Bobo-Dioulasso : L’ONG REVS+/Burkina parle des populations clés aux journalistes

mardi 25 août 2015 à 03h10min

Après les forces de défense et de sécurité, les magistrats, les professionnels de la santé, ce vendredi 21 août, des hommes et femmes de médias de la ville de Bobo-Dioulasso ont participé à un atelier d’échange sur la problématique de la prise en charge des populations clés à savoir les travailleurs du sexe et les usagers de la drogue. Cet atelier s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Plaidoyer et Droits Humains soutenu par l’association AIDES. En collaboration avec le SP/CNLS-IST antenne régionale des Hauts Bassins et la direction régionale des droits humains et de la promotion civique, la rencontre a réuni une quinzaine de journalistes.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Bobo-Dioulasso : L’ONG REVS+/Burkina parle des populations clés aux journalistes

Selon l’ONUSIDA, les travailleurs du sexe (TS) et les usagers de la drogue (UD), considérés comme des personnes vulnérables exposées au risque d’infection par le VIH/Sida, méritent plus que tout, un suivi sanitaire en vue de réduire la propagation de la pandémie.
L’atteinte de cet objectif ne peut se faire sans l’accompagnement de certains acteurs notamment la presse, la police, la gendarmerie etc. D’où l’intérêt de l’atelier du vendredi 21 août au profit des journalistes de la ville de Sya. Pendant une journée, ces derniers ont échangé sur la problématique de la prise en charge de ces populations dites clés après la série de communications sur :
-  Le droit à la santé des TS /UD face au VIH/sida
-  La genèse des normes de la drogue et le concept de réduction des risques
-  Les conséquences sur la santé publique dans le contexte VIH

Au cours de ses communications, le chargé de mission plaidoyer droits humains à REVS+/Burkina s’est beaucoup appesanti sur la nécessité de soutenir ces cibles. « Nous insistons essentiellement sur l’accès à la santé pour ces populations clés, ce que dit la législation burkinabé sur ces orientations sexuelles, mais aussi sur les usagers de la drogue parce que pour nous, ces personnes ne doivent pas être marginalisées en ce qui concerne leur droit aux soins sanitaires », précise-t-il. A l’en croire, les usagers de drogue, sont par exemple, 22 fois plus exposés au risque du sida selon le rapport de l’ONUSIDA de 2013. Aussi, dit-il, de plus en plus de personnes dissimulent leur orientation sexuelle du fait de la forte stigmatisation, de l’exclusion sociale, de la discrimination ou de toutes les formes de violences, exposant ainsi plusieurs autres personnes au risque du VIH/Sida.

En organisant cet atelier, l’ONG entend donc contribuer au renforcement de capacités des acteurs intermédiaires sur la problématique du respect des droits humains, quelle que soit l’orientation sexuelle. Sans tabou, les hommes et femmes de médias et les responsables de l’ONG ont échangé sur la question en apportant autant que possible leurs contributions. Pour le Chargé de mission, loin d’encourager des pratiques sexuelles, la prostitution ou encore la consommation de la drogue, il faut absolument changer les mentalités sur, notamment, la prise en charge sanitaire de ces populations clés.

Pour ce faire, REVS+ invite les journalistes à faire preuve de professionnalisme dans le traitement des informations les concernant. Appréciant positivement l’initiative, les participants ont promis de faire autant que faire se peut dans la sensibilisation des populations sur la problématique des populations clés. L’ONG REVS+/Burkina ne compte pas en arrêter là. Avec le soutien de AIDES et en collaboration avec le SP/CNLS et la direction régionale des droits humains et de la promotion civique, la maison des associations, elle envisage d’autres séries de formations et de campagnes de sensibilisations sur la problématique de la prise en charge de ces populations clés dans la lutte contre le VIH/Sida dans d’autres villes du Burkina Faso.

En rappel, REVS+ est une ONG de développement qui œuvre depuis plus de deux décennies dans la promotion de la santé et des droits humains. Elle a son siège à Bobo-Dioulasso. Elle a des antennes dans cinq provinces : Diébougou, Houndé, Solenzo, Dédougou, Dano.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés