Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

vendredi 16 octobre 2015 à 04h30min

En marge de la commémoration de l’assassinat du président Thomas Sankara, il a été organisé ce jeudi 15 octobre 2015 à Ouagadougou, une conférence publique sur la pensée politique du président Thomas Sankara. Cette conférence publique a été animée par Alexandre Sankara de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS).

Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

« Programme politique et économique du président Thomas Sankara : opportunités et limites ? », c’est sous ce thème que Alexandre Sankara a traité devant des étudiants de l’Université de Ouagadougou. Le conférencier s’est appuyé sur le Discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 pour mieux traduire les ambitions du camarade Thomas Sankara pour son pays. « Il a décliné ce qu’il voulait pour le pays à travers ce discours d’orientation politique marquant ainsi une rupture totale et fondamentale avec les anciens régimes que le pays a connus », a expliqué Alexandre Sankara.
Ce discours touche plusieurs axes notamment le social, l’économie, la politique, la culture, etc. Pour Thomas Sankara, le sous-développement est d’abord dans notre esprit. C’est pourquoi, il faut se « débarrasser des réflexes de néo-colonisés ». Toutes ses actions visaient, selon le conférencier, à changer cette mentalité. Le mot d’ordre étant de se « blinder » contre l’impérialisme culturel, sans pour autant vivre en autarcie. Au plan politique, Thomas Sankara luttait contre la domination étrangère.

Pour Alexandre Sankara, la révolution d’août 1983 a produit des effets bénéfiques et énormes pour le pays. C’est ainsi le taux d’alphabétisation a été porté de 16 à 22% en trois ans. 15 jours ont suffi au gouvernement révolution pour vacciner 2, 5millions d’enfants la méningite, la rougeole et la fièvre jaune.
Cette performance a d’ailleurs été reconnue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon le conférencier, au plan industriel, 11 entreprises en situation difficile ont été restructurées pour sauvegarder 2 575 emplois. 32 barrages et retenues d’eau par an contre 20 de 1960 à 1983. « Il a construit 8 363 hectares de sites anti érosifs, contre 1 338 en 20 ans. Il y a eu beaucoup de choses, ils ont construit des cités un peu partout, ils ont fait des lotissements, 62 000 en 4 ans contre 60 000 en 23 ans. Les résultats sont énormes, on ne peut pas les égrainer tous ici ».

Pour lui, le programme de Thomas Sankara est toujours d’actualité. « Ce programme est toujours d’actualité. Quand nous prenons par exemple « consommons burkinabè », la lutte contre la dette, la lutte pour la souveraineté alimentaire, pour l’indépendance véritable ou l’unité africaine. Ce sont des sentiers que Sankara nous a laissés ». Mais il est conscient que, dans le contexte actuel, on ne peut plus forcer les gens à faire certaines choses.
Cependant il est important de donner davantage d’information aux jeunes sur la pensée politique de Thomas Sankara et son œuvre aux jeunes qui se réclament de lui sans pour autant le connaitre. « C’est normal, qu’on leur donne des informations pour qu’ils découvrent qui était l’homme qu’est-ce qui a voulu faire pour le pays, qu’est-ce qu’il a pu faire. Ce sont des occasions de formation et de sensibilisation, d’éducation sur la vie et l’œuvre du capitaine Thomas Sankara », a indiqué Alexandre Sankara.

C’est d’ailleurs l’objectif recherché par les organisateurs de la conférence publique. Wilfried Simporé est le secrétaire général et porte-parole du festival Thomas Sankara. Selon lui « le festival a pour objectif de magnifier l’héritage laissé par le président Thomas Sankara lui-même et renouer avec les valeurs qu’on avait en matière de gouvernance, d’intégrité. Nous voulons qu’au-delà du mythe, la personne de Thomas Sankara puisse inspirer la jeunesse », a-t-il indiqué. Un concert sur l’avenue Thomas Sankara aura lieu ce 15 octobre à partir de 20 h et une autre conférence publique le 16 octobre à l’université Ouaga2 sont également au programme.

Judicaël Gaël Lompo

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 octobre 2015 à 06:46 En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    Si vraiment on veut s’en sortir, il faut dire la vérité aux jeunes. On ne doit pas leur laisser un avenir bâti sur des mensonges et des non-dits. L’Ofnacer a été créé en 1979 et transformé en Sonagess en 1994. La Sovolcom a été créée en 1967 et transformée en Faso Yaar en juin 1986. La construction du stade du 4 août a commencé en 1981 par une société chinoise et inauguré le 18 juillet 1984. Vous les jeunes, aujourd’hui vous avez internet et toutes vos machines. Allez chercher la vérité, puisqu’elle ne veut pas sortir de la bouche des aînés !

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  • Le 16 octobre 2015 à 07:50, par BOUDA En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    VOYEZ VOUS EN AFRIQUE, LES INTELLECTUELS SONT LES PIRES ENNEMIS DE NOTRE DÉVELOPPEMENT. LE VRAI PROBLÈME QUE LA RÉVOLUTION A RENCONTRE ÉTAIT SURTOUT UNE OPPOSITION FAROUCHE D’UNE FRANGE IMPORTANTE D’INTELLECTUELS QUI N’ONT PAS VOULU CÉDER NE SERAIT CE QU’UNE PARTIE DE LEURS AVANTAGES POUR QUE LA RÉVOLUTION PRENNE SON ENVOL. EN D’AUTRES TERMES CE SONT LES SACRIFICES QU’EXIGEAIT LA RÉVOLUTION QUI EN A FAIT FUIR BEAUCOUP.
    LES GENS ADORENT CITER LES EXEMPLES D’AUTRES PEUPLES POUR SÉDUIRE LES SIMPLES MAIS ON NE BOUGERA PAS SUR LA BASE DE CES SHOWS. IL FAUT IMPÉRATIVEMENT QU’ON S’ENGAGE DANS DES REFORMES AMBITIEUSES POUR POUVOIR IMPACTER QUALITATIVEMENT LES PARAMÈTRES POUR UNE AVANCÉE CERTAINE. ON NOUS CITE SOUVENT L’EXEMPLE DE LA CHINE EN PRÉTEXTANT QUE LA CHINE, IL Y A 50 ANS N’ÉTAIT PAS TRÈS LOIN DE LA SITUATION ACTUELLE DES PAYS AFRICAINS. MAIS CE QU’ON OUBLIE DE DIRE C’EST QUE LES CHINOIS N’ÉTAIENT PAS GRAVEMENT ALIÉNÉS COMME NOUS ET DE PLUS CE SONT DES GENS DOTES D’UNE EXTRAORDINAIRE CONSCIENCE NATIONALE QU’ON A PAS EN AFRIQUE. ILS AVAIENT FOI EN CE QU’ILS FAISAIENT ET N’HÉSITAIENT PAS DEVANT LES SACRIFICES QUAND IL S’AGISSAIT DE L’INTÉRÊT DE LA NATION .
    VOUS VOYEZ JE RESTE PERSUADE QUE RIEN DE SÉRIEUX NE PEUT ÊTRE FAIT SANS SACRIFICES, OR NOUS N’EN VOULONS PAS. NON CONTENTS DE CELA LA PLUPART DE NOS PROJETS DE DÉVELOPPEMENT SONT Montés DE MANIÈRE LAXISTE POUR JUSTE ASSOUVIR DES INTÉRÊTS PARTICULIERS. NOUS PRENONS LA RESPONSABILITÉ DE NOUS ENDETTER ET LA POSTÉRITÉ AVEC, JUSTE POUR AMÉLIORER LE QUOTIDIEN DE QUELQUES INDIVIDUS .
    DE CE QUI PRÉCÈDE, QUI EST LOIN D’ÊTRE EXHAUSTIF, JE CROIS QUE SANKARA A Engagé LA RÉVOLUTION AVEC DES GENS DONT LA MAJORITÉ N’EN CROYAIENT PAS OU TOUT AU PLUS N’EN AVAIENT PAS SUFFISAMMENT Mesuré LES IMPLICATIONS, SURTOUT PARMI LES GENS DE SON ENTOURAGE . SONT DE CEUX, CERTAINS DE SES COLLABORATEURS DIRECTES DONT BLAISE COMPAORE LUI MÊME. RAPPELONS NOUS QU’APRÈS LE 15 OCTOBRE 1987, LE SLOGAN LE PLUS EN VOGUE ÉTAIT "Révolution n’est pas synonyme de misérabilisme".POUR NOUS RÉVÉLER QU’ILS ÉTAIENT CONTRE LE LOT DE SACRIFICES QUE DEMANDAIT LA RÉVOLUTION SURTOUT LA CLASSE PETITE BOURGEOISE.LA SUITE NOUS A MONTRE JUSQU’À QUEL POINT IL ÉTAIT PRÊT POUR COMPROMETTRE SON PEUPLE POUR DES RICHESSES FUSSENT ELLES ENSANGLANTÉES. DE PLUS JE CROIS FERMEMENT QU’IL S’EST SERVI DE "TOM" POUR SE FORMER, S’APPRÊTER ET LORSQU’IL S’EST SENTI ASSEZ PRÊT IL A INSTRUMENTALISE CERTAINS PROCHES, POUR CRÉER DES CRISES ARTIFICIELLES ET PAR CE BIAIS IL A PU USURPER LE FAUTEUIL PRÉSIDENTIEL.
    EN CONCLUSION JE DIRAI QUE SANKARA FAIT DÉSORMAIS ET UNE FOIS DE PLUS PARTI DE NOS REGRETS EN TANT QUE PAN AFRICANISTES. POUR NOUS , L’AFRIQUE A EU UN HÉROS DE PLUS ET DEVRA SCRUTER L’HORIZON A LA RECHERCHE D’AUTRES LEADERS A MÊME DE GALVANISER, MOBILISER A NOUVEAU LES TROUPES POUR ESPÉRER NON PAS UN" REMAKE" MAIS UN SURSAUT D’ORGUEIL AFIN DE NOUS FAIRE ENCORE RÊVER.

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  • Le 16 octobre 2015 à 08:45 En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    Bonjour
    c’est bien de mentionner ce qui a été positif, l’ensemble des réalisations sociales, économiques, politiques et culturelles. Mais le problème de toutes les révolutions et de ses apologistes, c’est qu’on oublie allègrement les dégâts que l’on considère comme légitimes. Je veux rappeler pour un bilan plus équilibré ce qui suit : que faites-vous des meurtres, les tortures à l’électricité dans les camps militaires, les vols de biens des adversaires politiques déclarés ennemis du peuple, le viol des femmes, mais aussi le massacre de l’éducation à travers le dégagement d’institueurs bien formés et rompus à la tâche, pour les remplacer par des voyous qui ne connaissaient que des bribes de marxisme et d’idéologie communiste. Ces voyous qui n’avaient aucun niveau intellectuel ont fait de l’éducation nationale ce qu’elle est aujourd’hui .... je suis désolé, mais c’est pas reluisant ....
    merci à ceux qui cherchent à ressusciter le passé pour leurs propres intérêts politiques de bien vouloir parler aussi de ces ombres de la période révolutionnaire... alors ils deviendront crédibles ..... je rappelle que cette révolution qui a fait du bien et mal à la nation était portée par le régime des capitaines ... donc ils sont tous comptables du bilan qui doit être fait en toute impartialité si on veut que ça serve vraiment la nation et que notre avenir trouve de l’énergie dans une référence au passé .... le marxisme véritable ne saurait être une manière de fermer les yeux sur une grande partie de la rélaité, car Marx se voulait un penseur LUCIDE.
    Avec tous le respect fraternel ... dans un burkina qui doit tourner le dos à la violence, même à la violence révolutionnaire ....

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  • Le 16 octobre 2015 à 10:31, par Sidpasata Veritas En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    Le départ de Blaise Compaoré est salutaire pour toute la nation en ce sens que son pouvoir privait tout le Burkina d’un droit d’inventaire de l’expérience révolutionnaire ; le puissant du moment tendant de nous imposer à tous de jeter "le bébé avec l’eau de bain" dès lors qu’on évoquait la Révolution de Sankara. Maintenant, la vérité objective devient possible avec la liberté d’expression totale et réelle, et c’est tant mieux pour le renforcement de la démocratie et la construction de la nation. Nous avons besoins de tous le monde et nous devons préserver les acquis quel qu’en soit l’auteur ou le promoteur. L’État et la nation, c’est une continuité permanente et non un éternel recommencement. VIVE LE BURKINA ET SA NATION D’HIER, D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN !

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  • Le 16 octobre 2015 à 10:32, par Sidpasata Veritas En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    Le départ de Blaise Compaoré est salutaire pour toute la nation en ce sens que son pouvoir privait tout le Burkina d’un droit d’inventaire de l’expérience révolutionnaire ; le puissant du moment tendant de nous imposer à tous de jeter "le bébé avec l’eau de bain" dès lors qu’on évoquait la Révolution de Sankara. Maintenant, la vérité objective devient possible avec la liberté d’expression totale et réelle, et c’est tant mieux pour le renforcement de la démocratie et la construction de la nation. Nous avons besoins de tous le monde et nous devons préserver les acquis quel qu’en soit l’auteur ou le promoteur. L’État et la nation, c’est une continuité permanente et non un éternel recommencement. VIVE LE BURKINA ET SA NATION D’HIER, D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN !

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  • Le 16 octobre 2015 à 15:46, par lewang En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    Intervenant 3, si tes parents étaient magouilleurs ou toi même magouilleur sous la revo ne tén prend pas a Sank ! il ná fait que vous mettre face a vos responsabilités soient en vous dégageant ou en vous suspendant. trouvez vous normal qu’un fonctionnaire recruter par l’État, payer par l’Etat et travaillant pour l’État se permet de venir a l’heure qu’il veut et partir a l’’heure qu’il veut comme si c’est dans le champ de son père. c’est cette impunité en tout qui a tue le développement du pays. celui qui ne veut pas servir l’Etat qu’il ouvre son affaire et laisser la place aux sans emplois ! personne n’est indispensable. Quand vous parlez de des tortures et assassinats faites le point et on comparera avec la période après Tom. pour dire que puisque ca a continué.... alors tirez la conclusion. Jái honte des gens comme vous qui veulent pas reconnaitre le mérite de l’homme. alors que cela est salue même en dehors du Burkina. Merde a toi !

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  • Le 16 octobre 2015 à 18:08, par rance En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    Il faut être honnête et dire la vérité aux jeunes au lieu de leur présenter une seule face de la pièce de monnaie. Vraiment si la jeunesse veut la "vrai" vérité c’est mieux d’aller sur Internet comme dit un intervenant. Sankara était la locomotive du convoi, mais il n’a pas bien vérifié les wagons qu’il tirait derrière lui. Un bon chef et leader se doit de bien vérifier se qu’il transporte sinon c’est la catastrophe. Si s’est être une locomotive et tirer n’importe quoi derrière lui, ce n’était pas la peine de faire cette "révolution" de 1983. Avec toutes les idées que Sankara a pu acquérir tout le long de ses études qu’il a pu faire grâce à l’Etat, il aurait pu aider cet Etat en se mettant au service du Gourvernement de l’époque qui n’était aussi dictateur que lui l’a été et faire de belles réalisations pour l’avancée du Pays. Intervenant num 6, je te pose la question si aujourd’hui les fonctionnaires viennent à l’heure au travail ??

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  • Le 17 octobre 2015 à 15:04, par amère En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    internaute 6, il faut accepter la vérité. ce n’est pas parce que sankara est vanté à l’extérieur qu’il faudra nier la réalité des faits. le putsch de sankara baptisé en révolution a certes des avantages, mais les dégâts sont énormes également. fort de ce constat sankara lui même la reconnu et parlait de rectification de sa pseudo révolution. l’homme lui même était un homme bien, en tant que homme d’Etat son bilan n’est pas du tout reluisant. car faire une révolution et faire un putsch avec phraséologie révolutionnaire le fossé est abyssal. je peux te dire qu’il y a des endroits au burkina où celui qui appelle le nom de sankara est lunché.

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  • Le 19 octobre 2015 à 13:11, par rance En réponse à : Commémoration du 15 octobre 1987 : Echanges autour des résultats socioéconomiques de la révolution d’août

    En tous cas si les jeunesveulent la vérité c’est mieux d’aller sur internet. Ceux qui veulent les tromper en ne montrant qu’un seul côté de la médaille ne sont pas sincère envers eux-meme et l’histoire. Cette révolution n’a engrangé que de la" vermine", les pauvres contre les soit disant riches de l’époque qui comparés aux riches issus de cette "révolution" font piètre figure ; au moins c’était leur salaire qui constrisait leurs villas car c’était des hauts fonctionnaires de l’Etat voltaïque et non les "bunker" de cette vermine issue de la révolution a érigé et érige toujours avec l’argent du Peuple. La vérité rougie les yeux mais ne tue pas.

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