Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

mardi 9 février 2016 à 00h18min

Le comité intersyndical des magistrats a suivi avec une attention particulière l’actualité de ces derniers temps et deux éléments majeurs appellent une certaine analyse de sa part :

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Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

-  la volonté de l’exécutif de régler par voie diplomatique une affaire pendante devant la justice ;
-  la naissance de structures parallèles de justice dénommées « Kolgweogo » et le souhait du politique de les reconnaître.

Sur le premier point, le comité intersyndical des magistrats note que depuis le putsch manqué du 16 septembre 2016, les juridictions burkinabè assument avec professionnalisme et courage leur mission de rendre la justice dans les procédures résultant de cet événement.

Dans la gestion des mêmes procédures, le comité intersyndical note la volonté de l’exécutif burkinabè de normaliser ses relations avec des Etats amis et frères par une « gestion diplomatique de la situation ».

Si le comité intersyndical reconnait le droit au pouvoir politique en général, et exécutif en particulier, de gérer ses relations extérieures, il insiste particulièrement sur le fait qu’une telle approche ne doit pas porter atteinte aux principes constitutionnels cardinaux de séparation des pouvoirs et d’indépendance du pouvoir judiciaire. Les assurances données dans le discours officiel doivent se traduire aussi bien dans les actes publics que dans ceux qui ne le sont pas.

Sur le deuxième point, le comité intersyndical suit avec une inquiétude grandissante, la naissance, l’extension et l’expansion des structures privées, informelles de gestion des questions sécuritaires, judiciaires et pénitentiaires dénommées « Kolgweogo ». En effet, si la quête ou le besoin de sécurité et de justice des populations est immense et pressent, cela ne devrait nullement faire le lit des pratiques illégales, attentatoires aux libertés et droits fondamentaux.
Il est bien de noter que ces structures ont institué une justice privée dans laquelle elles assurent les fonctions de police judiciaire, de poursuites, de jugement et de détention pénitentiaire, le tout sur la base de « leurs propres lois. »

Le comité intersyndical des magistrats s’interroge sur la volonté affirmée des pouvoirs publics de reconnaitre de telles structures alors même qu’elles sont illégales par nature, et leur action basée sur la violation de la constitution, des lois et règlements, leurs prouesses fondées sur la négation répétée et continue des libertés et des droits fondamentaux.

C’est pourquoi, fort de ce qui précède, le comité intersyndical des magistrats :

-  Condamne les actes de ces structures dénommées « Kolgweogo » ;
-  Invite le gouvernement à satisfaire, selon les principes de l’état de droit, les besoins de sécurité et de justice des populations ;
-  Exige en conséquence le démantèlement sans délai desdites structures, le renforcement de la justice, des forces de défense et de sécurité en effectifs et en moyens conséquents pour assurer des missions qui ne sauraient être déléguées, et un meilleur maillage du territoire national ;
-  Avise que si pour des considérations électoralistes ou pour un besoin de populisme, le pouvoir politique devrait manquer de s’assumer dans cette exigence de démantèlement de ces structures, les magistrats en prendront acte et leur transféreront la gestion entière du contentieux pendant et à venir devant les juridictions ;
-  Exige le respect du principe de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance du pouvoir judiciaire aussi bien dans les discours et actes officiels du pouvoir politique que dans ceux non officiels ;
-  Félicite les acteurs de la justice civile qui avaient commencé la procédure et ceux de la justice militaire qui la continuent pour leur professionnalisme et leur courage ;
-  Leur renouvelle son soutien et les invite ainsi que tous les autres magistrats qui peuvent en être saisis au maintien de ce professionnalisme et de ce courage ;
-  Invite le pouvoir politique à achever les réformes pour l’indépendance pleine et entière de la justice civile, et à les étendre à la justice militaire, à la haute Cour de justice et au Conseil constitutionnel.

Ouagadougou, le 07 février 2016

Le Secrétaire Général du Syndicat des Magistrats du Burkina (SMB) Le Secrétaire Général du Syndicat Burkinabè des Magistrats (SBM)

Christophe COMPAORE Moriba TRAORE

Le Secrétaire Général du Syndicat Autonome des
Magistrats du Burkina (SAMAB)

Antoine KABORE

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Vos commentaires

  • Le 8 février 2016 à 21:00, par outrage à magistrat aboli
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    la police de proximité ne saurait être anti constitutionnelle. ce qu’il faut faire pour le Koglweogo c’est le normaliser, définir clairement son domaine de compétence et interdire l’usage de livre religieux dans leur action.
    comme vous voulez parler de constitutionnalité on en parlera : l’indépendance du judiciaire de l’exécutif dans la configuration actuelle est aussi anti constitutionnelle car tout pouvoir découle du peuple, donc l’exécutif et le président élu et représentant donc le peuple doit avoir de l’influence sur le judiciaire à moins que les procureurs ne soient élus dorénavant par le peuple. si les procureurs sont élus on pourra les sanctionner électoralement s’ils ne font pas l’affaire du peuple. de même le peuple peut taper sur l’exécutif qui va taper sur le judiciaire si ce dernier dérive ; mais si le peuple n’a aucune possibilité directe ou indirecte d’influence sur le judiciaire on fait comment ? il ne faut pas voir uniquement cette influence dans le sens du négatif. par exemple si le peuple veut qu’on évite certains dossiers qui ne sont pas dans son intérêt on fait comment
    TOUT POUVOIR DÉCOULE DU PEUPLE ET AUCUN POUVOIR NE POURRAIT ÊTRE INDÉPENDANT SANS CONTRÔLE DIRECT OU INDIRECT DU PEUPLE

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  • Le 8 février 2016 à 21:34
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Bien dit mais vous aussi évitez désormais de libérer les voleurs qu’on vous confie. Surtout les récidivistes. Condamnez les à mort.

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  • Le 8 février 2016 à 22:15, par Honest
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Merci mes frères. On est ensemble et on vous soutient

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  • Le 8 février 2016 à 23:37, par le savant
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Mrs les supers magistrats demissionner le peule remerciera gerer les cas d corruption d abord a l interne avant de vs victimiser. Che les mossi on a coutume de dire k mesure d abord l etendue des consequences de tn acte avant de le poser. Vs avez plus 7 millions de burkinabes en rci pensez vs kel regard ces ivoiriens auront a leur egard. Vs vs trompez de cible en ts les cas il y a de la releve a l ufr/sjp. J loue votre courage cela sera une premiere o faso. Je prefere une demission collective sinon le renvoi des dossiers devant l executif n est nullement pas la solution. Outre ns soutenons l action des koglweogo car ces grace a eux les respinsables des attaques ignobles d yimdi ont ete mis hors d etat d nuir. Ils sont pas se substituer aux tribuno classik. Faite votre travail on se sait

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  • Le 9 février 2016 à 03:27, par wendebenedo
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Bien dit, internaute4. A bas les juges pourris ! A bas les juges qui ne se soucient pas du peuple. A bas les juges qui veulent le statut de ministre pour être honnêtes. Eviter de nous faire vivre les tensions sociales. Vous ne faites pas du tout votre boulot, partout on en parle. Donc démissionner et vous nous ferez plaisir. A bon entendeur, ...........

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  • Le 9 février 2016 à 05:59, par john,,bf
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Je valide pour le mandat d’arrêt mais je réfute vos allégations sur le koglweogo. On a l’impression que vous travaillez pour le bien des voleurs et des malfaiteurs de tout accabit plutôt que pour le peuple. Eh bien, souffrez que le peuple se défende. Nan la ara an Sara.

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  • Le 9 février 2016 à 06:47, par ATS
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Monsieur les magistrats, ne vous enfermez pas dans votre corporatisme jusqu’au boutiste comme si vous étiez un état à part dans l’état burkinabè. Vous n’êtes pas sans ignorer la lenteur avec laquelle vous étudiez les cas d’infractions qui vous sont soumis, la faiblesse des nos ressources humaine comme financière. Imaginez-vous l’inflation du taux de criminalité de cette période post-insurrectionnelle combinée à l’expansion du djihadisme ?
    Non, je ne crois pas et vous non plus. Vous préconisez qu’on continue de croiser les bras comme si de rien n’était connaissant votre lenteur légendaire ? Je conviens avec vous que les animateurs des associations bénévoles dites "koglewéogo" n’ont pas de background en droit, mais c’est en cela que votre corporation est interpelée pour les encadrer, les former, les accompagner autant que vous pouvez car à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Les états à tradition dite démocratique, dotés de grandes ressources humaine et financière vivent de nos jours un état d’urgence ; par conséquent ce n’est pas nous les plus pauvres de cette planète qui allons nous en sortir autrement.
    Sans outrage à vous les magistrats !

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  • Le 9 février 2016 à 06:54, par nikemsongo
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Ces magistrats commencent à nous pomper l’air. Vous n’êtes pas le nombril de la terre ni la cuisse de Jupiter. Faites humblement votre travail et laissez les autres composantes de la société faire le leur et la République y gagnera.

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  • Le 9 février 2016 à 08:10, par M.S.
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Je suis d’avis que l’approche diplomatique ne doit pas constituer un obstacle à la procédure judiciaire enclenchée, ce qui pourrait ouvrir un boulevard à l’impunité et créer un précédent dangereux pour l’avenir. C’est un piège dans lequel nos autorités ne devraient pas se laisser prendre. L’égalité de tous devant la loi devrait se sentir et se vivre au niveau de tous les citoyens sans discrimination. Quand le citoyen ordinaire constate que tous se soumettent à la loi, avec l’exemple venant de ceux qui nous gouvernent, il est peu enclin à défier l’autorité de l’Etat et à adopter des comportement inciviques.

    Tout en étant d’accord avec l’analyse faite par les magistrats concertant les ’Koglweogo’, les même magistrats conviendront avec moi que la NATURE A HORREUR DU VIDE, et que l’existence et la propension de ces associations ne sont que la conséquence du vide sécuritaire et de l’absence de justice digne de ce nom. Eux aussi sont donc interpellés. Quand par exemple on vous soumet des cas de situations grosses de danger pour la sécurité de personnes et de biens (fous agressifs dans les quartiers par exemple), et que ces dossiers sont classés sans suite (CSS), sans en contrepartie prendre des dispositions ou mesures pour mettre fin sinon minimiser le danger, quels comportements et attitudes attendriez-vous des citoyens qui sont venus à vous comme leur dernier recours ?
    Il ne viendrait à l’idée de personne de se rendre justice si les institutions commises à cette mission s’acquittent efficacement et avec promptitude de leurs devoirs. Toutefois, je pense que la contribution des populations à la lutte contre les fléaux tels le banditisme, le terrorisme, l’insécurité en général, devrait consister en la sensibilisation, en une veille permanent et en la collecte et transmission d’informations aux forces de défense et de sécurité. Il faut vite mettre fin à ce dérapage dangereux aujourd’hui qui fait certains d’entre eux (les Koglweogo) se substituent à la police, à la gendarmerie et même à la justice. Souvenons nous de ce pays voisin où des politiques ont bénéficié du concours de confréries de dozos pour accéder au pouvoir ; par la suite ces derniers exigeaient d’être reconnus et traités au même titre que les forces républicaines. Souvenons nous aussi de cette catégorie de CDR que Sankara lui même avait qualifiés de ’CDR brouettes’, quand il s’était rendu compte du danger que ces derniers constituaient pour la Révolution. Attention et encore attention pour ne pas conforter des associations dont certains membres se comportent comme de miliciens dans une jungle, et qui commencent déjà à défier les forces républicaines de sécurité. IL FAUT VITE ARRETER LA DERIVE SINON IMPOSER DES GARDE-FOUS.

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  • Le 9 février 2016 à 08:14, par lemonument
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Si cette déclaration est faite pour plaire au peuple, vs vs trompez mais si c’est pour extérioriser votre position c’est bien vu ; l’obligation de réserve dont vous avez tant fait montre durant toutes ces années a crée votre propre tombe ; le judiciaire a toujours été incompris ; nous nous pensons que communiquer serait la meilleure des choses ; surtout et surtout, si vous croyez avoir l’affection des internautes, vous vous trompez ; ce qui vous reste à faire, c’est de vous assumer ; c’est le meilleur test pour votre indépendance ;
    Quant à Kolgwéogo, ne vous en mêlez pas ; laissez le gouvernement gérer ce problème ; un magistrat ne part arrêter un délinquant ; c’est le travail des officiers de police judiciaire ; laissez Kolgwéogo, le temps va les faire disparaître ;

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  • Le 9 février 2016 à 08:15
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Le magistrat n’est pas un extra-terrestre, il vit dans la société et a une certaine responsabilité sociale. Reconnaissez que votre collègue a été irresponsable (je pèse bien mes mots) en lançant ce mandat en ce moment précis. Le soutenir sans discernement est une aberration.
    Quant aux kolgweogo, je n’en sais rien, mais menacer de renvoyer les dossiers à l’exécutif, est une plaisanterie de mauvais goût de votre part. Comme l’a dit l’autre, plutôt démissionnez collectivement, comme cela on saura que vous êtes vraiment des garçons. Dans tous les cas, il y a des milliers de maîtrisards qui chôment

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  • Le 9 février 2016 à 08:23, par Cephas
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Bien dit ! Non à la justice parallèle. C’est ainsi que commencent les derives avec de bonnes intentions. S’il y a des dysfonctionnements au niveau de la justice, il faut travailler à les corriger au lieu de prendre des raccourcis qu’on va bientôt regretter

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  • Le 9 février 2016 à 09:14, par Nabu
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Salut ! J’ai honte de cette déclaration ! Au lieu de demander à ce que ces structures d’auto défense communautaire soit mieux encadrée, on demande leur dissolution ! Quelle honte ! L’Etat ne peut pas tout faire et de plus en plus on parle de "développement endogène", donc qui passe par la participation des communautés ! Laissez les communautés s’organiser de leur façon ! Vous avez dit "indépendance de la justice" non ? Eh bien vous êtes indépendants, rendez justice dans les délais et vous serez applaudis !

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  • Le 9 février 2016 à 09:15, par HAMOC
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Le savant je valide ton post. Nos parents en RCI sont menacés à cause de ce problème ! j’écoutais une radio ou un de nos parents disait que les ivoiriens attendent seulement qu’on arrête GS et ils verront de quel bois ils se chauffent. Soyez diplomates dans cette affaire car des millions de burkinabès vivent en CI. En ce qui concerne le "KOGLWEOGO", il faut vivre dans le pays profond pour comprendre la douleur et l’amertume des populations ! Si l’Etat n’arrive pas à assurer notre sécurité, laissons ce système d’auto défense qui nous permet de dormir paisiblement dans nos cabanes.

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  • Le 9 février 2016 à 09:35, par Tampet Ino
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    je suis entierement d accord avec le 1er intervenant. fellicitation.et bravo. " tout pouvoir decoule du peuple et aucun pouvoir ne pourrait etre independant sans controle direct ou indirect du peuple." Quelque soit le pouvoir :.qu il soit executif ou judiciaire .ILfaut.qu ils sachent qu ils sont au service du peuple.

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  • Le 9 février 2016 à 09:45, par le meme
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Que ceux qui ne connaissent pas la justice qu’ils se taisent. L internaute "outrage a magistrat aboli" si vous avez fait un peu recherche, vous saurez l origine de chaque pouvoir. L’élection n’est pas la seule source de légitimité dans l"Etat. Lisez la théorie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu et autres du siècle des lumières et vous aurez un raisonnement modeste.
    De plus, vos ministres et premier n’ont jamais été élus. Mieux, sous la transition aucun dirigeant du Burkina Faso n’ a été élu(président, premier ministre, ministres et surtout vos CNTistes).
    Donc réactualisez vos connaissances car la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice n’ont pas été inventés par le Burkina Faso.
    Pour Savant ; vous êtes à plaindre car si c’est la lutte contre la corruption que vous voulez, vous connaissez les vrais corrompus au Burkina.Ceux qui après un an de travail avec un salaire de moins de 150.000 ont des célibataires à Ouagadougou.
    Les magistrats au moins dénoncent les cas de corruptions en leur sein.
    Quel autre corps au Burkina Faso l’a déjà fait ? AUCUN
    Meme THIAO LUC ADOLPHE disait qu’aucun de ses ministres n’était corrompu alors que tout le monde sait.................
    De grâce, restez là, Koglweogo peut vous prendre si vous allez dans leur zone.

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  • Le 9 février 2016 à 09:55
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    C’est une belle déclaration. je salue la clairvoyance des magistrats et dire que leur inquiétude est fondée mais que la solution n’est pas d’abandonner tous les dossiers au gouvernement et au Koglwéogo. Mais de travailler en bonne intelligence avec le gouvernement et les Koglwéogo pour sécuriser davantage le territoire. Les lois sont dépassées même les sanctions pénales sont dépassées au point que le citoyen lamda pense que les magistrats ne sont pas sévères ou qu’ils s’arrangent avec les malfaiteurs.

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  • Le 9 février 2016 à 11:57, par BATIONO
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Je suis géné par cette position de nos braves magistrats. Voyez vous,la résolution traditionnelle des différends a toujours existé au Burkina. Je pense que si vous poussez trop, vous risquez d’ être dans la situation de l’ex-rsp qui, en voulant trop gagner, a tout perdu. Vous avez un statut particulier qui vous place presqu’ au même niveau que les autres pouvoirs. l’État doit maintenant vous retirer le droit de syndiquer car le ministre ou l’élu, ça se tait ou ça démissionne. Ainsi donc, celui qui ne supporte pas la présence des koglweogo, peut simplement déposer la toge et faire autre chose. Nous avons des milliers de maitrisards en droit qui choment et qui pourraient être recrutés pour nous faire du bon travail a moitié salaire. Koglweogo a éradiquer le vol et les braquages dans plusieurs zones du pays. Amicalement recevez !

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  • Le 9 février 2016 à 12:24, par soundjata
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    les magistrats, je vous soutiens fermement. ne baissez jamais les bras devant les actes des politiciens populistes. les koglwéogo sont des structures arbitraires. ce sont des milices dirigés par souvent des repris de justice. attention aux syndromes des milices. plus on avancera dans cette histoire de koglwéogo. plus ces structures se radicaliseront, s’autofinanceront par des raquettes et fini l’état de droit au Burkina Faso.

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  • Le 9 février 2016 à 13:27, par HORUDIAOM
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Effectivement, les juges font du bon boulot actuellement. Il faut le reconnaître(le procureur fait du bon boulot, les juges des dossiers pendants actuels et la justice militaire font d’excellent travail). Big up à vous ! Sur l’immixtion de l’exécutif dans le judiciaire, je suis de votre avis. Les juges doivent travailler en toute indépendance. Et si Roch s’amuse avec notre justice, c’est à dire vouloir plaire aux autorités ivoiriennes pour fouler notre dignité et intégrité au sol, il va nous trouver sur son chemin. Maintenant, concernant, les Kogleweogo, je ne suis pas du tout d’accord avec vous. La raison est que ce sont certains de vos collègues juges qui ont contribué à nous mettre dans un climat d’insécurité en libérant les dealers et les voleurs que les forces de l’ordre leurs envoient.Je me rappelle encore du drame de Baléré au Gourma. Par la cupidité d’un juge d’instruction, une famille de peulh de plus de 12 personnes a été massacré. C’est votre irresponsabilité, votre gourmandise, le manque d’intégrité et de dignité qui ont conduit à la mise en place des kogleweogo. Aidez le gouvernement à les encadrer car on vous a vu ici avec les affaires d’outrage à un magistrat. Soyez pour une fois honnête dans votre petite vie sur terre. Aux Magistrats courageux, intègres et dignes,je vous salue et vous encourage.

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  • Le 9 février 2016 à 14:15, par SIL
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    mes chers magistrats qu’est ce que vous faites de la séparation des pouvoirs. Cette déclaration est une atteinte à l’indépendance du pouvoir exécutif. Imaginez que le gouvernement se mette à vous critiquer publiquement comme vous le faites, quelle sera votre réaction. Et puis vous avez quand même un devoir de discrétion. En quoi vouloir organiser les structures d’auto-défense constitue une atteinte à votre indépendance ?
    De plus en plus, les syndicats de magistrats parlent de tout. l’indépendance, ça ne se proclame pas ça se vit. Imitez vos collègues militaires, ils ne parlent pas mais ils font du bon boulot.

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  • Le 9 février 2016 à 14:42, par PSH
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Merci aux magistrats pour ce message. Il est vraiment nécessaire de freiner le développement anarchique de ces dits Koglwéogo. Comment comprendre qu’on fasse subir des sévisses corporels à quelqu’un pour finir par l’innocenter !!! c’est pas ça la justice. C’est même du terrorisme !!! Que l’Etat travaille surtout à rendre la justice accessible à tous. Les populations peuvent être constituées en comités de veille et d’alerte, mais pas en justice parallèle.

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  • Le 9 février 2016 à 15:37, par La vérité vraie.
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Je suis parfaitement d’accord avec les magistrats à tout point. Voyez-vous les posts de certains ressemblent à de la jalousie, de l’aigreur contre ces honorables magistrats qui se battent loyalement pour nous assurer la justice. Si vous voulez être magistrat pour profiter de leurs avantages allez-y faire le concours et on en parle plus.
    Croyez-vous que des milices dépourvus de tout pouvoir d’enquêtes et de toute notion de droit humain et même pas de règle de procédure peuvent se permettre de juger des gens ?
    Rappelez-vous c’est ce qui avait entaché le pouvoir de la révolution. Le principe de la présomption d’innocent est universelle. Je sais que demain c’est encore vous qui allez crier au scandale quand ce serait pourrie. Les magistrats l’on dit, il faut recruter des magistrats en nombre pour parer ce désastre.Cordialement.

    Répondre à ce message

  • Le 9 février 2016 à 21:55, par Fils
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    C’est étonnant cette déclaration des magistrats, je m’attendais personnellement à ce qu’ils proposent une approche visant à rendre plus opérationnelle et plus utile ce mouvement dit "Kolgwéogo" qui vient à point nommé quant on sait que le banditisme et le terrorisme bat son plein dans notre pays actuellement. Cherchez plutôt a mieux encadrer cette structure pour qu’elle soit votre collaboratrice (y compris la sécurité), au lieu de vouloir son démantèlement pur et simple . Certes, vous direz que je ne suis pas un aguerri du droit, mais en toute sincérité, il serait absurde de vouloir démanteler le "Kolgwéogo" qui fait déjà, sans doute, la fierté des populations dans certaines localités où le maillage sécuritaire est loin d’être une réalité. S.V.P, faites des propositions objectives et vous verrez que le politique vous accompagnera. C’était ma modeste contribution. Bonsoir à tous.

    Répondre à ce message

  • Le 10 février 2016 à 06:59, par Burkindi
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    C’est étonnant quand même cette déclaration de nos braves magistrats. Au moment où le politique demande aux populations de collaborer avec les forces de sécurité et de défense au regard du contexte actuel de notre pays, vous trouvez moyen d’exiger le démantèlement pur et simple d’une structure d’auto défense locale qui, du reste fait la fierté des populations dans certaines localités du pays où le maillage sécuritaire est loin d’être une réalité. Est ce qu’il n’est pas plus pertinent de travailler à rendre plus opérationnel et utile le mouvement « Kolgwéogo » ? En tout cas, je pense que c’est la meilleur option. En fait il serait absurde de vouloir démanteler le mouvement « Kolgwéogo » qui à mon avis pourrait devenir un excellent collaborateur de la sécurité et de la justice surtout dans un contexte marqué par les braquages à mains armées et le terroriste.

    Répondre à ce message

  • Le 10 février 2016 à 09:25, par lemonument
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    si un autre Koglwéogo naissait pour la même cause, celui déjà existant sera jaloux et c’est parti pour les problèmes ; que dire si un membre de koglwéogo est impliqué dans une affaire ? Koglwéogo a battu un homme parce qu’il courtisait la même femme qu’un de leur membre selon Sidwaya

    Répondre à ce message

  • Le 10 février 2016 à 10:11, par Mminga
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    Démanteler Kolgwéogo car à mon avis c’est l’embrions des sectes térroristes inidentifiable car vivant au seins de la population.
    VITE qu’on les arretes
    Kolgwéogo = Boko haram

    Répondre à ce message

  • Le 10 février 2016 à 11:11, par soundjata
    En réponse à : Mandat d’arrêt contre Soro et phénomène des « Kolgwéogo » : Le Comité intersyndical des magistrats pour plus de justice

    les koglweogo ne doivent pas exister sous leur forme actuelle. l’avenir sera un enfer comme l’avait dit "Bado Laurent". que les gens sachent qu’on ne peut résoudre les lacunes de notre justice et de nos FDS par un désastre. les koglwéogo sont un désastre national. des structures sans tète, ni queue. Nous aurons très bientôt de graves dérapages qui couteront au Burkina. je vous dis les futures rébellions, les suppôts des terrorismes viendront de là. les magistrats sont entrain de nous avertir que nous sommes entrain directement dans le gouffre si nous n’arrêtons cette dérive.

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