route de l’enfer est pavée de bonne intentions"

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  • Le 11 février 2016 à 08:21, par Sidpasata Veritas
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    On peut tourner et retourner dans tous les sens la question de ces "Koglwéogo", une chose reste sûre et évidente : la justice privée, dont les "koglwéogo" n’en est qu’une forme, est contraire au principe de l’égalité des citoyens devant la loi ; principe au par lequel tous les citoyens font face à un seul et même appareil judiciaire fonctionnant selon les mêmes règles de procédures et le même code pénal. Les "koglwéogo" n’ont aucun fondement légal et ils fonctionnent comme ses membres pensent bon. Aucune loi n’encadre leurs actions, rien ne dit qu’ils doivent se limiter à soutenir l’action des forces de défense et de sécurité. Sans cadre juridique et sans aucun fondement légal, ces "koglwéogo" ne peuvent que devenir des sources d’insécurité et des moyens de vengeances et de règlement de comptes. Un dispositif pareil n’a pas sa place dans le cadre de l’État de droit dont nous souhaitons tous le renforcement contre les injustices et pour la sécurité de tous. Aucun citoyen ou groupe de citoyens n’a le droit de se rendre justice à lui-même. Ce n’est pas la même chose que de collaborer avec les services de sécurité, de défense et de justice.
    En somme, les "Koglwéogo" ont mal commencé avec un défaut absolu de légitimité et un excès de zèle dans un domaine très sensible pour la sécurité de tous et la paix dans la société. Alors, il vaut mieux s’en débarrasser et donc jeter ce bébé-là avec son eau de bain et sa baignoire. S’il y en a vraiment besoin, on fera un autre bébé bien-né dont la valeur serait alors indiscutable dès lors qu’il aura une base légale qui le limitera à un rôle de vigilance dans le soutien et la collaboration avec les services de l’État sans aucune prétention de faire à la place des ces services, sous prétexte que ceux-ci seraient incompétents. Les fonctions régaliennes de l’État ne peuvent être assurées par des structures spontanées non-mandatées par aucune autorité étatique et constitutionnellement illégales. Nous ne voulons pas de cette Justice sauvage des "koglwéogo" qui n’ont aucune légitimité. On dit que "la route de l’enfer est pavée de bonne intentions"

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  • Le 11 février 2016 à 08:27, par TRAORE
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je pense que nous aspirons tous à vivre dans un Etat de droit. On ne peut pas avoir une chose et son contraire. Soit on fait confiance à l’Etat soit on fait confiance à des clans qui se multiplieront sur tout l’étendue du territoire national.

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  • Le 11 février 2016 à 08:42, par golum
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    je n’arrive pas a comprendre ceux qui parlent de dérives !! mais qu’est ce que vous croyez ? donc vous trouvez qu’avant l’avènement de koglweogo, nous vivions normalement ? nous étions déja en dérive chers amis !!! des braquages en plein jour, partout au burkina et vous trouviez que nous vivions normalement et que c’est l’arrivée de koglweogo qui risque de déboucher a une dérive ? c’est de la mauvaise volonté ou quoi ? nous avons perdu nos valeurs d’antan !! il nous faut apprendre a réfléchir intelligemment ; a savoir aller au dela de ce que le blanc nous a appris pour refaire appel a nos anciennes valeurs ; de sorte à déboucher sur une troisième voie !! c’est le tercérisme de Bado !! concilions dans ce cas précis nos méthodes modernes et celles locales (Koglweogo) pour aboutir sur une nouvelle stratégie adaptée !! la chose est simple mais c’est comme le dit bado, c’est l’élite bureaucratique, intellectuelle et politique de l’afrique qui étaient et sont toujours la cause du retard de l’afrique. dans ce cas précis, il suffit juste que le ministère de la sécurité encadre koglweogo ; leur demande des rapports d’activités mensuels ou trimestriels et le tour est joué !! chaque groupe koglweogo répond et est sous le couvert de l’entité administrative de sécurité la plus proche et c’est tout. merci aux uns et aux autres d’aller au dela de leur ego intellectuel.

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  • Le 11 février 2016 à 08:42, par la sagesse
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    *Koglweogo* veut dire dejá tout et se presente comme une organisation libre et volontaire et une force interne á la communauté voire dissuasive.
    Les voleurs,les terroristes,les djiadistes,les malfrats,les coupeurs de routes ,les braqueurs,les delinquants etc.Vous n’etes pas sans ignorer que le Burkina est classé dans un rapport americain 17 pays dangereux au monde.De même les fuites des milliards,la baisse des touristes ,les incendies de tous acabies,le chomage des jeunes,la corruption,l’impunité,la pauvreté grandissante.Quand on perd un objet dans la famille il s’assurer si ce n’est pas un membre de la famille qui avant d’acuser ou s’attaquer á qui que ce soit du dehors.
    Donc et en fait ce *koglwéogo*c’est pour controler nos propres enfants qui aujoud’hui pour des raccourcis pourraient se faire recruter par des groupes djiadistes ou d’autres types de malfrats.En somme pouvoir d’abord assainir notre propre milieux en comptant sur nos propres forces et aussi cela permettra de prevenir des attaques venant de l’exterieur sans une complicité interne.le seul virage á faire pour les amis du syndicat des magistrats c’est comment les accompagner en leur donnant une couverture legale et en extirpant de ces rangs des personnes dont leur casier judiciaire est deja sale.

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  • Le 11 février 2016 à 09:21, par ILBOUDO T. LAURENT
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Si jamais les KOGLWEOGO disparaissent, nous sommes foutu au Burkina Faso. Il faut les encadrer, les organiser et les légaliser. KOGLWEOGO nous est indispensable dans le contexte actuel du Burkina Faso.

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  • Le 11 février 2016 à 09:26, par Le Petit Fouta
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je valide la vision de Monsieur ZONGO.
    Je vis dans une partie du Burkina ou il nya pas de koglwéogo mais je trouve que sa création est une réponse à un vide sécuritaire laissé par l’État parce que la sécurité est en passe de devenir la priorité des Burkinabè.Si je prends l’exemple du Noumbiel ou le braquage a vraiment pris de l’ampleur,le Directeur Provincial de la Police de la localité y a même laissé sa vie en 2015 ;la présence d’une structure parallèle de sécurité comme les Koglwéogo ne pourrait elle pas juguler un peu se problème et prêter main forte à la sécurité de la localité ?
    L’existence de ces structures similaires est aujourd’hui une nécessité voire une urgence dans notre pays ; les Dozos existants déjà à l’Ouest doivent être également impliqués véritablement dans la sécurité.
    Cependant il faut un encadrement,une collaboration avec les FDS et une formation en droits humain et une initiation aux mesures de sécurité .Sans aucun suivi et accompagnement, ces genres de groupes se muent facilement en terroristes étant donné que ces maudites organisations sont fortes en récupération et tapent dangereusement à nos portes pour ne pas dire qu’elles sont dans la maison.Ensuite les cérémonies qui précèdent l’installations des Koglwéogo témoignent qu’ils faut impérativement encadrer ces groupes pour éviter des déviations qui seront préjudiciables à la sécurité du pays.
    Amicalement le Petit Fouta

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  • Le 11 février 2016 à 09:29, par patarbtalé
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    le pauvre paysans compte sur son élevage pour envoyer ses enfants à l’école pas comme vous les magistrats qui recevez de ses mêmes voleurs des grosses sommes pour envoyer vos rejetons au canada et autres.
    s’il se trouvait que vous faisiez votre travail comme il se devait, les kogwéogos n’allaient exister.
    quand vous dégustez un poulet vous le trouvez bon. juste : saviez vous qu’il faut se lever tôt le matin enjamber les reptiles les souches des bois mort chercher les termites pour nourrir les poussins, attendre que le soleil soit haut pour les sortir du poulailler quant le froid est là, et ensuite amener les moutons, les chèvres et les bœufs paitre ? le saviez vous ?
    et se lever un bon matin voir que vous ne possédez plus rien. dites moi chères messieurs si un des vôtres se trouvait dans une telle situation ? trouvez des lois qui vont rendre votre pays paisible à tous et non à un groupuscule de faux intellectuelles.

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  • Le 11 février 2016 à 09:42, par gawatchè
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Parfait votre analyse Mr ZONGO, les pauvres voient leur incapacité mis à nue par de braves paysans.

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  • Le 11 février 2016 à 09:54, par loi 013
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Mr zongo votre analyse est pertinente mais, il y a un mais pouvez vous nous dire sur quel base les koglwéogo recrutent les membres ? pouvez vous nous assurez que parmi leurs membres il n’y a pas de repris de justice ? pouvez vous nous assurez que leur justice a eux est faite sur la base de preuve fondé et non sur la base de la contrainte ?(car après une vrai bastonnade, on est capable de dire ce que l’on n’a pas fait pour éviter encore d’être battus comme un chien). Aussi, pensez vous que dans un état de droit, de tels agissement doivent être permis sous prétexte que la justice et les FDS de défense n’ont pas assez de moyens matériels, humains et financières pour assurez notre sécurité ?
    Une dernière question : n’est-il pas possible que des individus ennemis de la nation, mal intentionnés puissent utiliser ces koglwéogos à d’autre fin ? (quoi que l’on dise la soif de l’argent peut transformer un homme en témoigne les multiples braquages auxquels nous assistons denos jours tout ça pourquoi l’argent et l’argent)

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  • Le 11 février 2016 à 10:26, par GARGANDUAS
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Je pense que le Prophète politique THOMAS SANKARA, en prélude aux derappages de l’apareil judiciaire avait bien vue de mettre en place les TPD (tribunaux populaires departementaux) ce qui s’apperante au Kolgweogo d’aujourd’hui. C’est une justice du peuple par le peuple et pour le peuple. C’est une très bonne initiative qui doit etre encadrer pour harmonyser et reduire les derapages et voire étaler à toutes les communes du BF pour renforcer la sécurité et retablir l’intégrité du Burkinabè. Les juges peuvent se sentir frustrer, peu importe car ce qui est important c’est la securité et la stabilité de nos populations. Il faut que la justice fasse son propre toilletage afin de reconquérir la confiane perdue auprès du peuple. Comme le proposait un internaute, il faut beaucoup de mise en retraite anticipée dans l’apareil judiciaire car certaines têtes ne meritent plus confiance sinon le peuple est obligé de prendre son destin en main. Vivre KOGLWEOGO, que DIEU benisse le FASO

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  • Le 11 février 2016 à 11:06
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Les former en droit humanitaire ca veut dire quoi ? Autant supprimer que de raconter du n’importe quoi. Soit les Kolweogo restent avec les agissements qui font la fierté des éleveurs et autres villageois ou on les supprime. "Kolweogo" rime avec " barbarie" oui une barbarie positive pour bouter hors des villes et villages les bandits de grands chemins. Vous avez vu Droits humains avec corde et fouets ? Ngaow !

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  • Le 11 février 2016 à 12:01, par optimus prime
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    voila le visage des africains !! au nom de quoi vous allez demander la suppression de quelque chose qui fait la fierté des populations !! ils répondront au nom du "droit" / pauvres africains au gros nez !! vous copiez textuellement l’Europe et vous ne jurez plus que par des termes du genre "état de droit, légalité, droit de l’homme"" dites moi, vous !!! , qu’avez vous inventez ? qu’avez vous proposez pour le bien de votre pays ? rien du tout !! vous faites pitié a l’afrique !! ce sont ces genres de comportement qui font que l’afrique n’évoluera jamais !! je suis désolé de le dire mais le nègre est vraiment maudit !!! incapable de créer ni d’innover !! mais à défaut de créer, innover au moins !!! des gens qui n’aiment pas leur population !! ils n’aiment que leur propre petite personne !!! le droit, le droit, le droit !! c’est vous qui avez créer le droit ? regarder au dela du bout de votre nez, pardon au dela du bout de vos livres de droit. jouez pleinement votre rôle et vous constaterez que koglweogo disparaitrai d’elle même !! c’est aussi simple que cela !! pensez vous que c’est dans vos salons feutrés a waga, que vous saurez ce qui est bon pour nos braves paysans ? essayez de démanteler Koglweogo et vous verrez ce qui se passera !! vous pouvez toujours essayer !! please webmaster

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  • Le 11 février 2016 à 12:23, par Dr yack
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Il faudra peut être
    mener une enquête pour savoir est-ce que ceux qui sont contre koglWéogo ne sont pas des complices des bandits ? C’est étonnant de voir les hommes de droits qui s’oppose vigoureusement surtout depuis qu’on a découvert que dans la zone de Fada un ancien maire et un étudient en droit sont impliqués dans un groupe criminel démantelé !

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  • Le 11 février 2016 à 12:41, par Ben
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    belle analyse Monsieur ZONGO

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  • Le 11 février 2016 à 12:44, par King
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Webmaster,Excusez !J’ai fait un post que je ne vois pas jusqu’à présent.Merci.Voici la teneur de mon post:Vouloir donner un statut aux « Koglewéogo » est un aveu d’impuissance et de démission de la part de notre Etat. Cela nous montre qu’il n’a pas confiance aux hommes et femmes qu’il a lui-même recrutés pour son fonctionnement. Et en tant que citoyens burkinabés, nous devons tous nous inquiéter. Un Etat qui cède certains de ses domaines régaliens et de souveraineté que sont la justice, les finances publiques, l’armée et la diplomatie, doit s’attendre à sa déliquescence. Les « Koglwéogo » empiètent non seulement sur le domaine de la justice par ses jugements parallèles à notre appareil judiciaire, mais aussi sur le domaine de notre Armée Nationale par le fait que ces groupes d’auto-défense détiennent par devers eux des armes. Hier, nous avons tous combattu le RSP car il était considéré comme une armée dans l’Armée. Aujourd’hui, nos nouvelles autorités veulent donner un statut aux « Koglewéogo » .On retourne à la case départ, et dans un cas pis que celui oû se trouvait l’ex RSP. Parce que non seulement les « koglwéogo » sont une justice dans notre Justice mais aussi une armée dans notre Armée. Le phénomène du terrorisme est actuel. Et « Kolglewéogo » peut constituer un nid de recrutement pour les terroristes et « fous de DIEU » de Boko Haram ;de Mokktar Ben Mooktar et autres groupes terroristes. Dans le pire des cas, ils peuvent se rebeller contre nous à l’interne. Nous sommes donc sur un glissage dangereux. La seule volonté de ces derniers ne peut être considérée comme base pour leurs agissements. Nous ne sommes pas dans l’Anarchisme, mais dans une République. Et force doit rester à la loi. Nous voulons tous un Etat de droit où la règle de droit prime. Donc la légalité doit gouverner notre pays. Les « Koglwéogo » doivent être déclarés comme « danger et ennemis publics » et combattus comme tel. Le malheur veut que les bonnes décisions soient prises trop tard. Je cautionne donc la déclaration du comité intersyndical des magistrats pour l’avoir compris très tôt.

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  • Le 11 février 2016 à 14:06, par Dignité
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Moi ce qui m’intrigue dans cette affaire, jamais je n’ai entendu ces fameux magistrats interpeller l’État à fortiori menacer pour les multiples faits de braquages et délits divers opérer par des bandits et de façon croissante, afin que plus de dispositions soient prises pour les arrêter ? Ce que les bandits font est légal ? Pire, ce sont ces mêmes magistrats qui ont contribué grandement à cette situation par leur corruption et leurs compromissions ! Les forces de l’ordre risquent leurs vies en interpellant les bandits et eux ils s’assaillent dans leurs bureaux climatisés pour les libérer pour la moindre virgule mal placée ou absence dans un PV !!!!!!!! Y en marre de ces gens qui pensent que c’est eux qui connaissent tous !!!!!!!

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  • Le 11 février 2016 à 14:27, par Dignité
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Moi ce qui m’intrigue dans cette affaire, jamais je n’ai entendu ces fameux magistrats interpeller l’État à fortiori menacer pour les multiples faits de braquage et délits divers opérer par des bandits et de façon croissante, afin que plus de dispositions soient prises pour les arrêter ? Ce que les bandits font est légal ? Pire, ce sont ces mêmes magistrats qui ont contribué grandement à cette situation par leur corruption et leurs compromissions ! Les forces de l’ordre risquent leurs vies en interpellant les bandits et eux ils s’assaillent dans leurs bureaux climatisés pour les libérer pour la moindre virgule mal placée ou absence dans un PV !!!!!!!! Y en marre de ces gens qui pensent que c’est eux qui connaissent tous !!!!!!!

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  • Le 11 février 2016 à 15:21
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    La colère gronde dans plusieurs zones rurales du Burkina Faso contre des "koglweogo", des comités de vigilance qui se sont donné l’objectif de traquer des auteurs d’infractions en les réprimant parfois violemment. Alors qu’un ministre a ouvert la porte à leur institutionnalisation, nos Observateurs s’inquiètent de leurs dérapages.

    Les "koglweogo", "gardiens de la forêt" en moré, l’une des langues parlées au Burkina Faso, font de plus en plus parler d’eux en ce début d’année 2016, dans le "Pays des hommes intègres". Ces associations d’habitants constituées en comités de vigilance se sont multipliées depuis un an autour de Boulsa, Manga ou Koupela, des villes du centre du Burkina Faso, pour contrer la multiplication des cas de banditisme. Certaines sont bénévoles, d’autres monnayent leurs services auprès d’habitants qui estiment avoir subi un préjudice, dans la plupart des cas, des vols de bétails ou de récolte.

    Début janvier, le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) a épinglé les "koglweogo", affirmant avoir recensé des cas de tortures perpétrés par ces associations. Leur rapport dénonce "l’existence dans notre pays d’une organisation armée non républicaine, sans limite territoriale avec un pouvoir d’arrestation, de verbalisation, et de torture voire d’exécution sommaire […] sous le prétexte de lutte contre l’insécurité".

    Des photos d’une victime dans la région de Kourritenga, au centre du Burkina Faso, accompagnent le dossier. On y voit un homme au dos mutilé après avoir subi un procès populaire organisé par un "koglweogo". Selon le rapport, un autre aurait été pendu à un arbre.

    "Ils m’ont accusé d’être complice d’un voleur et attaché à un arbre"

    Bernard P.

    Bernard P.

    Bernard P. (pseudonyme) est fonctionnaire à Ouagadougou. Il a été victime de l’une de ces associations dans la région du centre-ouest, au début du mois de janvier.

    Ma femme tient un bar à Cassou, et un jour, un client est parti sans payer deux bières. Elle en a parlé autour d’elle, et sans qu’elle n’ait rien demandé, les membres du "koglweogo" local sont venus lui poser des questions sur ce client afin de le retrouver et le punir. Ma femme a eu beau expliquer que ce n’était pas très grave, ils ont insisté pour qu’elle livre son identité. J’ai dû m’entretenir par téléphone avec le chef de ce comité pour leur dire de laisser tomber. Ils m’ont alors accusé d’être complice d’un voleur. Je n’ai pas pris cette menace au sérieux.

    Un week-end où je rentrais à Cassou, quelques jours après cette conversation, des membres du "koglweogo" sont venus à mon domicile. Ils m’ont dit que j’avais offensé leur chef et m’ont demandé de les suivre. Ils m’ont conduit dans leur "base", m’ont fait asseoir par terre, et m’ont demandé de couper mon téléphone. Puis ils m’ont ligoté les pieds et m’ont attaché à un arbre. Un policier a tenté de s’interposer, mais ils l’ont menacé de lui faire subir le même sort.

    "Ils avaient des bâtons et des fouets, ils demandaient à leur chef l’autorisation de me punir."

    Selon eux, j’étais complice d’un préjudice qu’ils évaluaient à 238 000 francs CFA [362 euros, NDLR]. Ils ont même détaillé la somme : 210 000 francs CFA pour le "vol" de deux bières, et 28 000 francs CFA pour avoir défendu un voleur. Comme ils n’avaient pas retrouvé le coupable, ils me demandaient de rembourser cette somme ! Certains membres avaient des bâtons, d’autres des fouets, et demandaient à leur chef l’autorisation de me punir. Ils n’avaient même pas 18 ans. J’ai reconnu certains d’entre eux, considérés comme des petits délinquants dans le village.

    La situation était tellement ridicule que je les ai menacés de les poursuivre devant la justice et prévenus qu’ils auraient des problèmes car j’étais fonctionnaire. Ils ont pris peur, et ont décidé de me relâcher, me demandant néanmoins de payer la somme, sans quoi ils continueraient de la réclamer à ma femme. En tout, ils m’ont gardé pendant deux heures [suite à cet événement, des syndicats de la ville de Cassou ont manifesté pour réclamer la dissolution des "koglweogo", comme on le voit sur l’image ci-dessous].

    Je reconnais que ces comités peuvent être utiles à la sécurité, dans des zones rurales où les policiers ont peu de moyens. Mais le problème, ce sont les méthodes employées et le fait que les membres qui composent ces "koglweogo" n’ont pas de formation.

    À Cassou, le 21 janvier dernier, des syndicats enseignants avaient appelé les élèves des écoles à venir manifester leur soutien à Bernard P., violenté par un "koglweogo". Photo publiée avec l’aimable autorisation de Josiane Da.

    La majorité des habitants contactés par France 24 dans différentes régions burkinabè où des "koglweogo" ont été mis en place, à Manga, Goudé, ou Boulsa, disent avoir une bonne opinion de leur présence. Ils auraient selon eux fait diminuer sensiblement les cas de banditisme. Des explications difficiles à prouver, aucun chiffre officiel n’étant disponible auprès des forces de l’ordre dans la région.

    Des "koglweogo" affichent leurs résultats sur les réseaux sociaux

    Début février, le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a ouvert la porte à la légalisation de ces comités de vigilance populaire. Lors d’une conférence de presse, il a expliqué que "les populations sont un ‘maillon important’ et les comités de vigilance autour desquels elles sont organisées commencent déjà à produire des effets probants […] mais nous devons encadrer ces initiatives pour que ces comités n’agissent plus en ‘calfoumayé’ [de façon désordonnée, NDLR]".

    Parallèlement à ces déclarations, et depuis une dizaine de jours, une page Facebook "koglweogo à Boulsa" a été créée pour faire la promotion sur internet des actions du comité de vigilance de cette ville du Centre-Nord. Sur certaines photos, ils exposent des présumés voleurs de bœufs ou de maïs, ligotés à des arbres. Dans les commentaires, de nombreux internautes les félicitent pour leur efficacité.

    À côté des photos de présumés voleurs attrapés par le "koglweogo" de Boulsa et diffusées sur Facebook, des commentaires élogieux sur le travail du comité.
    Selon plusieurs internautes qui y postent des commentaires, cette page Facebook aurait été créée par des habitants de Boulsa favorables à l’action de ces comités, et qui souhaitent les voir se pérenniser. Des journalistes et des membres du Balai citoyen, association de la société civile en première ligne des mouvements de protestation, ont fait référence à cette page. Son auteur, contacté par France 24, n’a pour l’heure pas répondu.

    Un homme, présenté comme un voleur de mil, est affiché sur la page Facebook au côté de son larçin présumé.

    "Si on légalise ces comités, on crée une forme d’État dans l’État"

    Saïdou Kaboré

    Saïdou Kaboré

    La multiplication des appels à l’institutionnalisation des "koglweogo" inquiètent des associations des droits de l’Homme au Burkina Faso. Saïdou Kaboré est l’auteur d’un rapport du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) pour le Kourritenga, dans la région du Plateau Central.

    Nos enquêtes montrent que ces "koglweogo" manquent d’organisation et laissent la porte ouverte à de nombreux dérapages sous couvert de lutte contre l’insécurité. Le comble, c’est qu’ils ont très souvent le soutien de chefs coutumiers locaux. On n’a d’ailleurs aucune idée de ce que devient l’argent extorqué aux présumés coupables en échange de leur libération.

    Le principe des comités populaires n’est pas une mauvaise chose en soit, mais je ne vois pas bien comment leur mise en place est possible. On nous explique qu’il n’y a pas assez de policiers ou de moyens pour sécuriser les zones rurales burkinabè. Mais même si on forme ces comités populaires pour les institutionnaliser, comment va-t-on faire pour les encadrer ? Il faudra créer de nouveaux postes de policiers, donc le problème sera le même. Si on légalise ces "koglweogo", sans y mettre les moyens, on ouvre la porte à plus d’injustice, et à la création d’un État dans l’État.

    Article écrit en collaboration avec

    Alexandre Capron

    Alexandre Capron,

    Journaliste francophone

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  • Le 11 février 2016 à 16:54, par Sidpasata Veritas
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Si vous acceptez le principe que tout groupe de citoyens peut s’armer et jouer le rôle de la police, de l’armée, de la gendarmerie et de la justice, alors ne soyez pas étonnés qu’un jour des malfaiteurs créent eux aussi leur koglwéogo pour défendre leurs intérêts. Oui préparez-vous donc à vivre des affrontement entre koglwéogo différents.
    Et quand vous serrez faussement accusés et/ou abusivement violentés par un membre de koglwéogo pour une rivalité quelconque, n’allez pas vous plaindre ! Quand un "n’importe qui" vous exigera par exemple de montrer votre carte d’identité sous peine de vous traiter comme le mérite les voyous, ne vous offusquez surtout pas, car il fait son boulot de koglwégo. En plus cela pourrait être interprété comme un indice ou même une preuve de votre culpabilité.
    Quand il y a altercation entre des corps ou troupes différents des FDS, leurs hiérarchies peuvent intervenir et remettre de l’ordre selon la loi. Quand le koglwéogo seront dans une situations similaires, qui intervient pour régler les conflits selon quelles lois ?
    Certains sont en train de décrier les FDS auxquelles ils préfèrent les koglwéogo, mais c’est de la naïveté car il n’y a pas d’un coté les bons et de l’autre coté les mauvais. S’il y a des brebis galeuses dans les FDS malgré la loi, la formation et la discipline qui les encadrent, on peut imaginer avec quelle facilité et quelle aisance les pires individu pourraient parasiter les koglwéogo pour accomplir de basses besognes qui, déjà commence à discréditer leur actions. Le problème n’est pas dans la bonne volonté et les bonnes intentions, le problème c’est que très vite, ces koglwéogo sont fragile dans leur manière d’être organisé en dehors de la loi pour faire un travail qui revient à des structures de l’État. Si nous voulons la paix, il faut mieux organiser notre société en fonction de la loi.
    La solution que je propose c’est donc :
    - 1- Abolir les koglwéogo qui sont né en dehors de la loi
    - 2- Soumettre le débat à l’Assemblée nationale pour voir s’il faut créer par la loi des koglwéogo ou bien s’il suffirait de renforcer les structures traditionnelles de l’Etat.
    - 3- Si vraiment il y en a besoin, il faut alors soumettre à l’Assemblée nationale un projet de loi pour la création et le fonctionnement des koglwéogo et situer leurs attributions et leur responsabilité.
    Il faut éviter de nous faire distraire par les pêcheurs en eaux-troubles. Si nous pensons que laisser travailler ces koglwéogo, il faut au moins admettre qu’ils n’est jamais bon pour tout honnête citoyen de travailler dans l’illégalité. Il faut donc prendre les moyens légaux pour leur création et leur fonctionnement. Ainsi la loi va les protéger et protéger tout le monde. La formation aux droits humains ne suffit pas. Même les bandits ont intérêt à ce que la création et l’action des koglwéogo ne soient pas renforcée et encadrée par la loi. Ceux qui croient que les Koglwéogo font un bon boulot et qu’il faut les laisser dans cet état ne voient pas le piège de l’illégalité et de l’illégitimité.

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  • Le 11 février 2016 à 16:54, par Barkbiiga
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Bien dit M. Zongo ! Je partage entièrement votre réflexion ! Si besoin est je propose que l’on lance une pétition pour accueillir l’avis des Burkinabé et je suis convaincu que l’encadrement de l’organisation conviendra mieux que sa suppression. Ça participe à la socialisation des délinquants eux-mêmes. Alors la justice telle qu’elle est à présent ne sait pas que faire de ses repris (dans le cas où il n’y a pas de connivence). Le "Plus rien ne sera comme avant" doit l’être sur tous les plans. Paix et amour avec le peuple Burkinabé. "Nan lara an sara !!!!!" (J’espère que je traduit bien la pensée de Ki-Zerbo, Même si c’est un samo, il a dit la vérité !

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  • Le 11 février 2016 à 17:38, par King
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Tout Etat qui cède certains de ses domaines régaliens et de souveraineté que sont la justice, les finances publiques, l’armée et la diplomatie, doit s’attendre à sa déliquescence. Les « Koglwéogo » empiètent non seulement sur le domaine de la justice par ses jugements parallèles à notre appareil judiciaire, mais aussi sur le domaine de notre Armée Nationale par le fait que ces groupes d’auto-défense détiennent par devers eux des armes. Hier, nous avons tous combattu le RSP car il était considéré comme une armée dans l’Armée. Aujourd’hui, nos nouvelles autorités veulent donner un statut aux « Koglewéogo » .On retourne à la case départ, et dans un cas pis que celui oû se trouvait l’ex RSP. Parce que non seulement les « koglwéogo » sont une justice dans notre Justice mais aussi une armée dans notre Armée. Il ne faut pas que nos nouvelles autorités commettent l’erreur de leur reconnaître.Le phénomène du terrorisme est actuel. Et « Kolglewéogo » peut constituer un nid de recrutement pour les terroristes et « fous de DIEU » de Boko Haram ;d’Ansar Dine,.... Dans le pire des cas, ils peuvent se rebeller contre nous à l’interne. Nous sommes donc sur un glissage dangereux. La seule volonté de ces derniers ne peut être considérée comme base pour leurs agissements. Nous ne sommes pas dans l’Anarchisme, mais dans une République. Et force doit rester à la loi. Nous voulons tous un Etat de droit où la règle de droit prime. Donc la légalité doit gouverner notre pays. Les « Koglwéogo » doivent être déclarés comme « danger et ennemis publics » et combattus comme tel. Le malheur veut que les bonnes décisions soient prises trop tard. Je cautionne donc la déclaration du comité intersyndical des magistrats pour l’avoir compris très tôt.

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  • Le 11 février 2016 à 17:50, par Elkabross
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Les amis, je vous raconte une petite histoire
    Quand j’étais petit, le nom de notre quartier était connu dans plusieurs localités de Ouaga. Car lorsque les habitants de mon quartier attrapaient un voleur, il était lapidé à mort, parfois même des coups de machettes l’accompagnaient dans l’au delà. A l’époque les voleurs volaient rarement dans le quartier, non par parce qu’ils n’y en avait pas mais parce qu’ils savent ce qui les attendait.
    Bref, le koglwéogo a sa raison d’être, mais il doit être encadré par les autorités. Pourquoi pas intégrer certains agents de la gendarmerie dans ces groupements de sécurité ? Il cessera d’exister lorsqu’il n’aura plus de vols, plus de braquages. C’est la population qui subie, les magistrats dans les bureaux voient peut être qu’on remet en cause leurs actions, loin de là. Qu’est ce qu’ils font contre les coupeurs de route, les braquages qui se multiplient. QUE CHACUN VOIT PLUS LOIN QUE SES INTÉRÊTS PERSONNELS, CAR ON EST DANS UNE NOUVELLE DYNAMIQUE, CEUX QUI NE VOUDRONS PAS ALLER DE L’AVANT RESTERONT DERRIÈRE.

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  • Le 11 février 2016 à 18:28, par gakou
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    L’analyse est de haute qualité. Je l’approuve fortement. Plus rien à dire.

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  • Le 11 février 2016 à 19:03, par le sage
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Merci mon frère,
    il est très facile de rester à Ouagadougou et critiquer l’initiative de la population qui ne dormait pas, qui vivait dans la peur, le désespoir. Il serait mieux d’organiser les acteurs du Koglwéogo.
    Prenons en exemple, l’organisation des chasseurs dozos qui a permis de réduire le banditisme dans la région des Cascades dans les années 2000 et depuis lors, il est rare d’entendre parler de braquage ou de vol de motos dans cette région. Jusqu’à présent dans la région, la population laisse les motos dehors, rend se coucher et il n’y a pas de vol. Cela s’explique par l’implication des dozos dans le traque des bandits.
    Un autre exemple qui date de 2015 à Satiry dans le Houet. La population avait été toujours victime de braquage, de vol. Les jeunes ont décidé de prendre leur destin en main en mettre en place de groupe de veille, ce qui leur a permis de mettre la main sur plusieurs bandits. De nos jours, le calme est revenu dans la commune et environ. Par conséquent, je suggère qu’on encadre ces Koglweogo et au lieu de les rejeter.

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  • Le 11 février 2016 à 19:09, par fadl
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Koglweogo est une nécessite, et la réflexion doit juste viser à l’améliorer pour réduire les soit-disant dérives dont je doute de l’existence. Que tout ceux qui combattent koglweogo sache que même si on admet que la justice moderne est incorruptible elle peut se tromper car elle n’est pas une science exacte

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  • Le 11 février 2016 à 22:34
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Non non aux kolwego non non

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  • Le 11 février 2016 à 23:35, par YIRMOAGA
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Les koglwéogo vont demeurer et s’étendre sur toute l’étendue des villages sauf OUAGA où c’est chacun pour soi ? Dans les villages la fonction principale des koglwéogo, c’est la protection de l’environnement, mais plus particulièrement la lutte contre le vol de toute nature. Si les magistrats veulent, qu’ils aillent lutter de leur façon contre ou pour les voleurs ?Les koglwéogo ne jugent pas les voleurs mais ils traquent et les remettent aux FDS ? Si les magistrats trouvent que les amandes infligées ça sera un manque à gagner pour leur deal, qu’ils abdiquent et on verra ?Leur droit c’est la protection des voleurs alors ? La solidarité en campagne oblige les villageois à avoir confiance à leur nouvelle structure qui est en fait un retour à nos traditions où les délinquants sont corrigés chez le chef, sans prison, mais les victimes sont obligés de suivre la bonne marche après sévisse ? Les FDS ne s’opposent pas aux Koglwéogo, puisque ceux ci les rendent service en conduisant les délinquants dangereux où eux mêmes allaient avoir des difficultés à les traquer ? Seulement les bureaucrates qui se disent les détenteurs et connaisseurs des lois, trouvent que leurs partenaires"les voleurs" courent un risque d’être violentés ? Mais force reste au peuple qui a mis fin au règne de celui qui les humiliaient pendant des décennies ?

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  • Le 11 février 2016 à 23:35, par yalbal
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Excellent article ! Une belle analyse monsieur Zongo. Malgré les points de vue partagés que cela suscite, pertinente est la proposition de réfléchir sur comment, à partir de cette réalité sécurito-juridique des Koglweogo, innover en matière de dispositif judiciaire qui en tienne compte. C’est peut-être trop demander à l’administration judiciaire ou à ses syndicats d’imaginer, à partir d’expériences locales, africaines, malgré toutes leurs insuffisances, une certaine, pour ne pas dire une autre conception de la justice, en puisant dans nos ressources socio-historiques et actuelles pour penser une autre manière de rendre justice et d’envisager autrement la sécurité des populations directement concernées et du pays.
    La justice actuelle avec ses procédures et sa logique de punition est encore un de nos héritages et tares de l’occident conquérant. La justice occidentale n’a jamais empêché la croissance de la criminalité encore moins le terrorisme dont on parle tant aujourd’hui.
    De mon point de vue la justice n’existe que pour celui qui peut se la payer. Faites-en l’expérience : j’en sais quelque chose. Rien que le fait que sans un avocat, on ne peut tout simplement demander justice !! Cette simple réalité enlève à la justice toute crédibilité en matière d’équité d’accès à la justice. Et les populations le savent !!
    Au mieux la justice a créé une caste de juristes, d’avocats, de juges embourgeoisés et autres fonctionnaires, entrepreneurs ou experts/interprétateurs du Droit et des Lois qui ont totalement enlevé au peuple toute initiative en matière judiciaire. Combien de burkinabé comprennent-ils quelque chose au système judiciaire actuel du Burkina ? Combien de citoyens burkinabé peuvent-ils témoigner avoir confiance en la justice du pays ? Bien peu…
    Certes ce n’est pas une raison de laisser les questions judiciaires et sécuritaires se diluer dans la masse qu’on considère généralement ignorante, inapte, inhabilitée et/ou même indigne de rendre justice !! Essayons toutefois de réfléchir et ne pas avoir à rejeter le bébé avec l’eau du bain… comme le souligne l’auteur. Car si l’on suit son analyse, cette situation est peut-être une opportunité intéressante à explorer en matière d’ingénierie juridico-sécuritaire pour innover et concevoir/construire des instances de vigilance et justice populaires et citoyennes qui assurent au plus grand nombre sécurité et justice. Des structures dûment habilitées en termes de légitimité et de légalité que les populations sont capables de comprendre, de maîtriser/contrôler et de mettre en œuvre et en qui elles pourraient avoir totalement confiance.
    Du point de vue de l’auteur, c’est une piste, que nos magistrats pourraient considérer, mais ont-ils été seulement formés dans leurs études à cela ? A savoir Imaginer une justice intégrée qui fait de la vérité, de la prévention, de la conciliation et de la réparation les quatre points cardinaux d’une justice digne de ce nom. Si le Koglweogo peuvent contribuer à cette justice-là, pourquoi ne pas considérer cette réalité et l’étudier en profondeur pour savoir si et dans quelle mesure ce phénomène contribuerait à la sécurité et à la justice effective pour le citoyen ? Avec quels moyens me demandera-ton ? Déjà que les magistrats et les FDS crient haut le manque de moyens !! En la matière, on n’a véritablement que les moyens que l’on possède et que l’on se donne. Et c’est avant une question de volonté et un peu de génie créateur comme le dirait l’Autre (Sankara).
    Une fois encore merci à l’auteur pour cette excellente analyse

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  • Le 12 février 2016 à 11:13, par LE SCORPION
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Toutes mes félicitations à monsieur ZONGO pour cet écrit qui dit la vérité et rien que la vérité. J’invite d’ailleurs les fils et filles de la région de l’Est de créer ces structures pour leur sécurité. Cette région qui est réputée zone des grands bandits cesserait de l’être avec les koglwéogo créés dans tous les villages. Les honnêtes personnes ont la peur au ventre quand on traverse cette région à cause de ces grands coupeurs de route et les véhicules qui quittent le Niger ont été obligé de passer par Dori malgré le long trajet pour arriver à Ouaga et qui fait perdre beaucoup d’argent à la région. Je suis contre cette décision de ces magistrats malhonnêtes qui ne pensent qu’à leur propre ventre au lieu d’être avec le peuple.
    POPULATION DE L’EST, EN AVANT POUR LA CRÉATION DES KOGLWEOGO POUR SÉCURISER VOTRE RÉGION ;
    VIVEMENT DES KOGLWEOGO SUR TOUT LE TERRITOIRE BURKINABÉ ;
    COURAGE AU GOUVERNEMENT POUR L’ENCADREMENT ET LA FORMATION DE CES STRUCTURES ;
    VIVE LE BURKINA FASO

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  • Le 12 février 2016 à 11:53, par yerbanga joel
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    VIVE LE KOGLEWEOGO CAR C’EST NOTRE SECURITE DE PROXIMITE

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  • Le 12 février 2016 à 12:25, par COMPAORE Salifo
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Soyons honnète, ne serait-ce que quant il s’agit de la vie humaine. Rendez-vous dans le Zoundweogo, posez la question à un enfant : doit-on supprimer Kogleweogo ? IL vous répondra sans hésiter, NON. On ne peut pas confier son destin sécuritaire à un Etat qui est lui-meme en insecurité car non encore bien assis. Nos vaillantes forces de securite manquent du minimum pour affronter les delinquants. L’ancien regime avait protege certains delinquants qui aujourd’hui ne se savourent pas vaincus. Je vous assure que supprimez ces structures locales de securite c’est livrer nos pauvres paysans a des terribles attaques meurtrieres. Combien sont morts, combien de femmes ont ete violes devant leurs maris, leurs enfants, avant de voir leur bien emporté. Qu’avez-vous dits, qu’avez vous fait,chers gueulards, justiciers. Imaginez cette pauvre vielle, qui ne compte sur ses deux poules, cette veuve qui ne compte que sur ses deux chevres, cette famille qui ne compte que sur ses deux boeufs pour travailler la terre afin de pouvoir survivre, et qui les verront voler, ou enlever sous les yeux et bras impuissants. Chers defenseurs des droits humains, ou etiez-vous ? La vérite est que ceux qui plaident pour la suppression de Kogleweogo sont ceux-là qui ont été déroutés par l’efficacité et les prouesses de Kogleweogo. Quand on a l’habitude de boire la bière, de dévorer les poulets, de construire les belles villas, de payer des voitures, et on se fait appeler "homme d’affaire", alors que quand la nuit arrive, on devient un loup pour dépouiller les honnetes citoyens, on ne peut que defendre l’injustice. Quant aux juges, qu’est-ce qui n’a pas été dit a votre sujet ? On vous comprend parce que vous voyez vos prerogatives diminuées, vos "gombos" diminués, et c’est de bonne guerre. Que les autorités de ce pays réfléchissent sur ce sujet afin de prendre cette décision qui fera l’affaire de la sécurité de la population ainsi que de l’état tout entier.

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  • Le 12 février 2016 à 12:52, par SENADJA
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Bonjour a Tous.
    le débat est passionnant . comme le die les uns et les autres, il faut encadrer ces gens sinon ......... prenons le cas de la santé, au début quant on a décider que les OSC s signes des protocoles pour exécuter certaines activités dans le domaine de la santé communautaires, beaucoup de spécialistes de la santé trouvaient cela inadmissible. mais avec l’encadrement des districts, les Oscs arrivent amener beaucoup de sensibilisation . quoi qu’on dise l’état ne peut pas tout faire. il faut que les communautés s’y impliquent mais avec l’encadrement et le soutient de l’état.
    Ce qui rend difficile la collaboration de la population dans le domaine de la sécurité, c’est le comportement de certaines forces de l’ordre. pour la petite histoire, mon oncle maternel avait dénoncé un du village qui a été appréhendé par la police pour vol de bétail et autres activités illicites. la personne a été prise . il a été déferré et a purgé une peine de 12 mois fermes. mais a son retour au village, il est venu dire a l’oncle qu’a la police on lui a fait savoir que c’est l’oncle et le policier a même ajouter que lui il n’est pas avec eux au village. pour savoir ce qu’il fait. vous imaginer l’atmosphère entre les deux familles et la cohésion dans le village. ces kolgwéogo peuvent être utilisé pour donner les informations aux forces de l’ordre et les aider dans l’appréhension des malfrats.

    Répondre à ce message

  • Le 22 février 2016 à 11:01, par Made
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Quel Etat de droit ?
    Revoyer le contenu du droit pour prendre en compte les kogolweogo ! lol

    Répondre à ce message

  • Le 25 novembre 2016 à 21:51, par Bernard Zongo
    En réponse à : « Koglwéogo » : Faudra-t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Merci à toutes et à tous pour les réactions et contrubutions diverses. Espérons que nos autorités prendront toute la mesure du phénomène pour agir en conséquence.

    BZ

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