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Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

Accueil > Actualités > Opinions • • mercredi 5 août 2015 à 00h02min
Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

Occupé progressivement entre 1888-1896 et colonisé par la France et après de longues années de luttes, de négociations et de hautes diplomaties, l’acte de naissance de ce qui allait devenir le Burkina Faso a été signé le 19 mars 1919 par le Président de la République française, Raymond Poincaré à travers un décret dont voici le 1er Article : « Les cercles de Gaoua, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Ouagadougou, Dori, Say et Fada N’Gourma, faisant partie du Haut-Sénégal et Niger forme une colonie distincte qui porte le nom de Haute-Volta. Le chef-lieu sera à Ouagadougou. »

Après moult péripéties, passant par le démantèlement du territoire en 1932 puis sa reconstitution en 1947, le 11 décembre 1958, la République est proclamée. Un peu plus tard, le premier Président de la République de Haute-Volta, Maurice Yaméogo annonce : « Aujourd’hui, le 5 août 1960, à zéro heure, au nom du droit national de l’homme à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, je proclame solennellement l’indépendance de la République de Haute-Volta. Neuf siècles d’histoire ont révélé au monde la valeur morale de l’homme voltaïque.

Au nom de cette morale à partir de laquelle nous voulons bâtir notre nation, j’exprime ma profonde reconnaissance à tous les artisans de notre indépendance nationale. » L’hymne national est « Fière Volta ». Le Drapeau a trois couleurs ; noir, blanc et rouge. Maurice Yaméogo donne la signification des couleurs du drapeau « … en regardant ses trois couleurs, c’est toute notre Haute-Volta que j’aperçois. Noir, blanc, rouge ; mais ces couleurs c’est assurément les couleurs de nos trois rivières, de nos trois voltas, c’est beaucoup plus encore. Ne sont-ce pas en effet, les trois couleurs de nos masques : qu’il s’agisse de masques mossi, des masques gourounsi ou des masques d’initiation des bobo, ce sont bien toujours ces trois couleurs qui sont employées... »

Le 4 août 1983 à 22 heures, le Capitaine Thomas Sankara parle : « Peuple de Haute-Volta, Aujourd’hui encore, les soldats, sous-officiers de l’armée nationale et des forces paramilitaires se sont vus obligés d’intervenir dans la conduite des affaires de l’Etat pour rendre à notre pays son indépendance et sa liberté et à notre peuple sa dignité. [Ils] ont ainsi lavé l’honneur de notre peuple et de son armée et rendu leur dignité, leur permettant de retrouver le respect et la considération que chacun en Haute-Volta comme à l’étranger leur portait […] Pour réaliser ces objectifs d’honneur, de dignité, d’indépendance véritable et de progrès pour la Haute-Volta et pour son peuple… »

Le 4 aout 1984, a été porté sur les fonts baptismaux le Burkina Faso nouvelle appellation de la Haute-Volta. Selon Thomas Sankara, Burkina Faso signifie « Patrie des Hommes dignes et intègres. » Les habitants du Burkina sont des Burkinabè, « enfants du Burkina ». Invariable en genre et en nombre. Etymologiquement, explique Mamadou Lamine SANOGO (Maître de conférences), « on sait qu’en Zarma, le mot « homme » est bɔr et le mot « noble », « homme libre » est kin. En d’autres termes, en Zarma, « un noble » est un bɔrkin. Nul n’a besoin de démontrer que la dignité et l’intégrité sont des valeurs du noble, de l’homme libre. Il est facile d’expliquer le mot Burkina à partir du mot Songhay bɔrkin. »

BURKINDLIM OU BURKINDI

Le Burkindlim/Burkindi est l’ensemble des valeurs qui font qu’une personne puisse être qualifiée de Burkina, c’est-à-dire digne et intègre. « La valeur cardinale globalisante de cet ensemble de valeurs et qui lui donne son titre (« burkindlim ») est liée aux notions de « dignité » et d’« humanité accomplie » »

PLUS QU’UN NOM, UN PROJET DE SOCIETE

De la Haute-Volta au Burkina Faso, notre constante est cette aspiration à bâtir une nation inclusive fondée sur des valeurs fortes, sur la dignité de l’Homme. Car nous n’avons point voulu nous identifier à la majesté, à l’agilité ni à la force d’un quelconque animal de notre savane arborée, ni de nos plaines herbacées, ni de nos aires désertiques et leurs dunes magnifiques. Nous n’avons pas opté d’incarner la beauté de la nature, la particularité du relief, la beauté des cours d’eaux, ni des pratiques culturelles séculaires, etc. Nous avons choisi pour l’Histoire, pour l’Afrique et pour le monde d’être une nation dont la vocation est de bâtir un espace qui offre aux personnes qui y vivent les raisons d’espérer et de mener une vie remplie de dignité et d’intégrité. Nous avons choisi d’incarner l’humain dans toute sa splendeur, dans sa vocation profonde qui est la liberté et l’accomplissement multiforme de sa vie terrestre. Le nom est un projet politique, un projet de société, un positionnement dans le concert des nations et une offre spécifique à la rencontre des nations du monde.

Des hommes et des femmes dignes et intègres ne peuvent vivre ni dans l’arbitraire ni de l’arbitraire. L’injustice bafoue la dignité de l’Homme digne. Toute forme de servitude et d’asservissement est incompatible avec les vertus de dignité et d’intégrité. Parce que l’ignorance, la pauvreté, l’injustice et la peur anéantissent la dignité humaine, elles sont des ennemies de l’État dont les habitants se veulent être dignes et intègres. Il faut les poursuivre dans tous les amonts et dans toutes les villes pour les combattre avec la foi de la noblesse que revêtent nos valeurs. Que tout gouvernement en fasse ses indicateurs et que le peuple le juge sur l’atteinte de ses cibles. Peuple d’Afrique, l’hospitalité est une de tes valeurs ontologiques. La dignité est une force et le fort a de la retenue et protège les plus faibles. La protection, l’accommodement et l’intégration des minorités font parties intégrantes de la vocation d’un Etat qui se veut porteur d’un tel projet.

Le projet national du Burkina Faso place l’homme au cœur du projet. Le nom du pays est en soi un programme de société : bâtir un territoire où des hommes et des femmes vivent dans la dignité et l’intégrité. Il devient alors un mandat pour tous, et surtout les gouvernements de proposer des cadres et des conditions pour que les populations qui vivent au Burkina Faso soient dans la dignité et l’intégrité et que ces valeurs cardinales leur soient garanties par l’Etat dont la vocation devrait être cela. L’humain digne peut-il être un ignorant ? Comment être fier et digne si l’on est sans culture ? (Education) peut-il vivre dans l’extrême pauvreté ? dans la mendicité ? dans la maladie récurrente sans possibilité de soin ? (SOCIAL/SOLIDARITÉ) peut-il user sans remord le mensonge, être un voleur, un corrompu ? peut-il ne pas avoir de parole ? peut-il être un menteur invétéré et parjurant ses serments ? (INTEGRITÉ) La négative est la seule réponse concevable.

« Nind son nonga ming pa kissa to yé » « Une personne accomplie, fière de sa personne n’est pas contre autrui. » Harmonie avec son environnement et ses voisins. Des femmes et des hommes dignes ne peuvent être complices ou associés à la sauvagerie ou à la barbarie consistant à parrainer des coupeurs de mains ou de bras ni à des violeurs de tout genre. Un peuple intègre ne peut tomber dans un tel abîme.
Parce qu’il est digne et intègre il ne peut être abandonné à la malnutrition, à la maladie, ni à la pauvreté voire à la misère. Sa dignité et son intégrité en seront fragilisées voire affectées. Pour un pays dont la vocation est exprimée dans son nom, son projet de société est tout tracé et sa destinée connue. Il convient alors à tous ceux et celles qui aspirent à le conduire vers sa destinée doivent de se rivaliser sur les politiques, les stratégies et les programmes que les uns et les autres croient optimum pour cela.

Parce qu’il est digne et intègre l’Etat détenteur de la puissance publique n’a d’autres missions que la protection de ses valeurs intrinsèques qui sont non négociables et non aliénables. Les abus de tout genre, l’exploitation des plus faibles et des plus vulnérables de la société ne peuvent se concevoir car aux antipodes de ce qu’est la destinée de ces femmes et hommes qui sont du Burkina ou qui y vivent.

Parce que « c’est par le travail que chacun va se réaliser dans la fidélité au « burkindlim » » l’Etat du Burkina a un devoir de promouvoir le travail décent pour tous et de s’ériger pour la protection de la dignité et des travailleurs.

Le mensonge, le vol, la tricherie, la violence injustifiée, la pauvreté, la terreur, la peur sont des ennemis éternels du Burkina Faso car ce dernier ne peut s’accommoder de l’existence de ces fléaux qui sont compatibles avec le projet national.

Partout dans le monde, il est attendu d’une personne digne qu’il ait de la classe et ne soit pas vulnérable face au premier danger. Elle est dotée d’un courage, visible par les efforts de solidarité dont elle fait montre autour d’elle. Un peuple digne et intègre doit être un tranquillisant, une source de quiétude, un recours pour ses voisins et non une terreur et une menace permanente.

Occupant sa pleine place dans la famille humaine, le peuple du Burkina a le droit de se réjouir de prouesse et des prodiges de l’humanité en même dans qu’il a le devoir de l’indignation et de l’action face à l’inacceptable. Peuple du Burkina, continue donc de proclamer ta solidarité envers tous les peuples du monde à la conquête de la liberté et du progrès.

Une charte nationale du Burkindlim qui serait un complément à la Constitution et qui ferait que le pays porte réellement son nom, serait peut-être la bienvenue. La conjoncture actuelle est peut-être propice à une réflexion en ce sens et sanctuariser Burkindlim/Burkindi et en faire un droit opposable.

Bonne fête au pays des femmes et des hommes dignes et intègres ; que notre rêve s’accomplisse et inspire tout autour de nous et bien au-delà car tout projet qui se bâtit autour de l’Humain n’a d’égal à aucun autre.

Moussa SINON

Bibliographie :
-  Le Blog Mala, Mamadou Lamine SANOGO, http://malamine.over-blog.fr/.
-  Histoire politique du Burkina Faso 1919-2000, Roger Bila KABORE.
-  Grenier à mots MOORE Gom-biis baoore, Amadé BADINI, Claude DALBERA, Anatole NIAMEOGO

Vos commentaires

  • Le 4 août 2015 à 10:40, par one pac En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    belle photo d’amis devenus par la force des choses ennemis. beau récit également. vive le Burkina Faso le berceau et la source des valeurs morales. Le BF est aussi un pays de non violence. Regardez comment le pays sait venir à bout des crises. Le peuple a renversé un système monarchique vieux de 27 ans sans déstabiliser le pays. vive le BF et ses enfants !

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  • Le 4 août 2015 à 11:10, par some youwènè jean En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci pour ce rappel ! Dieu bénisse le BURKINA FASO : "Car nous n’avons point voulu nous identifier à la majesté, à l’agilité ni à la force d’un quelconque animal de notre savane arborée, ni de nos plaines herbacées, ni de nos aires désertiques et leurs dunes magnifiques. Nous n’avons pas opté d’incarner la beauté de la nature, la particularité du relief, la beauté des cours d’eaux, ni des pratiques culturelles séculaires"
    " Nous avons choisi d’incarner l’humain dans toute sa splendeur, dans sa vocation profonde qui est la liberté et l’accomplissement multiforme de sa vie terrestre"
    TRES BELLE VISION. QUI GOUVERNERA AVEC CES IDEAUX ? Je vote la personne !

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  • Le 4 août 2015 à 11:14, par Patriote En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci,
    Pour que ce rêve soit une réalité et vu l’état d’asservissement de nos populations il nous faudra un leader, un bon berger. Le burkildim existe dans le gènes de tous les groupes ethniques de notre pays il suffira de le réveiller et le cultiver. Les 27 ans d’asservissement sous le dictateur Blaise ne nous ont pas fait du bien moralement et spirituellement. Je crois que c’était une politique à dessein pour détruire les valeurs que SANKARA avait défendu. L’idée est très bonne et je pense que le collège des sages peut nous aider dans ce sens.

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  • Le 4 août 2015 à 11:25, par sida En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    absolument d’accord avec ce recit. merci a Moussa Sinon !!! qu’il en soit multiplie des milliers car nous meritons tout ce qui est dit. a chacun de le vivre au jour le jour. ce burkindlim fait que je ne sens aucun complexe face a aucun autre peuple car je suis animee de valeurs profondement humaines.
    quand a la photo, elle est belle dans ce sens qu’elle nous rappelle profondement la valeur de l’amitie dans notre culture et le peche indelibile quand elle est trahie....je pense que le peuple burkinabe s’est sentie trahie et aucun jugement ne peut effacer cela....cette photo me rappelle en somme l’etre humain dans sa complexite et ses contradictions....mais la constante est l’aspiration a l’integrite qu’on doit perserver a tout prix.

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  • Le 4 août 2015 à 11:29, par Boinzemwendé Kaboré En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci pour votre message qui nous rappelle et nous réconcilie, en tant que burkinabè, avec notre identité nationale, notre raison d’être en que nation. Quand un peuple ne sait pas qui il est, d’où il vient et où il va, son avenir est compromis. Quand un peuple renonce à ses valeurs fondamentales et épouse celles d’un autre au point de perdre ses repères et sa dignité, c’est parce qu’il est conduit par les plus insensés de ses fils. Capitalisme, libéralisme, socialisme, communisme, marxisme, léninisme et même démocratie à l’occidentale, quel rapport avec le Burkindi ? Quand un peuple devient cupide et corrompu dans ses différentes composantes au point que l’être humain perde toute sa valeur, que l’argent, le gain facile et le paraitre deviennent les valeurs ultimes, ce peuple est condamné à disparaitre car les plus forts vont s’approprier de tout au détriment des plus faibles.

    Nous sommes burkinabè, mais nous ne sommes plus des hommes dignes et intègres. Nous avons abandonné le burkindi pour devenir des dealers, des viveurs, des gnonleurs, des dragueurs, des lovers, des mangeurs, des corrupteurs et des corrompus. Ce qui est corrompu est pourri. Nous avons perdu nos repères, nous nous sommes trompés de route. Il nous faut à tout prix redevenir nous mêmes pour être heureux, fiers comme nos aïeux, courageux et optimistes malgré l’adversité.

    Tout programme politique, tout politicien qui irait contre cette quête identitaire ne mérite pas de prendre part aux élections. Les partis publient les listes de candidature sans publier leurs programmes. Les électeurs vont choisir les hommes et femmes en fonction des programmes et projets de société. Pourquoi les partis politiques tardent-ils à publier leurs programmes ? Pour tromper le peuple. Pour manipuler le peuple. Pour escroquer le peuple. Qui va nous sauver des politiciens sans conscience citoyenne et sans projet de société autre que leurs ventres ; leurs poches et leurs comptes en banques ??? Où sont les leaders burkinabè qui rebâtiront notre identité nationale, notre dignité et notre intégrité ?
    JE M’ENGAGE. Et toi ?

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  • Le 4 août 2015 à 11:32, par lawapan En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Belle analyse. Que ceux qui nous gouverne prennent note. Le peuple burkinabè ne perd jamais son âme . On peut corrompre une partie du peuple un temps mais jamais tout le peuple tout le temps. Et il faut ajouter que le Burkina est a l’abri d’un poison social : La division ethnique et religieuse. Tous les hommes politiques qui se basent sur l’argument ethnique ou religieux echouent.La force de ce pays.

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  • Le 4 août 2015 à 11:36, par La plume du diable En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Vive le BURKINA FASO et bravo à son peuple. Que le TOUT PUISSANT continue d’étendre sa main invisible sur notre cher pays afin toutes les populations vivent en frères et en familles. Que la paix continue de régner sur ce beau pays. Peuple du BURKINA unissons-nous comme une seule famille pour bâtir ce cher pays. Unissons-nous pour trouver des solutions à nos problèmes lorsqu’il s’agit de l’intérêt de la nation. Le président THOM SANK(que la paix de DIEU soit sur lui)n’avait pas raison de supprimer l’ETHNIE et la région sur la carte nationale d’identité burkinabè pour en faire de ce peuple un peuple unique, un seul peuple, où il n’y a pas de barrière ethnique ni régionaliste ? Grand merci au père de la REVOLUTION D’AOUT 1983.Que son âme se repose en paix au royaume des sains car il a donné au BURKINABE sa dignité.

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  • Le 4 août 2015 à 11:50, par RV En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Bonne fête a toutes et à tous ! Vivement un examen de conscience de tous les leaders pour servir l’intérêt général et non les égoïsmes.

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  • Le 4 août 2015 à 12:09, par guingraogo En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Vivement pour l’avènement d’une charte nationale du burkindlim !

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  • Le 4 août 2015 à 12:13 En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Blaise arrive t il a encore a regardé ces photos ?

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  • Le 4 août 2015 à 12:22, par DV En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci pour ce cours. moi je pense sincèrement que c’est à cause de cette profonde aspiration du peuple burkinabè à la dignité et à l’intégrité que le Dieu Tout-Puissant, Trois Saint, le Dieu de Justice, a toujours sa MAIN de bénédictions sur le BURKINA FASO.

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  • Le 4 août 2015 à 12:30, par absent En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Très belle photo qui rappelle tout

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  • Le 4 août 2015 à 12:36 En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    One pac "belle photo d’amis" tout court, car je ne sais pas si Sankara a eu le temps d’être l’ennemi de Compaoré. Des amis qui sont en désaccord ça arrive. L’auteur a oublié de signaler que le " Faso" est la forme républicaine de l’état. On ne doit pas dire ni écrire " République de BF" comme le font même des étudiants. C’était tellement un projet de société qu’en 1986 parlant d’un putsch manqué au Togo, Sankara avait dit que les burkinabè de la pègre étaient des voltaïques !

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  • Le 4 août 2015 à 13:11, par Alexio En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    La photo pourra apporter une reflexion generale a tous ses manges-mil qui nous ont fait egares de notre terre promise. En l occurrence le Burkina Faso de tous, sans discriminations d ehtnie, de region, de religion et de sexe. En nous debarassant de toutes les facettes a cet egard, l Etat et les politiques sont les garants de cette integrite sosiale.

    Ni l ecole de platon, de Descartes ne peuvent subtitues nos Valeurs ancestrales dont on a heriter dans nos genes.

    La servilite envers les explotateurs de notre peuple pour leur besoins egoistes ont fait defaut a repetisjon pour notre cas. Le dernier mot revenait toujours au peuple.

    L evidence est tres pertinente : La chute de Maurice Yameogo, de Blaise Compaore. ils ont tous echoues par ce esprit du Burkindi qu il navait pas comme compas et boussole du navire.

    Voila pourquoi ils sont bouffer par leur stupudite du pouvoir.

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  • Le 4 août 2015 à 13:22, par Le Peuple debout En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci à Moussa SINON pour ce texte qui vient rappeler à tous les partisans du "Pour" ou du ’contre " insurrection qu’avant tout nous sommes des Burkinabè et cela appelle à la tolérance et au respect de la dignité de tous les fils et filles du Burkina. Le vrais pétrole ou l’or de notre chère patrie c’est la valeur de ces hommes. L’esprit de dignité , de solidarité envers les plus faibles et surtout le courage et l’amour du travail par la jeunesse. Les ressources naturelles sont limitées , nous disent les scientifiques et les politiques mais fier fils et filles du Burkina nous allons démontrer à ceux là pour la deuxième fois de notre histoire après la révolution que nous pouvons faire fasse à la faim, que nous n’avons pas peur de notre liberté , oui nous allons assumé notre avenir en tant que Peuple courageux et intègres . Oui Nous allons bâtir la terre de nos ancêtres. Vive le Burkindi , vive le Burkina Faso.

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  • Le 4 août 2015 à 15:33, par boss En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    sincèrement les 27 ans de Compaorose n’ont pas été rose pour notre pays.

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  • Le 4 août 2015 à 15:39, par koubanca yoda En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Cher camarades burkinabé cette photo nous rapelle le debut de notre victoire et sa nous donne un mauvais souvenir parceque sa na pas été le cas. Le Burkina a été trahi et continue d’être trahi mais nous ne somme pas decourager car nous arriverons a sauver notre patrie un jour.
    La Patrie ou la mort nous vaincrons.
    Koubanca

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  • Le 4 août 2015 à 15:39, par L’Afro-optimiste En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    ce récit est tout simplement du Burkinliim ! n’allons pas loin
    LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS

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  • Le 4 août 2015 à 16:39, par Lettre d’outre tombe de Tom Sank En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Mon amitié indéfectible qui trahissait cette naïveté romantique que tu admirais tant mais que tu détestais tant aussi, paradoxalement, te faisait souffrir. Les paradoxes, les contradictions et les nuances qui ont tant troublé ta personnalité t’empêchaient de me regarder les yeux dans les yeux. Je te vois encore baisser tes yeux à chaque fois que nos regards se croisaient furtivement. Je savais combien ma présence t’était devenue insupportable. Toi, petite personnalité qui ne pensait et pansait le comble de ce vide psychologique atavique que dans la méchanceté, la jalousie et la violence. Je te vois encore, avec ce sourire criminel sciemment « retravaillé » pour dissiper les doutes qu’entretenait mon entourage sur la sincérité de ton amitié. Tu n’y as pas réussi. Mais je ne pouvais faire comme toi. Je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. Les contraires s’attirent dit l’adage, c’est vrai ! Tout nous opposait. Tu étais cynique, j’étais romantique. Tu étais faux, j’étais véridique. Tu étais sournois, aimais le luxe et ses incontournables « luxures », pardon !. J’étais entier, direct, sobre, très peu porté sur les mondanités. Tu rêvais de soirées de gala arrosées dans les cours d’un palais monstrueux. Je préférais le marathon populaire du samedi matin. Tu n’appréciais guère que j’eusse versé au Trésor public l’ensemble des cadeaux reçus de mes pairs. Comment aurais-je pu condamner le vol de nos deniers publics et dérober moi-même les biens reçus au nom du peuple qui m’a mandaté pour le représenter ? Si je pouvais encore supporter cette contradiction interne sans m’étouffer d’indignité, sans doute serais-je encore en vie, en ta compagnie, quelque part dans un champ du Faso, pour honorer notre promesse de « consommer local », employés par nos épouses à qui notre révolution avait rendu justice en en faisant légalement des propriétaires terriens au même titre que les hommes. Tu me disais alors qu’on va faire des « mécontents » avec les chefs traditionnels qui n’apprécieraient guère qu’on remettre en cause un héritage séculier pompeusement baptisé tradition, comme s’il en existait de figée, de fixe et de définitive.. Outre tombe, j’ai entendu tes explications auprès de ces « Naba » que tu disais vouloir réhabiliter pour « corriger » les dérives de notre révolution. Ta supposée maturité, même pleine de calculs cyniques était portant appréciable. De là où je me trouve, j’avais applaudi en toute sincérité le Machiavel qui dormait en toi et que tu avais su réveiller avec dextérité. Tu mesures ma naïveté. Je ne sais pas te détester, cela m’aurait rendu nihiliste en appréciant ton œuvre, durant toutes ces années de gestion solitaire du pouvoir, en mon absence. Notre « ami » et voisin de pallier au Paradis, Senen Andriamirado peut en témoigner. Lui qui me demanda un jour si je ne craignais pas un coup venant de toi. Te souviens-tu de ma réponse ? Je lui disais que je ne pourrai jamais prévenir un coup venant de toi, c’est comme si je voulais éviter me donner à moi-même un coup, car tu es mon alter ego ; si Sankara devait partir, Blaise sera là, lui disais-je, donc la révolution des hommes intègres sera sauve. Cher ami, Tu as rompu le pacte en te laissant griser par la petite gloriole. Celle d’avoir vaincu ton meilleur ami, tué « dans un bête accident » comme tu disais avec regret. J’ai entendu ton mea-culpa, durant le transfert « éhonté » de mon cadavre au cimetière par tes croquemorts qui savaient goûter au plaisir de ta satisfaction de me savoir « caché », quelque part, même mort, pour ne point mériter l’hommage posthume de mes sympathisants. J’ai failli me relever pour t’en dissuader, mais comme Mao nous enseignait dans ses manuscrits à peine lisibles que nous « buvions » ensemble dans le retrait de nos casernes lugubres : « L’histoire fera son chemin à notre insu ». Depuis lors, des dizaines de jeunes africains qui n’ont pas vécu notre histoire apprennent « mon » histoire à travers leurs parents qui m’ont fait l’honneur d’être parrain de leurs enfants, sans m’avoir jamais rencontré. C’est la leçon de l’histoire de Mao : les honneurs me trouvent dans ma tombe depuis ce fameux 15 octobre. Et tu creuses la tienne sur les décombres de ton déshonneur, ce 31 octobre. Je devine tes premiers mots à notre prochaine rencontre : « Tout cela en valait-il la peine ? ». Je te répondrai avec mon sourire éternel et sincère : « Non ! Mais…. tout nous opposait ! Et pourtant, on était des amis ».

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  • Le 4 août 2015 à 16:59, par L’alternateur En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Bonjour chers internautes,
    Rappelez vous du 4 août 1983, lorsqu’à la tête d’un corps d’élite des commandos de Po devenu aujourd’hui le RSP, le capitaine Blaise Compaoré, rentrait à ouagadougou, pour libérer ses frères d’armes dont Thomas SAnkara,Henri zongo, lenghani, etc , et proclamer la révolution d’août, personne ne pariait sur l’avenir du Burkina Faso. L’acceleration de l’histoire fait défiler des événements à telle allure que la maîtrise par l’homme des faits devient difficile ,rendant celui ci responsable de situation non désirée . Cette citation vient de celui qui était l’alpha et l’oméga de la révolution d’août. Ce rappel pour attirer l’attention des Burkinabes et recommander aussi à l’auteur de cet article sur l’événement du 4 août, qui a été déterminant pour la suite de L’histoire dont la plupart des Burkinabes n’en connaissent qu’un pan. Il convient de rappeler qu’à cette date historique, un seul révolutionnaire convaincu de la justesse de la lutte contre l’injustice du moment a accompli héroïquement le voeu de tout un peuple avec bien sûr, l’apport des principaux acteurs de la lutte. Cet homme que certains assoiffés de pouvoir se disent plus révolutionnaire que lui. Une personne du nom désormais marqué à jamais dans l’histoire du Burkina Faso, BLAISE Compaoré, (même si le nom donne des torticolis à certains témoins de L’histoire ), reversait avec toute la jeunesse burkinabe, et fait curieux, ils sont les témoins vivants de cette révolution. Il n’y a pas plus révolutionnaire que Blaise Compaoré. Certes SAnkara est aussi l’incarnation de cette révolution, mais il faut le répéter. Tout sankariste est un blaisiste et tout blaisiste est un sankariste.

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  • Le 4 août 2015 à 17:11, par kouadio En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Il et beau d’etre idealiste. C’est d’ailleurs des grandes idees de ces idealistes (qui font rever) que la plupart des grands projets se sont batis en ajoutant a l’abstrait une dose de realisme et de concret.. Aujourd’hui 4 Aout nous fait penser a notre Revolution, celle a laquelle le peuple a adhere. C’etait une etape necessaire pour notre pays qui etait en proie au fatalisme. Malheureusement, il fallait rectifier rapidement le ’’tir’’ pour materialiser notre reve. malheureusement cela s’est fait au prix de vies dont celle de Thomas Sankara, un patriote comme les autres chefs historiques de la Revolution Blaise Lingani et Henry. Le president Compaore a a plusieurs reprises salue les ideaux de Thomas, qui incarnait l’espoir de tout un peuple, en tant que tete de proue. Mais en revolutionnaire nous devons reconnaitre que Blaise a su poursuivre en que ;que soit l’ideal revolutionnaire, en modernisant le pays, en le placant au centre de la diplomatie mondiale. Malheureusement des esprits mesquins ont complote pour ramener notre pays 20 ans en arriere. Un seul exemple, le code minier vote par le CNTva nous conduire ou ? Lors de son application, ces OSC vont elles assurer les emplois aux nouveaux chaumuers ?

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  • Le 4 août 2015 à 17:31, par FARMA Cyrille En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    A toutes et à tous,une bonne commémoration de la date que nous devons travailler à réhabiliter. Quant à votre écrit vous m’avez fait penser au DOP et les différents PPD. Seulement voilà intelligentsia dans sa grande majorité a pris la poudre d’escampette laissant un peuple au nom duquel ils se gargarisent sans apporter des solutions aux problèmes concrets des masses. Merci à vous pour cette contribution énormissime, seulement j’ai une peur bleue de nos acteurs politiques qui en lieu et place de s’inspirer de ce document d’enthologie essayeront de vous ridiculiser.VIVE LE 4 AOÛT 1983 DANS SES VALEURS A JAMAIS.

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  • Le 4 août 2015 à 18:31 En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Dans ses observations de son ESSAI D’INVENTEIRE DE TYPOLOGIES DE REGIMES, LEURS TARS ET AVATARS
    Monsieur Kouka DENIS OUEDRAOGO a fait ressortir que :
    • Ces systèmes aux philosophies à la fois dérivées des unes des autres que divergentes , ayant prévalu ou sont en cours dans le temps et dans l’espace au Faso, ont impacté plusieurs générations et forgé certains caractères ;

    • C’est certain que chacun de nous est atteint par l’ambivalence d’au moins deux de ces systèmes qui cultive notre Ego ;

    • Dans ces conditions comment faire de la Démocratie cette liberté de choix de participer ou non à la guerre contre la terreur qui est actuellement en promotion ? elle ( la démocratie) qui est fortement influencée par les tars et avatars de ces systèmes par vestige/nostalgie, par cohabitation, par impérialisme ou par aspirations.
    Il a terminée par cette question : pour un Faso stable, unitaire et en paix, notre démocratie devra t-elle être une récupération par un des systèmes, une somme arithmétique ou une somme vectorielle des valeurs véhiculées par ces systèmes ?
    Pour moi ,le contenu du BURKINDLIM OU BURKINDI pourrait une réponse à question

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  • Le 4 août 2015 à 19:01, par ka En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Que la nouvelle génération sache que la sagesse des anciens est une référence de démocratie incontournable, pour un Burkina qui avance sans se soucié des dictateurs complexe, qui humilient avec prétention cette sagesse qui est une racine nourrissante du maintien de la paix, d’un peuple uni de plusieurs génération. Comme vous le voyez le Burkina a toujours été un village, et chacun sait qui est qui, et qui nous conduise toujours a pardonner, mais aussi à ne jamais oublié. Bien vu et merci pour le rappel du passé et le présent, l’avenir est plein de surprise. Bonne fête d’indépendance a tout le peuple du pays des hommes intègre,

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  • Le 4 août 2015 à 20:05 En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci Monsieur Moussa SINON, de nous rappeler la fierté d’être Burkinabè. Effectivement nous sommes des Burkinabè et non des Burkinabé.
    Certains de nos compatriotes écrivent à tort (ou prononcent) Burkinabé en lieu et place de Burkinabè, ou disent Burkinabé au lieu de Burkinabè.
    A mon avis, il faut se référer à la décision souveraine qui a changé le nom du pays de Haute Volta en Burkina Faso.
    Burkina : Chez les mossé, burkina est un attribut de tout Homme à la naissance ; qu’il soit pauvre ou riche, noble ou roturier. Cette qualité se perd quand l’individu pose des actes contraires à la morale ou aux lois et règles de vie en société. Un chef, un roi ou tout citoyen qui viendrait à poser de tels actes condamnables perd son burkindi (l’attribut de burkina) et est mis au ban de la société. Dans une telle situation, l’intéressé, même s’il est le chef ou le roi peut se suicider ou être suicidé.

    Prononciation
    La prononciation de Burkina Faso est « Bourkina Fasso », [b] [u] [r] [k] [i] [i] [n] [a] [f] [a] [s] [o].
    Les ressortissants du Burkina Faso sont des Burkinabè et non des Burkinabé.
    Le mot burkinabè est invariable.
    Certains, notamment les Français, prononcent « Bürkina Fasso » et « Bürkinabé ».
    Pourtant ces mêmes personnes prononcent correctement "football, Desmond Tutu, Hutus, Tutsis, Burundi, etc."
    Sur le net et dans les dictionnaires français, il est indiqué à tort qu’on peut écrire burkinabè ou burkinabé.
    Il ne s’agit pas d’un mot français. Il n’appartient pas à d’autres de nous dicter comment nous devons nous appeler.
    Le colon a déjà imposé par exemples, l’appellation mossi aux mossé et le titre de « Moro Naba » en lieu et place de Mogho Naba, à leur Empereur. Devons nous accepter cela ?
    Il convient de noter que si le changement de nom du pays a été une fierté pour nous, il a suscité d’autres sentiments chez certains.
    L’Ivoirien Félix Houphouet-Boigny avait dit que le nom Burkina Faso est imprononçable. Son pays a toujours le nom que le colon lui a attribué : Côte d’Ivoire.
    Le Franco-Sénégalais Léopold Sédar Senghor (poète, grammairien, de l’Académie française) avait dit que les ressortissants du Burkina Faso devaient s’appeler « Burkinais » au lieu de Burkinabè.
    Notre pays est le Burkina Faso (la Patrie des Hommes intègres) et nous sommes des Burkinabè

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  • Le 4 août 2015 à 21:28, par Boubacar En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Ce qui me gène un peu c’est de faire paraître Maurice Yaméogo comme le père de l’indépendance de la Haute volta. En quelque sorte c’est tronquer l’histoire. Ceux qui ont véritablement lutter pour l’indépendance de la Haute-Volta plusieurs années avant, c’est Daniel Ouezzin Coulibaly, Joseph Ki-Zerbo, Nazi Boni, etc. Avant eux, il y a Philippe Zinda Kabore et le Naba Koom II ont beaucoup lutté pour la reconstitution de la Haute volta à l’époque.

    Disons le, Maurice Yaméogo était opportunément à la bonne place pour remplacer Daniel Ouezzin Coulibaly décédé à la veille de l’indépendance. Ce n’est pas pour ternir son image mais il ne faudrait pas occulter ceux qui ont vraiment lutter pour l’indépendance et cacher la vérité aux futures générations. Quelques temps avant le décès de Daniel Ouezzin coulibaly, il y avait un blocage à l’assemblée territoriale. Un vote pour censurer la loi de finance du gouvernement. Le dénouement de cette crise, le camp de Daniel Ouezzin Coulibaly le doit à Maurice Yaméogo qui a basculé dans son camp (aujourd’hui on parlerait de nomadisme politique - tel père tel fils ? lol ). Pour récompenser Maurice Yaméogo, le camp de Ouezzin Coulibaly le nomma ministre de l’intérieur. Ce poste était très important à l’époque, le numero 2 en quelque sorte. C’est donc ce poste qui a propulsé celui qui n’avait pas fait grande chose dans la lutte pour l’indépendance au devant de la scène pour succéder à Daniel Ouezzin Coulibaly mort à la veille des Indépendance.

    Celui qui a lu et connait l’histoire témoigne

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  • Le 4 août 2015 à 21:39, par Azagla Kayouré En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci Monsieur Moussa SINON, de nous rappeler la fierté d’être Burkinabè. Effectivement, nous sommes des Burkinabè et non des Burkinabé.
    Certains de nos compatriotes écrivent (ou prononcent) Burkinabé en lieu et place de Burkinabè.
    A mon avis, il faut se référer à la décision souveraine qui a changé le nom du pays de Haute Volta en Burkina Faso.
    Burkina : Chez les mossé, burkina est un attribut de tout Homme à la naissance ; qu’il soit pauvre ou riche, noble ou roturier. Cette qualité se perd quand l’individu pose des actes contraires à la morale ou aux lois et règles de vie en société. Un chef, un roi ou tout citoyen qui viendrait à poser de tels actes condamnables perd son burkindi (l’attribut de burkina) et est mis au ban de la société. Dans une telle situation, l’intéressé, même s’il est le chef ou le roi peut se suicider ou être suicidé.
    Prononciation
    La prononciation de Burkina Faso est « Bourkina Fasso », [b] [u] [r] [k] [i] [i] [n] [a] [f] [a] [s] [o].
    Les ressortissants du Burkina Faso sont des Burkinabè et non des Burkinabé.
    Le mot burkinabè est invariable.
    Certains, notamment les Français, prononcent « Bürkina Fasso » et « Bürkinabé ».
    Pourtant ces mêmes personnes prononcent correctement football, Desmond Tutu, Hutus, Tutsis, Burundi, etc.
    Sur le net et dans les dictionnaires français, il est indiqué à tort qu’on peut écrire burkinabè ou burkinabé.
    Il ne s’agit pas d’un mot français. Il n’appartient pas à d’autres de nous dicter comment nous devons nous appeler.
    Par exemple, le colon a déjà imposé l’appellation mossi aux mossé et le titre de « Moro Naba » en lieu et place de Mogho Naba, à leur Empereur. Devons nous accepter cela ?
    Il convient de noter que si le changement de nom du pays a été une fierté pour nous, il a suscité d’autres sentiments chez certains.
    L’Ivoirien Félix Houphouet-Boigny avait dit que le nom Burkina Faso est imprononçable. Son pays a toujours le nom que le colon lui a attribué : Côte d’Ivoire.
    Le Franco-Sénégalais Léopold Sédar Senghor (poète, grammairien, de l’Académie française) avait dit que les ressortissants du Burkina Faso devaient s’appeler « Burkinais » au lieu de Burkinabè.
    Notre pays est le Burkina Faso (la Patrie des Hommes intègres) et nous sommes des Burkinabè
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  • Le 5 août 2015 à 07:41, par Yempabou En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Excellent ! Par les temps qui courent, il est rare de trouver un intellectuel qui fasse une analyse sur notre pays, sans rentrer dans des considérations partisanes, sans insulter, sans juger et que sais-je encore ? Merci pour cet écrit d’espoir et d’orientation.

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  • Le 5 août 2015 à 10:38, par Kabala Tekre En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Historiquement enrichissant et partriotiquement engageant !

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  • Le 5 août 2015 à 10:47, par ka En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Que la nouvelle génération sache que la sagesse des anciens est une référence de démocratie incontournable pour un Burkina qui avance sans se soucié des dictateurs complexe qui humilient avec prétention cette sagesse qui est une racine nourrissante du maintien de la paix d’un peuple uni de plusieurs génération. Comme vous le voyez le Burkina a toujours été un village, et chacun sait qui est qui, et qui nous conduise toujours a pardonner, mais aussi à ne jamais oublié oubli. Bien vu et merci pour le rappel du passé et le présent, l’avenir est plein de surprise. Bonne fête d’indépendance a tout le peuple du pays des hommes intègre,

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  • Le 5 août 2015 à 12:01, par DAO En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    " les voltaiques d’aujourd’hui c’est à dire les burkinabè, sont ils plus, ou moins, intègres que les voltaiques d’hier ?" Voilà matière à reflexion que je propose à nos éminents sociologues et philosophes.

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  • Le 5 août 2015 à 12:13, par étranger En réponse à : continuez la vraie révolution !

    Les Peuple du Burkina Faso (Burkinabé) doivent continuer où Thomas Sankara a cessé. Tout le reste est seulement poudre aux yeux.

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  • Le 5 août 2015 à 12:30, par SEYNOU En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci M. SINON.
    Merci de nous rappeler la signification du nom de notre pays ;
    Merci aussi de nous rappeler les valeurs réelles qu’incarne cette appellation
    Merci aussi aux internautes pour l’unanimité autour de ces valeurs .
    Que DIEU protège le Burkina de ses fils véreux et égoïstes qui ne pensent qu’à eux mêmes.

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  • Le 5 août 2015 à 15:34, par p. Domenico Arioli En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patarie des hommes dignes et integres" nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    merci pour avoir envoyé cet ecrit ! merci pour les belles reflexions que je partage totalement, car le pari de posseder et transmettre une culture, intellectuellement profonde et rigoureuse amene très loin dans la construction de l’homme intègre.

    je vis parmi les Zarma du Niger et en pensant cette etimologie j’avais trouvé plusieures fois une liaison avec le passé de la sous-région. et si le role des burkinabé était de stimuler et encourager les frères des autres pays (qui n’ont connu ni Sankara, ni l’espoir de l’actuel printemps), en leur montrant que c’est possible de depasser les divisions actuelles qui ont amorcelé l’unité de l’ancien Soudan Occidentale en nombreuses petites enclaves fragiles ?! et si les populations de l’Afrique de l’Ouest reussissent à surmonter les égoismes nationaux pour resister à l’avidité des multinationales en train de piller les richesses du sou-sol ?

    Il faudrait que les leaders (intellectuels, réligieux, artistes, inseignants et éducateur) continuent à mettre en oeuvre ce beau programme visible dans l’article de MOUSSA SINON arriver à une nouvelle realité dans laquelle, les diversités religieuses, culturelles et economiques pourront interagir en depassant les frontières ; en faveur de l’épanuissement d’un homme interieurement libre et constructeur de paix.
    prions Dieu que cette nouvelle unité non batie sur les armes, mais sur la culture de la "rencontre" puisse arriver à un "nouveau font bapismale". chacun dans son role pourra poser sa pierre et veiller afin que le diable ne la casse pendant la nuit..

    Ca fait très mal de voir que la division visible dans les differentes dates des fetes des independences permet de renforcer la colonisation : elle est le miroir de nos familles et de nos sociétés dechirés à cause de l’argent, de la recherche du plaisir, du pouvoir cherché en utilisant la réligion.

    Peut-on rever le jour où on ne dira plus les nigeriens, les burkinabés, les maliens, les senegalais, les ivoiriens etc. car on aura gangné une union régionale non pas des marchandises, mais des personne ?! Je trouve que l’idée de la "charte nationale du Burkindlim" est très forte ; elle ne doit pas s’arreter aux frontières ; elle peut et doit devenir la "carte sahelienne du Burkindim".
    Un ancien proverbe dit : "Si avec le tien tu fais fleurir le champ de ton voisin alors le migrant mangera beaucoup de miel et il t’aidera à cultiver !"

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  • Le 5 août 2015 à 17:54 En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Cette photo est la thèse et l’antithèse, le ying et le yang, le noir et le rouge,..... et peut être même le Bien et le Mal. Mais qui me donne le droit de juger ?

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  • Le 6 août 2015 à 16:46, par Mandela En réponse à : Ode au Burkina Faso, « la patrie des Hommes dignes et intègres » : Nous sommes un peuple obsédé par la dignité !

    Merci Sinon. C’est un bon texte qui pose les sujets qui font mal.

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