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Pénuries d’eau au Burkina : Ziga II pour soulager les populations de la ville de Ouagadougou

Accueil > Actualités > Environnement • • mercredi 9 décembre 2015 à 23h19min
Pénuries d’eau au Burkina : Ziga II pour soulager les populations de la ville de Ouagadougou

Les travaux du projet Ziga II sont effectifs depuis ce mardi 8 décembre 2015. D’un coût total de 104 milliards de FCFA, le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Ouagadougou à partir du barrage de Ziga, vise à assurer l’apport supplémentaire d’eau au cours du premier semestre de l’année 2017. La cérémonie de lancement des travaux dudit projet a été présidée par le président de la transition, Michel Kafando.

D’une capacité de 200 millions de mètres cubes, la phase II du projet de barrage de Ziga (Ziga II), vient renforcer les acquis de la phase intermédiaire de la première étape du projet achevée en 2007.

La phase intermédiaire s’étant achevée en 2013, « on peut déjà annoncer que le Burkina Faso a atteint les objectifs des OMD en matière d’accès à l’eau potable en milieu urbain et ce dès la fin 2014 avec 89% de taux d’accès », a indiqué François Lompo, responsable du département en charge des ressources hydrauliques.

Et si les objectifs des OMD sont atteints, il faudrait songer à « maintenir le cap et faire mieux avant l’échéance de 2030 » a souligné François Lompo. C’est d’ailleurs dans cette perspective que s’inscrit Ziga II, c’est –à- dire, achever la tâche commencée avec les OMD.

Ainsi, le projet Ziga II, conçu sur l’hypothèse d’un accroissement annuel de la population estimée à 6%, devrait contribuer à la mise en place d’une station de traitement de 7 500 m3 /H, un réseau de distribution de 700 km, 160 bornes fontaines et 52 000 branchements sociaux.
A cet effet, Abdoulaye Ouédraogo, le gouverneur du plateau central se réjouit et reste confiant : « La phase II du barrage de Ziga contribuera à l’accroissement du nombre de bénéficiaires en termes d’accès à l’eau potable à Ouagadougou mais aussi dans la région du plateau central ».
Convaincu de cela, le président de la transition, Michel Kafando soutient : « Au terme des travaux de cette phase II, nous pouvons être certains qu’il n’y aura plus de pénuries pour la ville de Ouaga et de ses environs ». Ainsi, Michel Kafando formule les vœux que ce projet apporte une véritable satisfaction aux populations de Ouaga en matière d’approvisionnement en eau saine.
Et si ce projet marque un engagement fort du gouvernement de la transition, force est de reconnaître l’appui des partenaires techniques et financiers. « Je suis fier et reconnaissant envers tous ceux qui ont participé à cette aventure qui continue aujourd’hui. L’ONEA réalise des prouesses en conduisant l’eau potable jusqu’ à Ouagadougou où il en manque terriblement », a signifié l’ambassadeur de France Gilles Thibault, représentant les partenaires techniques et financiers.
Avec Ziga II, la capacité d’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouaga sera multipliée par deux. Toutefois, il faudrait faire preuve de vigilance de l’avis de François Lompo. « Il faudrait rester attentif à l’évolution réelle des besoins en eau et penser à l’après Ziga dès 2018 », soutient- il.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 9 décembre 2015 à 20:10 En réponse à : Pénuries d’eau au Burkina : Ziga II pour soulager les populations de la ville de Ouagadougou

    Le Burkina Faso est un des rares États qui n’est pas traversé par un cours d’eau international venant d’ailleurs. Toute l’eau qu’il y a au Faso vient des précipitations au Faso. Il faut donc arrêter de rêver. Ouagadougou doit devenir une ville administrative : renvoyer dans les provinces ou il y a de l’eau, les industries consommatrices d’eau, renvoyer dans les provinces l’essentiel des fonctionnaires pour que l’État soit plus efficace (dans les pays développés, les fonctionnaires servent pour l’essentiel dans leur région d’origine, il n’y arien de régionaliste. Ils connaissent leur région. Ils y sont plus efficaces). Ne retenir à Ouagadougou que les fonctionnaires ayant une grande expérience et qui doivent servir dans les ministères pour construire les politiques. Il y a un grand risque de conflits qui pourraient être violents, à cause de l’eau. Faire de Ouagadougou une ville de plus d’un million d’habitant voire de plusieurs millions d’habitants est tout simplement irresponsable car on préparer une bombe dont ’explosion pourrait fatale à al nation. Il est encore temps que les fonctionnaires, les institutions importantes, etc. soient décentralisés. Nous devons avoir une politique qui tient compte des réalités de notre pays : envoyer dans les province où il y a beaucoup d’eau, les usines et industries grandes consommatrices d’eau : cimenteries en tête. L’avantage, c’est de créer un développement doublé d’une spécialisation des régions. De grands États comme l’Allemagne ont réussi : les grandes villes sont spécialisées qui en banques & finances, qui construction d’automobiles ( BMW à Munich, Mercedes ailleurs, etc.). Désolé pour ceux qui pensent que Ouagadougou doit être une grande ville peuplée. Je vous renvoie aux États Unis et à l’Allemagne : Washington est de loin la ville la plus peuplée. ce n’est qu’une ville administrative. Bonn qui était la capitale de la République Fédérale d’Allemagne avant al réunification n’est qu’une petite ville à côté de Francfort, Munich, etc.. En occupant le territoire, nous créerons un développement harmonisé et éviterons que pour l’eau, le Faso ne veine à expérimenter des conflits graves.

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  • Le 10 décembre 2015 à 02:52, par Romuald P. SAWADOGO En réponse à : Pénuries d’eau au Burkina : Ziga II pour soulager les populations de la ville de Ouagadougou

    Belle analyse conclusion du Ministre François Lompo « Il faudrait rester attentif à l’évolution réelle des besoins en eau et penser à l’après Ziga dès 2018 », « sur le tronçon Ziga-Ouaga ou Ziga-Ziniaré »

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  • Le 10 décembre 2015 à 09:37, par bakari Traoré dit Djassikini Djessa En réponse à : Pénuries d’eau au Burkina : Ziga II pour soulager les populations de la ville de Ouagadougou

    C’est une des solutions au problème d’eau. Et s’il n’y a pas de pluie dans une des saisons au centre ? Ou bien s’il y a eu DES PLUIES ACIDES OU JE NE SAIS QUOI AVEC CES CHANGEMENT CLIMATIQUES ! Mais la solution définitive se trouve dans nos (vos) archives : (1) Où en est-on avec la déviation du fleuve mouhoun et autres convention d’eau du temps de la révolution avorté d’Août 83 ? (2) Exploiter les mers souterraines de l’Ouest et Sud du pays pour ravitailler Ouaga la belle qui contient plus du tiers de la population du BF (faites l’interconnexion entre les régions excedentaires et deficitaires du pays), (3) Appliquer à la lettre la politique de déconcentration et décentralisation cela va baisser les surpopulation de Ouaga et ses environnants et les petites villes du plateaux vont peaufiner les plans de developpement. Ayons confiance aux travaux de recherche de nos chercheurs et n’ayons pas honte de les approcher pour les questions d’eau (de vie).
    Djass, Paysan d’Afrique, Producteur pour l’Afrique.

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  • Le 10 décembre 2015 à 11:51 En réponse à : Pénuries d’eau au Burkina : Ziga II pour soulager les populations de la ville de Ouagadougou

    « on peut déjà annoncer que le Burkina Faso a atteint les objectifs des OMD en matière d’accès à l’eau potable en milieu urbain et ce dès la fin 2014 avec 89% de taux d’accès », a indiqué François Lompo, responsable du département en charge des ressources hydrauliques.

    Vive Blaise COMPAORE !!! C’est du concret !

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