Conseil National de la Transition : Les produits avariés et/ou contrefaits au centre d’une question orale

samedi 1er août 2015 à 01h08min

Sur interpellation du député Issouf Zoungrana, le ministre en charge de l’économie numérique, Amadou Nébila Yaro était face aux députés ce vendredi 31 juillet 2015 dans l’après-midi. L’occasion était pour le ministre Yaro de répondre à la place du Premier ministre, à une question orale avec débat relativement aux produits avariés et/ou contrefaits sur le marché burkinabé.

Conseil National de la Transition : Les produits avariés et/ou contrefaits au centre d’une question orale

A l’attention du chef du gouvernement, le député Zoungrana a formulé une question orale avec débat en trois branches : Quelles difficultés rencontrent les organes de contrôle des importations et de production locale dans le cadre de leurs missions spécifiques de protection des consommateurs ? Quelle est la garantie que le consommateur a sur la qualité d’un produit contrôlé par les services de contrôle ? Quelles stratégies de renforcement des capacités comptez-vous mettre ne œuvre afin que ces organes de contrôle soient plus opérationnels afin de préserver ainsi la santé des populations ?

A l’appui de sa question, le ‘’CNTiste’’ a formulé des suggestions se rapportant entre autres, au renforcement des capacités opérationnelles des structures de contrôle en leur allouant beaucoup plus de moyens, à l’appel au sursaut des citoyens en termes de dénonciations ou d’informations auprès des autorités pour que l’Etat prenne activement ses responsabilités. La mise en place d’un guichet unique de toutes les structures chargées du contrôle, telle est une autre suggestion formulée par le CNT à l’attention du gouvernement. Ce qui permettra, présage Issouf Zoungrana, de rendre ces structures véritablement opérationnelles et efficaces pour que les Burkinabè puissent disposer de produits vraiment propres à la consommation.
Le renforcement des capacités opérationnelles des structures de contrôle, le ministre Yaro dit en convenir, avec la précision qu’il faut plus de ressources humaines, matérielles, logistiques. Et d’ajouter, « mais aussi adapter la législation pour être à la hauteur des dangers qui nous guettent ».

Le ministre de l’économie numérique a également tenu à rappeler que les associations de consommateurs peuvent se constituer parties civiles dans le cadre de procédures judiciaires diligentées contre des entreprises pour production et/ou commercialisation de produits avariés. « Nous souhaitons que ces associations jouent leur rôle pour que nous puissions avancer », a laissé entendre le ministre.
A l’en croire, le gouvernement est en train de relire les textes pour revoir les sanctions, notamment administratives, dans le sens de plus de sévérité. Une dynamique suscitée surtout par l’affaire O.BOUF, celle des canettes périmées. Du reste, relève Issouf Zoungrana, il est important de garder à l’esprit que le monde évolue vite, et qu’il faut s’adapter à cette évolution.

Fulbert Paré
Lefaso.net

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