Situation sécuritaire nationale : Le parti politique RSEEP interpelle le président du Faso

jeudi 16 mars 2017 à 00h22min

Le Burkina traverse une situation sécuritaire difficile. Dans la lettre ouverte ci-après, le Rassemblement des Sentinelles pour l’Epanouissement Economique et Politique « RSEEP », l’un des derniers-nés de l’échiquier politique national appelle à la réintégration des policiers radiés, faire des Burkinabè un peuple « sentinelle », réduire au maximum les protocoles inutiles pour laisser place à l’action urgente, offrir des tribunes dans les différents médias aux authentiques prédicateurs du coran… Le RSEEP ne manque pas de propositions innovantes pour contrer le terrorisme.

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Situation sécuritaire nationale : Le parti politique RSEEP interpelle le président du Faso

Monsieur le Président,

La situation sécuritaire nationale est grave et c’est pour cela que le Rassemblement des Sentinelles pour l’Epanouissement Economique et Politique « RSEEP » vient donner de sa voix afin que pour la quiétude, la paix et la cohésion sociale, nous puissions apporter notre pierre.

Monsieur le Président, Le RSEEP est un parti politique politique, qui a vu le jour le 13/05/2015, il s’est d’abord voulu observateur et inspecteur. Aujourd’hui, la situation nationale nous interpelle et nous sommes alors obligés à cause de la patrie de rompre le silence observateur pour avancer dans la dimension de l’action. En tant que parti politique à posture révolutionnaire, la situation nationale nous est inconfortable et inacceptable. En effet, le Nord du Burkina Faso est sous le joug des terroristes. Des populations localités comme Nassoumbou, Tongomael, Itangom…vivent dans la peur. Combien de victimes, et quel degré d’humiliation l’Etat Burkinabè attend t-il pour passer à des actions offensives et préserver l’intégrité du territoire national ?

Monsieur le Président, la situation sécuritaire appelle impérativement à un Rassemblement. Les syndicats, les organisations de la société civiles et les partis politiques doivent pouvoir se réunir pour faire des propositions constructives.Il est impérieux d’organiser ces entités citées en des groupes de travail et qui auront obligation de résultat et ou les meilleurs résultats seront retenus et appliqués.

Monsieur le Président, ces entités ont une raison valable de s’unir, à l’unisson nous devons parler d’une même voix, dépassez les intérêts divergents. Aujourd’hui, il y a un intérêt commun etcher à tous, c’est la sécurité.

Monsieur le Président, aujourd’hui, il est impératif de travailler à ériger les Burkinabè en un peuple « Sentinelle ». Urgemment, des conférences, des émissions télé et radiophoniques et toutes autres formes de communications doivent être mises en place pour former le peuple dans son ensemble sur les notions de sécurité, le mode opératoire des terroristes, leurs modes d’approche, … de cette façon chacun pourra un temps soit peu assurer sa propre sécurité, celle de sa famille pour ainsi permettre à nos vaillants soldats d’aller au front avec l’assurance d’une non invasion parce que laissant derrière eux un peuple à même de se défendre. Il faut sensibiliserla jeunesse-jeunes scolarisés ou non- sur la question parce que bien souvent ce monde est visé et recruté par les terroristes. Prévenir vaut mieux que guérir. N’attendons pas que ces méchantes personnes volent et pervertissent l’intelligence de nos enfants avant d’agir. Pour cela, nous devons impliquer les acteurs de l’éducation qui ont une plus grande prise sur les apprenants. Vous pourrez par exemple, former de façon urgente des volontaires parmi les acteurs de l’éducation pour leur permettre de relayer l’information aux élèves surtout dans les zones à risques, sans contrat financier si ce n’est juste le minimum pour la cause.

Monsieur le Président, réintégrons de façon rapide et urgente tous nos policiers radiés.Au regard de la situation sécuritaire, nous proposons aussi une consultation urgente de nos forces de défense et de sécurité déjà à la retraite. Vous n’ignorez pas que notre armée a impacté toute la sous-région et les figures qui l’ont impacté vivent toujours et peuvent toujours servir.

Monsieur le Président, au-delà des présupposés problèmeslogistiques, il y a un problème d’esprit, de mentalité qui se pose.Nous estimons qu’un cadre d’échanges et de discussions entre les forces à la retraite et cette nouvelle génération pourra éveiller, raviver la flamme du patriotisme. Par leurmessage, leur courage, ils pourront impacter la nouvelle génération de manière à ce qu’une fois de plus l’hymne de la « patrie ou la mort nous vaincrons »puisse être entonné avec honneur, fierté, et patriotisme. Ce qui est mort dans les esprits doit ressusciter ; et ce qui somnolait doit se réveiller.

Monsieur le Président, vous n’ignorez pas le rôle que jouaient les griots avant que les soldats n’aillent en guerre.Ils les préparaientd’abord en esprit et l’esprit une fois armé devient une arme fatale.Monsieur le Président, n’est ce pas cette arme qu’utilise l’ennemi, ceux qui nous terrorisent ?

Monsieur le Président, permettez au RSEEP de vous faire remarquer que l’Afrique, sa politique, ses forces de défenses et de sécurité sont sous le sédatif paralysant de la démocratie ; ainsi, la démocratie est au repos et à l’observation ce que la révolution est au travail et à l’action. Aujourd’hui, il y a trop de lourdeur dans vos pas, trop de protocole surtout quand il s’agit de sauver des vies ; les protocoles doivent s’effacer pour laisser place à l’action urgente.

Peut-être Monsieur le Président, la sirène de l’ambulance des sapeurs-pompiers vous aidera à mieux comprendre que nous parlons d’urgence, d’efficacité, de promptitude et bien entendu de l’effacement de tous ces protocoles qui ressemble fort bien à des protocoles trop royalistes. Lesapeur-pompier ne s’arrête pas au feu quant il s’agit de sauver des vies, il n’est cependant pas un hors la loi.

Monsieur le Président, à travers le projet « peuple sentinelle » que nous proposons, il y a lieu de lancer un appel au volontariat pour un deuxième projet que nous appelons« Formation Militaire Eclair » (FME).
Au prétexte économique Monsieur le Président, nous évoquerons tout simplement ce que nous autorise un Etat d’urgence. Ainsi, nous vivrons plus de sécurité dans nos villes et quartiers et les retombés seront sans nul doute la culture du civisme.

Monsieur le Président, quel est le niveau réel de nos services renseignement. Nous ne sommes pas dans le secret des dieux mais ce qui nous est donné de voir et de constater nous rend tristes. Nous sommes tristes de voir que nos services de renseignement étaient si développés pour épingler des écoutes téléphoniques et protéger ainsi la tête du roi ; maintenant qu’il s’agit de protéger la tête du peuple, nos services de renseignements s’avèrent faibles et mystérieusement des problèmes de matériels sont évoqués. Du coup, nous pensons que la conquête du pouvoir s’est faite pour le pouvoir et pour protéger le pouvoir et pourtant nous avons estimé et espéré que la conquête du pouvoir se fasse pour servir le peuple et le peuple seulement.

Monsieur le Président, de l’espionnage au contre-espionnage, nous sommes convaincus que nos forces de défense et de sécurité ne manquent pas de méthodes pour anticiper les actions des terroristes. Cependant nous souhaitons que les interventions de nos forces soient dépourvues de tout protocole et de tout état d’âme car ceux qui nous terrorisent en sont totalement dépourvus.

Monsieur le Président, nous vous souhaitons de la vigueur, du courage et de la force.

Monsieur le Président, développons une stratégie que nous appellerons la stratégie de la « la balance », elle consistera à faire l’équilibre des forces entre deux antagonistes ou la différence des forces en se donnant les faveurs de la force.

Monsieur le Président, pour cela nous proposons que vers le Nord, nous fassions une descente militaire musclée de nos commandos et de nos militaires de tous les grades.Vous pourriez appeler cette opération « la semaine lumière ou la semaine sainte ou celle de la sanctification ». Il s’agira dans cette descente au Nord, de faire un ratissage intégrale de toute la région et dans cette fouille, si nous ne trouvons pas les armes de l’ennemi, cela voudra dire que nos ennemis se sont enfuis et sont hors de nos frontières et à cela il nous reviendra de protéger nos frontières parce-que nous les aurons repoussés hors de nos frontières.Voici l’Equilibre de la stratégie « BALANCE », comme le dit-on, chacun à sa place, et les bœufs seront bien gardés. Le cas contraire, nous trouverons les armes de ceux qui nous terrorisent. Elles deviendrontnôtres et nous seront plus forts donc en mesure de terroriser ces térroristes. Il ya nécessité monsieur le président de repenser la géographie de nos régions militaires.

Pour terminer Monsieur le Président, nous voulons évoquer cette autre question que personne ne veut courageusement évoquer, nous voulons parler de la question de la religion.

Monsieur le Président, pendant que certains usent du beau nom de la religion musulmane pour nous terroriser, nous refusons d’en parler ouvertement de peur de bousculer les sensibilités.

Monsieur le Président, entre bousculer les sensibilités et coexister chaque jour avec le spectre de la terreur, de l’angoisse et de la mort, nous du RSEEP, avons opté de bousculer les sensibilités afin de sauver des vies. Si des gens peuvent à tort se donner les droits d’utiliser une religion pour semer la violence et le trouble, nous pensons et nous estimons que nous, avons encore plus le droit d’user du nom de la religion pour parler de paix de cohésion sociale. Si l’un peut utiliser la religion comme arme de guerre, nous, encore mieux pouvons utiliser la religion comme arme de paix et par sa sainteté, nous pouvons taire le bruit de la haine afin que la cohésion sociale et la tolérance vivent.

Monsieur le Président, c’est pour cela que nous proposons que des tribunes dans les différents médias soient offertes aux authentiques prédicateurs du coran pour que chaque jour, ils puissent éclairer le monde musulman et le monde entier sur les valeurs de l’Islam afin que tous comprennent que l’Islam est paix, l’Islam est tolérance et l’Islam est amour. Par ces actions, Monsieur le Président, ils pourront désamorcer la bombe de l’endoctrinement et de la haine que ces terroristes pullulent et profèrent dans les esprits des innocents.

Monsieur le Président, il ne manque pas d’imams qui fassent l’unanimité, des imams qui feront comprendre au monde musulman que le vrai djihad c’est la guerre contre le terrorisme et que le paradis est pour ceux qui combattent le mal et que le mal c’est le terrorisme car le terrorisme seul veut salir la sainteté de cette Sainte religion qu’est l’Islam.

Monsieur le Président, nous pensons qu’il est d’une nécessité impérieuse de répertorier tous les lieux de cultes et de les nantir de caméras de surveillance car, dans le dessein machiavélique de ces terroristes, ils peuvent s’infiltrer et vouloir se confondre aux authentiques musulmans. Dans cette situation, quand la vérité se confond au vraisemblable, ils ne peuvent qu’accoucher la confusion. Il faut alors faire la part des choses avant que la confusion ne devienne totale.

Monsieur le Président, engagés une communication avec l’Islam afin que les prières ne se fassent plus dans les endroits ouverts car dans une précarité sécuritaire le mal peut profiter de toute ces occasions pour semer la désolation. Quand dans une nation un problème de sécurité se pose, lechangement decomportements doit s’imposer. Avec l’Islam, l’Etat burkinabé doit défendre et protéger l’honneur de l’Islam qui pendant des siècles n’a jamais causé de tort à personne bien au contraire au Burkina Faso les religions ont toujours cohabitées dans la paix, l’amour, la tolérance et le respect mutuel.

Nous terminons en sollicitant votre sens de l’interprétation sur la devise de notre parti politique qui est : Prudence-Vigilance-Prévoyance. Nous vous laissons constater l’heure qu’il fait à l’horloge nationale.

Pour les acquis déjà engrangés nous vous félicitons.
DIEU BENISSE ET PROTEGE LE BURKINA FASO

Le Secrétariat Exécutif du RSEEP
Email : rseep.faso@gmail.com

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