Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

mardi 10 novembre 2015 à 00h43min

Depuis le 30 septembre 2015, l’occupation par acte de vandalisme de la cité universitaire de Kossodo par une certaine catégorie d’étudiants a provoqué un casus belli entre la Direction générale du CENOU et le Gouvernement d’un côté et ces « étudiants » de l’autre. La lenteur du règlement du conflit l’a transformé en une crise qui paralyse la vie des universités publiques de Ouagadougou, dont les calendriers universitaires connaissent de nouveau un chevauchement. La crise est en passe de devenir une grave crise nationale, d’autant que les autorités donnent l’impression de marcher sur des œufs, ne sachant plus à quel saint se vouer.

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Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

Il ne s’agit pas ici, pour le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs du Burkina Faso (SYNADEC), de se prononcer sur le mémoire en défense des étudiants qui veulent – et c’est leur bon droit – donner leur version des faits face à ce qu’ils ont appelé le « mensonge » du Directeur général du CENOU. Il s’agit pour le syndicat d’apprécier l’acte de vandalisme qu’aucun motif ne justifie, surtout en cette période de crise politique majeure qui a entraîné un mouvement national de résistance contre la malfaisance du putsch du 16 septembre 2015. Nous l’avons déjà souligné pour le cas de l’Université de Koudougou où un groupe d’étudiants avaient violenté en 2012 un enseignant. Notre prise de position a été de désapprouver les agissements des étudiants. Ici encore, dans la crise de la cité universitaire de Kossodo, nous réprouvons les agissements inadmissibles d’une certaine catégorie d’étudiants qui, mus par la logique selon laquelle la fin justifie les moyens, occupent par la force les cités universitaires de la capitale.
Le SYNADEC n’a pas non plus l’intention d’apprécier la manifestation de solidarité d’organisations reconnues d’étudiants qui, après trois semaines d’observation, ont jugé légitime de prendre la défense du groupe d’étudiants en cause, d’endosser la plateforme née dans la crise de l’occupation illégale de la cité universitaire, transformant in fine un acte de vandalisme en acte de légitime défense. Ils y sont sans doute tenus par la solidarité de corps. Mais le SYNADEC aurait souhaité que ces organisations fassent montre de plus de discernement, pour ne pas compromettre la bonne réputation dont la plupart d’entre elles bénéficient dans l’opinion nationale.
Les atermoiements du gouvernement, sa lenteur à affirmer son autorité donnent l’impression d’un vide au sommet de l’Etat.C’est comme s’il n’y avait plus de pouvoir ou que le pouvoir en place, après l’insurrection victorieuse du peuple tout entier qui fit échouer le coup d’Etat du général Diendéré, est tétanisé face à une poignée d’étudiants qui, par la peur qu’ils inspirent, prouvent qu’ils n’ont rien à envier au défunt RSP.
Le sens de notre deuxième intervention sur cette crise est de condamner l’effet pervers d’une prétendue recherche, par certains, à tout prix, de la paix sociale. Ce faisant, malheureusement, ils foulent aux pieds le principe élémentaire du respect de l’autorité et de l’ordre établi. Ainsi, on s’aperçoit qu’au nom de médiations fortement médiatisées, des personnes physiques et morales qui ont une responsabilité sociale indéniable tentent de faire accepter – ce qui revient à justifier – les actes répréhensibles d’une catégorie d’étudiants qui, par leurs actes, ont fait le choix de renoncer au statut d’étudiants.
On a vu qu’après la sommation du MESS, les occupants illégaux de la cité avaient remis les clés ; mais quelques jours après, face à l’inertie du gouvernement, reprenant du poil de la bête, ils séquestraient des travailleurs du CENOU au prétexte ridicule et fallacieux qu’ils voulaient « sécuriser » ces derniers. Mais contre quelle menace ? Ces actes montrent que ces étudiants qui se présentent comme des insurgés sont assurés d’avoir le dessus sur l’autorité de l’État, et qu’ils se considèrent en territoire conquis.
Le SYNADEC tient à mettre en garde le gouvernement contre toute faiblesse devant ces actes de vandalisme, une faiblesse qui serait encore une prime à l’impunité.
En tant qu’enseignants, nous ne pouvons pas accepter que nos étudiants soient injustement brimés, maltraités quand ils sont dans leur droit. Les œuvres sociales, en l’occurrence, sont indispensables à leur quiétude pour poursuivre leurs études.
Mais nous ne pouvons pas accepter non plus que certains étudiants, outrepassant la réglementation en vigueur, se permettent de fermer les locaux de l’administration, de séquestrer des agents du service public qui pourtant travaillent dans des conditions difficiles pour satisfaire au premier chef ces mêmes étudiants.
Par ces formes d’action directe manifestée en coups de force, il faut craindre que cette catégorie d’étudiants ait opté pour le retour à la violence et à l’anarchie. Que des citoyens, futurs cadres de la nation, en arrivent à défier l’autorité administrative et tout un gouvernement, signifie qu’ils rejettent toute idée d’Etat, d’autorité et d’ordre social et politique. Ils ont le projet inavouable d’instaurer la loi de la jungle où le plus fort impose sa loi.
Ils ne craignent pas le ridicule : bien que convaincus d’avoir raison, ils demandent que le plaignant– en l’occurrence le Directeur général du CENOU – retire sa plainte. On se serait plutôt attendu à ce qu’ils exigent que justice soit faite sur cette affaire pour les laver de tout soupçon. Leur crainte de la justice, c’est-à-dire de la manifestation de la vérité, montre qu’ils reconnaissent qu’ils ont agi contre la société et pris le parti de la marginalisation.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que beaucoup, parmi ces « insurgés » n’ont plus rien à perdre. Ce qu’ils cherchent, c’est conserver des avantages qu’ils sont en passe de perdre dans le jeu de la réattribution des chambres aux étudiants éligibles. Ils sont prêts à utiliser tous les moyens, y compris les plus illégaux, pour s’imposer contre l’ordre établi. Tant mieux pour eux, s’il n’y a rien en face pour arrêter leur furie conquérante. Rattraper le retard à l’université ? C’est le dernier de leurs soucis. On ne peut pas appeler cela de l’inconscience, mais de la méchanceté alimentée par une irraison liée au désespoir d’avoir tout perdu et de vouloir que tout le monde perde avec eux.
A force de laisser faire, on court le risque de dessoucher notre société et de perdre nos repères pour le lendemain. Il n’est pas acceptable que des étudiants, pour quelque motif que ce soit, dictent à l’autorité LEUR loi, lui forcent la main pour qu’elle aille dans le sens de leur désir. Nous ne pouvons pas accepter cette logique d’inversion de rôles et des responsabilités. La liberté d’expression ne signifie pas anarchie !
Le SYNADEC exige que :
-  les coupables de l’occupation illégale de la cité soient traduits en justice et punis conformément à la loi. Dans une société policée par des lois, il y a des actes qui ne peuvent pas rester impunis ;
Il se réserve le droit d’engager toute action légale pour protester contre l’impunité sur les campus universitaires.

Fait à Ouagadougou le 6 novembre 2015.

Pour le SYNADEC
Le Bureau national

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Vos commentaires

  • Le 10 novembre 2015 à 05:27, par Tantiga
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    J’apprécie ce langage franc du SYNADEC. Disons les choses clairement : l’attitude des étudiants est inadmissible, elle est condamnable. S’ils estiment avoir raison, qu’ils affrontent la justice donc ! La molesse avec laquelle la crise est gérée est déconcertante. Je pense que les autorités doivent devant de telles situations oser dire les vérités et prendre des décisions courageuses, dussent-ils perdre leurs postes de responsabilité. Nous ne voulons pas former de futurs voyous, mais des burkimbis, des hommes de demain, honnêtes, intègres, travailleurs, qui respectent autrui et ce n’est pas à cette allure qu’on y arrivera. Mais tenez cela pour dit, si certains étudiants ne s’amendent pas de ces agissements répréhensibles , ils trouveront une chaussure à leur pied et pourront s’asseoir tranquillement (comme le RSP qui se croyait indéboulonnable), car ils ne sont pas plus citoyens que les autres. C’est sans ressentiment

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  • Le 10 novembre 2015 à 06:04, par le sage
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Affamer des etres humains, laisser des etres humains dans la rue n’a jamais été un acte de responsales. Si c’est cela de l’autorite j’ai pitié de vous, lorsqu’il y à des situations de perils pour des fils de ce pays ce qui est demandé a l’autorité c’est de faire fi des habitudes bureaucratiques au profit de la raison humaine. Le contraire est diabolique. Toute mechanceté tire sa source dans la faiblesse.

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  • Le 10 novembre 2015 à 06:48, par Amidou
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Merci Synadec. Voila au moins un syndicat d’enseignants. Un pere qui soutient aveuglement ses enfants quelle qu’en soit la raison est un malade mental. Vous au moins vous etes lucides. Je suis soulage car j’avais lu l’ecrit d’un autre syndicat d’enseignants qui m’avait fait croire que ces gars ne sont pas mieux que les etudiants.

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  • Le 10 novembre 2015 à 08:13, par Tatiana
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    On a l’habitude de dire que l’éducation humanise l’Homme. Mais avec ces comportements que nos étudiants nous donnent de voir, je crains fort qu’on en arrive à établir une thèse contraire, dans la mesure où leur attitude n’est rien d’autre que celle de la jungle ou le plus fort a toujours raison sur le faible. Et dire qu’il s’agit des dirigeants de demain. Honte à une telle race d’étudiants.

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  • Le 10 novembre 2015 à 08:28
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Des étudiants délinquants !!!!!

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  • Le 10 novembre 2015 à 08:30, par Fatogoma
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Comparer vos propres étudiants au RSP ! c’est quand même fort. Ce que vous reprochez aux syndicats d’étudiants c’est exactement la même chose que vous êtes entrain de faire : soutenir vaille que vaille le DG du CENOU qui est enseignant et peut être votre militant ? Sans être de l’université il faut reconnaître qu’il s’agissait là d’un petit problème, qui du fait du manque de leadership des responsables va encore plomber un peu plus l’université ! J’aimerais entendre le SYNADEC sur le fond du problème quand même ! est-ce inaccessible pour nous de loger une centaine d’étudiants 4-5 jours de plus que ce qui est prévu surtout quand on sait que l’administration a pêché dans la communication ??? Messieurs, trouvez une solution et vite à ce problème, les burkinabè sont fatigués des responsables irresponsables !

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  • Le 10 novembre 2015 à 08:37, par RAPHA
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Si les étudiants continuent avec cette façon de faire, ils iront dans les gouvernements futurs avec ce caractère et feront voir l’enfer au peuple. Ils doivent savoir que leurs droits s’arrêtent où commencent ceux des autres. En plus, ils n’ont pas seulement que des droits, ils ont aussi des devoirs comme tout le monde. Le fait d’être étudiant ne fait pas d’eux des personnes qui soient au dessus de la loi. Imaginons un seul instant d’autres catégories de personnes accéder à des bâtiments publics par la force et violenter le personnel qui y travaille. Je suis persuader que tout le monde allait réclamer l’application de la loi dans toute sa rigueur sur eux. MM et Mmes les étudiant(e)s refusent que la loi s’applique à eux, mieux, ils exigent que le plaignant soit demis de ses fonctions.
    Puisque c’est ça la règle maintenant, j’invite les commerçants à exiger que les marchés restent ouverts même les nuits pour qu’ils puissent vendre à tout moment parce que même la nuit, il y a des gens qui achètent et ils ont besoin aussi de cet argent. ou bien ?
    J’exhorte les étudiants à mettre la balle à terre, il y va de leur image et de la bonne marche des activités universitaires.

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  • Le 10 novembre 2015 à 09:09, par Staline
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    J’apprécie beaucoup cette déclaration du SYNADEC ! J’ai vraiment été deçu de l’ANEB et surtout de la structure mère qu’est l’UGEB. Ce n’est ni cette ANEB ni cette UGEB que j’ai connue, dans laquelle j’ai été militant et même sacrifié une partie de ma vie. L’UGEB qui soutient des indisciplinés ? je crois rêver ! S’il y a quelque chose qu’on ne cesse d’enseigner aux militants à l’ANEB, c’est la discipline. Là j’ai lu toutes les déclarations de ces deux structures, on y percevait la gene, la tentative constante de justifier l’injustifiable.
    A mon avis, le BURKINA NOUVEAU que nous proclamons, commence par le respects des règles du vivre ensemble. Des gens qui refusent de reconnaître qu’ils ont fautés ? c’est ce même comportement qui frise l’arrogance qui a coulé le CDP.
    A l’ANEB et à l’UGEB, cette fois j’ai pris un coup !

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  • Le 10 novembre 2015 à 09:30, par Tatiana
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    On a l’habitude de dire que l’éducation humanise l’Homme. Mais avec ces comportements que nos étudiants nous donnent de voir, je crains fort qu’on en arrive à établir une thèse contraire, dans la mesure où leur attitude n’est rien d’autre que celle de la jungle ou le plus fort a toujours raison sur le faible. Et dire qu’il s’agit des dirigeants de demain. Honte à une telle race d’étudiants.

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  • Le 10 novembre 2015 à 09:43, par Gorgui
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Helas. Comme le disent les ivoiriens, le chien ne change pas sa manière s asseoir. Le problème selon moi n’est pas les etudiants. Le problème c’est la trouille de l’autorité gouvernementale face à l’incivisme des etudiants. Et si tantot je parlais des habitudes du chien, cest tout juste pour rappeler à ceux qui l’ont oublié que le ministre actuel a été le recteur dont la gouvernance, faite de laxisme et de tatonnement, a abouti a fermeture de l’université en 2000. Tout le monde, y compris certains du SYNADEC, a tiré sur le chancelier Traoré Alfred alors quil etait le pompier tandisque personne ne dit mot sur la gourvernance chaotique de monsieur Filga qui est le veritable pyromane. Et souvenez vous encore, dans la
    Crise à l’IDS, qu’a t’il fait monsieur le Filga, professeur titutlaire de droit de son Etat ? Rien dautre que de signer, sur injontion des eleves professeurs, le limogeage du directeur et de la SG, preferant ainsi humilier au delà des deux responsables, l’ensemble des responsables et des enseignants chercheurs qui n’ont pas le courage et la lucidité de réagir fermement, preferant chacun protester mollement devant sa cannette de bière. Il ne faut pas en vouloir aux etudiants car leur hardiesse exprime le degré élevé de l’irresponsabilité du corps enseignant qui, hormis une declaration par ci par la, préfère compter ses heures dans le privé, ll’université etant devenue un simple tremplin pour faire des deals ailleurs. Je plains le sort des etudiants car la mauvaise education des enfants ne leur est jamais imputable, cest un simple indicateur de la démission des educateurs. AU professeur FIlga, ministre de son état, je suis sûr que vous vous preoccupez de l’avenir de vos enfants, qui très certainement ne sont pas dans une universit publique du Faso. Ainsi va le Faso

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  • Le 10 novembre 2015 à 10:31, par LE VISA
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    ILS ONT RAISON CAR D+AUTRES ONT QUITTER LA CAMPAGNE ; ARRIVES A WAGA
    ILS SE CROIENT INTELLIGENT,INTELLECTUEL,LES¨JE CONNAIT MON DROIT ¨ ALORS QUE LA VIE C.EST MOLLO MLLO COMME ON AIME LE DIRE.CES ACTES DOIVENT ETRE BANIS ET PUNIS
    DANS LE MILIEU ESTUDIANTIN.COMMENT COMPRENDRE LE COMPORTEMENT DES BATISSEUR DE DEMAIN S/IL PRENNENT LES CHOSES A LETAT NATUREL

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  • Le 10 novembre 2015 à 10:40, par Legallois
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Cet écrit du SYNADEC confirme bien ce que je pensais de ce syndicat vendu, et égaré. J’ai juste une seule question à poser à ce syndicat : Est-ce-que le matériel vaut mieux que la vie de ces étudiants qui ont dormi dehors pendant deux jours ?

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  • Le 10 novembre 2015 à 10:44
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Non aux étudiants terroristes !

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  • Le 10 novembre 2015 à 10:56, par l’éteincelle
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    La gène des responsables des étudiants est palpable. ça signifie qu’ils ne sont pas à l’aise dans leurs vaines tentatives d’expliquer l’inexplicable. J’ai des enfants,que je sais ne pas pouvoir scolariser hors du Burkina ,dans le "meilleur " des cas ce serra dans le privé pour quelques uns d’entre eux. Mais la vérité est bonne à dire. j’ai été étudiant à l’époque mieux loti que ceux d’aujourd’hui sans nul doute, mais des actes tels qu’il nous a été donné de constater ne les honorent pas et au delà mêmes les parents que nous sommes. Il ne faut pas défendre son enfant coute que coute,car c’est lui faire du tord. c’est pourquoi il faut saluer la réaction du Synadec. J’espère que la FN Synter ne ferra pas la politique de l’autruche et du soutient par principe et ne pas condamner leurs "camarades de lutte" dont la lutte cette fois-ci a franchi le rubicon. Il faut dire la vérité à vos étudiants quand ils dérappent,c’est cela éduquer et se regarder les yeux dans les yeux entre "camarades". merci au Synadec en attendant la réaction de la Fn Synter.

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  • Le 10 novembre 2015 à 12:15, par Le Pic de la Mirandole
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Basta au SYNADEC ! Les étudiants ne sont pas sous la tutelle des enseignants à ce que je sache. Il s’agit d’un conflit qui les oppose aux œuvres sociales universitaires, pourquoi cet activisme de votre part ? Si c’est votre collègue BAYALA que vous soutenez dites le clairement également.
    Le plus grand raté de la transition a été de nommé MESS un homme qui n’a pas ses enfants scolarisés dans une université au Burkina Faso, d’où cette suffisance et intransigeance du ministre. Si ce dernier avait son fils ou même un proche neveu en cité universitaire inutile de dire qu’on aurait fait l’économie de cette fausse crise. Ces pratiques du DG du CENOU rappellent les sombres heures du régime Compaoré lorsque un certain Simon COMPAORE disait qu’il fallait déloger et affamer les étudiants pour qu’ils reviennent à la raison. Chat échaudé craint l’eau froide !

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  • Le 10 novembre 2015 à 12:23, par best of best
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Merci aux enseignants pour leur langage de vérité ces prétendus étudiants doivent être châtié à la hauteur de leur forfaiture. Nous sommes dans un Etat de droit et on ne peut pas tolérer que les futurs dirigeants de ce pays se comportent de la sorte et je crois qu’il est de bon ton pour les prof en charge de l’enseignement des étudiants de leur montrer le bon chemin. Je pense que le comportement du DG du CENOU est responsable, le contexte d’insécurité dans lequel on se trouvait au lendemain du putch ne lui permettait pas de prendre la responsabilité sur lui de d’ouvrir les cités, a supposé que quelque chose arrivait aux étudiants ce sont les même qui allaient le traiter de tous les noms d’oiseaux.
    Ce qui est malheureux c’est le silence de la société civile, les parents d’élèves et surtout les partis politiques.

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  • Le 10 novembre 2015 à 12:35, par best of best
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Merci aux enseignants pour leur langage de vérité ces prétendus étudiants doivent être châtié à la hauteur de leur forfaiture. Nous sommes dans un Etat de droit et on ne peut pas tolérer que les futurs dirigeants de ce pays se comportent de la sorte et je crois qu’il est de bon ton pour les prof en charge de l’enseignement des étudiants de leur montrer le bon chemin. Je pense que le comportement du DG du CENOU est responsable, le contexte d’insécurité dans lequel on se trouvait au lendemain du putch ne lui permettait pas de prendre la responsabilité sur lui de d’ouvrir les cités, a supposé que quelque chose arrivait aux étudiants ce sont les même qui allaient le traiter de tous les noms d’oiseaux.
    Ce qui est malheureux c’est le silence de la société civile, les parents d’élèves et surtout les partis politiques.

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  • Le 10 novembre 2015 à 13:48, par joanny
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    CHERS ETUDIANTS, REVENEZ A LA RAISON. VOUS ETES LES RESPONSABLES DE DEMAIN. SACHEZ QUE C’EST L’IMPUNITE QUI A FAIT FUIR BLAISE DU BURKINA. POURQUOI VOULEZ VOUS ENCOURAGER L’IMPUNITE QUE NOUS COMBATTONS TANT.

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  • Le 10 novembre 2015 à 14:38, par l’éteincelle
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Amonsieur le pic internaute la mirandole. vous faites exprès ou vous n’êtes pas allé à l’école ! Parceque le conflit oppose les étudiants au cenou,les enseignants n’ont pas leur mot à dire. Avouez que c’est parceque le synadec n’est pas allé dans le sens des étudiants que vous vous dressez et criez à hue et à hue et à dia. Et là il se pose un problème d’honneteté intelectuelle. les burkinabè qu’ils soient étudiants,parents d’élèves ou simple citoyens se sont toujours prononcé quand des conflits ont éclaté dans notre payset ce,quelqu’en soient les protagonistes.Si vous voulez qu’on vous lise avec un minimum de sérieux,cessez de dire des sotises en guise de contributions dans ces débats.

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  • Le 10 novembre 2015 à 14:58
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Ce syndicat cherche-t-il à jeter de l’huile sur le feu au moment où les choses semblent commencer à prendre la bonne voie. pourquoi il ne se prononce pas sur le fond du problème ? Ce sont ses attitudes partisanes qui ont conduit le pays là où on est aujourd’hui.

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  • Le 10 novembre 2015 à 15:12, par Ol
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Je me demande si ces étudiants ont des parents ? soutenir son enfant dans ces genres de situations, c’est se faire du tord et faire du tord à son enfant, parceque l’acte qu’ils ont commis ne va pas s’arrêter à l’inversité seulement. Ceux qui vous soutiennent ne vous aiment pas.

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  • Le 10 novembre 2015 à 16:41, par Bled
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Pitié à ce syndicat fantoche toujours prêt à prendre le contre-pied du syndicat frère (SYNTER). le SYNADEC ne s’est jamais posé la question pourquoi les étudiants sont-ils arrivés à là mais toujours jeté du discret à ceux-ci. Feu Norbert Zongo ne disait-il pas que "quand on dit que votre enfant est mal éduqué, cela veut dire que vous, père vous êtes un mauvais éducateur ou plus loin que peut-être, vous même vous n’êtes pas éduqués !" Quel éducation le SYNADEC donne t-il aux étudiants, lui qui a pris en otage l’année universitaire 2010-2011 par une grève de trois mois !!! L’autorité de l’Etat oui mais où voulez que les étudiants dorment en attendant la nouvelle date de la rentrée ? Se prostituer dans la rue pendant que des cités ont été construites pour eux par la sueur de l’ensemble des burkinabé dont leurs géniteurs ? Le strict minimum pour un chargé des affaires sociales de l’UO comme le DG du CENOU, c’était d’aller accueillir ses locataires à leur retour des vacances, échanger avec eux en tenant un langage de vérité sur la situation avec eux, mettre à leur disposition les clés de leur dortoir, pour le reste on verra. Si après cela, si un étudiant a autre chose derrière sa tête, on verra ! Ne dit-on pas "comportement du mouton, réaction du berger !!!"

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  • Le 10 novembre 2015 à 16:42, par Bled
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Pitié à ce syndicat fantoche toujours prêt à prendre le contre-pied du syndicat frère (SYNTER). le SYNADEC ne s’est jamais posé la question pourquoi les étudiants sont-ils arrivés à là mais toujours jeté du discret à ceux-ci. Feu Norbert Zongo ne disait-il pas que "quand on dit que votre enfant est mal éduqué, cela veut dire que vous, père vous êtes un mauvais éducateur ou plus loin que peut-être, vous même vous n’êtes pas éduqués !" Quel éducation le SYNADEC donne t-il aux étudiants, lui qui a pris en otage l’année universitaire 2010-2011 par une grève de trois mois !!! L’autorité de l’Etat oui mais où voulez que les étudiants dorment en attendant la nouvelle date de la rentrée ? Se prostituer dans la rue pendant que des cités ont été construites pour eux par la sueur de l’ensemble des burkinabé dont leurs géniteurs ? Le strict minimum pour un chargé des affaires sociales de l’UO comme le DG du CENOU, c’était d’aller accueillir ses locataires à leur retour des vacances, échanger avec eux en tenant un langage de vérité sur la situation avec eux, mettre à leur disposition les clés de leur dortoir, pour le reste on verra. Si après cela, si un étudiant a autre chose derrière sa tête, on verra ! Ne dit-on pas "comportement du mouton, réaction du berger !!!"

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  • Le 10 novembre 2015 à 17:52, par Rakis
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    MON DIEU ! C’EST L’ANCIEN MINISTRE OUATTARA MOUSSA QUI EST SUR LA PHOTO ! ELLE N’EST DONC PAS RÉCENTE !!!

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  • Le 10 novembre 2015 à 18:14
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Ils faut que nos jeunes frères comprennent qu’ils ne peuvent pas exiger l’application des lois et la justice pour les autres et pas pour eux Etudiants. Cela signifierait que être Etudiant c’est avoir l’immunité vis à vis de nos lois. Il faut plutôt laisser la plainte poursuivre son cours afin que les Etudiants incriminés soient blanchi s’ils n’ont rien à avoir avec ce que leur reproche le CENOU. J’apprécie la déclaration du SYNADEC qui va amener certains Etudiants à se ressaisir. Un carton rouge à ces parties politiques et syndicats estudiantins qui soutiennent ces actes d’un autre âge de certains Etudiants dans le but d’attirer leur sympathie. On vous aurait soutenu si au lieu d’occuper ces lieu de façon illégal vous aviez manifester pacifiquement pour demander l’ouverture des Cités et RU !
    Merci !

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  • Le 10 novembre 2015 à 21:28, par CHRIS
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Bjr,
    Le problème pour ce syndicat, c’est sa proximité avec le régime défunt. On se connait tous dans ce pays, vous aviez un ministre dans vos rangs, en la personne du cousin de Blaise Compaoré, en l’occurrence le Pr Koutaba. Alors impunité pour impunité, je crois qu’un syndicat proche du CDP devrait avoir la décence de se la boucler. Mais comme on pense que les autres sont ’’bêtes’’, on sort la rhétorique avec les grands mots pour donner des leçons aux autres alors que soi-même, on est une pourriture. Comme la chanson le dit : ’ON VOUS CONNAIT, LES MENTEURS

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  • Le 10 novembre 2015 à 21:49
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Honte à ces enseignants qui n’ont seulement indifférent à la souffrance de leurs étudiants, cherchent à les incriminer. Il faut libérer la cité universitaire de Zogona. Elle est construite pour les logements, elle doit rester cité universitaire.

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  • Le 10 novembre 2015 à 22:39, par john,,bf
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Vite le jugement des étudiants délinquants.

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  • Le 10 novembre 2015 à 23:08
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Syndicat de vendus. C’est vous les enseignants médiocres qui depuis l’ère compaoré ont travaillé à détruire le système éducatif burkinabè. Combien d’entre vous on eut le culot de dire toute honte bue " je suis le seul au BF ou en Afrique. des enseignant qui après plus de 20 ans d’enseignement n’ont pas pu assurer une seule relève. Honte à vous. L’histoire est entrain de vous rattraper pour vous punir. Les générations à venir vous maudiront d’avoir volontairement et sottement hypothéqué leur avenir à cause de vos intérêts égoïstes dont celui du tube digestif. Au lieu d faire profile bas vous avez outrecuidance de vouloir nuire aux braves étudiants qui luttent noblement pour redonner de la dignité à l’étudiant burkinabè que vous avez clochardisé. Dieu vous payera au centuple individuellement.

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  • Le 11 novembre 2015 à 00:03, par truth
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    il est grand temps ke lon mette definivement fin au comportement RSP de ces groupuscules detudiants anarchistes. Il y va de la survie de l’Etat et de son bon fonctionnement.le plus idiot des burkinabè sait ke dans le context du coup détat il etait impossible dacceder a la cité. le meme context a imposer des sacrifices a tous. vive la discipline, lordre, et la justice sociale.

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  • Le 11 novembre 2015 à 01:18
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    Mon cher Staline internaute 8, je partage entièrement vos propos à la suite du message du SYNADEC que je trouve très pertinent et juste. Et voilà ce que j’ai posté en lisant un autre article relatif à la suspension de la grève par le personnel du CENOU, et vous remarquerez qu’on dit la même chose comme si on s’était concerté :
    Les prétendus hommes forts étudiants auteurs de séquestration de membres du personnel du CENOU et d’actes de vandalisme par effraction ou accès non autorisé aux chambres, ont été confortés dans leurs errements par leurs responsables syndicaux (surtout l’ANEB et l’UGEB pour lesquelles je n’y croyais pas du tout à mes yeux) et la F-SYNTER. C’est vraiment regrettable que l’ANEB et l’UGEB que nous avons soutenus contre vents et marrées à l’époque des luttes féroces contre le régime de BC organisées par les Kouanda Séni, Soungalos, Korogho, Tibiri et autres intègres, francs et droits dans leur bottes...., soient tombées aussi bas pour n’avoir pas fait la part des choses en condamnant, d’abord pour être justes, les actes répréhensibles posés par leurs camarades que je qualifierai de brebis égarées avant tout autres propos ou revendications aussi légitimes soit elles. Elles ont vraiment perdu leur crédit vis-à-vis de l’opinion publique bien avisée. Et cela risque fort d’être contre productif pour vos actions de luttes futures. En effet notre état de détresse ou de pauvreté ne nous confère aucun droit sur la personne d’autrui. Si vous n’êtes pas content de votre vis-à-vis estimant qu’il vous a causé un préjudice quelconque, alors la justice post régime compaoré est là pour tout le monde…Un conseil gratuit de grand frère, ancien militant de l’ANEB qui a le souci de votre réussite étant donné que notre pays fait parti des pays du monde les moins éduqués (allusion au niveau moyen d’instruction scolaire ou universitaire) : vous pourriez toujours vous rattraper en demandant pardon aux membres du personnel du CENOU et des autorités du MESS en mettant votre arrogance de coté (étant donné que la perfection n’est pas de ce monde et tout humain est amené à se tromper) et du même coup donner le bon exemple vos petits frères des lycées et collèges, sinon vous serez probablement traités comme des hors-la-loi ou même des paria par les honnêtes citoyens malgré la situation de détresse dans laquelle vous vous trouvez et reconnue comme telle de façon unanime. Reconnaissez simplement que votre démarche n’a pas été la bonne.
    Respectons donc notre vis-à-vis, notre interlocuteur si nous voulons de lui une oreille attentive. Soyons responsables tout court car notre Burkina nouveau post Blaise Compaoré se veut être débarrassé de tout apprenti sorcier d’homme fort et de tout comportement indigne aux antipodes d’actes civiques ou citoyens.
    LPT (Liberté Pour Tous)

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  • Le 19 novembre 2015 à 16:41, par Boulanger
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    bsr il est temps pour nous de rechercher la paix ! je crois que la démarche du gouvernement est à louer. Nous sommes tous responsables de la situation que traverse nos universités publiques. Feu Norbert Zongo ne disait-il pas que "quand on dit que votre enfant est mal éduqué, cela veut dire que vous, père vous êtes un mauvais éducateur ou plus loin que peut-être, vous même vous n’êtes pas éduqués !" Quel éducation le SYNADEC donne t-il aux étudiants, lui qui a pris en otage l’année universitaire 2010-2011 par une grève de trois mois !!!
    Alors ce sont les graines que nous avons semé qui ont germé !!

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  • Le 28 novembre 2015 à 12:18, par sanlé1
    En réponse à : Cité de Kossodo : Le SYNADEC contre la prime à l’impunité !

    La prostitution intellectuelle quand tu nous tient !!! Un syndicat de soit-disant enseignants ; pardon enseignant tube digestif, vous savez ou l’égarement a conduit votre mentor ou bailleur ; qui actuellement est obligé de vivre en belle famille. Quand a l’ANEB et a l’UGEB je pense qu’ils n’ont nullement failli quand on sait que le fond du problème ne se trouve pas dan les actes commis par les étudiants mais dans l’irresponsabilité, la suffisance et le mépris et la méchanceté de certaines autorités universitaires et au-delà.

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