Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : « Le continuum est effectif mais nous rencontrons beaucoup de problèmes dans sa mise en œuvre »

jeudi 22 octobre 2015 à 20h32min

Cela fait déjà deux semaines qu’a eu lieu la rentrée scolaire au Burkina Faso. Si habituellement la rentrée est source de difficultés pour les acteurs, elle l’est davantage cette année dans un contexte particulier marqué, en autres, par les conséquences du putsch du 16 septembre et la transition avec ses austérités budgétaires qui n’ont pas épargné le monde de l’éducation. Pour parler de cette rentrée scolaire et de ses problèmes, nous avons rencontré, le mardi 20 octobre 2015, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Samadou Coulibaly. Entretien exclusif.

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Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : « Le continuum est effectif mais nous rencontrons beaucoup de problèmes dans sa mise en œuvre »

Lefaso.net : Dans quelles conditions s’effectue cette rentrée scolaire 2015-2016 au niveau de votre ministère ?

Samadou Coulibaly : Au niveau du MENA (ndlr : Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation), la rentrée scolaire 2015-2016 s’effectue dans un contexte où nous sortons du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015. Nous avons été tous touchés d’une façon ou d’une autre par cette tentative de coup d’Etat. Et le monde de l’éducation n’a pas été en reste dans la mesure où parmi les victimes il y a bel et bien des élèves. C’est encore une fois de plus, pour nous, l’occasion de présenter nos condoléances à toutes les familles qui ont perdu des parents ou qui ont subi des dégâts lors de cette tentative de coup d’Etat et de souhaiter une fois de plus un prompt rétablissement aux blessés qui sont toujours sous traitement. Egalement cette rentrée scolaire 2015-2016 se déroule dans un contexte marqué, comme vous le savez, par le drame du pèlerinage. Nous avons perdu beaucoup de pèlerins suite à la bousculade qui a eu lieu à la Mecque. C’est actuellement le retour des pèlerins, nous avons du reste observé un deuil national. Tous ces éléments font partie de l’environnement de la rentrée scolaire 2015-2016 dans notre pays.

Lefaso.net : Avez-vous une idée sur le nombre d’élèves victimes des violences lors du putsch du 16 septembre ?

Samadou Coulibaly : Au-delà des chiffres qui sont communiqués, nous avons demandé à une de nos directions de rentrer en contact avec les structures appropriées pour nous faire remonter exactement le nombre d’élèves qui ont été assassinés ou blessés afin que nous puissions apporter l’accompagnement nécessaire. Nous attendons donc les rapports de cette direction pour faire le point exact au niveau du ministère de l’éducation. Nous attendons les rapports dans cette semaine.

Lefaso.net : Pour cette rentrée 2015-2016, combien d’élèves sont-ils accueillis en 6e ?

Samadou Coulibaly : Pour la rentrée scolaire 2015-2016, c’est plus de 147 300 qui sont admis au CEP (ndlr : Certificat d’études primaires) et qui ont été également déclarés admis à l’entrée en sixième. Ils ont été affectés dans les différentes classes de sixième. Actuellement, au niveau des différentes régions, toutes les orientations ont été faites. Pour ces orientations, on ne peut pas dire que tout est pour autant bouclé, parce qu’il y a des élèves qui sont affectés dans certaines écoles et compte tenu des affectations des parents ou de certains problèmes de logements ou d’autres problèmes connexes, ils peuvent demander des réorientations dans d’autres établissements. Tout comme lorsque les premières affectations sont faites et que les uns et les autres font le décompte et qu’on se rende compte qu’il y a encore des places disponibles dans certaines classes, nous procédons à l’appel des candidats qui sont sur la liste d’attente pour l’entrée en sixième et cela permet d’augmenter le nombre d’admis à l’entrée en sixième. Nous sommes également en train de voir quelles mesures prendre pour rapprocher les élèves de leurs familles ; nous sommes en train de prospecter au niveau des établissements privés qui remplissent les conditions des cahiers de charges pour y affecter certains élèves plutôt que de les envoyer loin de leur famille. Cela pour permettre à ces élèves de mieux suivre les cours. Bref, c’est un processus qui sera bouclé d’ici la fin de ce mois.

Lefaso.net : De façon générale, quelles sont les dispositions qui ont été prises au niveau de votre département pour cette rentrée scolaire ?

Samadou Coulibaly : Il y a beaucoup de dispositions sont prises. Pour les premières dispositions, il nous fallait trouver une solution assez radicale au problème d’enseignants surtout au post-primaire. Dans ce cadre, nous allons recevoir 500 enseignants de l’école normale supérieure de Koudougou ; 300 enseignants de l’institut des sciences. En outre, nous allons recruter 900 professeurs du post-primaire, tout comme nous allons reconvertir 800 enseignants du primaire titulaires du diplôme universitaire en enseignants du post-primaire. Comme autres dispositions, nous avons essayé de dispenser un minimum de formation aux différents directeurs des CEG (ndlr : Collèges d’enseignement général) et aux gestionnaires pour leur permettre de mieux gérer la vacation cette année, surtout pour les remplissages des documents de vacation pour le déblocage des fonds. Parce que ce problème de remplissage des documents de vacation nous a causé énormément de difficultés l’année dernière. En effet, quand les états remontaient au niveau du ministère de l’économie et des finances, l’on ne savait pas comment procéder pour donner les autorisations de déblocage de fonds, compte tenu justement des insuffisances criardes en matière de remplissage des documents.
Nous avons pris aussi des dispositions pour véritablement dynamiser les cantines scolaires cette année. Nous attendons autour de 35 000 tonnes de vivres et nous voulons vraiment que les cantines soient généralisées. Nous avons déjà procédé partout à l’élection des comités de gestion des différentes écoles. Ces comités de gestion en tant que partenaires de proximité, vont nous aider dans la gestion des cantines scolaires. Au niveau des manuels, des dispositions sont prises pour que les manuels arrivent à temps. Nous avons des manuels de plus de 1 700 000 manuels pour le primaire et 64 000 pour le post-primaire qui seront dispatchés et 72 000 manuels pour les franco-arabes qui sont en train d’être dispatchés. Nous n’avons pas oublié les infrastructures qui sont réalisées de façon continue, chaque année.

Lefaso.net : A quel moment allez-vous procéder au recrutement des étudiants-professeurs ?

Samadou Coulibaly : Ce recrutement est actuellement en cours. Mais, le processus prendra fin après les recrutements aux concours directs de la fonction publique ; cela pour éviter des désagréments. Parce que les étudiants en fin de cycle font des choix au niveau des concours. Et c’est lorsqu’ils ne sont pas reçus à tel ou tel concours ; qu’ils optent pour tel ou tel autre concours. Nous sommes dans un besoin urgent certes, mais il nous a semblé sage d’attendre un peu pour qu’après les différents concours, nous lancions le nôtre afin d’avoir le maximum de candidats.

Lefaso.net : Quel sera le niveau d’études des candidats que vous souhaitez recruter ?

Samadou Coulibaly : Pour les enseignants du post-primaire, c’est le niveau DEUG (Diplôme d’études universitaires générales) qui sera exigé.

Lefaso.net : Quelles comparaisons pouvez-vous faire entre les effectifs de cette année et ceux de l’année dernière ?

Samadou Coulibaly : Au niveau du préscolaire et du primaire nous notons une évolution des effectifs. Au primaire, nous constatons une augmentation chaque année qui est liée à la politique du ministère d’accroître l’entrée au CP1 (ndlr : cours préparatoire première année) d’environ 150 000 enfants par an. L’année dernière, nous étions autour de 700 000 enfants inscrits au CP1 ; cette année, nous attendons 900 000 enfants au CP1. Mais, au niveau du post-primaire le nombre a un peu stagné pour des raisons tout à fait simples. Le nombre de candidats que nous avons eus cette année au CEP en 2015 était inférieur au nombre de candidat en 2014 tout simplement parce que le de taux de succès en 2014 a été fulgurant et très souvent ce sont les redoublants qui sont admis ; ce qui fait que cette année 2015 le nombre de candidats était inférieur. Raison pour laquelle nous avons eu 72% d’admis au CEP en 2015 contre 82 à 83% en 2014. Conséquence : le nombre d’admis en sixième a stagné un peu. Néanmoins, comme je vous l’expliquais tantôt, avec les dispositions qui sont prises par rapport à l’affectation d’élèves dans des établissements privés remplissant les cahiers de charges, le nombre d’admis va légèrement croître cette année scolaire.

Lefaso.net : Où en êtes-vous avec le continuum ? Quel bilan pouvez-vous faire à l’étape actuelle de sa mise œuvre ?

Samadou Coulibaly : A ce jour, il faut reconnaître l’effectivité du passage du préscolaire au MENA, tout comme le passage du post-primaire du secondaire au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Il y a aussi l’expérimentation en cours pour les différents curricula pour les premiers niveaux des différents sous- cycles, c’est-à-dire la première année du préscolaire, du CP1 et la sixième. Ces curricula sont actuellement en expérimentation. Il y a également la réflexion sur la transformation des ENEP (ndlr : école nationale des enseignants du primaire) en instituts qui est en cours et qui est très avancée. Il y a bien sûr la question de construction des infrastructures du post-primaire surtout pour continuer dans les années à venir à procéder à un décrochage véritable de tous les premiers cycles du lycée pour les ramener directement au MENA.

Lefaso.net : Quelles sont les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du continuum ?

Samadou Coulibaly : Nous rencontrons beaucoup de problèmes. Ils tiennent surtout au niveau des infrastructures. Le budget 2015 ayant été un budget d’austérité, le titre réservé aux infrastructures du MENA a connu une baisse de 51 %. Cela signifie que les prévisions en termes de réalisations d’infrastructures ne pourront pas être atteintes. Comment parvenir la résorption des salles de classes sous paillotes et les salles de classes précaires ? Parce que nous avons fait une étude que nous avons présentée en conseil des ministres et qui montre clairement l’impact négative que ces paillotes et ces salles de classes sous abris précaires avaient sur la qualité de l’éducation. C’est la difficulté majeure, sinon il y a bien d’autres difficultés.

Et qu’en est-il de votre décision d’affectation des directeurs d’école qui a suscité beaucoup de mécontentements au niveau des Hauts-Bassins ?

Samadou Coulibaly : Je dois préciser tout de suite que la rotation que nous avons demandée au niveau des directeurs d’école ne s’applique pas uniquement à la région des Hauts Bassins. C’est une mesure nationale qui s’applique à toutes les treize (13) régions du pays. Certains ont voulu en faire une affaire de la région des Hauts-Bassins, nous ne savons pas pour quelles raisons. Toujours est-il que la note de service signée par le secrétaire général est là, c’est bien pour toutes les régions du pays. Et nous avons dit que tous les directeurs d’école qui totalisent au moins huit (8) ans au niveau de leur poste, devraient être concernés par la rotation et que cette rotation pouvait même se faire à l’intérieur d’un même bloc, sans qu’aucun directeur ne perde son titre de directeur ou ne soit muté hors de sa CEB (Circonscription d’Education de Base). Nous avons également demandé à ce que les directeurs qui ne remplissent pas ces conditions d’ancienneté à leur poste mais qui désirent changer d’école, puissent être concernés par le mouvement. La décision ne s’applique donc pas seulement aux Haut Bassins mais une décision qui s’applique à toutes les régions du pays. Peut-être que dans les Hauts Bassins plus de directeurs qui se sont sédentarisés. Si je prends l’exemple d’une localité comme Fada, je ne pense qu’il y ait par exemple un directeur d’école qui totalise huit ans à son poste.
Nous disons que c’est pour une raison d’efficacité que nous avons prise cette décision parce que tout de même quand les gens durent trop à leur poste, très souvent il y a certains petits problèmes qui peuvent naître. Vous avez suivi du reste récemment le problème qui se pose à Zabré. Parmi les plaintes des populations, il y a le fait que l’intéressé ait passé 21 ans dans son poste. Mais, face à ce sujet, nous avons dit qu’il n’appartient à la population d’apprécier cela. C’est plutôt au ministère d’en décider si la cause des manquements est liée aux 21 ans passés. C’est pour vous dire que c’est uniquement dans un souci d’efficacité que nous avons demandé cette rotation des directeurs d’école.

Lefaso.net : Et si un directeur fait de bons résultats, faut-il le changer sans être sûr que son remplaçant fera autant…

Samadou Coulibaly : Si un directeur fait de bon résultat dans son école, c’est qu’en même temps il y a un autre qui fait de mauvais résultats ailleurs. Forcément, c’est les deux facettes. Dans ces conditions, faut-il toujours garder l’un dans son poste pour avoir fait de bons résultats et laisser l’autre continuer de faire de mauvais résultats ? Le mieux, à mon sens, c’est de mutualiser les expériences. Je pense qu’en faisant la rotation on peut mutualiser les expériences : celui qui ne faisait pas de bons résultats pourraient en faire dans l’école si les enseignants acceptent travailler en collégialité ; les uns prenant des conseils des autres par rapport aux bonnes pratiques ; ce qui peut permettre à l’enseignant qui ne faisait pas de bons résultats, d’en faire en s’inspirant de l’expérience de son prédécesseur.

Entretien réalisé par Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 22 octobre 2015 à 18:37, par Jeunedame seret
    En réponse à : Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : « Le continuum est effectif mais nous rencontrons beaucoup de problèmes dans sa mise en œuvre »

    Vous dites que votre disposition pour la rentrée est aussi de recevoir des professeurs de l’ENSK. Et que faites-vous des contractuels sans emplois de temps ou sans occupation dans les lycées ? Et la fuite des cerveaux de l’enseignement ? Et les mutations en pleine année scolaire ? etc.. Le travail des profs n’est jamais suivi ; et le travail bien fait jamais apprécié. Votre problème principal est au niveau de la gestion. Mais personne ne veut se faire reprocher.

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  • Le 23 octobre 2015 à 00:16, par viconte
    En réponse à : Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : « Le continuum est effectif mais nous rencontrons beaucoup de problèmes dans sa mise en œuvre »

    FÉLICITATIONS MONSIEUR LE MINISTRE. IL FAUT TOUTEFOIS SAVOIR QUE NOUS NE TOLÉRERONS PLUS QUE LE MENA TRAINE JUSQU’EN FIN D’ANNÉE POUR PAYER LES FRAIS DE SCOLARITÉ AUX ÉTABLISSEMENTS PRIVES. NOUS AVONS DES CHARGES ET VOUS CONNAISSEZ LES ENSEIGNANTS MAINTENANT. QUAND VOUS NE PAYEZ PAS LES VACATIONS, ILS ARRÊTENT LES COURS. DE MÊME SI L’ÉTAT NE PAYAIT PAS LES PROFS, LES COURS DANS LES COLLÈGES SET LYCÉES S’ARRÊTENT. CETTE ANNÉE ENCORE VOUS DITES VOULOIR ENCORE AFFECTER DANS LE PRIVÉE. ON VOUS ATTEND , MAIS IL FAUDRA ÊTRE REGLO.

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  • Le 23 octobre 2015 à 09:18, par METEB
    En réponse à : Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : « Le continuum est effectif mais nous rencontrons beaucoup de problèmes dans sa mise en œuvre »

    Une des difficultés du MENA est le mandatement des professeurs recrutés en 2014.Ils sont sans salaire depuis 10 mois.Inacceptable pour un ministère qui semble promouvoir son personnel.Ces enseignements rasent les murs dans leur lieux d’affectation, surendettés pour survivre.Monsieur le Ministre, pour l’amour du Dieu miséricordieux, daigner leur donner rapidement leurs droits.
    L’époux d’une enseignante.

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  • Le 23 octobre 2015 à 11:27, par ISMO
    En réponse à : Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : « Le continuum est effectif mais nous rencontrons beaucoup de problèmes dans sa mise en œuvre »

    Le manque de classe n’est pas dû au continium.
    Même s’il n’y avait pas eu le continium, ces élèves qui ont eu les CEP ces dernières années se retrouveraient toujours sans classes.

    J’aurai fait la passation suivante :

    1- On crée une commission mixte MESSRS et MENA chargé du suivi du transfert des établissements ou parties d’établissements devant relever du continium. La commission travaille en temps plein, et ne gère que les problèmes émanant du terrain pour en trouver des solution immédiates. Elle gère les statistiques par région, par commune, par village sur le nombre de classe pour chaque classe, le nbre d’élèves, le nombre de professeurs et fait des simulation d’aménagement. Cela aurait pu se faire pendant les vacances. C’est ca la préparation de la rentrée

    2- On détache du MESSRS et on les transfère au MENA les CEG et les parties des Lycées qui vont de la 6ème à la 3ème, le MSSRS gardant sous sa responsabilité les classes de la 2nd à la terminale.

    3- Pour les lycées, je recrute des directeurs que j’envoie pour prendre sous sa coupe les classes de 6èmes à la 3ème.

    Le problème de classe qui se poserait serait le même que ce qui est rencontré chaque année à tous les niveau. Mais pas aussi criard comme ce qui est vécu actuellement avec la mise en œuvre du continium

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  • Le 23 octobre 2015 à 13:21, par Amadoum
    En réponse à : Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : VENTRE CREUX N’A POINT D’OREILLES !

    Le ministre a mentione la formation de comites de gestion des cantines scolaire pour que cette annee, les 35 000 tonnes de nourriture parviennent aux enfants.

    Si un membre de quelque comite est pris dans un scandal, ou meme une souspicion de scandal, dans la gestion de cette cantine, les mesures doivent etres immediates, repressives et examplaires, car, si les enfants ont faim, ils ne peuvent pas apprendre.

    Ceux qui savent qu’ils ne peuvent pas assumer leur responsabilite, ils peuvent demander a etre exclus.

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  • Le 23 octobre 2015 à 23:08, par une mère d’étudiants
    En réponse à : Samadou Coulibaly, Ministre de l’Education Nationale : « Le continuum est effectif mais nous rencontrons beaucoup de problèmes dans sa mise en œuvre »

    Je suis foncièrement contre ce continium qui est un nivellement par le bas. On comprendrait qu’après le PDDEB, que l’accent ait été mis pour améliorer la qualité au primaire au lieu de chercher à faire ce type de rattachement. De plus l’autre logique devrait consisté à faire un continium du cp1 à la Tle. La réalité actuelle ce sont des cadres niveau BEPC qui guident la rédaction de curricula pour le post primaire. Pour ne citer que cela.
    Je tiens à féliciter l’actuel Mena qui reconnaît que la classe sous paillotes et autre classe d’emprunt ont un impact négatif sur les apprentissages. C’est quoi le recrutement au niveau DEUG ? Le Burkina Faso est dans le LMD . Je suggère que le gouvernement de 2016 mette fin à cette affaire de nivellement par le bas.
    Web Master laissez passer

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