Madiara Véronique Traoré, productrice : « Très peu de femmes ont le courage de se lancer dans l’agriculture »

jeudi 10 septembre 2015 à 23h39min

« La terre ne ment pas ». Cette affirmation est une conviction pour Madiara Véronique Traoré/Sanou, productrice de maïs à Orodara dans la province du Kénédougou (région des Hauts-Bassins). Femme courageuse, elle s’est engagée dans l’agriculture depuis 1996. Elle est aujourd’hui sans regret eu égard aux bienfaits que cela lui a rapportés et continue d’ailleurs de lui en procurer. Elle s’est ouverte à nous ce mardi 2 septembre 2015.

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Madiara Véronique Traoré, productrice : « Très peu de femmes ont le courage de se lancer dans l’agriculture »

C’est une série de désillusions professionnelles qui a entraîné dame Traoré dans le commerce, et ensuite, dans l’agriculture. Elle ne le regrette point et si c’était encore à reprendre, elle n’aurait pas passé 14 ans à espérer une fonction dans l’administration publique. En effet, se rappelle-t-il encore : « après le certificat d’étude primaire (CEP), je fais du bénévolat à la direction provinciale de l’agriculture de Orodara pendant 7 ans. J’ai toujours pensé que je serai retenue pour un poste –secrétaire, agent de bureau, etc- mais rien de concret ne se présentait. Découragée, j’ai quitté la direction pour la préfecture ou j’ai encore passé 7 ans. Rien de positive ne profilait à l’horizon ». Madiara s’est alors résolue à se lancer dans le commerce des fruits. Sa province étant réputée dans la production de fruits notamment des mangues, elle s’y est entièrement investie. Sa persévérance et son abnégation vont lui valoir le mérite d’être élue comme présidente de l’Union provinciale des professionnels agricoles du Kénédougou (FEPK) en 1997 après sa reconversion en productrice agricole en 1996. A la question de savoir pourquoi le choix de l’agriculture, dame Traoré dira qu’après avoir travaillé plusieurs années à la direction provinciale de l’agriculture, elle a eu le temps de comprendre l’importance du domaine. Cette mère de cinq (5) enfants, très appréciée par les populations de Orodara n’a pas donc hésité un instant lorsque l’occasion de se lancer dans le domaine s’est présentée à elle. « J’ai choisie l’agriculture pour montrer que lorsqu’une femme veut, elle peut », dit-elle toute fière. Elle évolue depuis deux ans, dans la filière maïs, après avoir dirigé plusieurs unions des producteurs, transformateurs et éleveurs de la province. Lire la suite

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