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Proverbe du Jour : «Si chacun faisait ce qu’il dit, on ne manquerait point d’honnêtes gens.» Proverbes danois

« Il faut vraiment s’en méfier, parce qu’on risque de se retrouver avec d’un côté, les résultats des sondages, des prophéties et de l’autre côté, les résultats des urnes », Pasteur Jérémie Diasso, à propos des ‘’prophéties’’ sur le scrutin du 29 novembre

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Elections 2015 • • vendredi 27 novembre 2015 à 02h18min
« Il faut vraiment s’en méfier, parce qu’on risque de se retrouver avec d’un côté, les résultats des sondages, des prophéties et de l’autre côté, les résultats des urnes », Pasteur Jérémie Diasso, à propos des ‘’prophéties’’ sur le scrutin du 29 novembre

Directeur de Publication du journal chrétien, Lumière, lequel canard a pour mission decontribuer à l’éducation et la formation de l’Homme, Pasteur Jérémie Diasso, est aussi responsable du Centre de Réforme Yahvé-Jiré. Dans cet entretien, il nous donne sa lecture sur la situation nationale marquée par les campagnes électorales et se prononce, par ricochet, sur la « prophétie » du « Frère Christian Boglo » à propos de ce scrutin …

Lefaso.net : En tant que leader religieux, quelle est l’actualité aujourd’hui, en lien avec la vie de la nation ?
Pasteur Jérémie Diasso :
Nous sommes au jour J-3 des élections et la campagne est entrée dans sa dernière phase. Chaque candidat déploie ses derniers efforts pour convaincre et renforcer sa crédibilité auprès de ses électeurs. Nous rendons déjà grâce à Dieu pour l’harmonie et la sagesse qui règnent dans notre pays en cette période électorale.
D’abord, nous aussi, nous sommes dans cette nation ; Dieu nous a placés là, c’est notre environnement. Donc, si ça ne va pas dans cet environnement, on est aussi touché. Nous prions donc ; parce que la Bible dit de prier pour la nation et la bénissons. Il est dit : heureuse la nation dont l’éternel est son Dieu. Nous prions donc qu’à l’issue de ces élections, sortent des personnes sages, qui ont un large cœur, des hommes d’Etat et des leaders qui pourront être des hommes de dialogue. Un leader doit aller vers tout le monde, prêt à accepter tout ; même ceux qui seront dits d’une nouvelle opposition (parce qu’ils ont de bonnes idées, il faut simplement les écouter ; c’est la même nation et on peut extraire d’eux des idées pour la bâtir). On souhaiterait aussi que ces leaders qui vont sortir, que ce soit le Président du Faso ou lesdéputés, soient des hommes et des femmes courageux, créatifs. On ne peut pas évoluer à partir de ce qu’on connaît toujours, toutes les découvertes sont parties de ce qu’on ne connaît pas ; il faut être courageux pour vraiment engager la nation dans des voies nouvelles pour le développement. Ce sont des leaders qui peuvent le faire. Vous avez vu, de par le passé (je ne veux pas citer un nom), que ce n’est pas la longueur au pouvoir qui joue mais plutôt la hauteur, la sagesse. Il y a des gens qui ont vécu 900 ans selon la bible mais n’ont rien foutu. Pourtant le Christ est venu et en l’espace de trois ans, son message demeure éternel.

Lefaso.net : Votre appréciation sur le déroulement de la campagne à ce stade ?
Pasteur Jérémie Diasso :
Pour le moment, je suis très satisfait ; parce qu’en dehors de ce qu’on dit que certains ont dérapé, sinon à travers le langage, on constate qu’il n’y a pas eu de violences. Je souhaite vraiment que tout se passe bien entre les candidats, parce qu’on est tous frères et c’est la même nation.
Je souhaiterais également que le Président qui va être élu le soit avec une bonne moyenne, qu’il soit quelqu’un qui a pu fédérer les voix de toutes les régions. Ce n’est donc pas souhaitable qu’il ne soit pas celui-là qui n’a pas pu converger toutes les sensibilités, toutes les régions, l’ensemble du peuple burkinabè sur sa candidature.

Lefaso.net : En général, c’est le jour du scrutin qui cause problème, notamment dans la phase de compilation, dépouillement et annonce des tendances. Comment entrevoyez-vous cette étape au regard du climat actuel ?
Pasteur Jérémie Diasso :
Je suis confiant, parce que lorsqu’on regarde, ce n’est pas un Président au pouvoir (sortant) qui organise les élections (comme les fois passées où c’est un Président qui remettait son poste en jeu). Cette fois-ci, nous pensons que les acteurs de la Transition qui sont-là, sont neutres. Et pour moi, leur souci aujourd’hui est de pouvoir accomplir leur mission à savoir organiser des élections libres et transparentes afin de céder le pouvoir vraiment avec honneur ; parce que ce ne sera pas un honneur pour eux si les résultats truqués. J’ai donc confiance que tout va bien se passer.

Lefaso.net : Il y a trois semaines de cela, le Frère Christian Boglo a, au cours d’une conférence de presse, « prophétisé » sur une issue peu reluisante de ces élections, annonçant des « évènements dramatiques » au soir du scrutin. En tant que leader religieux, comment avez-vous accueilli ses propos et quelle analyse en faites-vous ?

Pasteur Jérémie Diasso : Je l’ai effectivement lu…, et il y a quand même des points qui m’ont choqué. Moi-même, j’ai été formé sur le plan prophétique. J’ai été sélectionné en 2006 parmi 100 personnes au niveau du monde entier et formé par le Congress WBN qui cherchait des gens qui sont dits perspicaces.
Il faut dire que le prophète, c’est d’abord quelqu’un qui a une vue bien élevée, qui écoute Dieu pour mettre les choses à la lumière. Il est dit dans la Bible que, pour considérer une prophétie comme exacte ou venant de Dieu, il y a quand même plusieurs points à considérer. Le premier point qui m’a choqué, c’est le fait de prédire la catastrophe. La prophétie est là pour édifier, pour consoler et exhorter. C’est la nature d’une prophétie. Une prophétie doit aussi être prise dans son contexte. Nous venons de sortir d’évènements douloureux, en moins d’un an. Pour moi, si une prophétie doit venir, elle doit consoler, parce qu’il y a toujours des gens qui pleurent leurs morts. Une autre partie qui me laisse perplexe est le fait de dire qu’il est mû par une force qui le dépasse. Il est dit que l’esprit des prophètes est soumis aux prophètes. En d’autres termes, une souris peut effrayer un chat, si elle surprend le chat. C’est-à-dire que lorsqu’on est en face d’une expérience divine, au début ça peut nous effrayer mais après, non. Nous sommes faits à l’image de Dieu avec la même nature. Donc, quelqu’un qui est en contact, s’il est familier avec Dieu, ne peut pas dire que les choses le dépassent et qu’il est obligé d’en parler. Nous voyons dans la Bible Dieu qui a envoyé des gens mais qui ont pris d’autres routes ; c’est le cas de Jonas qui a dit qu’il ne part pas ; il est allé ailleurs. Donc, on est libre de déclarer les choses. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a un problème. Un autre point, c’est la précision sur des personnalités… Même dans la Bible, la prophétie qui a annoncé la venue du Christ n’a pas donné son nom exactement. On dit : « un enfant nous est né », ce n’est vraiment pas précis. Pourquoi ? Parce que si on avait précisé on pouvait tuer le Christ facilement. La preuve ? Malgré tout, il y a eu des menaces sur sa vie. Dans les propos du frère Boglo, j’ai cru lire qu’il n’est d’aucunecongrégation. Pourtant en la matière, il faut qu’il y ait des témoins, il faut que d’autres te jugent, te critiquent, témoignent sur ta prophétie. Il y a la prophétie mais il y a aussi la nature de la personne. Selon ce qui est dit dans la Bible, le prophète est une personne qui doit être compétente, c’est-à-dire qui doit annoncer des choses exactes ; cela montre que sa fréquence est élevée et qu’il est connecté à Dieu. Le prophète doit être aussi quelqu’un qui a un bon caractère, parce que si ce n’est pas le cas, même s’il reçoit une prophétie, elle peut être corrompue. Il faut être quelqu’un de sensible donc. Si je vous déclare tout de suite que Dieu m’a dit de vous dire que vous êtes voleur, vous risquez de réagir, violemment. Mais si je vous dis que vos agissements ne sont pas très corrects et que Dieu m’a dit de vous dire de revoir…., que Dieu veut vous bénir mais que le fait que vous agissez telle ou telle autre façon bloque, la façon de parler peut vous conduire à accepter. Vous pouvez changer facilement. On nous a appris à ne pas tomber sur les gens avec nos prophéties. Un prophète aussi doit avoir de la connectivité, bien connecté non seulement à Dieu mais aussi aux hommes ; parce que la Bible dit toujours que le prophète vient d’une famille. Il a des gens autour de lui qui peuvent témoigner. Toute chose doit être acceptée comme vraie sur la déclaration de deux ou trois témoins. Donc, un prophète qui dit qu’il est isolé me laisse un peu perplexe. Maintenant, il faut qu’on se comprenne ; ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas l’issue d’une élection qu’il faut forcément entretenir le suspens. En Côte d’Ivoire, en 2010, il y a eu des pasteurs qui sont tombés dans ce piège ; ils ont prophétisé que Laurent Gbagbo sera Président. Et ils ont tenu mordicus et vous avez été témoin de ce à quoi ça a conduit ! Il faut vraiment s’en méfier parce qu’on risque de se retrouver avec d’un côté, les résultats des sondages, des prophéties et de l’autre côté, les résultats des urnes. Au Nigeria, aux dernières élections, il y a des pasteurs qui avaient déclaré que c’est Goodluck Jonathan qui allait être réélu Président. Mais les choses ont été autre…
Les élections sont voulues par Dieu. Dans la Bible, on parle d’élections. Les premiers croyants ont procédé par une élection avec des critères spirituels et des qualités humaines pour désigner sept personnes qui allaient former un noyau pour le service.Toute autorité vient de Dieu. La Bible déclare qu’il y a des autorités supérieures, c’est-à-dire des autorités impériales, suprêmes de Dieu et si tu vas contre elles, il n’y a pas de pardon. Il y a ensuite l’autorité de la vérité, la Bible, la parole de Dieu en quelque sorte (si tu vas contre ça, tu as péché). Il y a l’autorité de la conscience (si quelqu’un dit qu’il ne peut pas faire telle chose à cause de sa foi, qu’il soit de ton bord ou pas, ne le perturbe pas ; il ne faut pas blesser la conscience de quelqu’un). Il y a l’autorité déléguée que Dieu permet aux hommes d’exercer, et c’est à travers les élections que cette autorité s’exerce. Il y a l’autorité de la fonction, celle des contrats et des conventions et il y a l’autorité des coutumes et des traditions. Les élections sont donc un moyen pour déléguer l’autorité à quelqu’un.

Lefaso.net : La question fondamentale est celle de savoir s’il faut, oui ou non, croire à cette prophétie ?
Pasteur Jérémie Diasso :
Personnellement, je n’y crois pas ; au vu des éléments que j’ai cités plus haut. La prophétie a des sources. Quand une personne prophétise, la source peut provenir d’elle-même. Si j’ai peur et je prophétise, c’est un esprit humain. Il y a aussi le diable et vous savez aussi qu’il y a des couches d’esprit ; on peut être connecté à une puissance et ce n’est pas parce que ça nous dépasse que ça vient de Dieu ! Si je pars même de la Bible, on peut noter qu’on peut déclarer une prophétie qui n’est pas de Dieu. L’autre élément de doute, c’est le fait de confier qu’il est dominé par une force qui le dépasse. Si une force te dépasse, tu vas prophétiser quoi ? C’est dire que si cette force te dit de tuer, tu vas vraiment tuer ; parce que si je suis dominé par une force, cela veut dire qu’elle peut me conduire à poser des actes que je n’épouse pas.
Ce que nous devons savoir est que la parole de Dieu nous dit clairement que nous ne devons pas libérer notre pensée pour être dominé par autre chose ; nous devons être lucides. Puisque la Bible dit d’interroger la prophétie pour voir si elle vient de Dieu ou pas, c’est-à-dire qu’il faut être lucide. Maintenant, si quelqu’un prophétise et il nous met face à une situation dans laquelle il dit lui-même ne pas dominer la force qui le contrôle, cela veut dire qu’il nous expose à des actions inconscientes. Lui-même étant exposé à quelque chose d’inconscient, il nous expose. C’est ainsi qu’on peut être manipulé, les choses vont arriver et va dire que ça devra arriver. Or, la parole de Dieu dit aussi qu’« à nos résolutions répondra aussi le succès » ; nous pouvons nous résoudre à ce que les choses ne soient pas comme telles. Dieu nous a quand même donné le pouvoir de dominer ! Justement, le prophétique, c’est cela ; c’est un partage de pouvoir parce que Dieu a dit qu’il ne peut rien faire sans révéler cela au prophète. La parole de Dieu définit quelqu’un. Donc, la prophétie peut contrôler quelqu’un. Celle qui vient de Dieu nous donne la possibilité de l’examiner et voir si c’est conforme à ce que nous connaissons ou pas. C’est tout cela qui fait que je ne partage pas son avis, surtout qu’il n’est pas lié à une famille spirituelle.
Le prophète, c’est comme un artiste qui travaille le bois. Ce dernier, quand il voit un morceau de bois, il voit ce qui peut y sortir de bien. Mais quand tu n’es pas artiste, tu le percevras peut-être comme un morceau de bois qu’il faut prendre pour assommer quelqu’un. Quand Dieu donne une prophétie, on doit pouvoir la lire avec la parole de Dieu, lorsqu’il n’y a pas de référence claire dans la parole de Dieu, on doit douter de cette prophétie. Au regard du contexte que nous vivons, le Burkina a besoin d’une prophétie consolatrice ; je ne peux pas venir vous saluer dans un décès et prophétiser encore que vous aurez encore un cadavre tout de suite …

Lefaso.net : … Oui mais, ce n’est pas pour autant que la situation n’existe pas (le souci de ne pas choquer par cette annonce n’enlève rien au fait qu’il y aura encore un autre cadavre tout de suite) !

Pasteur Jérémie Diasso : Seulement, la Bible dit qu’il y a le contexte. C’est-à-dire que le contexte est très critique. Si par exemple vous êtes en train d’entreprendre un projet, et si Dieu me donne une prophétie, je peux vous exhorter à y renoncer ou bien à poursuivre parce que Dieu est avec vous ou pas. Quand Dieu donne quelque chose, il donne toujours la manière aussi. Si le mal va venir comment faire pour l’éviter. Dieu donne toujours ce qu’il faut. Ce qui fait que même si je viens vous choquer avec une prophétie, je dois pouvoir vous dire clairement aussi pourquoi cela doit arriver.

Lefaso.net : Vous dites que la prophétie s’appuie sur des témoins. Frère Christian Boglo s’appuie sur des faits antérieurs qu’il aurait prédits et qui se seraient révélés exacts

Pasteur Jérémie Diasso : On ne doit pas tenir compte seulement de ce qu’il dit est vrai, il faut tenir compte aussi de la nature de la personne. Les faits peuvent être justes mais la nature du prophète peut corrompre les faits. Ce qui va l’amener à faire des déclarations qui ne sont vraiment pas conformes. Moi aussi, je peux m’appuyer sur des faits, notamment qu’au Nigeria ils ont prophétisé que c’est Goodluck Jonathan qui allait être réélu ; ils s’étaient aussi appuyés sur des faits. Mais les faits ne doivent pas rester comme ça, on peut les changer ; puisque si les faits sont-là, Dieu nous montre aussi comment faire pour que les faits ne soient pas comme tels ! On doit pouvoir dire aux gens comment faire pour que la situation n’arrive pas.Dans la bible le prophète Jonas avait prophétisé sur la destruction de la ville de Ninive. Cela était vrai, mais les gens de Ninive se sont repentis et la prophétie ne s’est pas réalisée. Jonas même devient triste parce qu’il souhaite la destruction de Ninive(en Irak, ndlr).

Lefaso.net : Quel est le message dans ce genre de situations ?

Pasteur Jérémie Diasso : Jésus a dit qu’il y aura des crises sur la terre. Mais, c’est la perspective (comme nous les voyons) qui est importante. Quand quelqu’un est bâti, la crise ne peut pas l’emporter. Je l’ai souvent dit, la crise qui est survenue au Burkina a élevé certains à des postes tandis que d’autres ont aussi eu des problèmes. C’est pourquoi, on enseigne les gens à se préparer pour qu’en cas de crises, ils puissent bien faire la bonne lecture… N’oubliez pas que Jésus a dit : Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même. Si nous voulons pousser plus loin, nous pouvons dire que quel que soit ce qui va arriver dans la vie, il y a des solutions que Dieu va nous donner. Christ même a dit qu’aucun oiseau ne tombe sur la terre sans la volonté de son père ; cela veut dire que même nos cheveux sont comptés. Donc, nous ne devons pas vivre dans une inquiétude quelconque, nous devons vivre dans le présent et bâtir notre viepour le futur. Quel que soit ce que je vais prophétiser sur vous, ça n’arrivera jamais textuellement, ce sera en partie. Donc, nous devons mettre l’accent pour édifier les gens afin que quand une crise va survenir, qu’elle ne les détruise pas et qu’au contraire, ils soient prêts à sortir victorieux. Nous devons chercher à voir les choses du point de vue de Dieu et non pas du point de vue des hommes.

Lefaso.net : Au stade actuel de la vie du pays, quel peut être votre appel ?

Pasteur Jérémie Diasso : Il ne faudra pas qu’on dise que nous sommes un pays pauvre, parce que nous voyons que de par le passé, nous avons eu des leaders qui ont trouvé des voies à travers lesquelles on a pu s’en sortir. On ne doit pas dire que nous sommes pauvres (si on se dit pauvre, c’est par rapport à des gens). C’est pour dire que nous sommes un pays à même de se faire confiance, où on peut croire à nous-mêmes, avoir de la dignité et non penser que nous ne sommes pas comme les autres peuples. Nous devons croire à nous-mêmes, savoir que nous pouvons nous en sortir. Mon appel, c’est aussi demander à chacun de faire son choix sur des critères objectifs. Il faut élire avec conscience et non avec passion, parce qu’on dit que la passion aveugle et que l’excès nuit. Donc, on peut vraiment faire des calculs et élire sur la base de critères ; qui peut vraiment faire l’affaire du pays. Tout le monde ne peut pas passer. Mais celui qui sera élu ne le sera pas forcément parce qu’il est le meilleur mais plutôt parce qu’il a peut-être réuni le plus grand nombre de voix que les autres. On doit accepter les résultats et laisser ces personnes élues conduire leur mission. Pour ceux qui prient, qu’ils continuent de prier afin que la grâce de Dieu soit dans tout ça. Que la sagesse de Dieu permette que tout se déroule comme il se doit. Tout ce qui s’est passé dans notre pays, tout le monde reconnaît que c’est Dieu, personne ne prédisait l’issue de chaque évènement. Des pays ont connu moins que ce que nous avons vécu mais se sont enfoncés. On ne doit pas perdre de vue cela et on doit continuer à entretenir cette réalité, non seulement entre nous mais aussi avec Dieu.

Entretien réalisé par :
Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

http://lefaso.net/spip.php?article66448

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