Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

dimanche 8 novembre 2015 à 00h42min

La reprise du calendrier universitaire se déroule dans un contexte marqué par l’anniversaire de l’insurrection des 30 et 31 Octobre qui a mis fin au pouvoir mafieux de Blaise Compaoré, et par le mouvement de résistance contre le putsch du Général Diendéré le 17 septembre 2015. Ces deux événements ont montré à la face du monde que le peuple burkinabè, avec une jeunesse de plus en plus consciente, ne peut plus se contenter d’une gouvernance médiocre incapable de résoudre correctement la soif de démocratie et de justice sociale. Parmi les problèmes qui ont emmené le peuple et la jeunesse dans la rue figure en bonne place la question de l’éducation et plus particulièrement la crise du système universitaire telle que nous le vivons depuis des années.

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 Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

En effet, ce n’est qu’un secret de polichinelle de dire que les cycles universitaires sont perturbés à telle enseigne qu’il est difficile, de dire sans hésiter, à quelle année ou quel semestre universitaire, ils sont. L’esquisse du calendrier universitaire de l’Université de Ouagadougou suffit à comprendre que nos cycles sont totalement déboités des périodes académiques normales qu’on connaissait avec une rentrée en Octobre et des vacances en Juillet. Nous pensons que dans le développement du pays, les gouvernants actuels et à venir, ont à faire des choix parmi des priorités dans leur gestion des affaires et que la résolution des problèmes de l’université doit s’inscrire en bonne position parmi ces priorités parce qu’il s’agit là, de l’éducation des enfants du pays, de la formation des cadres d’aujourd’hui et de demain. Au nombre des problèmes dont souffre notre enseignement supérieur on peut noter la question du LMD, le manque d’infrastructures et de personnels en quantité et en qualité et une gouvernance chaotique.

Si l’université est aujourd’hui malade, comme nous l’avions déjà signifié à plusieurs reprises, c’est en raison des programmes d’ajustements structurels imposés par les institutions de Bretton- Wood dont la mise en œuvre a conduit à une vassalisation graduelle de nos systèmes d’enseignement supérieur à d’autres systèmes. Les pressions qui ont valu l’adoption, en dehors de toute logique intellectuelle et matérielle, du système LMD, sont là pour nous édifier. Ce système n’est pas en soi un problème, mais ce sont les conditions de sa mise en œuvre qui continuent de poser des problèmes. Comme nous avions écrit sur la question du LMD, nous répétons encore le contexte déplorable dans lequel il a commencé à être appliqué : tout se passe comme si on a sauté pieds joints, par décret, dans le système, sans évaluation préalable des besoins d’innovations à apporter aux infrastructures, au fonctionnement de l’administration, sans formation subséquente des enseignants devant mettre le système en application, etc.

Le manque d’infrastructures est un autre élément qui entrave la demande de formation dans nos universités publiques. Des efforts qui sont faits dans ce sens sont à saluer, même s’ils sont insuffisants. Il ne suffit pas de construire des bâtiments ; il faut veiller à la qualité technique et à leur fonctionnalité. Il nous est revenu qu’un bâtiment, au sein de l’UFR/SJP, face au boulevard Charles de Gaule, construit assez récemment, certainement à des dizaines, voire des centaines de millions du contribuable, a été récemment évacué parce qu’il est sur le point de s’écrouler. Cet incident malheureux pose en réalité le problème de la qualité technique du bâtiment qui a été livré à l’Université, par extension, la qualité technique de nombreux travaux de construction menés dans les universités, mais aussi, un problème de gouvernance de ces genres de questions.

La gouvernance universitaire est à réformer de fond en comble. Nous avions, entre autres, déjà condamné des pratiques obscènes au niveau de la haute sphère de notre administration qui avait permis d’écarter deux présidents de CTS du CAMES, celui de lettres et sciences humaines et celui des sciences de la santé, qui avaient pourtant été élus par leurs pairs. Il est inadmissible que notre système d’enseignement continue de fonctionner sur cette base-là. Il est impératif que nos administrations soient guidées par une éthique basée sur la compétence et la responsabilité des acteurs. C’est dans cette ambiance qu’une crise oppose actuellement la direction des œuvres universitaires aux étudiants. La façon dont elle est perçue et traitée est tout simplement symptomatique d’une gouvernance plus tournée vers la répression.

En effet, depuis le 26 octobre 2015, les activités pédagogiques et académiques sont suspendues dans les universités de Ouagadougou et de Ouaga 2 pour fait de grève des étudiants sous la direction d’une coordination de huit de leurs associations à caractère syndical (ANEB-ASEF-FES/BF-FESCIBF-MEFA-UNEF-UESB-UNARES) en vue de la satisfaction de leur Plate Forme Revendicative déposée le vendredi 23 octobre 2015 auprès du Ministère des enseignements secondaire et supérieur (MESS). Comment en est on arrivé à cette situation combien déplorable que l’on pouvait éviter ?

Les étudiants en fin de vacances reviennent pour intégrer les cités universitaires ; or il se trouve que cette rentrée a été repoussée à une date ultérieure. En effet, l’ouverture des cités universitaires initialement prévue le 25 septembre ne pourra se faire à cause de la résistance populaire contre le coup d’Etat du 17septembre. Le report de la rentrée scolaire et académique annoncé le 29 septembre par les deux Ministères en charge de l’éducation pour le 8 octobre va amener aussi la direction générale du CENOU à reporter l’ouverture des cités le 6 octobre 2015. Face aux difficultés des étudiants déjà rentrés des vacances qui espéraient reprendre les cours le 1eroctobre à trouver un logis en vue d’attendre le 6 octobre, les délégués des cités tenteront en vain de trouver des solutions palliatives avec la direction générale du CENOU. Exaspérés et refusant de dormir à la belle étoile, les résidents des cités occuperont leurs chambres le 2 octobre et entreprendront une marche le 13 octobre sur la direction générale du CENOU pour se faire entendre. Depuis le 20 octobre 2015 les œuvres sociales dans les universités de Ouagadougou et de Ouaga 2 sont suspendues.

Cette situation vient une fois de plus démontrer que nos universités publiques souffrent d’un problème de gouvernance ; les autorités affichant toujours une arrogance et un mépris notamment à l’endroit des préoccupations légitimes des étudiants. Ils sont dans la plupart des cas traités comme des irresponsables ou des personnes manipulées. Certains actes comme celui de couper des œuvres sociales pour les faire chanter ne font que créer un climat malsain dans lequel, les étudiants se sentent toujours dans l’obligation de réagir par la violence pour se faire entendre surtout s’ils se sentent les plus faibles de la communauté universitaire et isolés quand l’administration bénéficie du soutien sans faille de certains enseignants qui sont sensés partager leurs préoccupations.

Nous avons à plusieurs reprises attiré l’attention de nos autorités sur leurs attitudes dans la résolution des crises. La méthodologie mise en oeuvre dans la crise actuelle, nous rappelle l’ère du gouvernement de Blaise Compaoré qui n’hésitait pas, à chaque fois que l’occasion se présentait, surtout lorsque les étudiants engageaient des luttes légitimes pour améliorer leurs conditions de vie et d’études, à les réprimer et à les affamer en fermant les restaurants ou à les rendre vulnérables, en fermant les cités. Voir de telles attitudes de la part du gouvernement de la transition issu de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et sauvé lors du coup d’Etat du 16 septembre 2015 par notre peuple, notamment par sa frange jeune qui a payé le lourd tribut en tombant sur les barricades de la résistance, est inacceptable. Que signifie cette surenchère artificielle ? Veut-on délibérément créer les conditions de blocage de l’université pour ensuite la fermer ?
Face à cette situation, le Comité de la F-SYNTER de l’université de Ouagadougou :
-  dénonce et condamne l’attitude du gouvernement de la transition à travers celle des autorités du MESS qui consiste à diaboliser les étudiants aux yeux de l’opinion publique et à les mépriser ;
-  exige de la part du gouvernement de la transition des solutions durables aux problèmes de nos universités publiques ;
-  exhorte les autorités à engager dans les meilleurs délais le dialogue pour créer les conditions nécessaires pour la reprise effective des activités pédagogiques et académiques dans les universités de Ouagadougou et de Ouaga 2.
C’est cette jeunesse qui a contribué grandement à l’insurrection et à la résistance qui demande que l’on s’occupe d’elle, que l’on cesse de traiter ses problèmes avec mépris. Si la situation devait dégénérer, les autorités de la transition et plus particulièrement celles de l’enseignement supérieur en porteraient l’entière responsabilité.

Non à la diabolisation des étudiants !

Pain et liberté pour le peuple !

Ouagadougou le 04 novembre 2015

Alain SANOU
Secrétaire Général du Comité de la F-SYNTER de l’Université de Ouagadougou.

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Vos commentaires

  • Le 8 novembre 2015 à 06:42, par Wendbenedo
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Blaise COMPAORE a été chassé mais malheureusement certaines des mauvaises méthodes qu’il a initiées dans la résolution des crises sociales demeurent. C’est écoeurant de voir le gouvernement de la transistion résoudre une crise sociale de cette manière. C’est clair que le DG du CENOU et le MESS manquent du professionnalisme dans la gestion de cette crise. Merci Mr SANOU d’avoir éclairé l’opinion publique qui a été bernée par les déclarations du DG du CENOU sur les causes profondes de cette crise dès les premières heures.

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  • Le 8 novembre 2015 à 06:44, par Wendbenedo
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Blaise COMPAORE a été chassé mais malheureusement certaines des mauvaises méthodes qu’il a initiées dans la résolution des crises sociales demeurent. C’est écoeurant de voir le gouvernement de la transistion résoudre une crise sociale de cette manière. C’est clair que le DG du CENOU et le MESS manquent du professionnalisme dans la gestion de cette crise. Merci Mr SANOU d’avoir éclairé l’opinion publique qui a été bernée par les déclarations du DG du CENOU sur les causes profondes de cette crise dès les premières heures.

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  • Le 8 novembre 2015 à 06:45, par anas
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    C ’est déplorable ! En tant que membre de la fsynter je ne me reconnais pas dans cette position et je la condamne fermement. comment se fait il que nous qui faisons de la justice notre credo puissions admettre que des actes de vandalisme restent impunis ? constat a été fait sur les portes défoncées. le moins que nous puissions accepter est nos petits frères fassent leur mea culpa !

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  • Le 8 novembre 2015 à 07:39, par eteincelle
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Bonjour Alain ancien militant de l’UGEB. Camarade,il faut dire de temps en temps la vérité aux étudiants. Nous avons été étudiants et militants tu le sais bien,mais jamais,notre militantisme n’a été du vandalisme et des prises en otage de nos ainés .Si vous ne dites pas la vérité aux étudiants aujourd’hui,demain la vérité vous rattrapera quand vous serez aux affaires et je le souhaite vivement pour vous.Il faut cesser d’être des opposants de principe pour devenir des opposants de raison avec des principes. A bon entendeur salut.

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  • Le 8 novembre 2015 à 07:59, par TRAORE
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    Pas etonnant. On les voyait venir ces ROUGES. Soyez rassures, la partie SAINE de la population ne saurait soutenir vos delinquents d’etudiants. L’Etat doit prendre une mesure courageuse contre tout ceux qui sapent l’autorite de l’Etat.
    A bas les preneurs d’otage
    A bas les enseignants aigris

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  • Le 8 novembre 2015 à 08:02, par Barry Moustapha
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Il est vrai qu’elle faut dialoguer pour trouver une solution rapide dejà que le retard accusé est grand. Mais je pense que les oeuvres sociales ne sont pas arrêtées du fait des autorités de la transition pour grève du personnel du CENOU contre le comportement des étudiants. Si les étudiants ont le droit de grève, il faut reconnaitre aussi aux travailleurs du CENOU le droit de grève et là ce serait équitable !!!!
    Asseyons-nous et que chacun laisse son orgueil de côté et se focalisent sur des revendications purement corporatistes !!!!Les choses pourront ainsi rentrer dans l’ordre.

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  • Le 8 novembre 2015 à 09:55, par le Sage
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    F-SYNTER vous faite la honte syndicalisme en s’engageant aveuglement sans discernement dans l’anarchie causée par les étudiants sur le campus.
    Si la jeunesse sur toute l’étendue du territoire a contribué grandement à l’insurrection et à la résistance légitime du peuple, je condamne la jeunesse instrumentalisée par des syndicalistes comme la F-SYNTER pour semer le trouble sur le campus chaque année. Pendant que leurs camarades des universités étrangères progressent correctement dans leur cursus universitaire, des étudiants "gâteaux" à la solde du syndicalisme déraisonné entravent la marche normale de l’enseignement supérieur du Burkina. L’histoire retiendra votre responsabilité dans tous les troubles sur le campus.
    Tchrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!!!

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  • Le 8 novembre 2015 à 10:16, par Jonassan
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    Si la situation devait dégénérer... A cause des cités ? déjà que les cours sont pris en otage par ces enfants gâtés. Dommage que le SYNTER s’aligne sur les dérives des étudiants. Se tromper est possible et humain mais un syndicat mature se doit se départir des mobilisations partisanes (vous dites : ... ne démobilisez pas les étudiants...pour que votre force demeure intacte ?...) et ne mobiliser que sur la base de la vérité et de la responsabilité. Quelqu’un qui se noie (des retards incroyables et des niveaux lamentables) et qui se plaint qu’il a soif (des salles pour dormir) n’est pas digne d’être secouru : je regrette de le dire mais avant toute chose, il faut que chacun reconnaissance et sa place et ses torts dans la société. C’est cette organisation sociale sur la base de la force qui nous a courbé devant le RSP pendant des lustres.

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  • Le 8 novembre 2015 à 11:29, par la bâtardise ne gagnera pas
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    C’est une analyse on peut plus claire. Félicitation à la F-SYNTER la plus fiable des fédérations syndicales du système qui lutte avec et pour le peuple. Soutien indéfectible aux étudiants. Courage à vous Camarade SANOU dont j’ai eu l ’honneur de bénéficier des riches enseignements en tant qu’étudiant.

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  • Le 8 novembre 2015 à 12:11, par madi
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Je ne sais pas pourquoi les gens refusent de voir les choses objectivement. Cette déclaration de la F-Synter est beaucoup plus objective je trouve. Nul ne cautionne le vandalisme, l’arrongance et l’attitude discourtoise des jeunes, mais il ne faut pas toujours leur rejeter toute la responsabilité. Il est aussi vrai qu’aucun acteur du supérieur n’est fier de l’ambiance génerale qui prévaut sur le campus. Il est temps que l’on trouve des solutions durables et acceptées de tous, au lieu de chercher á discrediter un camp et à corser la tâche. Si les étudiants ont une partition à jouer, les enseignants et l’administration ne sont pas moins comptables de la situation. Reflechissons calmement ensemble pour sauver notre enseignement supérieur

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  • Le 8 novembre 2015 à 12:11
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Contrairement à ce que vous pensez, votre sortie contribue à envenimer davantage la situation. Vous auriez mieux fait de vous taire. Prendre position en soutenant les étudiants n’est pas la bonne attitude à avoir dans cette circonstance. Et puis, avoir lutté contre Blaise donne t-il droit à tout ? Et ceux qui sont morts ? Combien d’étudiants sont-ils morts ? Imaginez que les parents des martyrs se mettent chacun à revendiquer et à contester tous azimuts. Vous aussi, soyez un peu à la hauteur de votre statut d’intellectuels éclaireurs du peuple

    Répondre à ce message

  • Le 8 novembre 2015 à 12:21
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Contrairement à ce que vous pensez, votre sortie contribue à envenimer davantage la situation. Vous auriez mieux fait de vous taire. Prendre position en soutenant les étudiants n’est pas la bonne attitude à avoir dans cette circonstance. Et puis, avoir lutté contre Blaise donne t-il droit à tout ? Et ceux qui sont morts ? Combien d’étudiants sont-ils morts ? Imaginez que les parents des martyrs se mettent chacun à revendiquer et à contester tous azimuts. Vous aussi, soyez un peu à la hauteur de votre statut d’intellectuels éclaireurs du peuple

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  • Le 8 novembre 2015 à 12:28, par Ruth
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Faites un tour sur le campus de l’UO et vous comprendrez le desarroi de nos braves étudiants. L’une des exigences du LMD était que les étudiants fassent de la recherche eux même et qu’ils viennent en classe seulement pour des questions d’éclaircissement. Or, tout le monde connait l’état de la connection internet sur le campus. Même les enseignants n’y ont pas acces. Ils sont obligés de payer de leur poche pour s’assurer le minimum en termes de communication. Que dire des étudiants dont beaucoup cherchent seulement un repas par jour en vain. Pourtant, le systeme est en application. Personne ne se soucie du tort fait à ces sacrifiés. Ils restent trois années dans la même classe alors qu’ils ne redoublent pas. On a fini par trouver tout cela normal. Les aides faites aux étudiants, les bourses se trouvent également bloquées du fait que les étudiants sont incapables de fournir le moindre document indiquant leurs résultats et determinant s’ils ont droit à ces subventions et bourses ou non. Si les enseignants ne corrigent pas les copies et ne deliberent pas, avec quoi vont ils se présenter au foner ou au CIOSPB pour renouveller quoi ?
    Mais, avons nous le droit de sacrifier autant l’avenir de nos enfants ? On me dira que l’université n’est pas un droit. Je reponds que c’est le systeme educatif dans son ensemble qui a failli, parce qu’on ne leur a pas proposé autre chose. En plus, qui sommes nous pour refuser l’acces à l’enseignement superieur aux enfants de pauvres ? A qui appartient le Burkina ?
    Quand on subit autant d’injustice sous le regard passif de la communauté, les conséquences ne peuvent pas être différents de ce que nous constatons. Meme ceux qui sont souvent qualifiés de ’terrosistes’ par certaines civilisations vous diront qu’ils y ont été contraints pour se faire entendre et tenter de défendre certains de leurs droits. Nos étudiants sont plus à plaindre qu’à blâmer, évitons d’en rajouter à leur détresse.

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  • Le 8 novembre 2015 à 16:22, par Augustin
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Le prego l’a deja dit, plus rien ne sera comme avant. Et a longuement félicité la bravoure des jeunes, alors, encourager la jeunesse a penser a son avenir, ça passe dabord par se pencher sur leur problèmes et trouver des solutions a leur preoccupations. Vous même avez fait l’université, mais dans quelle conditions ? Retourner et vous verrez que ces jeunes font vraiment des efforts pour pouvoir sen sortir. Mais au dela de ces efforts, ils sont obligés de......

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  • Le 8 novembre 2015 à 17:06, par memoire
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Continuez la lutte mes freres.Jusqu au bout. C est la jeunnesse qui a mis fin a la compaorose c est la jeunesse qui mettra fin a l oublie transitionnel si elle n est pas ecouter

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  • Le 9 novembre 2015 à 08:13, par Salou
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Puisque c’est le SYNTER qui a toujours manipulé et dirigé dans l’ombre l’ANEB...le SYNTER n’est rien que qu’un mouvement d’étudiant. Même si les étudiants décapitaient, le SYNTHER soutiendra. Heureusement que le SYNTER ne pèse pas mieux qu’ un atome dans les Universités, à part passer son temps à soutenir les étudiants même dans les basesses.

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  • Le 9 novembre 2015 à 09:43, par BAOBAB d’Afrique
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Bande d’hypocrites, vous n’avez pas honte d’utiliser la lutte des étudiants pour parvenir à vos fins.Vous vous savez que de toute les façons vous aller prendre vos salaires à la fin du mois, profiter de ce temps pour vos activités extra-UO comme augmenter vos heures d’enseignement dans les autres universités. Les étudiants oublient que de nos jours y a des milliers comme eux qui sortent des universités privées et qui ont le temps d’occuper le marché de l’emploi . Les études c’est un investissement,il est illusoire de croire que l’État va se substituer à vos parents parce que vous avez le bac, l’État vous vient en soutien pour aider vos parents à vous aider et non pour les remplacer. Continuer à vous flatter que vos études c’est pour le développement du Burkina c’est pour vous d’abord, ensuite vos familles et enfin par extension le Burkina. Vous savez combien de personne ont un boulot qui n’a rien à voir avec leur formation...Bon bref ce qui est sûr au Burkina maintenant c’est chacun s’assoie et DIEU le pousse, aller demander l’argent à ton frère à ton ami pour subvenir aux besoins de ta famille et qu’il le fasse de bon coeur ça commence à se faire rare

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  • Le 9 novembre 2015 à 13:31, par BILAL
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    Courage aux étudiants. Seule la lutte paye

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  • Le 10 novembre 2015 à 09:42, par Bidior
    En réponse à : Crise dans les cités universitaires : La F- SYNTER soutient les étudiants

    On n’a jamais cessé de disserter sur la crise universitaire au Burkina Faso. Chacun y va de sa vision des choses, pointant du doigt la responsabilité de telle ou telle personnalité physique ou morale. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas dissocier la crise de notre système éducatif de celle plus globale de la société en générale.
    Je constate tout simplement que certaines personnes morales, en particulier des organisations de défense des travailleurs manquent souvent de discernement dans l’appréciation de la crise à l’université quand il affecte la composante étudiante. Je tiens à faire remarquer qu’aucun enseignant sensé ne peut se ranger aveuglément derrière l’administration pour demander que l’on réprime injustement les étudiants qui sont ses partenaires les plus immédiats, ceux pour lesquels il a raison d’être enseignant. Mais quand il y a des actes retords posés par des étudiants, il convient d’apprécier la situation avec beaucoup de discernement et de donner une caution aux actes de déviance. Qui aime bien, châtie bien, dit-on. On ne peut être content de voir que des délinquants émergent parmi nos étudiants. On a plutôt besoin de voir émerger de grands cadres pour la construction de notre pays, de grands dirigeants qui feront notre fierté. Il faut faire la part des choses entre punir l’acte illégal, le délit, pour prévenir l’impunité et le désordre dans la société et la répression que l’on peut considérer comme une attitude autoritariste relevant de la pure dictatoriale.
    Accepter les actes de vandalisme parmi les étudiants, c’est donner une prime à l’impunité. Or, tout le monde a dénoncé l’impunité dans le régime de Blaise Compaoré. Faut-il que le fait de l’impunité gangrène notre société tout entière ?
    Ce qu’il faut comprendre dans cette histoire du CENOU, c’est que c’était une boîte malade, la caverne d’Ali Baba pour beaucoup de gens. Son déficit se chiffrait à plus 7 milliards de francs. Le DG a réduit en moins de dix mois ce déficit à moins de 2 milliards. Il y a donc dans ce redressement des perdants qui ont intérêt au départ du DG.
    Avant de prendre position, il ne s’agit pas de dire que les étudiants ont des préoccupations que l’on méprise et que le pouvoir, avec le soutien de certains enseignants, a mis en place la logique répressive. Il s’agit de dire que si l’administration du CENOU a refusé aux étudiants le droit au logement, elle est répréhensible. Ce qui n’est pas le cas ici. Il s’agit aussi de dire que si des étudiants ont posé des actes de vandalisme, il faut les identifier et les punir. S’ils ont raison, pourquoi demandent-ils que le plaignant retire sa plainte ? Pourquoi n’ont-ils pas pris le devant des choses pour déposer une plainte contre lui ?
    A la vérité on n’a jamais ouvert les cités universitaires avant la rentrée universitaire. Il n’a jamais été prévu que la cité universitaire rouvre le 25 septembre alors que la rentrée était prévue pour le 1er octobre ! Quand on veut prendre la défense de quelqu’un, son protégé, on le fait dans le cadre strict de la vérité.
    Il y a de la manipulation d’un groupe d’étudiants que des organisations sérieuses d’étudiants ont décidé de couvrir. Ils finissent par défendre les intérêts de groupes puissants qui dilapident l’argent du contribuable ou de politiciens déchus qui cherchent coûte que coûte à revenir aux affaires en agitant la révolte des étudiants.
    C’est en cela que je comprends bien la prise de position du SYNADEC.

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