Insertion socioprofessionnelle des jeunes : une préoccupation pour le centre socioculturel Don Bosco

lundi 12 octobre 2015 à 21h59min

Le samedi 10 octobre 2015, 3O jeunes filles ont reçu leurs attestions de fin de formation en coiffure au centre socioculturel Don Bosco. La cérémonie de sortie de promotion s’est achevée par une visite guidée des différents ateliers.

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Insertion socioprofessionnelle des jeunes : une préoccupation pour le centre socioculturel Don  Bosco

Après une année d’intense formation, le centre socioculturel Don Bosco a présenté au public le samedi 10 octobre 2015, 30 jeunes filles qui détiennent désormais l’art de la coiffure « La formation était très intéressante. Nous avons beaucoup appris. A l’issue de mon stage, je compte intégrer un salon de coiffure et créer par la suite mon propre salon de coiffure » s’exprime avec fierté, Adjara Karambiri qui vient de recevoir son diplôme de fin de formation en coiffure.

Kaboré Sylvie quant à elle, élève en première année en coupe- couture devra attendre l’année prochaine pour recevoir son diplôme. Toutefois, elle se dit satisfaite et affirme mieux apprendre au centre Don Bosco. En effet, après avoir débuté une formation en couture dans une autre structure, Kaboré Sylvie dit s’être réinscrite au centre pour apprendre la coupe-couture. « J’apprécie la pédagogie de nos formatrices. Elles prennent le temps de donner de bonnes explications et le centre se charge de nous placer en stage après la formation. En plus, nous apprenons à faire beaucoup de choses concernant la vie sociale. Nous faisons la prière matinale tous les jours et nous recevons des cours sur la puériculture et le code des personnes et de la famille » souligne-t-elle.

Œuvre de la congrégation les Salésiens de Don Bosco crée en 1854, ce centre socioculturel qui a ouvert ses portes en 2013, s’inscrit dans la dynamique de son père fondateur qui est de contribuer à l’éducation de la jeunesse. A cet effet, la congrégation présente dans les cinq continents est très active dans la gestion d’écoles, principalement professionnelles, de maisons à caractère social et de paroisses. « Le centre a une vocation sociale, aider les jeunes garçons et les jeunes filles à avoir un métier en un laps de temps à des coûts sociaux. Le but est d’aider les jeunes qui ne sont plus disposés à poursuivre un cursus de formation classique à apprendre un métier et être compétitifs sur le marché de l’emploi », soutient le père Mathiew Mitrodji Hounnake, directeur du centre de formation.

Présente au Burkina Faso depuis une vingtaine d’année, La congrégation a mis en place un centre de formation professionnelle à Bobo-Dioulasso. Le centre socioculturel de Ouaga qui est à sa cinquième promotion compte une cinquantaine d’élèves et offre des formations en coupe -couture et coiffure. Le but étant d’apprendre à chaque jeune de pouvoir se servir de ses dix doigts, les élèves reçoivent en plus des principales formations, des formations en informatique, en tissage de pagnes traditionnels, en fabrication de savon liquide, d’eau de javel et de champoing. En outre, les formations sur la vie éducative ne sont pas reste. Il s’agit des cours de puériculture et de code des personnes et de la famille afin de permettre aux jeunes, particulièrement aux jeunes filles de pouvoir s’impliquer dans leur vie de famille.

Les difficultés du centre

Selon le directeur du centre, le défi majeur de la structure est de conserver l’objectif social du centre et s’auto -suffire financièrement. « Le centre n’est pas autonome. Il est toujours soutenu par des partenaires qui souhaitent que nous arrivions à nous auto -suffire. Nous risquons cependant d’exclure certains élèves en augmentant le coût de la formation » explique-t-il.
La seconde difficulté relevée par le directeur est la reconnaissance du diplôme par l’Etat. En effet, celui-ci souhaiterait un accompagnement de l’Etat Burkinabè afin de faciliter l’intégration professionnelle des élèves.
En dépit de ces difficultés, le centre socioculturel a des perspectives. Il s’agit de la mise en place d’une boutique pour la vente des produits, la création d’un centre culturel et sportif, d’une bibliothèque et l’ouverture d’autres formations.

Nicole Ouédraogo (Stagiaire)
Lefaso.net

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