Enseignement primaire et Santé : 131 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

lundi 24 août 2015 à 02h01min

Les Ecoles privées de formation des enseignants du primaire (EPFEP) Pengwendé et de santé Sainte Julie (EPSSJ) de Tenkodogo ont organisé, le samedi 22 Aout dernier, la cérémonie de fin de formation de leurs élèves. Discours, prestation de serment pour ceux de la santé, remise symbolique de diplômes et chants ont été les temps forts de la cérémonie.

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Enseignement primaire et Santé : 131 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

Du renfort pour le public et le privé. C’est ce qu’apportent les Ecoles privées de formation des enseignants du primaire (EPFEP) Pengwendé et de santé Sainte Julie (EPSSJ) de Tenkodogo avec la sortie des élèves des premières promotions d’IAC, d’AIS et de garçons et filles de salle. Au total 131 élèves ont effectué leur sortie de cette école.
Ce sont 69 Instituteurs adjoints certifiés (IAC), 31 garçons et filles de salle et 42 Agents itinérants de santé et d’hygiène communautaire qui ont reçu leur parchemin.
Pour les IAC, c’est la cuvée 2013-2015 qui est désormais sur le marché de l’emploi. « Nous avons durant ces années appris le savoir-faire et le savoir-être du métier. Pour cela, je peux dire sans me tromper que nous sommes prêts pour l’embauche », a indiqué Awa Ouédraogo, déléguée générale des élèves-maîtres.
Avec pour nom de baptême « Eduquer ou périr », ils ont fait 100% au Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP). Leur parrain était le directeur provincial de l’éducation nationale et de l’alphabétisation du Boulgou.

Oui pour sauver des vies

Le groupe des agents de santé se compose des garçons et filles de salle et des agents itinérants de santé et d’hygiène communautaire. 32 élèves garçons et filles de salle se sont présentés au test de fin de formation, 31 ont été admis, une personne est en session. Pour les AIS, 53 ont pris part à l’examen et 42 ont réussi. Onze sont en session. Ces deux promotions, qui veulent réussir leur insertion professionnelle et surtout leur carrière ont eu pour nom de baptême : « Ta vie c’est ma vie, donc je m’engage ». Au cours du cérémonial de prestation de serment, ils ont pris l’engagement « d’utiliser leurs connaissances pour soulager la souffrance humaine sans considération de l’appartenance raciale, nationale, des convictions politiques ou religieuses de tous ceux qui leur seront confiés ». Ces agents se sont aussi engagés à récupérer, promouvoir la santé et à s’abstenir de tout acte, tout propos, tout conseil, susceptibles d’abréger la vie ou de provoquer la mort.

Pour cette année, l’école, toutes filières confondues, a fait un taux de succès de 85, 88 %. Ce qui explique la joie du fondateur de l’établissement, Samuel Kéré. « Les examens auxquels ont pris part les élèves sont nationaux. Sachant cela, nous avons mis à leur disposition des enseignants de qualité. Et au regard des résultats, nous sommes rassurés qu’ils sont bien outillés pour l’emploi », s’est réjoui le fondateur.

Soyez dignes dans votre travail

Les parrains des différentes promotions ont saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux impétrants. « Préparez-vous conséquemment en vue des concours d’intégration. Ne comptez pas sur les facilités. Que votre succès soit à la sueur de votre front. Non seulement vous prendrez moins de risques, mais aussi cela vous évitera de devoir toujours baisser la tête devant un prétendu bienfaiteur », a dit Kalapé Soré, représentant des parrains. Poursuivant dans la même lancée, il a invité ceux qui ne seront pas reçus aux concours de proposer leurs services de façon bénévole aux différentes structures.
Pour le service, le représentant des parrains n’a pas manqué de rappeler à ses filleuls que « l’enseignement tout comme la santé sont de véritables sacerdoces, c’est-à-dire des fonctions qui ont dignité et rang de ministre du culte ; dont la respectabilité dépend du dévouement de ceux qui les exercent ». Il les a également invités à garder en mémoire cette maxime : « On ne se nourrit pas impunément de la sueur, des larmes et du sang de ses semblables, de leur misère, de leur ignorance et de leur crédulité ». « Ne soyez pas de ces enseignants qui vendent la craie aux élèves ou de ces agents qui vendent des seringues aux malades. Ne vendez pas ce qui doit être donné gratuitement aux usagers », a ajouté Kalapé Soré.

Fondées par Samuel Kéré, l’EPFEP et l’EPSSJ ont ouvert leurs portes en octobre 2013. Elles comptent aujourd’hui 260 élèves à l’ENEP et 299 élèves à la section santé. Une soixantaine d’enseignants dispensent les cours dans ces établissements. Pour les années à venir, le promoteur pense déjà à une extension des infrastructures et à la construction de dortoirs pour ceux qui viendront d’autres provinces et pourquoi pas d’autres pays. Car pour lui, « il faut faire de ces établissements des références dans la région du Centre-Est ».

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 24 août 2015 à 07:11, par Sansan
    En réponse à : Enseignement primaire et Santé : 131 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

    quel est le serment que prononcent les AIS ET GF/S. pour medecin nous savons que c.est le serment d.Hyppocrate et florence Nathingal pour le personnel infirmier et sage femme. De grace il faut arreter pervertir le choses car un serment a toujour nu reference do une histoire. felicitations aux laureats et lecole ste edwige pour so abnegation.

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  • Le 24 août 2015 à 10:45, par KABORE Rawelgué Gaston
    En réponse à : Enseignement primaire et Santé : 131 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

    Félicitations aux nouveaux loréats et surtout une bonne carrière à eux. Je crois qu’il est temps de faire prêter serment aux enseignants sortants pour qu’ils s’engagent à accomplir leur devoir dans la dignité, l’honneur et surtout le respect de l’éducation des enfants que nous leur confions. Il ne sert à rien de s’engager comme éducateur et de bâcler son travail ou de disparaître tout bonnement à la première difficultés. Vu la difficulté de la tâche d’enseignant, il est temps qu’on prenne cet engagement plus au sérieux. Que l’on évite de ramasser tous les chercheurs d’emplois désespérés dans les autres professions pour combler les vides dans nos classes et vouloir que ça marche !!! Ils ne sont pas là par vocation, mais par faim. Et dès qu’ils ont à manger, mieux ailleurs, ils disparaissent. Halte à cela.
    Gaston

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  • Le 24 août 2015 à 13:13, par TABITA
    En réponse à : Enseignement primaire et Santé : 131 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

    s’il ya un mal que le gouvernement avenir doit combattre c’est celui du recrutement et de la formation des enseignents sans niveau accademique. il y’a des enseignant qui peuvent même pas parler le français et ils doivent s’occuper des autres. om va notre système éducatif.

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  • Le 25 août 2015 à 11:00, par Traore
    En réponse à : Enseignement primaire et Santé : 131 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

    Oui pour sauver des vies, c’est vrai ? je ne pense pas car sur le terrain s’a été toujours autrement.

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