Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

jeudi 4 février 2016 à 00h48min

Aller toujours de l’avant, c’est le moins que l’on puisse dire du programme de l’enseignement catholique au Burkina Faso. Les bons résultats n’invitent pas à la complaisance, il faut aller toujours plus loin. C’est dans ce sens que le centre national Cardinal Paul ZOUNGRANA abrite du 1ER au 3 février 2016, la session de formation des chefs et directeurs d’établissements catholiques.

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Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

Cette session annuelle dont l’objectif est de renforcer les capacités des participants va, leur permettre en regagnant leurs établissements, évalués à plus d’une centaine, y compris les petits séminaires et les aspirats, d’être dotés des outils et des techniques à même de les aider à optimiser les performances de leurs établissements respectifs. « Lors de ces formations, explique monsieur l’abbé Hubert KIEMDE secrétaire national de l’enseignement catholique, nous essayons chaque année de traiter un thème lié à la gestion administrative, financière et tout autre domaine qui peut permettre aux différents responsables de mieux accomplir leur mission ». Ainsi successivement et en fonction des besoins exprimés, les praticiens de l’éducation catholique au Burkina Faso, qui ont déjà cerné la question de la psychologie des adolescents, celle de la rédaction administrative, s’attaquent cette année à la gestion administrative, un thème qu’ils vont dans un programme intensif approfondir sous la direction d’experts en la matière.

Le nerf de la guerre allié à la difficulté de pouvoir en cours d’année, libérer un chef d’établissement ou un directeur pour deux semaines de formation -son contenu fut-il important-, a contraint à la tenue en trois jours, d’une session que les participants prennent à cœur selon les mots du Frère KOMBASSERE directeur d’établissement : « la formation est la bienvenue parce que c’est le lieu d’un partage d’expérience à base de ce que le formateur fournit comme éléments de débat. Dans un tel partage, les directeurs et directrices arrivent à s’intégrer dans l’esprit qu’il faut plusieurs expériences pour réussir dans leur mission de direction. » Par le passé, cette formation se donnait par groupes séparés et représentait un certain coût pour les comptes du secrétariat national de l’enseignement catholique. L’option de regrouper les concernés pour cette formation est comme dictée par les contraintes financières, mais présente en définitive un côté positif, vue la possibilité que cette pratique offre aux participants de se comprendre en partageant leurs expériences. «  Tous les chefs d’établissement sont conviés, les directeurs de collège et proviseurs de lycée, ainsi que les directeurs diocésains de l’enseignement catholique. Lorsqu’ils revisitent ensemble la notion du devoir d’un responsable d’établissement par exemple, nul ne doute que le directeur le sachant également est plus apte dans l’accompagnement qu’il doit assurer » asserte monsieur l’abbé Hubert KIEMDE.

Abbé Joseph KINDA
www.egliseduburkina.org

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Vos commentaires

  • Le 4 février 2016 à 08:55
    En réponse à : Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

    Bonjour Monsieur l’Abbé Jo KINDA,
    Pourriez-vous nous donner un éclairage sur la notion "d’école catholique" ? Est-ce une école ou la religion catholique y est enseignée comme option ? Est-ce une école fondée par une organisation catholique (comme les frères, les soeurs ou par un Curé d’une paroisse et installée dans l’espace appartenant à l’Eglise catholique et dont le premier responsable de l’école est un religieux) ? Ou est-ce par le fait que sur le pagne de l’école il y a une croix ou un personne qui porte la croix ? Est-ce une école fondée par un laïc qui applique les valeurs du catholicisme (service des autres, inclusion des pauvres, etc) est une école catholique ? Par exemple, quels sont les critères que l’on va exiger et juger une école créée dans un village par un musulman pour lui décerner ou non, à sa demande, la dénomination "d’école catholique" ? Ou par le simple fait que l’école appartienne à un musulman, l’école est disqualifiée d’office ? Peut-être vous comprendrez ma demande car la notion mérite un éclairage parce que quand on dit une école coranique, si tu y envoies ton enfant, tu sais à quoi t’en tenir. Si l’on dit une école protestante, l’on sait aussi à quoi s’en tenir, (même si certaines écoles protestantes font l’effort de la neutralité religieuse). Mais pour les catholiques, c’est le flou total. Merci de toute la peine que vous prendrez pour nous éclairer.
    Un parent d’élève

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  • Le 4 février 2016 à 16:12, par Voix du paysan noir
    En réponse à : Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

    Cher commentateur N°1, vos questions semblent ne pas contribuer à l’édification d’une école plus performante au BF. L’enseignement dans les écoles catholiques est-il différent de celui des autres écoles ? Si c’était cela votre question, je pense à mon humble avis qu’une réponse te sera donnée. Je crois qu’il faudra avoir une orientation de votre questionnement.
    Juste un avis

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  • Le 4 février 2016 à 18:05, par bouffetout
    En réponse à : Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

    Je dirai à ce parent d’élève que j’ai fréquenté une école catholique (primaire) dont 90% des élèves ne savaient pas ce qu’était la religion catholique. Du CPI à la fin du CMII, sur une quarantaine d’élèves une dizaine environ avaient embrassé la religion. Et les statistiques n’ont pas explosé jusqu’à présent.

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  • Le 4 février 2016 à 22:39
    En réponse à : Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

    Cher internaute n° 1, est-ce vrai que c’est le flou total au sujet de l’enseignement catholique dans ce pays, quand on sait que l’école burkinabè a commencé à la mission catholique ? A constater la ruée vers les écoles catholiques pour l’inscription des enfants indépendamment de leurs religions, on se dit que les parents savent quand même où ils envoient leurs enfants. Pas sûr que dans certaines localités, dans une école catholique on ait plus d’enfants catholiques que d’enfants d’autres confessions religieuses.
    Sachez-le, l’école catholique accueille tous les enfants sans discrimination religieuse. Allez-y voir des établissements comme le Collège de la Salle, Notre Dame de Kolog-Naaba qui vient de fêter ses 60 ans, Notre Dame de l’Espérance, Charles Lavigerie, Gabriel Taborin, saint Viateur... vous remarquerez la présence d’enfants catholiques, protestants, musulmans... L’enseignement catholique est ouvert à tous. Un établissement est reconnu catholique lorsqu’il jouit de ce statut. En outre, l’enseignement catholique est conventionné, il porte et véhicule des valeurs cardinales en mettant davantage l’accent sur l’éducation bien plus que sur l’instruction. Peut-être demandez à un enfant musulman ou protestant qui fréquente un établissement catholique ce qu’on lui enseigne. Comme ces établissements engrangent chaque année les meilleurs résultats aux examens officiels (CEP, BEPC, Bac...), sûrement que ce n’est pas la bible ou le catéchisme qu’on passe le temps à leur enseigner. Mais certainement qu’on dit la prière comme il faut : Dieu au-devant d’une œuvre d’éducation, cela ne peut que produire les fruits qu’on connaît pour le bonheur de notre pays. Juste quelques bribes en guise de réponses à votre question.

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  • Le 5 février 2016 à 07:44
    En réponse à : Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

    Internaute N°1 ça n’engage qu’à toi seul, ton problème c’est toi meme.

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  • Le 5 février 2016 à 15:53, par Jeunedame seret
    En réponse à : Pour une école catholique plus performante au Burkina Faso, les responsables se forment

    INTERNAUTE 1. La religion est bien chrétienne ; et l’église et ses écoles sont catholiques, familiales. Le mot "Catholique" existait bien avant l’église ; et il est utilisé par d’autres auteurs ; si c’est flou pour toi, c’est parce que tu ne connais pas le sens du mot. En français facile : CATHOLIQUE = OUVERT À TOUS. Tu peux vérifier même son étymologie catos + licos dans ton dictionnaire. On parle d’école catholique, pas biblique religieuse ou coranique. Ne pense pas que le mot ait été attribué ; si tu le veux, propose-le à ton ladji.

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