Augmentation du prix de l’essence : Malhonnêteté ou escroquerie ?

vendredi 25 septembre 2015 à 22h48min

Le coup d’Etat perpétré par Gilbert Diendéré et ses hommes a paralysé la vie économique de notre pays. A Gaoua, capitale de la région du sud-ouest par exemple, outre la fermeture des banques, celle des stations aura incontestablement marqué les esprits. Pour se déplacer à moto ou en véhicule, il faut débourser la somme de 1000f à 2500f pour avoir de l’essence.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Augmentation du prix de l’essence : Malhonnêteté ou escroquerie ?

Avant la baisse du prix des hydrocarbures en octobre, les Burkinabè ont payé doublement et voire plus le litre de carburant cette semaine. Et la raison le coup d’Etat perpétré par le général Gilbert Diendéré et ses hommes le jeudi 17 septembre matin. C’est la surprise totale et voilà les saprophytes qui sortent de leur ombre. C’est l’occasion de faire incontestablement des affaires, car les banques sont fermées, les supermarchés et les stations de vente d’essence aussi.

A Gaoua, capitale de la région du sud-ouest, c’est la fermeture des stations d’essence qui aura incontestablement marqué les esprits. Pour se déplacer à motos ou à véhicule, il faut débourser la somme de 1000f à 2500f pour avoir un litre d’essence contre 750f auparavant chez les revendeurs. Et la raison principale, l’arrêt de la vie économique suite au coup d’Etat perpétré par les soldats du RSP.

L’arrêt de la vie économique connait une halte et pourtant les détenteurs de vélomoteurs doivent faire le contraire. En effet les populations ont besoin de cette denrée devenue rare soit pour répondre à l’appel des responsables syndicaux ou vaquer à certaines occupations.

Malheureusement des burkinabè ont saisi cette opportunité pour escroquer leurs frères. Débourser la somme de 1000, 1500, 2000, 2500 francs et voir plus pour obtenir le litre a été la quinine difficile à avaler pour bon nombre de Burkinabé et en particulier ceux de Gaoua. D’abord le coût et à certains moments la qualité douteuse du carburant servi.

Certains revendeurs justifient cet état de fait par le transport et la rareté de l’essence. Dans la cité du Bafuji beaucoup expliquent qu’après avoir raquetté le carburant se trouvant dans les communes de la région d’autres se sont rendus à Doropo en république de côte d’ivoire et de l’autre côté du Ghana pour s’en procurer. En tout état de cause ces raisons ne pourraient jamais expliquer cette pratique. Mais que dire de ces revendeurs qui ont eu la chance de prendre le carburant avec les stations qui ont ouvert occasionnellement si ce n’est de l’escroquerie.

Alors où se trouve l’intégrité dont nous nous vantons tant Burkinabé ? A toutes et à tous, il est vrai que nous aspirons tous à un lendemain meilleur, mais ce n’est pas en escroquant nos frères que l’on deviendra riche. En attendant que M’ba Michel s’installe confortablement sur son fauteuil c’est toujours le calvaire pour ceux qui veulent le carburant à moindre coût et de qualité.

Dalou Mathieu Da
correspondant régional
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés