Centre national de transfusion sanguine : vite du sang pour les malades

samedi 5 septembre 2015 à 01h14min

En cette saison hivernale, période du paludisme, la demande en sang est très élevée. Malheureusement, l’offre est considérablement réduite due à la mobilité des donneurs pendant les vacances. Pour sensibiliser les hommes de médias sur la gravité de la situation, les responsables du Centre ont organisé le jeudi 27 aout dernier un atelier de formation à leur intention.

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Centre national de transfusion sanguine : vite du sang pour les malades

La situation est critique à la banque de sang. Elle est presque vide alors que la demande est très forte en cette période de paludisme. Les responsables du Centre national de transfusion ne savent plus à quel saint se vouer pour satisfaire la demande des centres de santé.

Une banque muée en centre

Au commencement était la Banque de sang des hôpitaux. En 2000, elle devient Centre national de transfusion sanguine (CNTS) avec pour objectif de renforcer la sécurité transfusionnelle. Au nombre des missions qui lui sont assignées figure en bonne place « l’approvisionnement des formations sanitaires en produits sanguins ». Il est subdivisé en quatre Centre régionaux de transfusion sanguine (CRTS) dont le plus important est celui de Ouagadougou.
Mais dans l’accomplissement de cette mission, le CNTS rencontre d’énormes difficultés. Insuffisance de matériel et surtout de sang. Ces difficultés se ressentent aussi au niveau régional. Pour le CRTS de Ouagadougou, les chiffres sont parlants. En 2014, sur 46949 demandes exprimées, 34175 poches ont pu être distribuées. Soit un taux de satisfaction de 72,79%. Le Gap était de 12401 poches. « Il m’arrive très souvent de me demander que sont devenues toutes ces 12401 personnes qui voulaient du sang et qu’on n’a pas pu leur en donner ? », a indiqué Dr Siaka Ouattara, directeur du CRTS de Ouagadougou.
La situation est aussi la même au plan national. En 2014, le CNTS a pu distribuer 70635 poches sur 89742 demandes émises. Soit un manque de 19107 poches.

Qui sont les grands demandeurs ?

Le CRTS de Ouagadougou ravitaille aussi bien les structures de l’Etat que les formations sanitaires privées comme les cliniques. Les services les plus demandeurs sont ceux s’occupant de la mère et de l’enfant, la traumatologie, la néphrologie et les services de chirurgie.
Pour cette année, la situation s’annonce encore plus difficile pour le CNTS et partant pour ses démembrements régionaux. Surtout pendant cette saison hivernale durant laquelle le paludisme touche plus de personnes.

Comment devient-on donneur de sang ?

Les donneurs de sang sont des élèves, des étudiants, des agents du public et du privé. « Pendant les vacances comme actuellement, les donneurs sont en déplacement alors que c’est la période où la demande en sang est forte. C’est comme si vous divisiez le nombre des donneurs par 5 pour satisfaire une demande qui s’est multipliée par 4 », a relevé Dr Siaka Ouattara.
L’appel des responsables du Centre est donc clair. « Nous appelons les populations à venir donner leur sang. Il ne faut pas attendre d’avoir un parent malade qui a besoin du sang avant d’en donner », a ajouté Dr Ouattara.
Pour donner son sang, il faut avoir au moins 18 ans et peser au moins 50 kg. Il faut avoir une santé apparente. La fréquence de don pour les hommes est de 3 mois et de 4 mois pour les femmes. Au bout de 10 dons, une carte est délivrée au donneur. « Nous étudions des possibilités pour faciliter l’accès aux soins et aux médicaments pour les donneurs lorsque ceux-ci en auront besoin », a indiqué Bénédicte Dayamba, directrice de communication par intérim du CNTS.
L’appel est donc lancé et tous sont conviés à donner de leur sang afin de permettre de sauver des vies de milliers de Burkinabè qui en demandent.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 5 septembre 2015 à 09:21, par Yiraba
    En réponse à : Centre national de transfusion sanguine : vite du sang pour les malades

    Ma proposition sur le don de sang,la gratuité des premiers soins qui est une phrase pour insulter le peuple par ce que c’est archi faux,alors donné de la valeur a ce fléau fait en un projet c a d metter en confiance les donneurs avec une prise en charge entière où total de leurs frais dhospitalisation en cas de leur admission dans les hôpitaux je suis certain on a parlera plus du manque de sang au Burkina merci@@@@@@

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  • Le 5 septembre 2015 à 12:24, par ousseini OUEDRAOGO
    En réponse à : Centre national de transfusion sanguine : vite du sang pour les malade

    Merci au Centre National de Transmission Sanguine d’avoir penser a la santé des malades en carence de sang. Mais moi je dirai que le problème ne doit pas être du cote des volontaires donneurs de sang mais plutôt au niveau de la reception, du stocquage et des conditions de distribution du sang. Nous devrons travailler a cultiver aux agents charges de la réception a plus de respect des donneurs. Je peux en temoigner car je suis un donneur depuis 2011 et de groupe O-. Plusieurs fois, je n’ai pas pu respecte mon calendrier de don de sang : soit par manque de temps des agent de réception, par un mauvais acceuil de leurs part, par manque de dispositif de stocquage de sang. Aussi, ce qui ma décourager est que des rumeurs coulent que certains agents de santé vendent les poches de sang aux patients ou détournent le sang au profit des marabouts qui en ont besoin. Je m’excuse si j’ai offense et merci.

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  • Le 7 septembre 2015 à 00:10, par DCPDS
    En réponse à : Centre national de transfusion sanguine : vite du sang pour les malades

    Merci pour les observations de M. Ouédraogo Ousseini. Ces critiques sont nécessaires en ce sens qu’elles permettent d’améliorer les prestations au niveau du CNTS. en effet L’accueil et de façon générale, la capacité à rendre chaque expérience de don agréable est un élément important pour la fidélisation des donneurs... Quant à la question de la vente, je dirai à M. Ouédraogo de ne pas se décourager car arrêter de donner aura des conséquences dramatiques pour de nombreuses vies... Au contraire, il faut continuer à donner et profiter de son appartenance au cercle des donneurs de sang pour dénoncer énergiquement et lutter contre le fléau de la vente du sang... Mais très souvent comme lui même l’a dit, il s’agit de rumeurs que l’on se plait à colporter pour se donner bonne conscience devant le drame du manque de sang... Merci pour vos dons antérieurs et dites vous que quelque part une mère, un enfant attend avec impatience votre prochain don ! Chaque donneur de sang est un héros !

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