Agriculture et sécurité alimentaire : Le PAPSA fait le point de ses activités

mercredi 6 janvier 2016 à 23h45min

La deuxième session ordinaire du Comité de pilotage du Projet d’Amélioration de la Productivité agricole et de la Sécurité Alimentaire (PAPSA) s’est tenue le 30 Décembre 2015 à Ouagadougou. C’était en présence du représentant du Chargé de mission au Secrétariat Général du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques, de l’Assainissement et de la Sécurité alimentaire (MARHASA), Mamadou Coulibaly représentant le président du Comité de Pilotage et de Monsieur Elysée Ouédraogo Représentant la Banque Mondiale, Principal bailleur de fonds du Projet.

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Agriculture et sécurité alimentaire : Le PAPSA fait le point de ses activités

Le Projet d’Amélioration de la Productivité agricole et de la Sécurité Alimentaire (PAPSA) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année 2015 de son comité de pilotage. Ce mercredi 30 Décembre 2015 dans la salle de conférence de la DGPER à Ouagadougou. La session avait pour but d’examiner et d’amender le compte rendu de la session antérieure et le rapport d’activités du PAPSA au 30 Novembre 2015 ainsi que le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) élaboré pour les activités de 2016.
Les points saillants de la session se sont articulés autour du bilan des résultats atteints, des échanges sur les difficultés rencontrées ainsi qu’à la planification des activités à réaliser pour l’année 2016.
Le Projet d’Amélioration de la Productivité agricole et de la Sécurité Alimentaire (PAPSA) a connu au cours du second semestre, une amélioration du niveau des investissements physiques par rapport au semestre écoulé.

Améliorer la production vivrière

Sur le plan de la production végétale, le projet a acquis 934 tonnes d’engrais pour la fertilisation totale de 1 619,98 ha de bas-fonds aménagés en 2015 et la fertilisation partielle de 6 410,65 ha de bas-fond aménagés entre 2012 et 2014. 712,5 tonnes de semences améliorées certifiées de maïs, mil, sorgho, riz et niébé ont été acquis pour les champs ayant reçu des aménagements de cordons pierreux et pour les nouveaux bas-fonds. 75 000 boutures de manioc, 85 000 boutures de patates et 24 700 semences aux d’igname ont été acquis et livrés dans les départements. 3 092 ha de champs ont été couverts en cordons pierreux et 2106 fosses fumières réalisées. La productivité des céréales sous ces investissements a évolué entre 0,5 et 1 tonne par ha. La production du riz est de plus de 15 972 tonnes de paddy.

Sur le plan de la production animale, les acquisitions des équipements de construction des poulaillers permettraient de construire et viabiliser des habitats améliorés de la volaille locale au nombre de 1 568. 234 coqs de race performante ont été acquis pour l’amélioration génétique des races locales, ces acquisitions se poursuivent. La santé de la volaille a été améliorée par l’acquisition de 75 000 lots de vaccin contre la maladie de Newcastle. Ce qui q permis de disposer de 42 260 têtes de volaille au cours du second semestre dont 14 017 ont été commercialisées. Pour la production porcine, 160 géniteurs (verrats) ont été acquis pour améliorer les performances génétiques de la race locale au Sud-Ouest et au Centre Ouest. 1694 porcs existent dans les anciennes porcheries. La vente des adultes procurent des revenus aux promoteurs. La conduite des activités d’embouche a permis d’identifier 200 bénéficiaires, déjà actifs dans le domaine pour l’embouche bovine et ovine dans les régions du Centre Est, Centre Sud et du Sahel. L’amélioration génétique des vaches locales est pratiquée à travers l’insémination artificielle : 223 vaches ont été inséminées au cours du second semestre dans les régions du Centre et de l’Est. La construction de 10 centres de collecte de lait a permis la collecte du lait frais pour approvisionner les unités de transformation du lait. 7 500 paillettes de semences bovines ; du matériel d’insémination artificielle (IA) ; 750 doses d’hormones de synchronisation et des équipements de production du fourrage et de 75 tonnes d’aliments (SPAI) pour les vaches inséminées sont en cours de livraison.

Sur le plan de la production environnementale, 250 ha de terre dégradée ont été récupérés dans les aires protégées fauniques du Sahel et aux environs du Parc National KABORE Tambi (PNKT). La surveillance villageoise, la lutte anti braconnage ont été financées. Pour renforcer la forêt et améliorer le couvert végétal autour des APF : 871 kg de semence forestière et 42 274 plants ont été produits par le Centre National de Semences Forestières et distribués. La piste centrale de Nazinga long de 42,5kms ; les pistes forestières, la réhabilitation de bungalows et des piscines, la construction de nouveaux bungalows, la réhabilitation des retenues d’eau pour la faune sauvage et la création de trois fermes pilotes à gibier sont en cours. 50 salines ont été réalisées dans les APF.
Pour la production halieutique, 44 enclos piscicoles ont été placés avec une acquisition d’alevins. Des études sont en cours pour la réhabilitation de la station d’alevinage de Bazèga, la construction de la station piscicole de Yakouta, la construction de 9 centres de pesée et de commercialisation du poisson.

Disponibilité des produits

Les 49 plateformes multifonctionnelles installées au profit des groupements féminins ont reçu chacune 500 000 fcfa comme fonds de roulement. Les 20 unités de transformation du manioc en attiéké, gari, tapioka ont transformé 1 225,1 Tonnes d’attiéké pour un chiffre d’affaire de 43 366 000 FCFA. Les groupements qui ont pratiqué le warrantage ont pu obtenir auprès des Caisses Populaires plus de 93 000 000 FCFA.
La collecte de lait a permis de disposer de 124 832 litres pour un chiffre d’affaire de 30 689 448 FCFA.
Les moulins à grains installés autour des APF, les presses à karité, les équipements de transformation du soumbala sont fonctionnels et procurent des revenus aux bénéficiaires.

En ce qui concerne le développement institutionnel et le renforcement des capacités, 1515 agents des structures techniques ont été formés dont 266 femmes. 1 507 producteurs ont été formés dont 617 femmes.
Le taux de d’exécution physique pondéré annuel du PTBA 2015 au 30 novembre est de 73,81% et le taux d’exécution financière de 59,88%.

Pour l’année 2016, le PAPSA va poursuivre la mise en œuvre de ses activités dans la même dynamique en reconsidérant les activités non réalisées en 2015 et en planifiant de nouvelles activités. Le montant des investissements planifiés dans le Plan de Travail et de Budget Annuel est estimé à 18 005 636 195 FCFA.

Source : Service de communication de PAPSA

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