Niamba Issoufou, nouveau coordinateur du Balai Citoyen Bobo : « Il n’y a jamais eu de division au Balai citoyen à Bobo-Dioulasso »

mercredi 4 novembre 2015 à 00h58min

Issoufou Niamba est le nouveau coordinateur du Balai Citoyen dans la région des Hauts-Bassins après l’exclusion des anciens camarades dont Alexandre Diakité Kaba, Serge Moussa Dao etc. Issoufou contrairement à Alexandre pense que le Balai Citoyen Bobo n’a jamais été divisé. Il n’y a que, précise-t-il, des individus qui ont été exclus et rejetés pour avoir posé des actes qui vont à l’encontre des règlements du mouvement. Le collectif Balai Citoyen, qui à son avis est une usurpation doit purement et simplement disparaitre.

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Niamba Issoufou, nouveau coordinateur du Balai Citoyen Bobo : « Il n’y a jamais eu de division au Balai citoyen à Bobo-Dioulasso »

Selon Issoufou Niamba, il n’y a pas deux « Balai Citoyen » à Bobo-Dioulasso. Le balai citoyen est un selon le coordinateur dudit mouvement citoyen. D’ailleurs, il s’est réjoui de la bonne santé du mouvement dans la cité de Sya qui a renforcé sa crédibilité avec les événements de septembre 2015. Comment est-on arrivé à l’exclusion de l’ancien coordinateur Alexandre Diakité ? En effet, pour le nouveau, l’ancien aura posé des actes nuisibles au mouvement. Ce sont par exemple, la présence aux côtés de Safiatou Lopez pour une activité dont les sources de financements étaient ignorées par des camarades. Aussi lors des activités en février 2015 pour la dissolution du régiment de sécurité présidentielle, Diakité et d’autres camarades du mouvement en rouge Faso Kun Ko ont adopté un comportement ambigu. A cela s’ajoutent d’autres manquements avec la coordination nationale qui a pris la résolution de l’exclure tout simplement du mouvement. « Il faut donc préciser les choses parce que pour nous il n’y a pas eu de division dans le Balai Bobo. Des camarades ont certes été exclus, et cela peut arriver dans toute structure responsable », affirme M. Niamba. Malheureusement, déplore-t-il, ces camarades n’ont pas reconnu en l’état cette sanction. Ils sont allés dans un élan de création d’un Balai fictif, celui que : « nous appelons dans le rang le Collectif des exclus et des rejetés du Balai Citoyen réel ».

Le collectif Balai Citoyen, une usurpation de titre et de logo

Au Balai Citoyen, des militants sont libres de quitter le mouvement pour créer d’autres structures mais, informe le nouveau coordinateur, il n’est pas question qu’ils utilisent le même nom et le même logo comme c’est le cas avec le collectif Balai Citoyen. En clair, c’est une usurpation qui de l’avis de Issoufou Niamba doit être poursuivie juridiquement. En tous les cas, assure-t-il, dans les jours à venir les choses vont s’éclaircir pour mettre fin à cette violation flagrante que l’on ne doit admettre dans un Etat de droit.

Quelle relation avec le Collectif Balai Citoyen ?

A la question de savoir quelle sont malgré tout les relations entre ces anciens camarades, Issoufou dira qu’elles sont uniquement amicales. « Ce sont des gens avec qui on partage le même espace communautaire, on se rencontre dans des lieux, on se salue, on échange, mais lorsqu’il s’agit des questions d’intérêt, chacun y va de sa position », confie Issoufou. Les points de vue n’étant plus les mêmes, les luttes idéologiques aussi, Diakité ne pouvait être qu’exclu du Balai Citoyen. En ce qui concerne l’assemblée générale qui semble n’être jamais tenue au Balai Citoyen, le nouveau coordinateur trouve que les arguments de Diakité sont fragiles et fallacieux. Ce sont, ajoute-t-il, des fuites en avant, parce que plusieurs fois, des assemblées générales ont eu lieu à laquelle lui Issoufou, Diakité Alexandre et Serge Dao ont pris part, tous frais payés par la coordination de Ouagadougou.

« Diakité est un politicien ! »

A en croire Issoufou Niamba, Diakité est en réalité un politicien que beaucoup de militants du Balai Citoyen ignoraient. « Si on le connaissait, il n’allait jamais être accepté dans le mouvement. Il a un passé politique et un politicien reste un politicien. Il s’était présenté aux législatives de 2012 sous la bannière de l’Unir/ps et ce sont ces mêmes comportements politiques qu’il voulait tenir au Balai, chose qu’on ne pouvait pas tolérer », explique le coordinateur. Il salue par ailleurs la clairvoyance de la coordination nationale qui a su prendre ses responsabilités à temps pour l’exclure du mouvement, car dit-il, l’histoire leur a donné raison avec le putsch.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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