Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

mercredi 7 octobre 2015 à 00h20min

Le mouvement « Aube du Faso » a pris part aux négociations de sortie de crise avec la délégation de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans cet entretien, son président, Pascal Tapsoba, donne des explications sur leur ligne de conduite durant cette crise qu’a connue le pays.

Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

Présentez-nous succinctement votre mouvement ?

Avant tout propos, au nom de notre Mouvement, nous nous inclinons sur la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la défense de la patrie et prompt rétablissement aux blessés.
« Aube du Faso » a vu le jour depuis février 2015. C’est une continuité du mouvement « ça suffit » qui a connu des problèmes en fin 2014. Nous avons sept objectifs. Nous luttons contre le chômage des jeunes et le sous-emploi. Le deuxième objectif est de lutter contre l’insécurité routière et l’incivisme. Troisièmement nous faisons la promotion des Technologies de l’information et de la communication, Tics. Nous avons aussi un objectif qui est de promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie au Burkina. La promotion d’un bon cadre de vie environnemental et sanitaire, la promotion de la cohésion sociale et l’intégration sous régionale font également partie de nos objectifs.

Quel était votre position par rapport au coup d’Etat du Conseil national pour la démocratie (CND) ?

Dès le premier jour, nous avions pensé que c’était un mouvement d’humeur. C’est le lendemain qu’on a appris que c’était un coup d’Etat et que c’est le général Gilbert Diendéré qui était à la tête du Conseil national pour la démocratie. Nous avons condamné ce putsch. Et nous avons fait un communiqué pour montrer que nous n’étions pas d’accord avec ce putsch qui n’avait pas de sens et qui allait compliquer davantage la situation économique et sociale du pays.

Vous avez pris part aux concertations avec la délégation de la CEDEAO. Quelle était votre position pour une sortie de crise ?

Dès le début, nous avions opté pour le dialogue, l’objectif étant de limiter les pertes en vies humaines. Nous avons appelé les jeunes à sortir les 30 et 31 octobre 2014 et il y a eu une trentaine de morts et une centaine de blessés. Notre ligne était, cette fois, d’éviter que les jeunes ne se fassent tuer encore. L’armée ne prenait pas de position et c’était les civils qui tombaient sous les balles. Donc nous, nous voulions éviter un bain de sang. C’était cela notre objectif. Nous avons toujours répété que le problème de l’armée doit être réglé par l’armée et après on se penchera sur le problème politique, économique et sociale.
Nous avons demandé aux jeunes de rester mobilisés et nous suivions l’évolution de la situation pour voir si l’armée allait intervenir. Nous avons attendu pendant plusieurs jours et nous n’avons pas eu une déclaration qui disait que l’armée ne soutenait pas le général Gilbert Diendéré. Nous avons déploré cette situation. Après nous avons vu les secrétaires généraux qui ont répondu à l’invitation de Diendéré. Cela nous a effrayés. Donc pour nous, c’était du suicide que de faire sortir des jeunes pour braver les éléments du RSP qui étaient bien armés.

Quelle était concrètement votre proposition pour sortir de la crise ?

Nous avions d’abord demandé à ce qu’on arrête les violences, que les éléments de l’ex- Régiment de sécurité présidentielle (RSP) rentrent dans leurs casernes et ne tirent plus sur la population. Le président Macky Sall nous a dit qu’il a négocié avec l’ex RSP dans ce sens afin d’éviter les pertes en vies humaines. Mais à condition que nous ne demandions pas aux gens de sortir manifester. Donc nous sommes restés sur cette ligne. Mais au niveau des Organisations de la société civile (OSC) on n’avait pas un consensus. Chacun vient avec sa décision et certains veulent imposer leur point de vue au nom de tous pour dire au président Macky Sall que c’est la ligne de toutes les OSC. Pourtant il n’y a jamais eu de concertations.

Il y a donc eu des divergences lors des concertations ?

Bien sûr. Il y a un qui a commencé à lire un communiqué qu’ils ont imprimé à l’hôtel pour dire que c’est le point de vue de toutes les OSC. Il a fallu une intervention pour préciser que cette personne ne représentait pas toutes les OSC. J’ai dit que chaque mouvement avait envoyé des représentants. On ne s’est pas concerté avant, donc chacun est venu avec sa proposition de sortie de crise.

Maintenant est-ce que vous craignez pour votre vie à cause de votre position lors de cette crise ?

Le fait de ne pas demander aux gens de sortir était peut-être une erreur. Si les gens pensent que cette ligne n’était pas la bonne, on le regrette. Mais nous voulions aller au dialogue. Nous pensions que la CEDEAO allait agir dans le sens de l’Union africaine, mais malheureusement elle a failli et elle avait une position tranchée. Je peux dire même qu’il y a des choses qui sont ressorties après et dont on n’était pas au courant. C’est le cas de l’amnistie. Notre objectif c’était de faire cesser la violence et libérer les otages. Nous savons que si le président est libéré, il pouvait prendre une décision et appeler l’armée à sortir.
Il y a des gens qui nous traitent de pro-RSP parce que nous n’avons pas demandé aux gens de sortir manifester. D’autres divulguent des informations erronées sur ma personne. On était obligé de nous cacher pour que le RSP ne nous arrête pas et de l’autre côté on nous prenait pour des pro-RSP. On était pris entre deux forces. Donc on s’est mis à l’abri pour que les choses se calment. Entre temps nous voulions même aller voir le Mogho Naaba par le biais de Poe Naba. Malheureusement cela n’a pas abouti. C’était difficile de toucher ce dernier et il y avait beaucoup de tirs aussi. Je crains surtout les intoxications qu’on véhicule contre nous. Il y a aussi des enquêtes, mais je crois que la gendarmerie va mener à bien son travail.
Badolo Abraham, de l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP), a été arrêté. C’est un camarade de lutte. Nous demandons à la gendarmerie de communiquer. Depuis le samedi (03 octobre 2015) nous ne savons pas pourquoi on l’a interpellé. On ne nous a pas donné les raisons de cette interpellation. Les amis et parents doivent savoir au moins pourquoi il a été interpellé.

La transition a repris son cours après la parenthèse du CND. Maintenant quelle est, selon vous, la priorité qui s’impose à elle ?

Nous avons toujours soutenu la transition en dépit de ses manquements. Mais ces manquements ne doivent pas justifier un coup d’Etat. C’est pour cela que nous avons dit que le coup d’Etat était nul et non avenu. Maintenant la transition doit se concerter avec les responsables des partis politiques pour régler les divergences. C’est à eux aussi de trouver une date pour les élections. Mais nous, Aube du Faso, nous souhaitons que cela se fasse le plus tôt possible.

Aujourd’hui certaines OSC sont accusées d’avoir du soutien d’hommes politiques. Est-ce que ce ne serait pas le cas pour votre mouvement ?

Ceux qui nous ont connus depuis le temps de « ça suffit » savent qu’on a créé ce mouvement par nos propres moyens. On cotisait nous-mêmes. Il y a des politiciens qui nous ont fait la cour mais on n’a pas accepté. Personnellement il y a trois partis qui m’ont appelé mais je ne suis allé dans aucun parti. On est resté comme cela, sans financement. C’est avec nos propres moyens, que nous avons mené nos activités. Aujourd’hui nous n’avons plus les moyens comme avant parce que nous avons épuisé ce que nous avions. Mais on ne s’est pas rallié à un parti.
Comme derniers mots nous saluons le peuple et la jeunesse pour sa détermination et sa lutte pour un Burkina meilleur. Nous tenons à remercier l’armée, le Mogho Naaba, les religieux, le Président Kafando, les autorités de la Transition, les sages, les ambassadeurs surtout celui des Etats Unis pour leur contribution à une sortie effective de crise.
Nous profitons témoigner notre soutien à tous les responsables de partis politiques et d’OSC qui ont été terrorisés et ont eu leurs maisons saccagés par les terroristes.
Tout en espérant que tout rentrera dans l’ordre pour que l’on puisse parler maintenant de développement.

Vive la paix, vive le Burkina Faso,

Propos recueillis par Judicaël Gaël Lompo

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 7 octobre 2015 à 00:04, par Figo En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines ».

    Toi, tu penses que les fils du Faso sont toujours cons. Il faut aller chercher du travail pendant qu’il est temps. Et si jamais tu es impliqué de quelque manière que ce soit dans ce coup d’état, tu n’auras pas le temps de bouffer tes sous. Voilà quelqu’un qui n’a jamais réuni trois cent personnes et c’est lui qui prétend négocier au nom du Peuple.

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  • Le 7 octobre 2015 à 00:06, par Figo En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines ».

    Toutes mes excuses pour le précédent post. Je n’avais pas regardé la photo de l’énergumène avant de réagir. Ce n’était pas la peine.

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  • Le 7 octobre 2015 à 08:50, par tab En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines ».

    A lire vos sept objectifs ; " Nous luttons contre le chômage des jeunes et le sous-emploi. Le deuxième objectif est de lutter contre l’insécurité routière et l’incivisme. Troisièmement nous faisons la promotion des Technologies de l’information et de la communication, Tics. Nous avons aussi un objectif qui est de promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie au Burkina. La promotion d’un bon cadre de vie environnemental et sanitaire, la promotion de la cohésion sociale et l’intégration sous régionale font également partie de nos objectifs" ; on est en droit de se demander pourquoi vous embrassez si mal. Trop d’objectifs et sans moyens diminuez donc ces objectifs afin de les atteindre étape par étape. APPRENEZ PAR AILLEURS QUE L’ON NE DISCUTE PAS AVEC DES TERRORISTES.

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  • Le 7 octobre 2015 à 10:47, par ALEXANDRE KY En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    un mouvement sans véritable objectif ne sert vraiment a rien...peut importe ne nombre de ces objectif il faut bien en fixer et lutter pour les atteindre.alors courage surtout dans la vraie lutte.

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  • Le 7 octobre 2015 à 10:49 En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    tous jours se sont les jeunes qui sortent se faire tuer et rien ne change. Et on va jamais entendre kun militaire, un responsable d’osc ou un candidat a été tué. On a vu comment vla transition a bâclé rapidement la journée des martyrs des 30 et 31 , les enterrés vite et commencer le processus de la transmission. On est fatigué. On veut le changement avec des vrais hommes d’état.

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  • Le 7 octobre 2015 à 10:55, par nass En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    tous jours se sont les jeunes qui sortent se faire tuer et rien ne change. Et on va jamais entendre kun militaire, un responsable d’osc ou un candidat a été tué. On a vu comment vla transition a bâclé rapidement la journée des martyrs des 30 et 31 , les enterrés vite et commencer le processus de la transmission. On est fatigué. On veut le changement avec des vrais hommes d’état.

    Répondre à ce message

  • Le 7 octobre 2015 à 11:13, par kouadio En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Ah bon, le MPP a donc fait imprimer un tract qu’il voulait imposer aux autres ! Ce sont les memes des 30-31 octobre qui ont encore fait sortir les jeunes des 16-17 septembre. Cette fois, on les connait et ils seront tenus pour responsables de ces morts

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  • Le 7 octobre 2015 à 11:14, par kouadio En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Ah bon, le MPP a donc fait imprimer un tract qu’il voulait imposer aux autres ! Ce sont les memes des 30-31 octobre qui ont encore fait sortir les jeunes des 16-17 septembre. Cette fois, on les connait et ils seront tenus pour responsables de ces morts

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  • Le 7 octobre 2015 à 11:22, par Beviere En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Tu es nature comme Badolo vous avez tous trahi vos mouvements d’origine et soutenu le coup d’Etat. Vous nous prenez pour des cons.

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  • Le 7 octobre 2015 à 13:57, par nafi En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Nous continuerons toujours de lutter et de manifester contre l’injustice et le désordre politique au BURKINA FASO. Nous jeunes conscients et consciencieux nous battront toujours pour faire valoir nos droits et non nous faire dominer et tuer. je salue le courage de tous les jeunes restés mobilisés sans oublier toutes les forces armées du Burkina qui ont vaillamment combattu contre les terroristes. merci aux centres de santés qui ont accueilli les blessés durant les manifestations. Arrêtons de nous mettre des battons dans les roues et allons ensemble vers un Burkina NOUVEAU. LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS.

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  • Le 7 octobre 2015 à 14:41 En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Tu es vraiment nul toi. Tu ment comme tu respire. Bande de loufiaste.

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  • Le 7 octobre 2015 à 15:15, par Vics En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Nous devons laisser les querelles et règlements de compte puis allez au élections le plus tot que possible. La transition n’a plus sa place et doit finir pour ne pas avoir à créer d’autres problèmes que je jeunes doivent toujours venir resoudre en perdant leur vie.

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  • Le 7 octobre 2015 à 15:26, par Madess En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Kouadio poste 8, à moins d’avoir un esprit tordu, il n’a pas été dit que c’est le MPP qui fait le communiqué

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  • Le 7 octobre 2015 à 15:47, par arouna En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    La transition prendra et les mouvements de ce type disparaîtront. Bande de paresseux saprophytes

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  • Le 7 octobre 2015 à 16:52, par kuji En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    un perturbateur de l’ordre républicain

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  • Le 7 octobre 2015 à 17:08, par kankelen En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Monsieur Tapsoba le temps où les burkinabé se laissaient conduire docilement par de attardés de votre espèce est révolu. il faut qu’on mène une enquête sérieuse sur votre organisation et si vous êtes lier à quoi que ce soit à ce coup de la honte que la loi vous soit appliqué ans toute sa rigueur.

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  • Le 7 octobre 2015 à 17:55 En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    ENCORE UN AUTRE RETOURNEUR DE VESTE

    Lu sur la page facebook de Aube du Faso TCHRRRRRRRRR !!!!!
    19 septembre, 15:20 ·

    Communiqué du Mouvement Aube du Faso face à la situation dramatique qui prévaut dans notre pays :
    Peuple du Burkina Faso, camarade du Mouvement Aube du Faso (ex mouvement Ca Suffit).
    En ma qualité de Président du Mouvement Aube du Faso, mouvement reconnu par le MATD, acteur de la société civile réelle et participant à la rencontre (communauté internationale – OSC) la nuit dernière, je suis en droit de vous faire part de la position du Mouvement Aube du Faso, de notre proposition lors des concertations et de notre analyse de la situation pour éviter toute confusion et montage en l’endroit de notre Mouvement et de ma personne.
    Avant tout propos, nous nous inclinons devant les mémoires de ceux qui sont tombés sous les balles du RSP.
    Nous condamnons le coup d’Etat qui n’arrange pas la situation de notre pays qui était déjà chaotique et travaillons pour que la paix et la stabilité reviennent dans notre chère patrie.

    I – Propositions de notre mouvement lors de la concertation :
    1) Nous demandons un cessez-le-feu immédiat.
    2) Nous demandons la libération des autorités des transitions
    3) Nous demandons le rétablissement d’un vrai processus démocratique dans notre pays sans les militaires dans le gouvernement.
    4) Nous nous alignons derrière les recommandations de certaines couches sociales pour la réintégration de tous les candidats à la course pour la présidentielle d’Octobre prochain.
    5) Nous demandons la mise en place d’un processus électoral, libre, démocratique et transparente (sans fraude).
    6) Nous demandons aux différentes couches sociales de prendre en compte les recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise le plus rapidement possible.
    7) Nous demandons aux chefs coutumiers et religieuses d’intervenir pour le retour de la paix dans notre pays.
    8) Nous demandons au président du Conseil Nationale de la Transition de revoir certain dossier compromettante.
    9) Nous demandons au Président du Conseil Constitutionnel de revoir le dossier de validations des candidats à la présidentielles.
    10) Nous demandons un déploiement des forces de la CEDEAO pour assurer la Sécurité de certains leaders de partis politique, de certains leaders d’OSC, de certaines autorités de la transition et de l’Autorité Supérieur de Control de l’Etat.
    11) Nous nous alignons derrière la recommandation de la CEDEAO et de certaines couches sociales sur le sort du RSP. La question du RSP sera tranchée par le prochain Président du Faso légitime et démocratiquement élu.
    12) Nous demandons le report de la date d’ouverture des campagnes trois semaines âpres le retour effective de la stabilité.
    13) Nous demandons l’instauration d’une commission d’enquête pour un rapport de ce qui s’est passé pendant la transition ces dix (10) derniers mois et situer les différentes erreurs, manquements et responsabilités.
    14) Mettre en écart les différents leaders d’OSC politisés qui tiennent des propos de haine, d’incitation à la violence, de division et qui manipulent la jeunesse à s’exposer. Notons qu’eux-mêmes ont été instrumentalisés.

    II) Observations par rapport à la transition
    Nous avons Observé la transition ces dix (10) derniers mois et le constat peut aussi expliquer la situation que nous vivons actuellement :
    - absence de dialogue entre tous les Leaders politiques âpres le départ du groupe de contact de la CDEAO,
    - politisation des membres la Sociétés civiles,
    - rumeurs de corruption massive à plusieurs centaine de millions de Francs verser à certains leaders OSC et autorités de la transition,
    - absence de la défense de la cause nationale en faveur de l’intérêt égoïste de certains leaders politique et d’OSC,
    - diabolisation et injures envers les personnes (leaders d’OSC, activistes du net, personnalités publiques) qui tentent de donner leur analyse critique pour la bonne marche de la transition,
    - division de la société civile,
    - tentative d’instauration de la pensée unique, suivi de l’entêtement de certaines personnes et autorités de la transition qui ont refusé d’écouter les différentes interpellations vers une probable crise dans notre pays alors que tous les signaux étaient passés au rouge ,
    - perturbation répéter du conseil de Ministre,
    - justices et arrestations sélectives,
    - fabrication de fausses cartes d’électeur et absence d’information et d’enquête poussées à ce sujet,
    - exclusion : lecture de la loi 135 qui porte confusion et interpréter de plusieurs manière,
    - question et polémique sur l’élévation du grade de Général du Premiers Ministre Isaac Zida,

    III) Appels :
    - nous appelons la jeunesse et la population à ne pas suivre les appels de certains leaders d’OSC corrompu et politisés qui veulent vous amener à l’abattoir. A ne pas vous laisser manipuler par les politiciens et les leaders d’OSC,
    - nous vous demandons de rester chez vous et attendre la fin des concertations entre la communauté internationale et les différentes composantes de la société civile et armée,
    - nous demandons à SY Cherif Président actuel du CNT et certains membres du CNT à ne plus appeler la jeunesse de sortir et se faire tuer pendant les négociations. Nous leur demandons d’attendre la fin du dialogue et négocier uniquement la libération des autorités et le rétablissement du processus démocratique,
    - nous demandons à certains leaders d’OSC qui ont échoués dans leur processus et qui ont divisé les acteurs de la société civile à cause de leurs intérêts égoïstes d’arrêter :
    • de pirater nos comptes facebook,
    • d’arrêter de faire des postes à notre nom,
    • de nous traiter d’indique du RSP (cas BADOLO Abraham)
    • d’arrêter de dire que je suis celui qui a tenu des propos comme quoi il y a des militaires togolais qui sont venus en renfort du RSP à lorsque ceux qui ont évoqué ce sujet à Maki Sall hier sont connus de tous,
    • de diviser le peuple et la jeunesse,
    • de nous diaboliser et de revenir à la raison car nous ne sommes pas vos ennemis ni vos adversaires.

    CONCLUSION :
    Nous espérons que les dialogues vont aboutir à une sortie de crise dans un bref délai et demandons le rétablissement de la transition. Par ailleurs invitons la jeunesse et le peuple à se surpasser et à ne pas céder à la violence et à la haine car nous méritons mieux. Seul l’intérêt général doit primer
    Paix, paix et paix au Faso
    Vive la Nation, vive le Burkina Faso.
    Ouagadougou le 19 Septembre 2015

    TAPSOBA Pascal
    Président du Mouvement Aube du Faso

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  • Le 7 octobre 2015 à 19:30, par Inoussa En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Je felicite cette OSC pour avoir eut l’intelligence de tout faire pour preserver la vie de la jeunesse. Beaucoup de ceux qui appelaient a sortir s’etaient cloitrés a l’abri avec leur famille ! Quand l’armée a pris ses responsabilités, c’etait le mm appel qu’a lancé le CEMGA. Sa majesté le Mogho Naaba en a fait de même.enfin les leaders politiques se sont rendus à la rencontre avec les Presidents SALL et BONY. je suis contre ceux qui envoient les enfants, frères et pères d’autres personnes a l’abattoir alors qu’eux mm n’osent pas rester sur le terrain.
    Dc, je dis bravo à ce mouvement là !

    Répondre à ce message

  • Le 7 octobre 2015 à 19:34, par Inoussa En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Pour ce qui est des objectifs du Mouvement, que ceux qui essaient de les salir fassent plutot des suggestions, des critiques constructives qui aideront ce mouvement à aller de l’avant. Nous apprenons tous de nos erreurs, aucune oeuvre humaine n’est totalement parfaite et quand on est novus dans un domaine, on a surtout besoin d’etre guidé, encouragé, ecouté et conseiller. Vous là qui rabaissez ce mouvement là, a force decourager la jeunesse, vous la rendrez molle, sans initiative, vivant aux crochets des politiciens. si vous mm ne voulez (pouvez) pas etre entreprenants, laissez ceux qui osent tenter leur chance.Aux les personnes de bonnes volontés, vous conseils et encouragements sont tres utiles pour ce genre de mouvement. Aidons la jeunesse à sortir de sa crainte du risque

    Répondre à ce message

  • Le 7 octobre 2015 à 20:20, par kadi En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    tu parle de lutte contre le chômage.qu’en est-il des dossiers de stage que vous avez collecte et qui est rester sans suite depuis tout ce temps ?

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  • Le 7 octobre 2015 à 20:21, par levolontaire En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Dès le moment où on c’est aperçu de la délégation de la CEDEAO je crois qu’il n’était meme pas question de discuter avec !Comment ces gens peuvent etre reçu par Gilbert ?la honte !
    Maky S. s’il a oublié comment il est arrivé au pouvoir c’était le lieu indiqué pour le lui rappeler ça ;ce que nous n’allons pas accepter chez nous ne le faisons pas ailleurs !
    Yayi B s’est éclipsé pourquoi ?
    Ouattara qui parle d’élections inclusives et d’amnistie,pourquoi il n’a pas donné un exemple avec Bagbo et son clan ?
    Bref je suis dégoutté des ces gens la !
    Pour ce qui concernent nos OSC il faut simplement oublier nos interets égoistes et travailler a batir les fondements d’un avenir radieux afin que l’histoire de ce pays pour prenne pour model et exemple !
    Quant à la transition il faut qu’il passe à l’essentiel en posant des actes concrets qui montrent vraiment que le changement auquel le peuple aspire est effectivement en marche !
    Dieu bénisse le Burkina

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  • Le 8 octobre 2015 à 08:37, par Neekré En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    C’est triste. J’ai le cœur meurtri et ça fait pitié quand je vois des jeunes vaincus par le désespoir et qui s’adonne à toute sorte de "prostitution" pour pouvoir tirer leu épingle du jeu. On crée un parti pu une association par conviction et non par cupidité. Si on le fait par ce qu’on veut manger, on sera rattrapé tôt ou tard par son passé. Dommage

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  • Le 9 octobre 2015 à 17:23, par Wend ya wendé En réponse à : Pascal Tapsoba, président du mouvement Aube du Faso : « nous avions opté pour le dialogue, pour limiter les pertes en vies humaines »

    Je pense que tous ceux qui s’adresse par des menaces et injures a l’endroit de Pascal Tapsoba et Badolo sont des pauvres en esprits ...C’est dommage que cette jeunesse soit paralysé jusqu’a ce point ...Pascal Tapsoba je te conseil de suivre ton objectif et de continuer de lutter et laisser ces vautours de cette transition qui fera mieux de nous ecouter tous.....le jour viendra ou l vrei peuple sortira si vous ne changer ....Pauvres vautours !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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