APAC : Le projet « Promotion de la santé de la reproduction des jeunes par les medias » restitue les résultats de ses études

vendredi 15 janvier 2016 à 21h30min

L’Association des professionnelles africaines de la communication (APAC) a organisé ce samedi 16 janvier 2016, un atelier de restitution du projet « Promotion de la santé de la reproduction des jeunes par les medias ». La cérémonie a été présidée par la présidente de l’association, Hortense Zida.

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APAC : Le projet « Promotion de la santé de la reproduction des jeunes par les medias » restitue les résultats de ses études

Depuis mars 2015, l’Association des professionnelles africaines de la communication « voix pour la santé » (APAC) a entrepris la mise en œuvre du projet « Promotion de la santé de la reproduction des jeunes par les medias », avec l’appui technique et financier de l’ONG américaine Planned parenthood global. Afin de dresser l’état des lieux à travers une étude et une revue documentaire auprès des responsables des organes de presse et de la communication, un atelier de restitution animé par les consultants Oumarou N. Kouda et Victor Sanou, a été organisé le 16 janvier 2016. Ces activités ont concerné les régions du Centre, du Centre-ouest, du Centre-sud et du Centre-est.

Selon la présidente de l’APAC Burkina, Hortense Zida, la non-maîtrise de la santé de la reproduction et le non respect des droits y relatifs ont un effet dramatique sur la population jeune qui représente 20% de la population totale. Aussi, l’insuffisance d’offre de service de santé de la reproduction adaptée aux adolescents est accentuée par le manque d’information et de communication. Ce qui contribue à la situation précaire de l’état de santé des 15-24 ans. La prolifération de phénomènes d’homicides ou d’abandons d’enfants, d’exclusion de filles-mères, le nombre croissant d’avortements clandestins bien souvent mortels, sont une manifestation des besoins non satisfaits en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) des jeunes, a laissé entendre Mme Zida. Du reste pour ce qui est du projet, elle s’est réjouit de partager les résultats des études avec les participants afin de poser la problématique de la prise en main par les médias des questions de santé reproductive des jeunes.

Projet « voix pour la santé »

Inscrite dans une démarche globale de plaidoyer, l’étude sur la prise en compte des questions de SSR des jeunes dans les médias écrits et audiovisuels, selon Oumarou N. Kouda vise à attirer l’attention des acteurs sur les implications de ces résultats en rapport avec le succès des politiques et programmes en matière de SSR des adolescents et à susciter des actions fortes. La population du Burkina, a-t-il dit, compte une grande majorité de jeunes. Selon le recensement général de la population et de l’habitat, la moitié de la population à moins de 15,5 ans. En effet, les moins de 20 ans représentent 57,0% de la population ; l’âge moyen de 21,8 ans et l’âge médian de 15,5 ans attestent la jeunesse de la population.
« La population burkinabè va atteindre 30 millions d’habitants en 2030, selon les résultats du rapport national 2014 sur la démographie de la direction générale de l’économie et de la planification » livre le Dr Kouda avant d’ajouter : « Avec le faible taux que connait le pays, plus de 70% de la population de 7 ans ou plus n’a aucun niveau d’instruction. Pour l’année scolaire 2013/2014, le taux brut de scolarisation au niveau national était de 83% soit un accroissement de 1,7 point par rapport à l’année précédente ».

Dans sa deuxième communication, il a expliqué en long et en large la revue documentaire qui est une composante de l’étude. Elle concerne des productions des médias dont la consultation des archives a permis d’obtenir des données, des thématiques de la production des diverses institutions et une liste des ONG burkinabè dans la santé de la reproduction. Les participants se sont ensuite imprégnés des stratégie et plan de communication du projet APAC/promotion de la SSR des jeunes par les médias grâce à la présentation du consultant, Dr Victor Sanou. Il ressort de cette étude que la stratégie de communication sera essentiellement orientée vers une meilleure connaissance de l’APAC ; l’information des parties prenantes ; la sensibilisation ; l’éducation du public et de l’ensemble des bénéficiaires sur la promotion de la santé sexuelle et reproductive par les médias. « Notre proposition inclut également tous les aspects de plaidoyer afin de susciter l’engagement permanent du gouvernement et des autorités dans la réussite d’une telle démarche » a indiqué Dr Sanou.

Les participants à l’atelier ont donc eu pour mission d’amender et de valider les résultats. La prochaine étape sera de les mettre à la disposition des institutions.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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