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Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Roch Marc Christian Kaboré, président • • lundi 4 janvier 2016 à 23h47min
Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

Cela tombe bien : la fin de l’année est faite pour dresser le bilan. Et le début de l’année pour prendre des engagements différents de ceux que l’on n’a pas tenus l’année précédente. Et puis, quant à démarrer un mandat de cinq ans après que le précédent régime ait perduré pendant près de trois décennies, autant le faire, à quelques encablures près, un 1er janvier. Le bilan est rapide : Roch Marc Christian Kaboré est président du Faso et installé à Kosyam depuis le 29 décembre 2015. Salif Diallo préside l’Assemblée nationale depuis le 30 décembre 2015.

Numéro un et numéro deux, les piliers du nouveau régime sont donc en place : pour cinq ans. Si tout va bien. Les autres, tous les autres, premier ministre, ministres, etc. ne seront pas élus mais nommés et auront des existences gouvernementales à géométrie variable.

L’alternance tant exigée, toutes ces dernières années, par les populations urbaines du Burkina Faso est donc, désormais, une réalité. Pas nécessairement celle à laquelle on pouvait s’attendre : Roch Kaboré et Salif Diallo ont occupé le devant de la scène politique dès l’accession au pouvoir de Blaise Compaoré en 1987 et ont appartenu au régime (avec des nuances, certes), jusqu’aux premiers jours de 2014 ! Mais il ne faut pas oublier – et le tandem Kaboré & Diallo semblent, jusqu’à présent, ne pas l’oublier – que cette alternance résulte d’une « insurrection populaire » qui, par deux fois, a dû s’opposer dans la rue et par la violence aux tentatives de l’armée de s’emparer du pouvoir. L’alternance qui se met en place sera donc sans alternative autre que : « Plus rien ne sera comme avant ».

Roch Kaboré ne cesse de le répéter : ce qui est en jeu c’est « l’édification d’un Burkina nouveau », ce qui implique « un véritable changement de mentalité et de comportement ». Il l’a redit lors de son discours d’investiture le mardi 29 décembre 2015. Un discours dans lequel il a rendu hommage au peuple burkinabè (il lui fait référence à dix reprises !), « combattant », « vaillant », « insurgé » auquel, dit-il, il doit sa victoire électorale le 29 novembre 2015. « Je voudrais, en ce moment solennel, rappeler à la face du monde que la victoire du 29 novembre 2015 n’est pas seulement la victoire d’un candidat ou d’un parti mais celle de tout un peuple insurgé ». Roch Kaboré, c’est Jules Valles (auteur justement de « L’Insurgé » en 1886) saluant la Commune de Paris dans son journal Le Cri du Peuple. Ce « peuple insurgé » s’est révolté, nous dit Roch Kaboré, contre « l’obscurantisme », « l’oppression », « l’arbitraire », « la dictature », « l’oligarchie », « l’opacité dans la gouvernance »*.

C’est pourquoi il entend ouvrir des « chantiers titanesques » : « Réformer les institutions et moderniser l’administration pour plus de justice sociale, de démocratie et de liberté ; mettre en place un nouveau modèle de développement centré sur le renforcement du capital humain ; promouvoir et vulgariser les technologies de l’information et de la communication ; dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois, en faisant du secteur privé un acteur important ; réaliser un meilleur partage des fruits de la croissance à travers un nouveau contrat social ». Pour cela, il faut « instaurer un dialogue social fécond avec tous les Burkinabè », « briser les chaînes de la misère », « reconnaître à l’Etat sa place et son rôle prépondérant dans la conduite des affaires publiques », « contenir nos égoïsme personnels ».

« L’ordre et la discipline doivent régner » a assuré Roch Kaboré. « L’incivisme, la remise en cause de l’autorité de l’Etat et, d’une manière générale, le non-respect de la loi par les citoyens et les personnes morales doivent cesser immédiatement ». On se souvient que cet « incivisme » a été un sujet de débat au Burkina Faso ces dernières années. Roch Kaboré dit aussi que « les graves problèmes de gouvernance qui ont failli plonger le pays dans la guerre civile ont des causes et des responsables » et que « c’est pourquoi la vérité et la justice doivent être recherchées ».

Discours très généraliste. En cette journée qui vient clore « la glorieuse page de l’histoire récente de notre peuple », Roch Kaboré s’est bien gardé d’évoquer quoi ou qui que ce soit de précis, ni Thomas Sankara, ni Norbert Zongo qui ont pourtant été un fil rouge tout au long de la « transition ». Il y a eu, reconnaît-il, « l’insurrection populaire » des 30-31 octobre 2014, « le coup d’Etat » des 16-17 septembre 2015, mais pas question de fustiger qui que ce soit. Ni Blaise Compaoré, victime de « l’insurrection populaire », ni Gilbert Diendéré, instigateur du « coup d’Etat ». Roch Kaboré, en ce jour d’investiture ne cite même pas le parti au nom duquel il est parvenu au pouvoir ; tout au plus rappelle-t-il que sa « formation politique d’origine » appartient à l’Internationale socialiste. S’il cite les trois personnalités majeures de la Transition, son président, son premier ministre et le président du CNT, il ne rend un hommage appuyé qu’à Michel Kafando « dont la sagesse et la riche expérience nous ont été très utiles particulièrement aux moments troubles et complexes de la Transition ».

On notera cependant que « les responsables coutumiers et religieux », « les gardiens de nos traditions multiséculaires », sont désormais pris en considération**, au même titre que les jeunes et les femmes considérés comme le fer de lance de « l’insurrection populaire ».

Rompre avec un « Burkina Faso à plusieurs vitesses » ne sera pas facile. Et Roch Kaboré n’a pas manqué de souligner que « le retour indispensable à la normale ne sera pas facile », c’est pourquoi il a voulu « lancer un appel du haut de cette tribune pour un accompagnement plus substantiel de la communauté internationale et des partenaires techniques et financiers aux efforts de relance économique et d’amélioration de la gouvernance dans notre pays ».

Etre consensuel (« C’est ensemble que nous avons voulu et obtenu le changement, ensemble nous devons en faire un bien commun pour la paix, la stabilité et la prospérité de la Nation »), c’est aujourd’hui l’objectif de Roch Kaboré qui, dans ce discours d’investiture, a évité d’aborder les sujets qui fâchent. Mais il faudra bien les traiter dès que possible ; ils sont emblématiques de ce qui a poussé, dans les villes, les jeunes et les femmes à descendre dans la rue. Pas question donc de faire l’impasse, trop longtemps, sur la lutte contre l’impunité et les inégalités sociales. « Plus rien ne sera comme avant » a juré la rue… !

* Cette caractérisation d’un régime auquel Roch Marc Christian Kaboré a longuement prêté ses compétences comme ministre, ministre d’Etat, premier ministre, patron du parti présidentiel, ne manque pas de préoccuper le président de la Côte d’Ivoire, Alassane D. Ouattara, qui, en venant à Ouagadougou pour l’investiture de Roch Kaboré, entendait apaiser les tensions entre les deux capitales. Mais, manifestement, Roch Kaboré est déterminé à faire (toutes proportions gardées) de Blaise Compaoré ce que Laurent Gbagbo a été pour Ouattara. Il est vrai que Gbagbo comme Kaboré sont deux leaders de l’Internationale socialiste.

** La « révolution » sankariste s’était efforcée de « folkloriser » ces « responsables coutumiers et religieux », mais Blaise Compaoré les avait, année après année, ramenés sur le devant de la scène et avait institutionnalisé leur participation à la vie politique du pays. La « transition » a été l’occasion, compte tenu de la faible légitimité de ses institutions, de les valoriser. On se souvient que Yacouba Isaac Zida avait trouvé refuge chez le Mogho Naaba au plus fort des tensions avec le RSP. Par ailleurs, à la veille de quitter la primature, il a fait la tournée des personnalités religieuses, se rendant tout particulièrement à la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), à laquelle il appartient, où l’attendaient une dizaine de pasteurs. Enfin, lors de son passage à Ouagadougou à l’occasion de l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré, le président ivoirien Alassane D. Ouattara s’est déplacé jusqu’au palais du Mogho Naaba, « avec une forte délégation », pour « une visite de courtoisie ». « Les liens historiques entre nos deux pays sont très forts. Le président Ouattara s’emploiera à les renforcer davantage » a déclaré Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, qui était venu préparer la participation de Ouattara à la cérémonie d’investiture, compte tenu du climat délétère qui règne actuellement entre Ouaga et Abidjan. A noter que Roch Kaboré, à l’instar de ses prédécesseurs depuis Tertius Zongo, en appelle à la « bénédiction » de Dieu à la fin de ses discours.

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Vos commentaires

  • Le 4 janvier 2016 à 20:02 En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    AH bon, les choses se précisent. Le faso !!!!

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  • Le 5 janvier 2016 à 05:44, par Djôbi En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Monsieur le président du Faso, pour réussir votre mandat ; soyez simplement Juste et équitable, car DIEU aime le juste, Dieu est avec le juste, il aime vraiment le juste.
    Dieu bénisse toujours le Burkina Faso , qu’il apaise et réconcilie les cœurs.

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  • Le 5 janvier 2016 à 09:03, par L’alternateur En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Bonjour chers internautes,
    Ce écrit est nul mais je dirai que pour le progrès du Burkina, ce ne sont pas ces gens qui peuvent encore nous proposer quelque chose de meilleur. Tous des malades qui nous gouvernent. Des menteurs, des arnaqueurs , des mea culpa exprimés de manière sinique au peuple Burkinabe, l’embastillement des adversaires , l’incendie des domiciles privés, de l’assemblée nationale pour détruire toutes les preuves de la mal gouvernance, l’intimidation. Voici l’état de la nation aujourd’hui. Si ce sont les RSS QUI vont en ore nous gouverner ,je parie que nous ne sommes pas encore sortis du danger qui nous guette. Si en plus de cela, le président doit s’entourer de ces personnes citées plus haut, alors l’apocalypse ’est pas loin.
    Parrallelement , nous observons encore plus un jeu de dupe par le deal entre le mpp et les partis sankaristes. Saviez vous que l’acharnement suscité contre le Président démocratiquement élu Blaise Compaoré cache en fait de grandes manoeuvres ?
    Comment expliquer que la recherche d"ADN de Thomas SAnkara n’à pas abouti à des résultats scientifiquement reconnus ? Au fait, les sankaristes se rendent bien compte aujourd’hui que leur leader n’est pas aussi saint que ça et ils veulent faire main basse sur les primes d’assurance vie contractées par sankara him self en France lorsqu’il était président du Faso . Voici un homme intégré dont les agissements sont aux antipodes de l’intégrité.
    Les enjeux ne sont point politiques mais surtout d’ordre économique. Maître sankara et dame sankara se soucient beaucoup plus de l’argent à engranger sur les primes d’assurance vie que le défunt avait contracter vec des assurances françaises. Cette assurance qui a été contacté avecl’argent du contribuable montre que sankara lui même n’était pas aussi sein que nous le croyons. Ce sont ces en dessous qui agitent maître sankara et c’est aussi ce qui constitue le rapprochement avec le mpp. Pour ceux qui connaissent comment fonctionnent les assurances, les conditions pour bénéficier de l’assurance vie c’est :
    Une décision de justice qui détermine les causes exactes de la mort .
    Les résultats des tests d’adn
    De telles conditions ne sont pas réunies , alors maître ne pourra faire mains basse sur la fortune laissée par feu Thomas saintkara. Sinon , qui ne sait pas aujourd’hui comment Thomas SAnkara est mort ? Qui ne sait pas qu’il a été enterré à Dagnoen ? Malik sawadogo vous le confirmera lui qui avoue avoir participé à son inhumation.
    Qui ne sait pas que la science est universelle et qu’il serait absurde de nous dire aujourd’hui qu’elle n’à pas été en mesure de trouver l’adn en question ?
    Ces hommes politiques nous prennent pour des attardés.

    Cette forfaiture ne passera pas.
    Nous savions tous aujourd’hui au vu des résultats des élections élections que ce n’était point une insurrection mais un coup d’état orchestré par les RSS assoiffés de pouvoir qu’ils ont financé à hauteur de milliards pour parvenir à leur faim . Voyez vous que nous n’avonspas eu droit à un changement mais à un remplacement.
    Avec cette équipe, nous nous engoufrons davantage surtout que leur moralité et leur probité laisse à désirer

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  • Le 5 janvier 2016 à 11:01, par l’éteincelle En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Monsieur DJOBI vous risquez de ne pas trouver assez de larmes pour pleurer le pouvoir déchu et vos avantages perdus,car tenez vous bien ,c’est les RSS qui sont au perchoir et si Dieu leur donne longuevie(au moins cinq ans) vous verez que votre mentor avec ses 27 ans n’a fait que arnaquer les burkinabè avec une économie prise en otage par le clan Compaoré. pleurez ! pleurez toutes vos larmes vous ne réussirez qu’à vous ridiculiser aux yeux du peuple qui a yeux désormais ouverts par 27 années de dupperies.

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  • Le 5 janvier 2016 à 11:07, par l’éteincelle En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Monsieur l’alternateur vous risquez de ne pas trouver assez de larmes pour pleurer le pouvoir déchu et vos avantages perdus,car tenez vous bien ,c’est les RSS qui sont au perchoir et si Dieu leur donne longuevie(au moins cinq ans) vous verez que votre mentor avec ses 27 ans n’a fait que arnaquer les burkinabè avec une économie prise en otage par le clan Compaoré. pleurez ! pleurez toutes vos larmes vous ne réussirez qu’à vous ridiculiser aux yeux du peuple qui a yeux désormais ouverts par 27 années de dupperies.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2016 à 12:01, par bamogo En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    ça n’engage qu’à ceux qui croient en ce qu’il dit dans son discours. moi je n’y crois pas en tout cas.

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  • Le 5 janvier 2016 à 12:07, par Djôbi En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Monsieur l’étincelle, êtes vous si passionné que vous confondez Djôbi et alternateur ? De grâce calmez vous, je vous comprend.
    Je demande au président d’être juste et équitable car Dieu aime le juste, il est avec le juste et il aime vraiment le juste. Pourquoi vous acharnez vous contre cela ? Parce que vous aimez les injustes ? si c’est cela aussi faites le savoir.

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  • Le 5 janvier 2016 à 12:36, par SING En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Comprenez Mr l’Aternateur l’élection de Roch a été un choc pour lui et s’il se rappelle je lui disait de chercher un cardiologue car Roch sera son président qu’il veuille ou pas.

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  • Le 5 janvier 2016 à 12:37, par SING En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Comprenez Mr l’Aternateur l’élection de Roch a été un choc pour lui et s’il se rappelle je lui disais de chercher un cardiologue car Roch sera son président qu’il veuille ou pas.

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  • Le 5 janvier 2016 à 14:28, par papou En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    encore un spécialiste du burkina..

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  • Le 5 janvier 2016 à 14:33, par SOME En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Je critique souvent M Bejot mais je reconnais quand il le faut : ainsi donc cet article analyse et souleve bien les ambiguites de cette election. Je regrette seulement que M Bejot se contente de sous-entendre sans le dire reellement. Y a t-il eu vraiment election ? Le peuple a-t-il vraiment choisi en connaissance de cause ? Roch fera t-il reellement avance les choses ? etc. J’en doute fort ! Trop fort ! Car il fallait que tout change pour que rien ne change...
    Roch ne pouvait qu’etre generaliste dans son discours car il sait que le peuple l’attend au tournant, lui et ses comperes ont ete les architectes de la politique de blaise pendant pres de 30ans. Il est difficile de faire croire au peuple qui vous a vus a l’oeuvre de diner avec le diable, que vous n’etes pas le diable. Roch et son parti savent que l’on les attend et pour preuve ils ont tenté "d’acheter" tout le monde dans un consensus qui a tout l’air (c’est un euphemisme) d’une protection personnelle, non seulement celle des ex caciques du CDP, et pire mais aussi de la classe politique constituée en classe oppressante contre les populations.
    Ils se sont ingenies a recuperer l’insurrection populaire et a empecher la transition de toucher au vrai fond du probleme afin que rien ne change : « L’incivisme, la remise en cause de l’autorité de l’Etat et, d’une manière générale, le non-respect de la loi par les citoyens et les personnes morales doivent cesser immédiatement » : les choses sont claires : rentrez dans les rangs et laissez nous faire ce qu’on veut. On s’en fgout qu’il appartienne a l’internationale socialiste ou a ce qu’il veut, c’est leur affaire mais le peuple burkinabe s’est battu pour des valeurs et entend les voir appliquer a la societe qu’il veut construire.Il ne veut plus vivre de promesses et de discours. Il ne veut plus subir. Entende qui voudra...
    SOME

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  • Le 5 janvier 2016 à 15:51, par leremplaceur En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Vous parlez d’alternance après cette longévité auprès des 27 ans de pouvoir de Blaise Compaoré ? Vous parlez d’alternative après la construction pendant 27 ans, de réseaux mafieux à multiple tentacules ? Mais sait-on jamais, cela parait titanesque. Comme Saint Thomas, nous attendons de voir pour croire. Pour cela RMCK aura besoin de plus d’une majorité confortable (avec le renfort des nouveaux mouvanciers).
    Car ces 7 sept partis n’y pourront pas grande chose car eux même seront préoccupés par autre chose que l’investissement pour le vrai changement.
    Alors que Dieu vienne au secours du Burkina Faso et à RMCK. .
    En effet tous les burkinabés savent que les RSS et Blaise partageaient les mêmes valeurs de gouvernance sauf la question de l’article 37. Sinon leur séparation serait intervenu avant et le progrès du peuple serait en mouvement avant Janvier 2014.
    Bon le vin est tiré il faut bien le boire !!!! Heureusement comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas, les surprises sont du possible. Car on si a réussi à développer une machine électorale performante et gagnante pourquoi on échouera à développer une machine de bonne gouvernance ? Surtout avec les MPP pur sang, alors allons seulement............

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  • Le 6 janvier 2016 à 13:18, par REGULATEUR DE TENSION En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Elucubrateur ! Saches une chose, le pays des hommes intègres appartient à tous ! sans distinction ethnique ni sociale. si tu penses que les paysans (le monde rural) paraissent moins intelligents que toi, ou que tu crois être plus intelligent ou plus cultivé que tous ceux qui ont donné leur voix pour conduire RMCK à la magistrature suprême, tu te fourres le doigt dans l’œil. “Mister grande gueule”, c’est le pouvoir de la majorité du peuple par le peuple et pour le peuple qui a élu RMCK président de la république. Donc, si tu n’as rien à dire tais toi ! Tais toi ! si tu n’as rien à faire cache toi ! Cache toi ! Tu n’es pas le roi de la bêtise ni de la sottise ! Tu crois que tu as des couilles, mais t’es con !... Comme le disait quelqu’un dans sa chanson.
    Pleure ! Pleure ! Continue de pleurer, tu rejoindras un jour ceux de ton espèce et tu comprendras pourquoi ils n’ont plus de larmes pour pleurer.

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  • Le 6 janvier 2016 à 16:25, par DJOUBIAN En réponse à : Le Burkina Faso de Roch Kaboré & Salif Diallo. Chronique d’une alternance sans alternative (1)

    Je suis africain avant de me considérer comme ivoirien, je suis donc concerné par ce qui se passe après la fuite de Blaise COMPAORE avec la Côte d’Ivoire comme destination. Il a été sauvé par les militaires français. Toujours et encore eux ? Mais quant est ce qu’ils laisseront les africains gérés eux-mêmes leurs propres affaires ? Évidemment cela dépend de nous et rien que de nous. Ils ont intérêt à ce que nous restions diviser pour continuer à régner sans partage. Je nomme cela la culture de la fuite en avant, aucune remise en cause de ce système qui a fait son temps...
    Il faudra du courage et beaucoup de courage pour arriver à notre véritable émancipation vis-à-vis de la tutelle des colons, je ne dis pas les anciens puisqu’ils sont encore là à travers LA FRANCAFRIC en action et en réactivité. Je salue malgré tout la bravoure du peuple du BURKINA qui a pris son destin en main après 27 ans de dictature. Je préfère attendre de voir sans verser dans des procès d’intention..
    Je pense d’ailleurs que le SALUT des pays anciennement colonies française, viendra sans doute de cette révolution d’octobre 2014 à OUAGADOOUGOU...
    Je note que ce peuple a une conscience politique plus avancée que certains autres pays d’Afrique francophone, y compris mon pays d’origine la Côte d’Ivoire. Un élément essentiel et pas des moindres c’est la réaction des syndicats de ce pays. Ils ont fait bloc avec peuple pour exiger l’avènement de la démocratie. Je pourrais citer également les syndicats au BENIN mais attendons de voir si ces derniers seront capables de s’opposer à l’élection du candidat de la France (l’actuel chef du gouvernement ZINSOU).
    Il appartient au peuple BURKINA B de rester vigilant de sorte que le nouveau président soit le garant de cette démocratie naissante. Il doit veiller au respect des libertés individuelles et collectives. Il faudrait surtout que la justice soit libre de mener jusqu’au bout toutes les enquêtes sur les assassinats y compris ceux de Thomas SANKARA et Norbert ZONGO pour ne citer que les plus illustres enfants du pays des hommes et des femmes intègres.
    Que la vérité triomphe pour le bien de tous les africains et toutes les personnes épris des droits des citoyens quelques soit le pays.
    A BAS l’impérialisme et A BAS le NÉOCOLONIALISME !
    Question essentielle pour l’avenir des peuples africains.
    Quelle différence faites vous entre l’impérialisme et le SIONISME ???

    djoubian de PANAM

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