Le MACS lance un cri de cœur en faveur de la santé reproductive, maternelle et infantile

samedi 12 décembre 2015 à 02h38min

La Coalition « mobiliser les acteurs la société civile pour un plaidoyer efficace » en collaboration avec Amnesty international Burkina a organisé un diner de presse sur la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile, ce jeudi 10 décembre 2015, à Ouagadougou. Placé sous le thème « Plaidoyer pour l’augmentation des ressources et la transparence : bilan et perspectives », l’événement a rassemblé une vingtaine de journalistes des différents organes de la presse.

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Le MACS lance un cri de cœur en faveur de la santé reproductive, maternelle et infantile

La mortalité maternelle et néo-natale demeure une gangrène au « pays des hommes intègres ». Cette situation s’explique en grande partie par le fait que les soins qualifiés lors de l’accouchement ne sont ni abordables ni accessibles aux femmes qui en ont besoin. Pour renverser la tendance, le pays a consenti une allocation spéciale supplémentaire pour l’année 2016 d’un montant d’environ 1.775.000.000 FCFA pour la subvention des SONU. Cependant l’insuffisance de l’allocation budgétaire sur la planification familiale, les consultations Prénatales, les soins du post-partum et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant dans le budget global du ministère de la santé expliquent les limites de la mise en œuvre des différentes stratégies pour l’atteinte des OMD 4 et 5.
C’est fort de ce constat que le projet « mobiliser les acteurs de la société civile pour un plaidoyer efficace » (MACS) a été initié par Family care international (FCI), une organisation à but non lucratif, pour mobiliser les OSC pour faire le plaidoyer auprès du gouvernement. L’objectif est d’amener les politiques à honorer les engagements pris en faveur de la santé des femmes et des enfants, et aussi pour une plus grande transparence et recevabilité à l’endroit de sa population.

Pour le directeur national de FCI, le Dr Brahima Bassane, « on ne peut mener un projet à l’endroit des décideurs, des communautés, sans associer les structures de la presse ». Ainsi, la présente rencontre se veut un cadre de partage d’expériences, une occasion pour faire le bilan du projet mais également une manière d’attirer l’attention des décideurs sur la santé de la mère et de l’enfant. Selon l’étude de Amnesty international Burkina Faso, environ 2000 femmes meurent en voulant donner la vie. Plus encore, chaque 7 mn, il y a des femmes qui meurent des suites de grossesse ou d’accouchement. De cet état de fait et de l’explication de M. Bassane, le projet MACS a entrepris des actions en vue de renverser la tendance. C’est en cela que 23 membres de la coalition ont bénéficié d’une formation de renforcement de capacités et des messages de plaidoyer adressés au ministre de la santé, aux membres de la transition.

Par la transparence budgétaire, l’Etat se doit de délivrer toutes les informations relatives au budget consacré à la santé de la mère et de l’enfant, a souligné le chargé de projet santé maternelle et infantile, Moussa Bambara. Pour lui, avoir des données chiffrées sur le budget alloué à la santé de la mère et de l’enfant constitue un parcours de titan au Burkina Faso. Et au coordonnateur de la campagne « ma voix, la santé des enfants », Lucien Manzaba d’affirmer que quatre partis politiques que sont le MPP, L’UPC, le PAREN et l’UNIR/PS, ont pris des engagements en faveur de la santé maternelle et néonatale. Il s’agit d’abord de la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et les mères allaitantes ; garantir la disponibilité et la régularité de son financement. Ensuite, soutenir la mise en œuvre effective et transparente de l’exemption ; renforcer l’offre des soins des programmes subventionnés et garantir leur répartition égale sur le plan national. Et enfin, amener les partis politiques à faire de telle sorte qu’il y ait une participation active à un débat citoyen sur l’amélioration souhaitée en termes d’équité, d’efficience et de qualité. Ces engagements seront effectifs si et seulement si des infrastructures de qualité sont reparties sur tout le territoire national, des financements pérennes et une transparence dans la gestion de ces fonds.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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