Santé de la reproduction : une étude pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant

samedi 19 décembre 2015 à 02h02min

L’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), de l’Université de Ouagadougou, a animé un atelier ce vendredi 18 décembre 2015. Il s’agit de la présentation des résultats de la deuxième vague du projet « Performance monitoring and accountability (PMA 2020) ». Ces résultats portent sur le suivi des performances, les nouvelles tendances de la fécondité et de la planification familiale au Burkina Faso.

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Santé de la reproduction : une étude pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant

La planification familiale est un levier important de la santé de la mère et de l’enfant. Intégrer les services du planning familial dans la santé de la reproduction des burkinabè, permettrait d’éviter le décès de nombreux enfants chaque année. C’est dans cette perspective qu’intervient le projet PMA 2020, un projet qui a pour but de suivre régulièrement les indicateurs de la planification familiale par technologie mobile.

Fruit du partenariat entre l’ISSP de l’université de Ouagadougou et l’institut Bill et Melinda Gates pour la population et la santé de la reproduction de l’Ecole de santé publique Bloomberg de l’université de Johns Hopkins, la collecte des données se fait tous les six mois.

En effet, à partir d’un questionnaire et d’un programme préinstallé sur les téléphones, des enquêtrices recueillent sur le terrain, toutes les informations permettant de mesurer tous les progrès qui ont été faits dans l’usage des contraceptifs.
Ainsi, de l’avis du Dr Georges Guiella, chef de l’unité de recherche de l’ISSP et coordonnateur du projet, « Pour cette deuxième vague de collecte, les principales recherches auxquelles nous sommes parvenus, montrent plutôt des signes encourageants au niveau du planning familial. Si on fait la comparaison par rapport aux indicateurs de l’enquête démographique et de santé de 2010, le taux de prévalence a fait un bond de 5points ».
A ce sujet, la récente étude démontre que l’accroissement du taux de prévalence s’accompagne de l’utilisation des méthodes contraceptives de longue durée. A titre d’exemple, les implants, première méthode la plus utilisée est passée de 21% en 2010 à 39,5%. Les injectables viennent en seconde position avec un pourcentage de 37,8%, suivis de la pilule (12,9%) et du condom masculin (3,7%).
Pour Dr Caroline Moreau de l’université de Johns Hopkins, le Burkina Faso a relevé un défi en étant le premier pays francophone à s’engager dans le suivi régulier des indicateurs en matière de planification familiale.
De l’avis de Ye Diarra, vice-présidente de l’Université de Ouagadougou représentant le président de l’université, la planification familiale constitue un outil important sur lequel il faudrait agir afin de sauver la santé de la mère et de l’enfant. Raison pour laquelle, l’Etat burkinabè qui consacre une ligne budgétaire de 500 millions pour l’achat des contraceptifs, attend beaucoup de cette étude qui permettra d’obtenir « des données probantes à même d’éclairer les prises de décision » a-t-elle indiqué.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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