Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

lundi 4 janvier 2016 à 23h43min

« La responsabilité pénale des anciens chefs d’Etat », et « La responsabilité pénale des auteurs du coup d’Etat », sont les deux thématiques développées par des étudiants en droit de l’université polytechnique de Bobo- Dioulasso (UPB) et celle Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO). C’était le mercredi 30 décembre dernier dans le cadre des journées de réflexion de la société burkinabè de droit constitutionnel (SBDC).

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

C’est sous le regard très attentif du Professeur Abdoulaye Soma que les étudiants ont donné leur lecture sur la « responsabilité pénale des anciens chefs d’Etat » et la « responsabilité pénale des auteurs du coup d’Etat ». Le coup d’Etat perpétré par Diendéré en septembre 2015 et la récente requête pour l’extradition de Blaise Compaoré dans le cadre du dossier de l’assassinat de Thomas Sankara sont des thèmes d’actualité selon les communicateurs. Pendant près de 30 minutes, chacun des deux groupes a partagé avec les camarades sa compréhension des tenants et aboutissants de tels dossiers de justice. « De prime abord, explique Mariama Cissé, présidente de la SBDC section UCAO, les auteurs de coup d’Etat sont passibles de peines privatives. Autant les textes nationaux les condamnent, autant il en de même pour les textes internationaux ». Il ressort de la réflexion sur la responsabilité pénale de l’ancien chef d’Etat qu’il y a peu de textes qui la définissent clairement. « Quand on parcourt la législation burkinabè, il y a certes des éléments mais pas de façon structurée et formelle sur le statut des anciens chefs d’Etat. Ce qui du coup, rend encore plus difficile leur appellation », explique Olivier Somé de l’UPB, qui avec ses camarades sont arrivés à la conclusion selon laquelle il faudra tendre vers la définition d’un statut des anciens chefs d’Etat et leur responsabilité pénale.
Des exposés que le Pr Soma dit beaucoup apprécier tant sur le plan technique que sur le plan méthodologique, tels que présentés par les étudiants. Et de préciser que cela ne l’étonne pas puisqu’il y a un travail de formation qui est effectué par la SBDC à leur endroit.
La journée de réflexion instituée par la société burkinabè de droit constitutionnel est mensuelle selon le Pr, qui précise qu’il en existe 12 par an et chaque journée fait l’objet de développement d’une thématique qui a une importance fondamentale pour la vie politique de la Nation, mais aussi pour la compréhension même de l’environnement juridique de l’Etat Burkinabè.
Ces thèmes sont confiés à un groupe d’universitaires membres de la SBDC ; qui fait un travail de préparation, de rédaction et d’exposé suivi d’échanges. A la fin de l’année, les 12 textes de réflexion sont rassemblés pour être publiés dans l’annuaire constitutionnel, un annuaire tenu par la SBDC qui a une vocation à la fois scientifique mais d’information du public.

Blaise Compaoré a la nationalité ivoirienne

L’exposé sur la responsabilité pénale des anciens chefs d’Etat a relevé la question sur l’extradition de l’ancien Président du Faso, Blaise Compaoré. Pour le Pr Soma, il y a des difficultés d’ordre juridique, politique et diplomatique par rapport à cette extradition. Il explique, par exemple, que les difficultés d’ordre juridique sont fondées sur un texte car il faudra qu’il existe un accord sur lequel l’on peut se fonder pour l’extradition d’une personne déterminée. L’extradition, à entendre Abdoulaye Soma, est aussi réglée par un certain nombre de principes appelés principes extraditionnels. Et un de ces principes est la non-extradition des nationaux. Blaise Compaoré ayant la nationalité ivoirienne est considéré comme un ivoirien. La Côte d’Ivoire pourrait donc se fonder sur ce principe pour ne pas extrader Blaise Compaoré.
Il y a aussi les considérations politiques qui existent entre Blaise et certains dirigeants ivoiriens, en plus des relations diplomatiques que la Cote d’Ivoire tendrait à accorder à Blaise Compaoré contre sa responsabilité au Burkina, qu’il faudra, souligne le Pr, dépasser pour aboutir au jugement.
Les journées de réflexion de la SBDC ont connu un engouement à Bobo-Dioulasso, ce mercredi 30 décembre. Fin janvier, l’ensemble des 12 exposés seront publiés dans l’annuaire de la SBDC et sera mis à la disposition des burkinabè. En 2016, rappelle le Pr, la SBDC dégagera un thème général sur la transition pour les journées de réflexion. L’insurrection, les reformes, les responsabilités pénales des autorités de la transition, etc feront ainsi l’objet d’exposés.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 4 janvier 2016 à 23:27, par compaore
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    La transition burkinabé est un putsch alors vous dite que vous faites du droit que disait la constitution burkinabé ? Il faut nous dire.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2016 à 10:09, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    - Chers forumistes, aujourd’hui je vais vous étonner. En effet, à travers ce message, je m’adresse à Mr. Blaise COMPAORÉ que moi-même je pourfendais il y a peu. Aujourd’hui, c’est un autre jour ! Donc comprenez-moi. Je ne souhaite pas que notre frère COMPAORÉ soit éternellement en dehors de la patrie qui l’a vu naître. Celui qui peut transmettre ce message à Mr Blaise COMPAORÉ, qu’il le fasse. C’est pourquoi je passe par faso.net.

    - MESSAGE A NOTRE FRÈRE MR. BLAISE COMPAORÉ EN CÔTE-D’IVOIRE.

    Monsieur Blaise COMPAORÉ, moi le Kôrô Yamyélé je m’adresse à vous depuis mon petit village à quelque part dans le Burkina Faso profond. Mr. COMPAORÉ, je m’adresse surtout à vous parce que vous avez été mon Président pendant un peu plus de 27 ans. C’est pourquoi je vous connais même si vous, ne me connaissez pas d’un poil !

    Monsieur COMPAORÉ Blaise, lorsque je vous ai vu sur cette photo du 4 janvier 2016 sur la station balnéaire d’Assinie en compagnie d’ADO et du gardien de but Copa BARRY et d’autres personnes (Voir www.zoodomail.com du 4 janvier 2016), franchement j’ai eu pitié de vous et j’ai retenu mes larmes avec difficulté ! En plus votre amaigrissement m’a totalement découragé ! Qui l’eut cru ? C’est le témoignage que vous manquez de sommeil et que vous êtes rongés par le chagrin et l’angoisse, sinon ce n’est ni la bonne bouffe, ni les soins qui vous manquent. Vous flottez dans vos habits maintenant ! Aussi, voudrais-je vous adresser ce message pour vous traduire le sentiment qui m’anime, et certainement aussi beaucoup d’autres burkinabè, et vous soumettre quelques-unes de mes idées afin de vous amener à prendre une décision courageuse : REVENIR AU BURKINA DE VOUS-MÊME ! Comprenez aussi que votre hôte ne vous rend pas service en vous faisant miroiter la non-extradition, mais qui, paradoxalement, vous présente, tout pitoyable et songeur en sa compagnie dans une photo. NON ! En bon burkindi, refusez ce traitement et cette instrumentalisation, et revenez chez vous, vous rendre !

    1/- Mr. Blaise COMPAORÉ, je vous ai connu jeune et rutilant officier depuis que vous étiez adjoint de Feu Thomas SANKARA au Centre National d’Entraînement Commando (CNEC) de Pô au Burkina. A l’accession de votre ‘’ami et frère’’ SANKARA au pouvoir par votre fait (il faut vous le rendre !), vous avez prit la tête de ce centre de renom avec cette fois un jeune Lieutenant du nom de Gilbert DIENDÉRÉ comme adjoint. Vous entraîniez paisiblement vos commandos et c’était beau jusqu’à ce que l’idée d’être président vous traverse l’esprit. Mr COMPAORÉ, je n’en dirai pas plus car vous connaissez mieux que moi l’évolution des faits jusqu’à la catastrophe sanglante qui s’en est suivie un jeudi soir d’octobre 1987 vers 16 heures avec de nombreux morts ! Mr COMPAORÉ, parmi les morts du 15 octobre 1987, moi Yamyélé aussi je comptais des connaissances, voire des amis ! Vous me devez donc aussi des explications !

    2/- C’est depuis votre accession au pouvoir que les burkinabè ont connu l’atrocité avec de nombreux enlèvements, de nombreux morts par assassinats et meurtres soutenus parfois par le fameux slogan de l’époque : ‘’Si tu fais on te fait et il n’y a rien !’’ qui a fait souffrir de nombreux burkinabè dans leurs chairs et dans leurs âmes, des exils forcés, de détentions des pans entiers de l’économie par vos proches et amis, d’impunités caractérisées et l’injustice comme mode de gouvernance, de misères noires de tout un peuple, de montages de toute sorte de manière à affaiblir l’appareil de l’Etat et ses institutions à votre seul profit et pour votre seule couverture et celle de vos proches au point que dans vos gants de fer et tout droit dans vos bottes, vous avez osé aller défier le président américain jusque dans la maison blanche en lui répondant à sa célèbre phrase que : ‘’Derrière chaque institution forte, il y a un homme fort !’’. On dit que vous avez développé le Burkina, soit, mais avec cet autre rivage, vous l’avez détruit ! Vous avez trop adoré les chants mélodieux des rossignols au détriment des hululements lugubres mais véridiques des hiboux dont vous et vos acolytes avez accepté l’envoi de beaucoup ad patres avec des billets gratuits sans retour !

    - Monsieur l’Ex-Président (puisqu’il en est ainsi désormais), voilà pourquoi moi Yamyéle en tant que Kôrô et de nombreux autres burkinabè, nous ne vous reconnaissons pas dans votre posture actuelle, courageux hier et poltron aujourd’hui, c’est-à-dire celle d’un fuyard qui veut se soustraire de la justice de son pays. Vous pouvez dire que vous êtes aujourd’hui ivoirien, mais vous avez été d’abord burkinabè et c’est à ce titre que vous aviez été président ici et élu plusieurs fois jusqu’à ce que l’idée d’être cette fois monarque vous vienne en tête, et c’est sous votre présidence que ces nombreux crimes ont été commis.

    3/- Mr. COMPAORÉ, frère (car vous l’êtes), votre idée d’être monarque ayant volé en éclat le 30 octobre 2014, maintenant venez de vous-mêmes par votre propre volonté vous rendre à votre justice en vue de nous dire tout. Cela vous grandira plus que si c’est par la contrainte qu’on vous ramène. Ce qui ne vous grandira pas, vous, l’homme que nous craignions tous ici, vous ‘’l’enfant terrible de Ziniaré’’ ou encore ‘’L’homme fort du Burkina’’ qui, une fois dans une salle bondée, on entendait même les mouches voler ! Revenez courageusement vous assumer comme votre Ex-protecteur DIENDÉRÉ l’a fait. Il l’a dit ici publiquement, je le reprends : ‘’Oui, je reconnais et j’assume. Je suis prêt à répondre !’’. Nous l’avons apprécié pour ce courage même si nous n’avons jamais apprécié les actes qu’il a posés et ceux qu’il posait quand vous étiez encore président ! C’est cela peut-être un vrai officier !

    - Mon frère COMPAORÉ, vous n’êtes pas obligés de tout nous dire si vous allez mettre la nation en danger, ou alors vous le dites à hui-clos aux juges car ils savent garder les secrets. Et nous avons encore en mémoire les Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR) que vous avez contribué à assoir dans ce pays (Vous étiez Ministre de la Justice !). Comme exemple, au jugement du vieux LAMIZANA qui fut président, il a courageusement fait face aux questions des juges et était prêt à céder tout ce qu’il possédait si cela pouvait faire le bonheur du peuple et il l’a dit devant le peuple. Aux questions du juge Halidou OUÉDRAOGO (un de vos célèbres pourfendeurs d’antan en matière de Droit de l’Homme), sur l’utilisation des fonds spéciaux de la Présidence ou ‘’Caisse noire’’, le vieux a donné des explications pour lesquelles le juge Halidou voulait plus de détails. Eh bien ! Le vieux LAMIZANA a refusé de révéler en public car selon lui, il mettrait mal à l’aise des personnes qui ont aidé le Faso, et des pays amis. Vous connaissez le verdict : IL A ÉTÉ ACQUITTÉ !!! Il était aussi un officier de valeur (Paix à son âme !).

    - Venez frère car votre tête n’est pas encore mise à prix ! Et vous ne serez pas non plus lynché malgré tout ce que vous avez commis ou occasionné. Le burkinabè n’est pas si méchant et il sait accepter le pardon. Alors Monsieur Blaise COMPAORÉ, en tout cas :

    - NOUS VOUS ATTENDONS !
    - NOUS VOULONS QUE VOUS NOUS SOULAGIEZ ET VOUS VOUS SOULAGEZ VOUS-MÊMES EN VENANT VOUS RENDRE DE GRÉ !
    - Mr. COMPAORÉ, ON NE VOUS A PAS FAIT ‘’YIISS BUUDU’’ ET VOUS SAVEZ CE QUE CELA VEUT DIRE ! LES BURKINABÈ NE VOUS L’ON PAS APPLIQUÉ. ILS VOUS ONT JUSTE DIT DE QUITTER LE POUVOIR EU ÉGARD À VOS PRATIQUES !
    - ENDOSSEZ TOUT ET REVENEZ VOUS EXPLIQUER CAR UN CHEF EST AUSSI UN ‘’TAMPUURÉ’’ !
    - NOUS VOULONS SAVOIR JUSQU’OÙ IRA VOTRE COURAGE ! N’OUBLIEZ PAS QUE VOUS ÊTES UN COMMANDO !!!!
    - NOUS SOUHAITONS VOUS VOIR RELEVER LE DÉFI POUR L’HONNEUR ! VENEZ ! RENTREZ CHEZ VOUS QUEL QUE SOIT CE QUE CELA VOUS COÛTERA !
    - MONSIEUR COMPAORÉ, COMME LE DIT UN ADAGE DE VOS HÔTES IVOIRIENS, ET JE CITE : ‘’CABRI MORT N’A PLUS PEUR DE COUTEAU’’ ! RELEVEZ LE DÉFI ET REVENEZ DE VOUS-MÊMES !
    - NE LAISSEZ PAS VOS H°OTES EXPLOITER VOTRE SITUATION ! REVENEZ CHEZ VOUS, FRÈRE !

    On a été témoin ici du cas de votre étranger DADIS CAMARA ! Il a courageusement embarqué dans l’avion pour retourner en Guinée, mais a été empêché de continuer par votre hôte. Ce fut courageux de sa part ! Faites comme lui mais à votre tour, refusez d’être empêché d’atterrir à Ouagadougou.

    - Merci mon frère Mr. Blaise COMPAORÉ et je vous quitte avec l’espoir de vous voir répondre urgemment et de votre propre gré à l’appel de vos frères et concitoyens burkinabè sous couvert des juges militaires. Votre place est ici et non là-bas !

    Par Kôrô Yamyélé

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2016 à 13:49, par ka
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    Mon ami Körö, fait confiance, Il n’y a pas un jour que l’introverti Blaise Compaoré ne consulte pas lefaso.net, et il lira certainement ton appelle. Le TPR de Blaise Compaoré, je dis de Blaise Compaoré par ce qu’il était à l’époque le ministre de la justice, que ça soit Halidou Ouédraogo pour Lamizana, ou Komi Sambo Antoine pour Zerbo, c’est Blaise Compaoré qui était le noyau du TPR. Blaise Compaoré s’il était un valeureux mossi comme son père Bila ancien combattant, ne quittera pas le Burkina, il allait tranquillement le 31 Octobre 2014 rentré chez lui à Ziniaré et attendre son sort comme tous les anciens présidents militaires. Tous les exilés politiques qui sont passés par le Burkina, ont eu le courage de retourner avec fierté chez eux pour affronter leur peuple par la justice : A commencer par Laurent Koudou GBAGBA le père du multipartisme, qui a fui Houphouët qui ne voulait pas entendre parler de ses idées, au Burkina il est parti en France avec un passeport Burkinabé, et après quelques années d’exil, il est rentré en Côte d’Ivoire et affronter Houphouët même en prison. Franchement dit mon ami Körö, de quoi l’homme fort aura peur ? Il n’a jamais tiré sur qui que ça soit, tous les crimes ont étés commis par les éléments de Diendéré dont lui-même assume avec courage. La corruption à ciel ouvert, il peut s’en sortir avec des arguments dont quelques juges n’amuseront jamais à ouvrir leurs gueules. Houphouët et Mitterrand ne sont plus de ce monde, 99% des auteurs des crimes commis au burkina ont étés éliminés par ruse de la part de l’introverti qui est Blaise Compaoré lui-même. L’ex-homme fort mais faible du Burkina ne viendra jamais de son plein gré au Burkina, simplement il n’a rien sous le pantalon comme homme, si non, il était à Ziniaré ou à la MACA, en attendant son sort. Sachiez qu’il existe une charte entre les deux pays signé en 2014, et qui dit que chaque pays peut juger le ressortissant de l’autre. Blaise Compaoré préfère une justice d’autruche de la Côte d’Ivoire, que la vraie justice du nouveau Burkina. Apres ADO et SORO, la donne peut être changée, et Blaise Compaoré sera accueilli avec des menottes par le peuple Burkinabé.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2016 à 22:01, par Jeunedame seret
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    Kôro a raison ; moi même si j’étais Blaise, je prendrais mon train et débarquerais à ouaga avec un communiqué de m’accueillir et de m’informer l’heure du jugement. Y a rien à demander tribunal et se faire condamner. Une fois au top, faut pas avoir peur de descendre car tu as l’expérience de toutes les étapes. Que fait Blaise en côte d’ivoire à part son self-humiliation ? BLAISE, reviens ; tu ne seras pas crucifié ; reviens ; on va plus te pardonner que te châtier ; et tu rattraperas la vie dans ton village en paix. Yaa n yaa boin bala ?

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier 2016 à 10:09
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    L’extradition du Président Blaise Compaoré est une plaisanterie de Cour de récréation où des gamins comme "Kôrô Yamyélé" et "Ka" jouent à saute-mouton malgré leur âge avancé.

    En tant que spécialiste du droit pénal, je vais contribuer modestement aux travaux du Pr SOMA et de ses étudiants :

    - 1. Le Pr SOMA a bien relevé que la République de Côte d’Ivoire, à l’instar de la République Française et le Burkina Faso n’extradent pas leurs nationaux. Blaise Compaoré étant à la fois de nationalité française et ivoirienne, le double verrouillage est dirimant, c’est-à-dire infranchissable.

    - 2. Ensuite argument juridique superfétatoire, (c’est-à-dire en plus du premier argument absolu), lorsque la peine prévue dans le cadre de la demande d’extradition est la peine de mort, l’Etat requis peut légalement s’opposer à l’extradition du présumé auteur ou complice de l’infraction. En l’espèce, la peine prévue par la Cour Martyale burkinabè est la mort par fusillade.

    Conclusion : Même si Laurent Koudou GBAGBO dit le "boulanger de Nama" revenait au pouvoir en Côte d’Ivoire, le Président Blaise Compaoré est INEXTRADABLE, n’en déplaise à quiconque. Par conséquent, le Président Blaise Compaoré peut dormir tranquillement et arrêter de se faire des soucis inutiles car au fond, au Burkina, si un sondage était fait aujourd’hui, plus de la moitié des burkinabè ont pardonné à leur ancien Président, pas à son petit frère, François Compaoré qui est un autre problème. Le Président Blaise Compaoré lui-même sait que son petit frère a été à l’origine de tous ses malheurs et ce n’est pas Chantal Terrasson-Compaoré qui dira le contraire. Président Blaise Compaoré, bonne année 2016 et portez-vous bien. Votre petit frère qui ne vous en veut pas.

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier 2016 à 13:42
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    SI DIEU PEUT PARDONNER LE MORTEL POUR SES PECHES POURQUOI ENTRE NOUS LES HUMAINS YA PAS DE PARDON ? L ACTE HUMAIN EST IMPARFAIT

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier 2016 à 20:07, par le Kassim
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    Je voudrais comprendre pourquoi cet essai de justification quant aux raisons pour lesquelles la RCI pourrait s’opposer à l’extradition de Mr Blaise Compaoré. Combien les autorités ivoiriennes vous ont versé pour cette consultation ? Ou bien c’est un acte de mauvaise foi. Je crois que ce que le droit demande de faire, il faut simplement le faire au lieu d’être là à expliquer comme si cette extradition était adressée aux Burkinabè eux-mêmes. Gardez vos connaissances pour vous et laissez nous attendre la réaction de ceux de lagune Ebrié.

    Répondre à ce message

  • Le 7 janvier 2016 à 04:42, par Tilade Sina
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    Mr Blaise Compaore, j’ai aussi vu la photo. et en tant que Burkinabe je pense que tu gagne en revenant au pays.

    Répondre à ce message

  • Le 9 janvier 2016 à 19:08, par Doc COMPAORE
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    Quand les commandos assassins sont arrivé pour tuer SANKARA, il a demandé à son assemblée : "Restez assis, il sont venus me chercher" et il est est sorti les bras en l’air. Malgré cela, il a été fusillé "BRAS EN L’AIR" : On a tous vu le film. SANKARA est un HOMME, il faut le reconnaître.

    Quand DIENDERE s’est vu ridicule dans son acte isolé, ils s’est réfugié au NONCE APOSTELIQUE DU VATICAN. Il a avait peur pour sa vie. S’il a l’occasion, il va disparaître dans la nature.
    S’il est là c’est parce qu’il a été capturé. Ce n’est ni par courage ni par burkindisme.

    BLAISE COMPAORE tu te dit Ivoirien aujourd’hui ou même Français, C’est le comble. On avait donc un étranger à la tête de notre pays. Au delà de la parade, c’est une déchéance humaine que de renier sa nationalité. Tu dois savoir que même tes protecteurs actuels se moquent de toi dans ton dos. Pour le temps qui te reste à vivre, tu dois comprendre que tu dois te repentir en te rendant de ton propre gré. C’est le peu que tu puisses faire aujourd’hui pour que réhausser ton image. Cet acte te permettra de rehausser l’image de notre pays, par la bravoure de ses hommes. Cet acte te permettra de sortir par la grande porte. De toutes les façons, quand on te jugeras, on ne te tueras pas et tu pourras finir tes jours avec la conscience en paix, c’est le plus important.

    Je sais que en tant que MOSSI, tu ne souhaites pas finir ta vie à l’étranger. Alors la tête haute pendant qu’il est encore temps reviens au pays. Sache que plus le temps passe plus tu refermes les portes sur toi. Tes protecteurs d’aujourd’hui ne sont pas éternels.

    MLe plus important, c’est ton repentir sur la terre de tes ancêtres pour pouvoir revivre avec la paix dans l’âme, parce que, quelque soit la durée de ta fuite, tu ne pourras jamais avoir le sommeil tranquille. Alors,libère toi en te rendant MAINTENANT.

    SANKARA s’est rendu pour mourir, on te demande de te rendre pour VIVRE. Essaie d’atteindre la cheville de ta victime.

    Cordialement

    Répondre à ce message

  • Le 27 janvier 2016 à 13:29, par Réné
    En réponse à : Bobo-Dioulasso : L’extradition de Blaise Compaoré au menu d’une journée de réflexion

    Je pleure pour mon pays le Burkina Faso car ses dirigeants le vole pour aller construire l’extérieur. Domage que M. Blaise COMPAORE prefere laisser ses biens pour d’autres pays. Tous ses milliards pour l’extérieur après lui. Pourquoi ne pas revenir au pays. Houfouet en a fait pour la Côté d’Ivoire par ses oeuvres toujours remarquables. Notre pays est déjà vendu. Qui viendra racheter le pays des Hommes intègres pour les Burkinabé ?

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés