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Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

Accueil > Actualités > Opinions • • jeudi 20 août 2015 à 00h19min
Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

Nous avons longtemps hésité avant de prendre la plume pour cette tribune pour plusieurs raisons. D’abord, nous sommes du domaine, dénoncer a toujours été perçu au Burkina Faso comme un acte de frustrés. Effectivement nous avons une frustration à assumer, ayant été classé 2e en 11 participations aux concours d’architecture entre 2013 et 2014.

Pour paraphraser le Président Thomas Sankara, un homme incapable d’assumer sa révolte ne mérite pas qu’on s’apitoie sur son sort. Car révoltés nous le sommes également, d’avoir pris le risque de nous mettre à dos, confrères architectes corrompus et puissants et autorités en faisant une dénonciation non anonyme auprès de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat (A.S.C.E.) : ladite dénonciation a effectivement reçu oreille attentive auprès de l’institution du Dr. Ibriga qui a eu à diligenter des enquêtes. Mais nous sommes toujours en attente de la suite judiciaire qui leur sera donnée.

Enfin, parce qu’engagés dans des procédures judiciaires auprès du Tribunal administratif de Ouagadougou sur les élections de l’Ordre des Architectes du 09 avril 2015, nous estimions nécessaire de ne pas faire indirectement pression sur le travail de la justice. Mais au finish, qui mieux qu’un « homme de la maison » peut mieux disséquer un problème intérieur, ce d’autant plus que l’architecte de part sa mission a toujours joui d’une bonne image et d’une respectabilité qui sans doute empêchent aujourd’hui les autorités d’apprécier avec lucidité le problème de la corruption dans les concours et marchés publics d’architecture.

La prise d’une tribune sur la corruption dans l’architecture est également faut-il le souligner, réprimandée par l’Ordre des Architectes pour qui le linge sale se lave en privé. Nous avons en mémoire notre traduction puis notre « relaxe » devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des Architectes courant 2012 pour avoir publié un bref article sur lefaso.net traitant du parcours de combattant pour les Burkinabè avant d’obtenir l’autorisation de construire et de la corruption dans les concours d’architecture. Mais ce ne sont pas ces actes d’intimidation et derniers soubresauts d’un Ordre agonisant au service d’un clan d’incompétents et puant d’une forte odeur de corruption qui nous intéressent ici.

L’architecte et sa mission

Nous ne ferons pas un gros laïus sur la mission d’architecte, laïus qui du moins se trouve dans le premier dictionnaire consulté. Disons tout simplement ce qui est généralement méconnu à savoir que la mission d’architecte est avant tout une mission de service public. Quand un immeuble s’écroule, le premier à répondre dans certains pays est l’architecte en tant que maître de l’œuvre. Le célèbre architecte et ingénieur polytechnicien Paul Andreu, auteur pourtant de près d’une centaine d’aéroports dans le monde pour le compte des Aéroports de Paris (ADP), n’a pas échappé aux perquisitions et mises en accusation avant d’être blanchi lorsqu’une partie du toit du terminal 2E de l’aéroport de Roissy s’est écroulé faisant quatre morts et sept blessés le 23 mai 2004. Malheureusement chez nous c’est après des écroulements d’immeubles ou des inondations que nos autorités reconnaissent ce rôle de service public aux architectes.

Le deuxième aspect à retenir de la profession d’architecte est celui d’un bâtisseur de ville avec les urbanistes et les ingénieurs. Là encore, au Burkina Faso, on dénie ce rôle aux architectes : ainsi après avoir co-remporté avec un confrère le concours national d’urbanisme de la cité 1500 logements sociaux à Bassinko en janvier 2012 (aménagement de 369 hectares), nous avons vite été écartés du suivi du projet par des architectes pressés de réaliser des bonnes affaires avec les promoteurs immobiliers en « charcutant » le zooning sans aucune logique de cohérence urbaine. La ville est un ensemble de réseaux fonctionnels dont la cohérence générale définit la qualité. Mais dans ces réseaux, le réseau bâti est le plus visible : quand la qualité des bâtiments et leur fonctionnalité sont bonnes, cela donne une bonne urbanité à la ville. C’est pourquoi, pour chaque édifice qu’il soit public ou privé, il est d’usage de procéder au choix du meilleur projet par plusieurs formes de mise en concurrence :
- l’appel d’offres public : il vise à sélectionner le meilleur candidat selon les critères généralement admis de mieux disant (rapport qualité/prix). L’appel d’offres défavorise généralement les jeunes bureaux ayant de la compétence mais pas encore de l’expérience ;
- le concours d’architecture ouvert ou restreint vise à sélectionner le meilleur projet selon des critères généralement admis d’esthétique, de fonctionnalité, de faisabilité, de durabilité, d’adaptabilité au milieu social et urbain, ou de « l’intelligence globale du projet » selon l’expression empruntée au standard UNESCO-UIA (Union Internationale des Architectes). Souvent décrié du fait de la subjectivité de l’architecture qui est à la fois science et art, le concours d’architecture permet de révéler des projets audacieux et des jeunes architectes ;

Il y’a en outre le gré à gré qui s’obtient au Burkina Faso auprès d’institutions publiques ou des maîtres d’ouvrages délégués. A l’international, il est utilisé surtout comme un outil de marketing urbain par les villes pour rehausser leur image : faire signer un grand projet de musée ou centre culturel dans sa ville par une signature internationale de l’architecture comme Zaha HADID, Franck O. GEHRY, Jean NOUVEL, SANAA, Ieoh Ming PEI, etc est la garantie d’un attrait touristique massif. Il peut se justifier outre cet aspect marketing par l’urgence du moment ou d’autres facteurs comme la sécurité-confidentialité. Si les maitres d’ouvrage délégués (MOD) taxés longtemps de clientélistes donnant les marchés toujours aux mêmes architectes, ingénieurs ou entreprises sont en train de s’ouvrir au plus grand nombre au Burkina Faso, du côté de l’Etat, la compétence passe toujours en second plan.

Près de quatre milliards de francs CFA détournés en deux ans

Disons-le tout net : 90% des concours d’architecture sont truqués dans notre pays. Entre 2013 et 2014, environ 11 concours nationaux ont été ouverts au Burkina Faso. Le moins que l’on puisse dire, si on ne peut pas critiquer certains jugements du fait de la subjectivité de l’architecture, il serait aberrant de tout ramener à cette simple phrase : ceux qui critiquent sont les mauvais perdants. En outre, des faits objectifs donnent à douter sérieusement de la crédibilité de concours d’architecture : que le Président de l’Ordre des Architectes participe au concours d’architecture en se donnant le privilège de choisir lui-même le représentant de l’Ordre dans le jury du concours, qu’on désigne comme représentant de l’Ordre dans les jurys des architectes n’ayant aucune expérience dans les concours, ou n’étant pas inscrits sur le tableau de l’Ordre depuis des années, que l’on change le règlement au cours des corrections, etc.

Que des autorités informées de tout cela, du rapport de l’ASCE sur les concours d’architecture restent silencieuses, tout cela donne à réfléchir. On sait les architectes particulièrement puissants, impliqués dans les clubs services et les réseaux sociaux, religieux et sportifs : cela justifie-t-il que personne n’ait envie de faire la lumière sur ces affaires très louches qui ont pignon sur rue dans notre domaine ? Qui veut-on protéger ? On sait également que la corruption de concours est également le fait de l’Etat : avant 2014 où sous nos critiques un nouvel règlement des concours a été élaboré et limite considérablement le nombre de membres de jurys, les jurys de concours d’architecture étaient de véritables messes publiques d’affaires. Chaque ministère concerné environ une dizaine était sollicité pour envoyer un membre dans les jurys. Certains conseillers ministériels auraient même été impliqués dans le truquage des concours d’architecture.

Disons qu’un concours d’architecture peut rapporter au lauréat jusqu’à 400 millions de FCFA. Pour bien moins que cela, de gros procès sont organisés dans ce pays, alors pour des arnaques qui pourraient atteindre 4 milliards de FCFA, pourquoi les autorités judiciaires restent-elles toujours silencieuses dans ce Burkina où il parait pourtant que « plus rien ne sera comme avant » ? Parce que les auteurs de ces actes de possibles vols en bande organisée sont trop riches et trop puissants ? Parce que cela salirait des membres de l’administration ? Ou tout simplement parce que les victimes sont majoritairement des architectes pauvres ou trop jeunes dans un pays où il ne fait bon d’être ni pauvre ni jeune ?

Quoiqu’il en soit, maintenant que nous avons rompu publiquement l’omerta sur la corruption dans les concours d’architecture que certains s’efforcent de cacher au public en cooptant une fonctionnaire à la tête d’un Ordre des Architectes libéral à plus de 90%, nous irons jusqu’au bout. Ni les procès de diffamation à des fins d’intimidation, ni les articles de dénigrement payés chèrement auprès de journalistes peu professionnels encore moins l’inimitié de certaines autorités ne nous feront fléchir dans notre combat pour une architecture Burkinabè véritablement en régression. Car le constat est en effet amer : les bâtiments les plus intéressants et les plus fonctionnels de la ville de Ouagadougou sont les anciens bâtiments construits avant les années 80 : le palais de justice au centre-ville, la gare de train signée du défunt Abel Isaac Traoré premier architecte Burkinabè, l’ancien bâtiment de la Poste, etc.

La majorité des architectes ne participent plus aux concours qu’ils estiment attribués d’avance. Toute une génération d’architectes, pourtant brillante, vit aujourd’hui meurtrie, silencieuse dans une omerta, ne sachant où se plaindre entre le courroux éventuel des autorités et la menace de la chambre disciplinaire de l’Ordre. Quand on est architecte Burkinabè, il n’est pas rare de se faire rabrouer par des concitoyens qui voyagent de plus en plus à travers le monde et s’émeuvent de la mauvaise architecture des bâtiments au Burkina Faso. Hélas, après l’échec de gros projets urbains comme le projet ZACA qui ont fini en simple vente de parcelles au mieux disant, le silence complice des autorités avec les gros truands de l’architecture, doit-on laisser cette situation perdurer ?

Nous adresserons cette tribune à tous les candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2015 et aux autorités judiciaires dans l’espoir que des juges soient nommés un jour pour enquêter sur ces affaires de vols en bande organisée.

Lahousséni Tahar OUEDRAOGO
Architecte DENA Rabat
Urbaniste DIUP Paris XII
Aménageur Paris-Sorbonne IV
lahoussenio@yahoo.fr

Vos commentaires

  • Le 19 août 2015 à 08:49 En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    L’esclave qui n’est pas capable de se revolter ne merite pas que l’on s’apitoie sur son sort.

    Comment vous avez pu laisser une ancienne du ministere de l’habitat et de l’urbanisme devenir presidente de l’Ordre des Architectes ? Si elle est au ministere dans son poste, c’est qu’elle fait partie de l’ancien reseau sous le CDP.

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  • Le 19 août 2015 à 09:01, par GUETBA OUEDRAOGO En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Vos observations sont d’autant plus vraies que nous vous encourageons à persévérer. Pire, tous les pêchés d’Israël que l’on fait portés les entreprises d’exécution de travaux d’infrastructures (bâtiments, électricité que je connais le mieux) découlent plus de cette corruption et de l’incompétence de vos dits "puissants architectes" du moment. Effet, par voracité, ils se liguent à des cabinets "bas de gamme" mais "puissants" aussi à leur image et passent tout le temps à produire des dossiers bancales sans précisions aucune si bien que le dossier sur lequel l’entrepreneur s’appuie pour soumissionner n’a jamais reflété un temps soit peu la réalité du terrain. Cette carence des dossiers des architectes "puissants" se révèle toujours avec le dossier d’exécution de l’entrepreneur et ces puissants n’ont jamais eu honte de s’approprier du dossier corrigé par l’entrepreneur pour bomber la poitrine en fin de projet comme étant l’auteur de l’œuvre ! Mon œil.
    A titre d’illustration, prennez n’importe quel dossier d’électricité courant fort ou courant faible de ces architectes dits puissants et compter le nombre de postes du devis dont la quantité est déterminée par ces nombres "Ensemble (Ens) ou Forfait (Ff)" qui non aucun sens dans la détermination d’une quantité donnée dans aucune autre science que dans l’architecture. Enfin, pour mieux masquer cette carence, ils "architectes puissants" ont inventé (certainement à grosses gouttes) l’expression "AVEC TOUTES SUGGESTIONS" qui’ils truffent au bout de chaque ligne de leur devis.

    Je précise que je ne suis pas architecte mais je vous soutiens.

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  • Le 19 août 2015 à 09:13, par ZigriRooKooKa En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Bel article, je dirais que la corruption dans le monde des architecte commence même au niveau concours d’entrée dans la prestigieuses école d’architecture sous régionale. Je ne vous rappelle pas mon parcours de combattant quand jeune bachelier j’ai été admis à ce concours ! J’ai compris finalement le cœur brisé de voir s’évaporer un rêve d’enfant que j’avais de devenir architecte ! Le cœur meurtris j’ai compris qu’il fallait être d’une famille aisée pour prétendre avoir la bourse pour aller y étudier. Le fait de gagner le concours aussi difficile soit il n’était pas un mérite suffisant pour y aller. Nos bourses en son temps ont été détournée et attribuée à des enfants de grands qui s’étaient au départ inscrit sur titre ! Faut croire que la gouvernance COMPAORE a fait toute sorte de victimes ! Pour l’anecdote mon père m’avais amené voir un architecte après mon CEPE pour lui dire mon rèves de devenir architecte comme lui. Ce dernier me dit ceci " gagne le BAC C dans 7 ans et revient me voir pour qu’on en parle". Sept ans plus tard avec mon père nous sommes aller le voir avec en poche le BAC C et l’admission au concours d’entrée à l’école d’architecture mais malheureusement avec aussi un refus d’octroi de la bourse d’étude. Ce monsieur tout aussi meurtri que moi me dis " je ne sais pas quoi te dire mon fils, soit fort et courageux et bat toi !".
    Aujourd’hui encore même avec trois diplômes d’ingénieurs en poche et un poste de haut cadre dans le privée, j’ai toujours le cœurs lourd d’avoir raté ce rendez-vous avec un rêve pour lequel je me suis préparé depuis ma tendre enfance.
    Aussi entant que sympathisant de votre noble métier de bâtisseurs, je vous exprime mon soutient et mes encouragements à aller de l’avant !
    De la part d’un architecte raté !

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  • Le 19 août 2015 à 09:22, par bouffetout En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Bien dit. Un étudiant brillant que j’ai connu. Le refus de la médiocrité.

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  • Le 19 août 2015 à 09:27, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    - LAHOUSSÉNI, tu as été très resposable en écrivant cette lettre et surtout en dénoncant les tares de l’ordre et les magouilles dans le concours ! C’est pourquoi plusieurs immeubles s’éffondrent à peine construits. Ce sont à des incapables et des incompétents que le travail est confié.

    Moi à ta place, je dormirai désormais à l’aise et tranquille. Un homme honnête comme toi ne peut dormir à l’aise avec ces problèmes dans le ventre sans les dénoncer.

    Tu viens de faire du bien à tout le Burkina Faso et que PLUS RIEN NE SOIT COMME AVANT !!!!!

    Merci LAHOUSSÉNI.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 19 août 2015 à 10:50, par MRSI En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Toi tu te plains de quoi au juste ? des immeubles qui s’écroule ou des nominations relevant de pouvoir discrétionnaire ou d’élections impliquant d honnêtes architectes ? ça sent la jalousie mon frère.

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  • Le 19 août 2015 à 11:08, par SAMSA En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    "Nous ne ferons pas un gros laïus sur la mission d’architecte". je n’ai pas de dictionnaire. c’est quoi un "laïus" ? voilà !! ce sont ces gros mots inexpliqués qui induisent en erreur. et puis toi tu étais ou sous le regime compaoré ?

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  • Le 19 août 2015 à 11:09, par le frusté En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    ah la corruption dans les concours !
    Je vous invite également à faire un tour au ministère en charge de l’eau (MARHASA).
    On nous chante que plus rien ne sera comme avant, et pourtant on voit des femmes qui composent des sujets de concours et pire encore corrigent pendant ce temps que leurs maris sont candidats. Résultats : le mari sort major.
    l’ASCE devra aussi jeter un coup d’oeil au concours professionnel d’ingénieurs du MARHASA.
    C’est vraiment dommage pour les pauvres et les faibles.

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  • Le 19 août 2015 à 11:29, par GELDOF En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Bien dit , je pense que vous ne devez pas vous inquiété car votre tour viendra, faite toujours des bons projets pour votre pays , car Dieu c’est bien faire les chose. Surtout du courage

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  • Le 19 août 2015 à 11:59, par le juste En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Mon frère MRSI, ne serait ce pas plutôt toi le jaloux ? Il a développé ce dont il se plaint, si tu es trop paresseux pour lire l’article en entier, ne nous demandes pas de te faire une synthèse et aies du respect pour ce jeune courageux qui a risqué jusqu’à sa vie pour lancer cette brillante alerte. Un jaloux aussi compétent si on en juge ses résultats, il faut le féliciter tout de même. Courage Mr Lahousséni le pays a besoin de gens courageuses et brillantes comme vous.

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  • Le 19 août 2015 à 12:25, par yelkaye En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Eh les concours de la SNI (logiciel, site, open DATA) organisé par l’ANPTIC ? Purement de la mascarade piloter par des vautours et hibous au yeux gluants.
    Ce qu’il faut c’est une vraie rupture avec le passé et installer la vraie intégrité dans les cœurs. Trop de mécréants gangrène l’administration !!!

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  • Le 19 août 2015 à 12:32 En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    C’est la mafia dans le domaine de la construction.

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  • Le 19 août 2015 à 12:33, par koudka En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Bien dit ! courage ! on est ensemble pour combattre l’injustice ou qu’elle soit !

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  • Le 19 août 2015 à 12:52, par sida En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Toujours aussi clair et battant que je l’ai connu mon frère....merci d’avoir choisir de te battre pour que le Burkina Faso gagne...au lieu de te rabaisser au rang des dinosaures incompétents et criminels (oui !) que tu dénonces...l’honnêteté paies toujours, inéluctablement !
    Que Dieu t’aide et te protège ! Tu vas gagner c’est sure !

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  • Le 19 août 2015 à 13:11, par Soyons intègres En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Décidément, la corruption a la peau dure. Les premières autorités ont intérêt à réagir pour éviter des issues chaotiques à notre cher Faso. Malheureusement, la réalité est toute autre. Il existe toujours dans ce pays des gens qui pensent que rien ne peut leur arrivé tellement ils sont puissants, ils ont des gros bras, ils ont des relations. Ils font ce qu’ils veulent et "il n’y a rien". L’histoire nous apprend que l’homme n’apprend rien de l’histoire. Les mêmes erreurs sont répétées et les mêmes conséquences se sont toujours produites.

    Il faut tout simplement que chaque responsable à son niveau mette de l’ordre dans ses rangs, en commençant par nos dirigeants. Car les aînés doivent être des modèles pour les cadets, les plus âgés des modèles pour les moins âgés, ...Mais dans un pays où la morale agonise, où les aînés briment les plus petits, où les riches narguent les pauvres, où passer par tous les moyens pour s’enrichir est devenu la référence, où rien n’est fait pour une véritable justice, où va-t-on ? Si ce n’est dans le gouffre. Dieu nous en préserve.

    Mister Lahousséni OUEDRAOGO, bon courage. Il faut des dénonciations publiques comme celle-ci pour les choses changent, pour que "plus rien ne soit comme avant".

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  • Le 19 août 2015 à 14:43, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    On peut comprendre la frustration de l’auteur et louer son courage. Cependant la supposée inaction des autorités n’est pas forcément voulue. Une chose est de voir des actes louches, une autre est de prouver qu’il y a corruption, et c’est en cela que les juridictions sont souvent faibles par rapport aux attentes des justiciables.

    Comment prouver qu’un jury a triché ? Quel texte donnant la composition du jury a été violé ? Voila quelques exemples de question auxquelles il faut répondre pour attaquer des gens en justice, ce qui est plus difficile que d’écrire pour dénoncer. Quand à être juge et partie, il y a effectivement problème, cela doit être discuté et faire l’objet d’un règlement intérieur.

    En ce qui concerne la présidence de l’ordre des architectes, je suis en total désaccord avec M. Ouédraogo. Sur quel principe se base-t-il pour dire qu’un fonctionnaire ne peut pas présider l’ordre des architectes ? On pourrait dire la même chose des autres ordres (médecins, pharmaciens, avocats, ingénieurs, etc...) ou certains sont salariés du public ou du privé alors que d’autres ont leur cabinet. Pourquoi devrait-on exclure des gens qui ont fait les mêmes études que vous et qui font le même métier ? Quand à l’argument de la majorité qui serait au privé, quel est le rapport ? Les médecins sont en majorité au public mais cela n’est pas un critère pour devenir président de leur ordre si les gens votent pour vous ? Les discriminations subjectives n’ont jamais arrangé une organisation, il serait sage de mettre de l’eau dans votre vin.

    Bon courage à lui dans sa lutte contre la corruption dans son milieu.

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  • Le 19 août 2015 à 14:51, par Tchintigui En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Bien dit cher ami.
    Il faut une véritable rupture avec les mauvaises pratiques du passé.
    Cela, pas uniquement au ministère de l’habitat et de urbanisme, mais aussi au ministère des infrastructures, du désenclavement et des transports, parce que là également, le malaise devient profond (les mêmes qui ont quitté du néants raflent toutes les offres, quand bien même on constate toujours la médiocrité dans la réalisation de ces projets).
    Courage, cher ami, car par tout où on passe c’est cette même jeunesse qui exécute (sous-traitance) la plus part des projets (sans même avoir l’expérience requise comme ils le disent plus haut).
    je fais remarqué aussi que dans la plus part des demandes de proposition, l’expérience requise est d’au moins 8 à 15 ans avec d’autres critères qui n’ont pas de sens. Penses t-on réellement à cette jeunesse qui sort de nos écoles ?
    A mon avis non, parce que je suis sur que l’Etat ne peut pas embaucher tout le monde, pourtant avec les critère de sélection sus-cités le privé également n’est pas prêt à prendre des jeunes qu’ils devront d’abord formé avant qu’ils ne soient opérationnels.

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  • Le 19 août 2015 à 15:31, par Le Capitaine En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Tahar, félicitations pour ton article. Cela traduit la réalité et la profondeur de la corruption dans notre pays. Tu fais partie des architectes dont le nom sera gravé dans notre histoire, au regard des travaux que tu as effectués et des prix reçus, aussi bien au Royaume qu’au pays. Tiens bon, nous sommes de tous cœurs avec toi. Rien n’arrêtera la vérité.

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  • Le 19 août 2015 à 16:04, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    - SEBGO (16), ok, mais l’enseignant ou le professeur est-il un fonctionnaire ? Si c’est oui, alors peux-tu l’imaginer présider l’Ordre des Médecins, des Avocats ? Si c’est non, alors tu as la réponse à ta question.

    Sache qu’un Ordre n’est un Comité de Pilotage d’un programme ni un Conseil d’Administration, encore que présider ces structures requiert quelques compétences du domaine concerné. Merci.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 19 août 2015 à 16:17, par ya sidbala En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Mr ou Mme Shaft, relisez bien son article : il mentionne avoir gagné un concours d’urbanisme et c’était en 2012 et non 2009. Lisez bien avant de critiquer. Et même s’il avait déjà gagné un concours est ce pour autant qu’il ne peut pas dénoncer la corruption dans ce domaine ?
    Mr ou Mme Tchintigui, le journal La Rupture à déjà publié sur l’Ordre des Architectes et il semble que leurs textes datent de plus de 20 ans et que depuis cinq ans les anciens refusent la relecture des textes qui avaient été taillés sur mesure par les fonctionnaires qui étaient majoritaires et plus puissants à la création de leur ordre. Quand même 90% dans le privé ...en plus la présidente qui serait fonctionnaire au ministère de tutelle, ya pas de conflit d’intérêt ? Bref je passais juste à côté par là...

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  • Le 19 août 2015 à 17:26, par Rocher En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Bien dit, on passe tout le temps a casser les tympans *emploi des jeunes , les jeunes doivent s’auto employer...* et quand un jeune crée sa boite ,embauche des expérimentés,obtient son agrément technique, l’accompagnement de la banque ,on lui demande d’avoir fait des travaux similaires bien que les techniciens aient eu des expériences similaires.
    C’est quoi ca, si ce n’est de la méchanceté organisée, alliée a la bêtise pour bloquer les jeunes dynamiques.

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  • Le 19 août 2015 à 17:26, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    @Koro Yamyélé, post 19 : La personne querellée est une dame, fonctionnaire certes mais diplômée d’architecture et d’urbanisme de l’EAMAU de Lomé, ou elle a été admise par concours et non sur titre, régulièrement inscrite au tableau de l’ordre des avocats depuis la création de cet ordre.

    Ce n’est pas la seule fonctionnaire diplômée d’architecture dans son ministère, et je ne vois pas pourquoi on devrait brimer ces gens en les empêchant de diriger leur ordre. Rappelons que le président de l’ordre est élu par ses pairs et non nommé. Les candidats malheureux à ces élections ne peuvent pas invoquer son statut de fonctionnaire ni le fait que 90% des architectes sont du privé si la majorité de ces mêmes architectes du privé ont voté pour elle ?
    Cordialement

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  • Le 19 août 2015 à 17:35, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Ah, les gens aussi...
    Donc un fonctionnaire du ministère du travail ne peut pas diriger un syndicat ? Ou bien un médecin fonctionnaire donc relevant du ministère de la santé ne peut pas diriger l’ordre des médecins ? Quel est le rapport ? Ou voyez vous un conflit d’intérêt ???

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  • Le 19 août 2015 à 18:52, par le gbè En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Mon frère bon courage. Très intelligent, Homme de vérité ce Monsieur. J’ai fait l’UPB avec ce gars. Sa carrière ne m’étonne pas. Il est simplement un exemple à suivre.

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  • Le 19 août 2015 à 19:56, par fessart En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Cher frère je suis tout heureux de te lire, tu as toujours combattu l’injustice et toutes formes de favoritisme ; effectivement le pays est pourri jusqu’aux os et cela se ressent un peu partout ;
    continues d’éclairer nos lanternes car ensembles nous construirons des lendemains meilleurs pour le Burkina Faso......AzD

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  • Le 19 août 2015 à 22:41, par ya sidbala En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Mr Sidpawalemda sebgo vous ressemblez étrangement à un tres proches de la dame en question ou à ceux qui auraient payé des journalistes pour dénigrer ce jeune homme selon son écrit et semblez très au fait des choses chez les architectes... bon comme ils disent l’affaire est devant le tribunal administratif , laissons travailler la justice sereinement. Mais l’objet de son écrit comme l’indique le titre ce n’est pas la guerre de place dans leur ordre mais la corruption des concours d’architecture. Donc vous niez tout ce qu’il raconte alors ? Ya aucune corruption chez les architectes ? Même la présidente à pourtant reconnu qu’il y’avait corruption dans un journal je sais plus sidwaya ou l’événement... Dites donc à la dame que vous semblez connaître très bien de demander à la justice d’enquêter sur les allégations de Lahousséni. Kôrô yamyelé tu as parfaitement raison car tu parles avec un raisonnement de preuves et non de la connaissance familiale comme Mr Sebgo. Allez je passais juste par là...

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  • Le 20 août 2015 à 06:05 En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Les gars, réglez vos problèmes et laissez l’ordre des médecins tranquille car eux au moins ils posent des actes concrets car ils traduisent en justice tout fossoyeurs qu’ils épinglent, même si après ces malfrats se débrouillent pour s’enfuir....Dans l’ordre des médecins, il y a des gens du public comme du privé !

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  • Le 20 août 2015 à 08:27, par véritas En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Décidément les ingénieurs ne sont pas aimés sous ces cieux.
    Merci pour ton article Mr OUEDRAOGO.
    En tant qu’ingénieur GR, On croyait que la force existait seulement au niveau d’autres ministère tel le MARHASA où les résultats sont connus d’avance.
    Mais un jour viendra où tout cela finira.

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  • Le 20 août 2015 à 09:11, par ka En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Jeune Architecte, je confirme, et je demande qu’une vraie justice se penche sur ces cagouillards qui distribuent les marchés entre amis de classe et les plus aisés, qui s’enrichissent illégalement. Que la justice enquête sur le haut responsable de l’ordre, et l’envoyer réfléchir deux ou trois jours a la MACO afin que les jeunes architectes respirent et prennent le flambeau d’un Burkina qui veut émerger a travers sa jeunesse, l’avenir du 21e siècle. Oui le monde des architectes au Burkina, est un monde pourri, nourri avec la clique de Blaise Compaoré. Au Burkina entre la compétence et l’argent, les vieux charognards d’architectes choisissent l’argent, voilà pourquoi nous immeubles et maisons partent toujours en fumée. Que la justice mette au frais les anciens présidents de l’ordre des architectes. Bravo Tahar, et merci pour ton courage.

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  • Le 20 août 2015 à 09:59 En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    J’aurai souhaité un minimum d’honnêteté de la part de ce Monsieur. Il a posé sa candidature et quand la dame a déposé la sienne ; il a envoyé une lettre pour se retirer (peut être a t il peur comme les gens de DAESH de se faire battre par une femme et allé direct en enfer ?). Personne ne l’a forcé. Aujourd’hui il joue les victimes. La présidente actuelle a été vice major de sa promotion, est brillante et appréciée de ses pairs. Ah j’oubliais elle est aussi jeune.
    Voici quelqu’un qui se plaint de l’ancien président qui aurait selon lui profité de son titre pour gagner des concours. L’actuelle présidente est de l’administration, a t elle un cabinet ? non.
    Quant à sa position de 2èime,il n’a qu’a s’en prendre à lui même. Si sur 11 jury différents avec 11 lauréats différents il a eu cette position ; qu’il l’assume, car tout le monde ne peut pas être contre quelqu’un tout le temps. C’est du bon sens. Au moins en architecture on permet aux jeunes sans expérience de postuler. Qu’il aille voir en bâtiments, sans marchés similaires point de soumission.
    Donc faut arrêter cette cabale complètement stupide et se mettre au travail.
    Pour terminer, j’aimerai qu’il nous parle de son fameux gré à gré de 400 millions pour un projet qui n’a jamais été exécuté.

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  • Le 20 août 2015 à 10:47, par Découragée En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Félicitations pour ce courage ! J’espère sincèrement que ta lutte portera fruit. Moi je suis jeune mais j’ai perdu toute foi en ce pays qui est le mien. Je ne crois plus en l’existence de la justice dans ce pays et je reste pessimiste quant au changement des choses dans le bon sens. Dommage !

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  • Le 20 août 2015 à 11:57 En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Intervenant 30, si vous avez des informations qui le compromettent, saisissez l’ASCE comme il l’a fait oubien la justice oubien envoyez un droit de réponse signé à lefaso.net ou tout autre organe de presse. Sinon des accusations jetées de façon anonyme comme ça c’est trop facile et peu courageux .
    En tout cas chapeau à ce jeune homme pour cette alerte qui ne va sûrement pas tomber dans l’oreille d’un sourd.

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  • Le 20 août 2015 à 12:16 En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Intervenant N°30, vraiment tu as quel problème avec TAHAR si ce n’est que de l’aigreur et de la jalousie, lui au moins il a été à plusieurs reprise 2ém lors de concours, et toi ??? C’est même pas sûr que tu as le bac même vue ton niveau d’ignorance et d’aigreur. De plus on pas besoin d’avoir son cabinet pour faire les deals dans les concours, tu réfléchis comment même ??? In fine toi tu est quoi même pour qu’il vienne te parler de son " soit disant gré à gré de 400 millions " ??? Mais ce qui est réconfortant dans sa, eh ben c’est qu’il aura le mérite d’avoir eu l’audace d’écrire un si bel article, que toi aigri tu pourras jamais faire, parce que c’est même pas sûr que tu pourras payer les frais pour la parution !!! Aigri là, même pas le courage de mettre son nom . . . Pintade !

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  • Le 20 août 2015 à 13:05, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    @Ya sidbala, post 26 :
    Si vous relisez mes post précédents, vous pourrez voir que j’encourage M. Ouédraogo dans sa lutte contre la corruption et les conflits d’intérêt que je ne conteste nullement. Le courage même de parler ouvertement est à saluer. Si un président de l’ordre désigne un membre de jury pendant qu’il est lui même candidat, il y a problème. Si des gens s’entendent pour truquer les résultats d’un concours, il y a problème. Je dis simplement que c’est quelque fois difficile de les confondre avec des preuves.

    Cependant, dans sa guéguerre contre les résultats de l’élection à la présidence de l’ordre, M. Ouédraogo a une lecture erronée. Il est d’ailleurs surprenant que dans une tribune contre la corruption il parle de cette élection, comme s’il voulait aussi l’assimiler à une forme de corruption. De même, Koro Yamyélé dans son interpellation semblait penser qu’un fonctionnaire non compétent dans le domaine (enseignant pour diriger l’ordre des médecins) avait été "nommé" pour diriger l’ordre d’où les précisions apportées.

    Sachez que si je connais les détails de cette affaire, c’est parce que l’auteur lui même l’a portée en justice, et qu’il a perdu son procès. Un autre procès pour diffamation de la présidente de l’ordre contre lui a avorté semble-t-il parce qu’elle a retiré sa plainte. Tout cela est dans la presse (voir lefaso.net) depuis des mois, et on n’a pas besoin d’être un proche de qui que ce soit pour le savoir. Je ne vois pas pourquoi M. Ouédraogo voudrait remettre en cause sa collègue qui semble aussi méritante que lui, au seul prétexte d’être fonctionnaire. Le principe même de vouloir écarter quelqu’un désigné démocratiquement me dérange, et j’exprime mon opinion, ne vous en déplaise. Cordialement

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  • Le 20 août 2015 à 14:48, par sountogo En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Félicitation et courage ! ce milieux est vraiment pourri. Ta lutte est juste, fonce et que Dieu t’accompagne. Ce jeune homme est un vrai " bossard " et très intelligent, il faut le reconnaitre. c’est la relève de notre architecture. Bon courage mon frère te laisse pas écraser par ces vautours.

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  • Le 20 août 2015 à 15:21, par La pintade En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Au lieu d’insulter, appeler votre "dieu" pour réclamer votre part.
    Quand on a été adjudicataire d’un gré à gré aussi gros dans son écrit on le dit pour éclairer les lecteurs et aussi on précise que l’on s’est porté candidat et que l’on s’est retiré. C’est ça l’honnêteté. .
    Quant à l’intervenant 33 je comprends parfaitement son zèle, et il me fait pitié. Je demande juste au Koro Yamyélé que j’apprécie ; de prendre du recul sur ses interventions, car si l’on en veut à quelqu’un on ne le classe pas 2èime, mais dernier, puisse que justement on a le pouvoir de le faire et puis pas sur 11 jury différents. Réagissons sans passion avec discernement. Sinon, si c’est cette jeunesse qui aspire à nous diriger, j’ai peur pour notre avenir. Car notre éducation, nous apprend d’abord le respect envers les aînés, et surtout des confrères et si l’on n’a pas de preuves de malversations.ce monsieur a parlé de "présomptions de corruption" sinon il allait dire corruption avérée. Et si jamais il avait tord, aveuglé juste par sa frustration de 2ième (que je comprends puisque j’ai été longtemps 2ième en classe) ???
    Maintenant que j’ai un nom, je peux signer.
    La pintade.

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  • Le 20 août 2015 à 17:58, par la pintade 2 En réponse à : Présomption de corruption dans les concours d’architecture : Un architecte fustige le silence des autorités

    Mr la pintade kelkun vous a déjà dit d’écrire un droit de réponse avec votre véritable identité envoyer à la presse ou de saisir la justice si vous reprochez des malversations à Tahar. D’autre part le gré à gré est-il interdit au Burkina Faso ? Les 13 milliards de marchés distribués en un seul conseil de ministres dans le cadre du PSUT le nouveau programme de la transition, à vos amis architectes ingénieurs et entrepreneurs ne sont-ils pas des gré à gré ? La stèle de l’insurrection donnée à un autre de vos amis l’ancien président de l’ordre n’est il pas un gré à gré ? Quid de ces architectes multi milliardaires qui recevaient tous les marchés de certains ministères en gré à gré ? Et pour cette histoire de gré à gré pour lequel vous avez payé un journaleux pour diffamer Tahar et Lionel ils n’ont jamais reçu 400 millions, ensuite le ministère a fait appel à eux parce qu’il n’avait pas 5f pour payer quand la présidence réclamait le travail (eh oui quand on veut du bon boulot cadeau, c’est vers les jeunes compétents qu’ on se tourne. ..). Et puis si votre brillante vice major était si brillante, le ministère allait lui confier le projet des 35 villas présidentielles au lieu de solliciter Tahar et Lionel pour ça puisqu’elle est fonctionnaire au Ministère de l’habitat et de l’urbanisme. Retiens que tous les architectes ont par ailleurs été des majors et vice major de promotion donc c’est à toi d’arrêter tes accusations mensongères et ton griots me déguisé. Écris donc un droit de réponse à visage découvert courageusement comme lui l’a fait. Amicalement

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