Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

lundi 28 décembre 2015 à 00h02min

Les ressortissants du village de Takalédougou à Bobo-Dioulasso, réunis par deux fois en assemblée générale, ont analysé la situation qui prévaut à la SN-SOSUCO. A travers la présente déclaration qui a été adoptée à la suite de la 2ème assemblée générale (tenue le 20 décembre 2015), ils donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO.

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Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

Depuis le début du mois de novembre 2015, les travailleurs de la SN-SOSUCO sont en grève, soutenus par les populations des villages de Takalédougou, Nyankadougou, Séréfédougou, Karfiguéla, Lémouroudougou, Dapri,Dalena, Bérégadougou, Tarfila, Nafona, Bounouna, riverains du périmètre sucrier. Le mardi 08 décembre 2015, ils ont été brutalement attaqués de façon barbare à l’usine et dans les villages par des éléments de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS). Le bilan des affrontements fait état de nombreux blessés au sein des CRS, des manifestants, et de 26 personnes dont trois femmes arrêtées et détenues.
Comment en est –on arrivé là ?

Les spoliations de la région des Cascades
Les extorsions de la région remontent jusqu’à la Société Sucrière de Haute-Volta (SOSUHV). En effet, à l’implantation de cette unité industrielle, l’État voltaïque prétextant la cause d’utilité publique, a déclaré 10 000 ha de terre au titre de sa participation au capital de la SOSUHV créée par la Société d’Organisation de Management et de Développement des Industries Alimentaires et Agricoles (SOMDIAA). C’est dans la province de la Comoé que les conditions indispensables à l’aménagement d’un complexe sucrier étaient réunies : (i) terres "disponibles" et sols riches et (ii) existence d’une main-d’œuvre potentielle. Cette mesure n’était pas sans conséquence car pour les mêmes conditions indispensables, les terres n’étaient pas libres à l’époque. La conséquence majeure de cette confiscation des terres est le déguerpissement des communautés villageoises et la destruction de leur patrimoine.
Les fraudes et les détournements à la SN-SOSUCO constituent un sport favori de certains acteurs à l’intérieur et autour de l’entreprise, en témoigne l’affaire des 5 milliards de francs CFA, l’affaire d’escroquerie de 52 millions, l’affaire des tracteurs, etc.

Les évènements actuels et les revendications des travailleurs et des habitants des villages
L’alliance entre travailleurs et populations riveraines de la SN-SOSUCO s’est matérialisée par la mise en place d’un comité de défense des acquis de l’insurrection populaire de la SN-SOSUCO. Ce comité s’est doté d’une plate-forme revendicative (PFR) qui est on ne peut plus claire et mérite un examen sérieux dans un contexte post-insurrectionnel où plus rien doit être comme avant.
Les travailleurs et les habitants des villages exigent l’arrêt de la gabegie et du népotisme au sein de la SN-SOSUCO qui est en réalité une marque déposée de gestion du régime Blaise Compaoré, renversé par l’insurrection populaire. Les exemples sont légions et les cas suivants sont une illustration parfaite du népotisme : Autour de Ouattara Mamadou dit Pantiori, un bonze du CDP, se trouvent 02 fils, Ouattara Abdramane et Badaye. Ouattara Abdramane, en 3 ans de service, a été bombardé en catégorie AM6, 9ème échelon au grand dam d’autres travailleurs de même niveau et recrutés avant lui. Deux épouses de Pantiori, Salimata Gnanou et Djénéba sont respectivement directrice des ressources humaines (DRH) et agent sans post clair à la DRH. Autour de Salamata Gnanou, se trouvent 02 parents proches dont l’un est agent au service de la comptabilité(7 échelons en 2 ans de travail) et l’autre est prestataire sous-traitant du service de sécurité assuré par le collectif des dozos et un promotionnaire placé au service commercial. Pantiori lui-même a créé une entreprise de placement d’agents au sein de la SN-SOSUCO, car il est prestataire sous-traitant du service entretien. Il ne faut pas être compétent pour prétendre à un travail avec lui. Autour du Directeur Général, se trouvent 02 neveux, Koné Mamadou (responsable de laboratoire, usine et culture) et Diaby Lassina (maintenancier à la distillerie, ex-SOPAL). C’est également sous la direction du DG Koné Mouctar que la coterie de Pantiori fait la pluie et le beau temps.
Les travailleurs et les habitants des villages réclament de meilleures conditions de vie et de travail. Cela passe par l’arrêt de la sous-traitance, par la prise en charge conséquente des travailleurs victimes d’accident de travail, par le payement régulier et à bonne date des salaires, par la relecture du statut du personnel en faveur des travailleurs. Il suffit de discuter avec certains travailleurs pour les entendre dire que : pour avoir une semaine de travail à la SN-SOSUCO, il faut accepter payer une ristourne sur le salaire à celui qui va vous accorder le travail. En plus, les coupeurs de canne à sucre ou les dames en charge du sarclage ne sont pas à mesure de savoir le prix de leur travail journalier. Il faut par exemple pour les coupeurs que la canne coupée soit pesée (en leur absence) pour que le prix de travail journalier soit déterminé. En plus, les travailleurs exigent le remboursement des retenues de salaires des femmes du service d’hygiène, pour fait de grève lors des journées de résistance contre le putsch des 16 et 17 septembre 2015. Le péché de ces dames c’est d’avoir contribué à sauver la transition qui en retour leur demande de patienter pour que le nouveau gouvernement soit mis en place pour examiner leur situation.
Les travailleurs et les habitants des villages exigent l’arrêt de la spoliation des populations de leur terre par la SN-SOSUCO, l’évaluation et le respect du cahier de charges dans l’intérêt des populations et la réparation des dommages subis par ces populations affectées par l’installation de la SN-SOSUCO. Sur ce point, des travaux scientifiques (Barro et Ouattara, 1986 ; Ouédraogo, 1989) indiquent qu’en 1970, les villages de Takalédougou, Nyankadougou et Séréfédougou ont été déguerpis à la hâte devant l’avancée irrésistible et ininterrompue des bulldozers de la Société Sucrière de Haute Volta (SOSUHV devenue aujourd’hui SN-SOSUCO). En 1971, Karfiguéla et Lémouroudougou furent touchés. En 1973, Malon, Dapri, Dalena, Bérégadougou, Tarfila et un quartier périphérique de Banfora ont été partiellement déplacés. Nafona et Bounouna ont été touchés dans leur réserve foncière dont une partie a été occupée. A l’époque, le recensement exhaustif des populations concernées approchait les 5000 personnes. Surprises par leur déguerpissement, la plupart des familles déplacées n’ont eu ni le temps ni les moyens de trouver de nouveaux terrains pour se réinstaller. De plus, elles ont abandonné à la destruction un important patrimoine constitué durant des générations. Quelques mesures d’apaisement des populations expropriées ont été concédées. Il s’agit d’une simple exonération d’impôt de capitation (810 F CFA par an et par personne). Aucune mesure d’accompagnement conséquente telles que la construction d’infrastructures scolaire, sanitaire, etc. n’a été observée. Face aux conditions drastiques de travail à la SN-SOSUCO, les paysans des populations riverains qui constituent le gros lot de la force de travail de l’usine, se sont orientés durant les dernières années vers la production de culture comme le manioc, la pastèque, etc. L’absence de terre fait qu’ils exploitent les ilots de parcelles autour des champs de canne. C’est avec consternation qu’ils verront une fois de plus comme leurs aïeux, les tracteurs de la SN-SOSUCO broyer leurs cultures à plusieurs reprises. Actuellement, ces parcelles sont occupées par une légumineuse-fourragère que les paysans qualifient de mauvaise herbe.

La réponse des autorités et la dénonciation de leur attitude
Face à cette lutte, trois réponses claires ont été apportées par les autorités locales et nationales : (i) un dialogue de sourd dont le contenu est « reprenez le travail et on va poursuivre les discussions », (ii) les couches (y compris les grévistes de la SN-SOSUCO) qui sont en lutte n’ont qu’à comprendre que la transition ne peut pas satisfaire toutes les revendications et elle leur demande de patienter pour que le nouveau gouvernement soit installé avant d’examiner leur situation, (iii) une répression sans merci le mardi 08 décembre 2015, des travailleurs à l’usine et des populations dans les villages. Cette dernière réponse indique et confirme clairement une alliance entre les autorités locales et nationales et le réseau mafieux que les grévistes veulent démanteler. La preuve est la réinstallation du DG dans ses fonctions avec un dispositif sécuritaire impressionnant d’un côté et l’arrestation et emprisonnement des grévistes pour jugement de l’autre côté. On note également un véritable complot des autorités qui ont instrumentalisé la presse dont le silence est assourdissant sur les préoccupations des travailleurs et des habitants des villages en lutte.
La république est une pour tous les citoyens. Elle ne peut se construire en nourrissant certains du sang des autres. Pendant que les politiciens et leurs gouvernements, les économistes, les journalistes comptabilisent la SN-SOSUCO et son sucre dans la richesse nationale, ils ferment les yeux sur la souffrance des milliers de paysans et paysannes, des milliers d’enfants de ces villages, dont les terres ont été confisquées, et qui sont spoliés à l’usine et dans les champs de canne. Le sang d’une partie de la république ne peut continuellement coulé depuis 1970 pour se transformer en sucre pour une autre partie de cette république, dans l’indifférence totale. Les populations de la Comoé, livrées à un réseau de spoliateurs par les autorités du pays, sauront se souvenir de ce traitement de la République.

Le soutien aux revendications et à la lutte et l’appel à la solidarité
En clair, la lutte actuelle à la SN-SOSUCO vise à démanteler un réseau mafieux, à réparer les torts subis par les travailleurs du fait de la privatisation et à réparer les torts subis par les populations affectées par l’implantation de cette entreprise.
Cette déclaration a pour but de soutenir la lutte et encourager les travailleurs et les populations riveraines à s’organiser davantage pour faire aboutir leurs revendications. Elle vise également à éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut à la SN-SOSUCO et interpeller les autorités locales et nationales à examiner de façon sérieuse les préoccupations des travailleurs et des habitants des villages en lutte.
Le sucre qui est produit dans la Comoé est vendu partout dans le pays, de Banfora jusqu’à Dori et de Niassan jusqu’à Manga. La SN-SOSUCO doit donc être vue comme un patrimoine national à ne pas laisser dans les mains des spoliateurs. C’est pour cela, tout démocrate, tout patriote sincère est appelé à soutenir cette lutte juste et citoyenne des travailleurs et des populations des villages riverains de la SN-SOSUCO.

Non au népotisme et au clientélisme !
Non à la sous-traitance !
Oui à la réparation des dommages subis par les populations riveraines de la SN-SOSUCO !

Bobo-Dioulasso, le 21 décembre 2015
Pour l’Assemblé Générale
Kalifa COULIBALY
70 29 33 10

Documents cités

Baro S. et Ouattara A. 1986. Matrice traditionnelle et agro-industrie « L’impact du complexe sucrier de la SOSUHV (Société Sucrière de Haute-Volta) » In : Crousse B., Le Bris E., Le Roy E. « Espace s disputés en Afrique noire » pp 167-185.
Ouédraogo J-B. 1989. Formation de la classe ouvrière en Afrique noire : L’exemple du Burkina Faso. Version allégée de la thèse de doctorat de sociologie soutenue en 1987 à l’Université de Nantes, France. Editions L’Harmattan, Collection Logiques sociales, 207p.

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Vos commentaires

  • Le 28 décembre 2015 à 02:27, par Un citoyen burkinabé depuis le Quebec
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Merci pour cet éclairage ! Il est claire que les travailleurs ont raison ! L’Etat ne doit pas être la propriété de quelques individus qui se croient supérieurs au détriment de ces braves paysans qui se prolétarisent de plus en plus une fois qu’on leur ont récupéré leur terre. Les travailleurs et les populations riveraines ont raison de défendre leur usine et ils ont notre soutien !*

    *Un citoyen burkinabé depuis le Quebec !

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  • Le 28 décembre 2015 à 02:55, par Matou à Sikassossièra
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Mr Coulibaly faite attention pour ne pas tuer la poule aux yeux d’or. Rien ne prouve que meme vous A la place de ces mêmes vous n’allez pas faire pire. Il vaut mieux s’attaquer aux vrais problèmes qui se posent au sucre de la comoe. La mévente ! Ce ne sont plus les années de gloire de cette unité de production qui est entrain de devenir l’ombre de son brillant passé à cause du commerce mondiale et de ses règles impitoyables. Faites attention
    pour préserver l’essentiel car même si l’usine ferme il y aura du sucre à gogo au Burkina Faso. Et si les promoteurs de cette industrie quitte ce sont vos parents qui vont se retrouver au chômage . A bon entendeur salut !!

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  • Le 28 décembre 2015 à 06:04, par kö-tigui
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Bonjour chers ressortissants de Takalédougou !

    Moi je n’ai rien contre les conclusions de votre assemblée générale. Mais je note que vous n’apportez pas de propositions, de suggestions et des alternatives pour sortir de la crise ! Mais c’est désolant. Vous remontez jusqu’à 1970 pour nous exposer les problèmes fonciers. Croyez vous que l’on peut traiter ça aujourd’hui, Monsieur Coulibaly ?
    Ce que vous dites sur les relations entre les responsables, on ne peut pas trop y rentrer, mais est ce que vous avez des preuves, vous qui criiez au sabotage de la presse qui vous boycotte !

    Faites des propositions, apportez des preuves, soyez constructifs, et surtout évitez de nous amener sur le terrain de la division ! Le Biafra, en savez vous quelque chose ?
    Merci et bonne réflexion

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  • Le 28 décembre 2015 à 06:25, par ATS
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Bonnes gens, corrigez-moi si je trompe.
    Si nos frères sont affiliés à un syndicat, il y a lieu que celui-ci recadre bien les choses. Soit on lutte pour revendiquer de meilleurs conditions de travail, donc de vie, soit on lutte pour revendiquer des réparations de préjudices subies antérieurement mais jamais les deux à la fois.
    L’employé n’a rien à voir avec des revendications de réparations liés au foncier et le riverain n’a rien à voir avec la gestion fût elle mafieuse d’une entreprise installée sur son sol.
    Il faut dissocier les deux revendications même si elles sont justes.

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  • Le 28 décembre 2015 à 07:42
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    notre soutien total

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  • Le 28 décembre 2015 à 09:46, par Achille
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Affaire de société privé qui devient affaire d’habitant de villages. le papier qui tient lieu de déclaration contient beaucoup d’incohérence. les revendications des travailleurs d’une societé ne saurait etre de même nature que celle de riverains de la société. A trop tirer sur la corde, elle finira par cassé. Ainsi donc vous (riverains) voulez que la SOSUCO vous payent des dommage datant des années 80. Et en même temps vous (travailleurs) voulez une amelioration des condition de vies. Vous semblez oublier les difficultés que la société traverse et qui menace meme sa survie. je me demande si reellment ce sont des travailleurs de SOSUCO qui sont derrière ça.

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  • Le 28 décembre 2015 à 10:21, par L’Oeil du peuple
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Les ressources de la SN-sosuco sont aujourd’hui bradées par des prédateurs avérés, sans foi ni loi. Ces prédateurs qui sont encrées dans la mauvaise gestion de la société depuis la privatisation en 1998 risquent fort de donner un coup d’ arrêt aux activités de l’entreprise si rien n’est fait par l’Etat Burkinabè pour sauver cette unité en retirant purement et simplement des mains d’AGA KHAN. Il faut avoir le courage de le dire, les responsables de la SN-sosuco ne se prennent pas pour des BURKINABE. Ces dirigeants n’ont aucun patriotisme, aucune intégrité, aucune personnalité. Ils n’aiment pas ce pays. Ce sont leur propres intérêts.

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  • Le 28 décembre 2015 à 10:24, par ISMO
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Mais pourquoi ce DG qui n’arrive pas à rentabiliser la SN SOSUCO comme il se doit est toujours en poste ?

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  • Le 28 décembre 2015 à 11:32, par Le pretre
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Ce monsieur et ses amis sont contents d’avoir ecrit ce texte parce qu’ils parlent francais. Mais quelle amalgam. Que voulez vous au juste ?
    Il faut trouver les vrais suggestions au problemes de l’usine pour que le travail perdure pour le bonheur des travailleurs et celui des populations riveraines grace au commerce.
    Les paysans de Takaledougou sont ils des experts en ressources humaines ? En depit de vos qualité intrinseques en gestion de ressources humaines de votre village, dans le cadre d’un travail comme la gestion de la sosuco, les responsables demande mieux.
    Ecoutez, oeuvrez a aider la sucuco. Ne tomber pas si bas à rapporter des informations données par des indignés de la société et prendre partie. Vous contribuez à creer plus de problemes a la société. Un conseil : de cette facon, ne soignez pas presser, elle va fermer ses portes bientot, comme Fasofani. En tout cas, nous à Koudougou, on en pleure jusqu’aujourdh’ui, en cause des deces, des descolarisations, des divorces, de la prostitution qui en ont resultés.
    Si le poulet prete le flanc, l’épervier profitera l’emporter et ce sera fatal. J’espere que vous avez compris. Ou si vous voulez : contribuer au sabotage. on en profitera pour fermer. Dans le systeme actuel du capitalism, les politiciens commercants affairistes gros importateurs de sucre sont au agets. Mon oncle Simoné Asalfrocky de Hongrie, le grand patron qui a contribue à la liquidation sans pitié de plusieurs société d’état est relà aux affaires.

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  • Le 28 décembre 2015 à 12:05, par lebobolais
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Ceux qui pensent que les revendications de la population riveraine n’ont rien à avoir avec le fonctionnement de l’entreprise semi-privé n’ont rien compris. Qui respire les fumées cancérigènes de la SN-SOSUCO ? Qui n’a plus de terre pour cultiver ? Qui sont ceux qui travaillent dans l’usine actuellement parce que n’ayant autre solution ? RÉPONSE : les populations riveraines ! La SOSUCO n’a pas un problème de mévente mais un problème de gestion. Tenez vous bien, un S.A.R.L dont le capital social est de un million de franc CFA arrive à écouler du sucre importé d’une valeur de plus de un milliard, et une Société Nationale dont le capital social dépasse les deux milliard n’arrive pas à écouler du sucre d’une valeur de deux milliard de FCFA. Au temps du CDP, qui était le PCA de la SN-SOSUCO ? Monsieur BARRO DJANGUINABA ! Quel compétence ce monsieur avait pour suivre l’exécution des grandes orientations d’une si grande Société ? Soyons sérieux, les sous-traitance à la SN-SOSUCO, n’humanise pas les employés. Au contraire, il faut être à Banfora pour le savoir, les transformes en de véritable bombe à retardement qui risque de créer une autre catégorie de burkinabè que nous ne pourrons gérer à l’interne. A bon entendeur, prenez note.

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  • Le 28 décembre 2015 à 16:22, par Issouf OUEDRAOGO
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Merci de fustiger les autorités de la transition dont les comportements ne sont pas différents de ceux du régime balayé par l’insurrection ! Ne vous lasser pas parce que c’est vrai qu’ils ont assiégé actuellement l’usine mais nous sommes que ce n’est que le début ! Pour résoudre cette crise, il faudrait forcément reconsidérer l’historique de l’implantation de l’usine et faire un bilan sans complaisance des différents engagements pris avec les populations de la localité ! Et la matière, votre déclaration est d’une grande contribution !!!!!!

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  • Le 28 décembre 2015 à 16:31
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    moi je suis un peu déçu du niveau très bas de ce débat. je pense que nous devons apporter les preuves de ce que nous avons et arrêter la calomnie sans preuves . donnez nous les preuves de vos allégations et on sera content de reconnaitre la véracité de vos propos . SVP soyons factuel trop chose sont dites sur cette affaire montrons des preuves . trop facile de dire ce qu’on veut . vous dite que la presse est vendu mon frère aucun bon journaliste ne sert du radio kankan a ces lecteurs pour ce discréditer . présentez des preuves et je suis surs qu’ils vous suivrons sans problèmes pour relailler l’information mais la bonne. nous devons faire beaucoup attention la gestion de ce genre de situation sinon le secteur privée qui crée l’emploi risque de fuir notre région voir notre pays . élevons le niveau des débats et soyons des forces de propositions pas de division et surtout donnons les preuves de ce que nous avançons si c’est vrai la justice et l’etat devrons prendre leur responsabilité en tout connaissance de cause sinon on ne s’en sortira pas . j’ai l’impression que cette société se trouve juste au centre de problèmes et d’intérêt personnel dans lesquels toute une région est entrainer et risque d’empatir . sinon société privée , riverains, dozo travailleurs ah ah

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  • Le 28 décembre 2015 à 16:44
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    mon frère donc toi seul tu représentes l’association des ressortissants de takaledougou a bobo ? qui sont les membres de cette association trop facile mon frère . tu occupe quel poste dans cette association ? moi je suis de takaledogou et je vis a bobo mais je ne me reconnais pas dans ton association la . voyez vous arrêtons de flatter de nos parents au village pour les embarquer dans la defence de nos intérêts personnels . ces nous les intellectuels qui venons mettre nos parents au village dans ces situations sur la base de la defence de nos intérêts égoïstes. certaines personnes j’espère se reconnaitrons dans mes propos et arrêterons ces manœuvre d’une autre époque . laissons nos parents travailler aidons sosuco a trouver des solutions aux problèmes réels c’est vrai ils en existent. Mais seul paix et l’entente nous permettrons d’avance.QUE DIEU AIDE NOTRE REGION ET AU DELA NOTRE PAYS

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  • Le 28 décembre 2015 à 16:51, par Franky
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    affaire d’association unipersonnel !!!!! On va tout voir dans pays là chacun est content il dit qu’il parle au nom d’une association eh vous aussi faut faire un peu pardon un jour

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  • Le 28 décembre 2015 à 17:02, par ahmed de gaza
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    moi j’ai juste une question sosuco est elle une entreprise privée ? si oui problème la est ou même. celui qui veut travailler va travailler ce qui ne travaille pas la bas na qua enlever sa bouche dedans . 1970 c’est passée on est en 2015 . entreprise ressoud problème avec ces travailleurs et aide village riverain en passant par la collectivité local ; parce que je ne comprend pas on parle de dozo de village riverain de commerçants chef de village ou bien tout ceux ci là travail a sosuco. et puis moi je dis le burkina est un pays qui a des lois celui qui n’est pas d’accord sais ou il peut aller se plaindre et sil a raison on le retabli dans ces droits un point c’est tout. un mécontentement fut il fondé justifie de barrer la nationale bobo banfora frontière de la RCI je suis désolé mais je n’en vois pas la justification . L’autorité de l’etat ne doit plus accepter se genre de comportement qui n’honore pas notre pays

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  • Le 28 décembre 2015 à 17:30, par bill
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    arrêtons de parler de ma région mes terres nous sommes un pays unique j’ai l’impression que si nous ne faisons pas attention nous risquons de glisser vers des problèmes ethnique et régionalisme. voyons pays les enfants de la comoé travaille dans d’autres régions de ce pays . nous devons pronner la cohésion entre les fils du pays . aucun burkinabe ne devra se sentir étranger dans son propre pays faisons attention et vraiment attention a ce sujet parce que là quand sa commence c’est pas bon c’est comme les histoires de religions
    restons tempérer

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  • Le 28 décembre 2015 à 23:01, par ba gnoumanke
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    Depuis les années 70 la sosuco s’est contenté de produire du sucre sans jamais envisage un plan d’avenir.Le contexte economique dans lequel l’usine a été mise en place a beaucoup évolué et les directeurs n’ont pas proposé de diversification de la production.sucre blond, sucre blond, sucre poudre.Dans cette logique la crise devait arriver un jour, par cmevente du produit dont les producteur sont devenus nombreux, mais surtout de la nature de notre tissus economique base a80% sur l’importation.
    Avec un peu de bonne gouvernance economique, on aurait innové en produisant des sous produit du sucre tel que sirop, jus de pois sucré, jus de pains de singe, banji stabilisé, bonbon divers avec tous les fruits cette region si riche en fruits sauvage et cultivé.
    La crise a commencé depuis 1980, pour preuve demander a Barro Djanguinaba le depart de sa fortune:la 1ere faillite commerciale de la Sosuco.
    Demander a KOUSSUBE l’ancien maire de Bobo, ingenieur agricole ayant travaillé dans la region.Il sont des temoins vivants de la gabegie qui a été entretenue a la sosuco, Sopal, Grands moulins,....etc.Tant que les paysans de la regions tiraient leur epingle du jeu, ils ont supporté la perte de leur patrimoine ancestral..Maintenant, ils n’ont plus l’eouf , ni le poussin donc ils revendique soit La bonne marche de la Sosuco, soit leurs terres.
    Je souhaite beaucoup de courage a Rock M Kabore car la transition a prepare pour lui un vrai bourbier.Depuis ma jeunesse je suis dans la region et j’ai pu observer les choses.
    MELEGUE, BARRO DAMO JUSTIN, JOSEPH BARRO, LEONCE KONE, ...etc vous aussi vous etiez temoins.et vous etiez dans l’appareil d’etat.????

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  • Le 1er janvier 2016 à 17:11, par Zerbo herman
    En réponse à : Les ressortissants du village de Takalédougou donnent leur analyse sur la crise qui secoue la SN-SOSUCO

    pour mieux comprendre les problèmes de la snsosuco il faut être dans la région des cascades ou être un de leur fournisseur. privatisée en 1998 dont beaucoup d’actionnaires s’étaient annoncés tel le le groupe IPS , fc schefer(l’un des meilleurs du monde ds la production de la canne et sa transformation) ,Barro djiakanaba(qui a fermé les GMB en complicité avec François Comparé), oumarou kanazoé et environs 10 autres hommes d’affaires du burkina. Les autres se sont retirés très vite car ils ont compris que c’était pas une vraie privatisation en laissant le groupe IPS et BARRO Djiakinaba le complice de François Compaoré dont certaient de ses séjours en Europe les factures ont été payées par la snsosuco
    parlant de la crise le DG Mouctar koné est à la sosuco depuis sa privatisation donc il était le DG adjoint, DG de SOPAL dont il a donné le monopole de la commercialisation de l’alcool a un de ses amis Libanais qui se trouve à BOBO dont sur chaque litre d’alcool ils ont 200fcfa cependant la SOPAL produit environ 2 millions de litre d’alcool par an.Faite un calcul rapide. Le groupe IPS qui a sa tète Quatre Guinéens à savoir Mamadou SILA coordonnateur en cote d’Ivoire, Mahamadi Sanoh représentant IPS au BF, Mouctar koné DG snsosuco et le quatrième Demba KABA qui tourne entre le BF, la RCI et la Guinée pour le blanchiment d’argent et corrompe la justice, l’inspection du travail, la presse pour que vérité n’apparaît pas. ainsi un système est mis place dont tous les Directeurs de service, les chefs de service, les chefs d’ateliers les chefs chantiers sont leurs éléments pour mieux contrôler tous le personnel. tous les promotions internes sont de complaisance, politique, clanique à visage découvert. la sou-traitance c’est sans couverture sociale et c’est toujours le clan de François Comparé et les et les mêmes directeurs de services. Et tenez vous bien le frère de Chantal Compaore l’ex première dame qui a tiré sur nos frères à Bobo le 30 et 31 octobre 2014 à toujours des services de sou-traitance à la snsosuco et continue de percevoir les revenus de ses prestations en cote d’Ivoire
    . Le statut du personnel qui date des années 1974 dont certains travailleurs ont comme indemnité logement 3000fcf en 2015.
    concernant les villages riverains donc le cahier de charge n’est plus respecté : plus de terrains pour cultiver, on peut plus pratiquer l’élevage, les eaux usées sont déversées sans être traitées dans les marigots. les tentatives de détrôner les chefs de villages qui refusent de composer avec la direction de la sn sosuco dont deux jeunes chefs de-menus ont été corrompus avec des sommes de 3000000fcfa et à des postes de contractuels. heureusement le préfet s’est opposé aux tentatives de détrôner les chefs. Des villages ont été déguerpis depuis 1974 sans aucune sociale et donc les closes ne sont plus respectées pour l’employabilité de leur enfant, les salaires des femmes, les coupeurs de canne...
    les chasseurs traditionnels ont vus des coupures et détournement sur leur salaire d’environs 82 millions sous le mandat de leur président en connivence avec la direction et le refus de la direction de travailler avec le nouveau bureau entrant.
    Parlons de la mévente artificielle crée par la Direction de la snsosuco en collaboration avec leur amis de sod- sucre avec Barro Djaikinaba, François comparé,mahamadi sanoh qui étaient chargés de vente la production de la sosuco. Ainsi ils vont importer du sucre pour s’enrichir rapidement et laisser la production de la sosuco en complicité avec le DG de la sosuco. et lors de la création de leur famé sod-sucre feu le PR SOULAMA économiste à l’université de ouaga avait critiqué que si la sosuco doit produire et c’est le groupe de François Compaoré qui doit commercialiser que cela ne réponde pas aux règles commerciales d’une grande entreprise de ce genre car deuxième pourvoyeur d’emplois après le l’Etat.
    .

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