Université virtuelle africaine : Le eLearning comme solution pour désengorger les amphis

LEFASO.NET | Marcus KOUAMAN • mercredi 8 mars 2017 à 17h03min

Le partenariat entre l’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo (UO1-JKZ) et l’Université virtuelle africaine (UVA), avec le concours financier de la Banque africaine de développement (BAD) a porté ses fruits. Désormais ce temple du savoir dispose de son centre de Formation ouverte à distance et de eLearning (FOADeL). C’est l’Institut de formation ouverte à distance de l’Université Ouaga 1 (IFOAD-UO1) qui a servi de cadre de lancement officiel ce lundi 6 mars 2017, à Ouagadougou.

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Université virtuelle africaine : Le eLearning comme solution pour désengorger les amphis

La formation à distance et le eLearning pourraient apparaître comme une solution au manque d’infrastructures pour accueillir les étudiants. Depuis bientôt trois ans (2014), le Burkina avait pris les devants en créant l’Institut de formation ouverte à distance (IFOAD-UO1) afin de tirer tous les avantages des Technologies de l’information et de la communication (TIC) en ce 21e siècle.

Logé au sein de l’IFOAD-UO1, le centre FOADeL installé dans le cadre du projet multinational II, financé par la BAD, dispose donc d’une salle de livraison de cours équipée d’une vingtaine d’ordinateurs, d’un tableau interactif et d’un système de visioconférence, et d’une salle pour le développement de contenus. Fonctionnel depuis novembre 2016, le centre a entamé des cours pour l’obtention de la licence en sciences informatiques appliquées et compte à ce jour dix-neuf étudiants.

Pour Zakaria Kolgo, Directeur de l’IFOAD-UO1/FOADeL, la mise en place de l’institut en 2014 s’inscrit dans la volonté et la dynamique de l’université de faire appel aux TICs comme « une bonne alternative et/ou un complément viable à l’enseignement classique ».Et, la venue du centre FOADeL renforce les infrastructures existantes et les services offerts (réunions, cours ou séminaires de formation à distance). Il rassure les étudiants quant aux conditions d’accès, qui sont les mêmes que dans les universités publiques du pays.

Présent à cette cérémonie, le recteur de l’Université virtuelle africaine (UVA) dont le siège est à Nairobi (Kenya), Dr Bakary Diallo a laissé entendre que sa structure permet aux institutions d’économiser et de désengorger les universités qui sont submergées par un nombre croissant d’étudiants. « A l’UVA, nous croyons que l’utilisation des TICs dans l’éducation permet aux institutions d’économiser sur des éléments tels que les infrastructures », indique-t-il.

Pour lui, ce moment est le bon pour l’Afrique, particulièrement l’Afrique subsaharienne, d’envisager l’utilisation de l’enseignement ouvert à distance et le eLearning. Cela afin de répondre au besoin croissant d’éducation abordable et de qualité. « Mais, souligne-t-il, cela exige des politiques et un financement appropriés, une planification et une exécution méticuleuse, des innovations, un contrôle qualité de la recherche et développement et une vaste campagne de sensibilisation ».
Confronté à l’épineuse question de la disponibilité des amphis, le Pr Rabiou Cissé, président de l’Université Ouaga1 Pr Joseph Ki-Zerbo, ne peut qu’être ravi pour la mise en place du centre de l’UVA. « Ce centre va améliorer la formation en quantité et en qualité à travers le numérique éducatif », confie-t-il.

Pour lui, il va permettre à l’apprenant de s’instruire quel que soit le lieu où il se trouve, le jour où il veut et en fonction du rythme auquel il veut suivre les cours. Ce qui, sans doute, peut résoudre en partie le problème de logement et d’effectifs dans les universités. Un processus qui s’inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement qui veut mettre en place l’université virtuelle.

Pionnière des solutions innovantes d’apprentissage numérique, l’UVA depuis sa création en 1997, œuvre à installer 29 centres dans 27 universités de 21 pays africains (neuf pays francophones, trois pays lusophones, neuf pays anglophones). Son bureau régional basé à Dakar couvre les neuf pays francophones. Pour l’implantation du centre FOADeL au pays des hommes intègres, l’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo (UO1-JKZ) a injecté la somme de 20 000 US Dollars et l’Université virtuelle africaine (UVA), 80 000 US Dollars. Avec un coût annuel de fonctionnement estimé à 17 500 US Dollars.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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