Bobo : Des boutiques de rue à l’arrière du Centre Muraz « dérangent » les OSC spécifiques

mercredi 9 septembre 2015 à 23h42min

Des populations de la ville de Bobo-Dioulasso se disent surprises de l’installation des boutiques de rue à l’arrière du centre Muraz. Il en ait de même pour des autorités administratives mais aussi pour les responsables dudit centre. Une « histoire » qui fait couler beaucoup d’encre et de salive que les organisations de la société civile dite spécifique ont éclaircie ce mardi 8 septembre à travers une conférence de presse.

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Bobo : Des boutiques de rue  à l’arrière du Centre Muraz « dérangent » les OSC spécifiques

« Nous voulons à travers cette conférence de presse vous informer d’une situation difficile à Bobo-Dioulasso et porter à la connaissance de l’opinion locale et nationale de l’occupation d’un domaine que nous estimons anarchique et très problématique ». C’est par cette « alerte » que Daouda Ouattara, coordinateur du mouvement citoyen Y’en a marre a introduit le point de presse. Entouré des représentants des autres OSC spécifique notamment le balai citoyen, mouvement en rouge Faso kun ko, mouvement anti-triptyque, mouvement Cocorico etc. la situation telle que dépeint va aux antipodes de l’esprit insurrectionnel. Il s’agit en effet, de l’occupation en cours de l’espace à l’arrière du centre Muraz sur l’avenue de l’Unité. Une « pire » des occupations anarchiques que la cité de Sya n’a encore connu selon Daouda Ouattara. Interpellé par de « honnêtes » citoyens, la coordination des OSC spécifiques aurait entamé une série de rencontre avec les autorités mais également avec les différents protagonistes à savoir l’acquéreur et les riverains. A en croire Daouda Ouattara, pendant qu’ils étaient en discussion pour la suspension de l’installation des boutiques de rue des citoyens voulaient agir de force afin qu’elle cesse. La lettre adressée au Haut-commissaire de la province du Houet, par ailleurs président de la délégation spéciale (PDS) de Bobo-Dioulasso n’aura pas d’effet. Ce dernier ayant orienté les OSC vers les services techniques municipaux. « On nous tournait en rond pendant que l’entrepreneur battait en record en termes d’avancement des travaux comme pour nous mettre devant un fait accompli », raconte le responsable du mouvement Y’en a marre. Ce n’est que le lundi 1er septembre après un long entretien que la délégation spéciale décidait de l’arrêt des travaux.

Que de versions divergentes…

A entendre les animateurs de la conférence, le centre Muraz aurait demandé aux services techniques municipaux d’intervenir pour embellie l’espace devenu un dépotoir. A cela s’ajoutent le stationnement des gros camions dont les nuisances portaient préjudice aux installations et aux employés du Centre. Un autre argumentaire avancé est celui de la mairie qui a concédé l’espace à un acquéreur contre la somme 1 600 000FCFA. Et la question que se pose les OSC spécifiques est de savoir si pour empêcher ou interdire les stationnements anarchiques ou d’éviter qu’un endroit soit un dépotoir constituent-ils une raison de concéder un endroit à une tierce personne pour usage à but lucratif. On apprend avec les animateurs que le sieur Oumar Yaogo acquéreur de l’espace entendait installé près de 80 boutiques qu’il allait louer à 1 600 000F CFA chacune. Aussi les échanges avec les autorités, selon Daoud Ouattara, ont révélé des vérités et contrevérités entachant ainsi la transparence, la crédibilité et la conformité et la légalité de l’occupation l’espace. D’où le questionnement des OSC sur le pourquoi et comment le Président de la délégation spéciale a pu signer une autorisation de l’occupation de cet espace à l’arrière du centre Muraz ? Ils ne passent également sous silence la « probable complicité » du directeur général dudit Centre.
En tout cas, précise M. Ouattara : « son omerta jusque-là pourrait être appuyé selon les informations que nous avons reçus du PDS, par la signature d’un document marquant son accord pour la réalisation des travaux eu égard aux dangers que cela pourrait comporter sur le plan sanitaire pour la population ». L’attribution de cet espace est tout simplement un faux-deal. Ces boutiques de rue dont près d’une quarantaine sont déjà dressées ne pourront être louées comme prévu. Elles doivent être déguerpies. C’est du reste ce qu’exigent les OSC spécifiques. D’où cet appel aux plus haute autorités de la transition afin qu’elles aient une attention particulière sur la gestion des collectivités locale, notamment celle de Bobo-Dioulasso.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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