Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

mercredi 29 juillet 2015 à 23h59min

Avant tout propos nous aimerions saluer la manière dont le Chef de l´État a su gérer la toute dernière crise née des divergences au sein de l´armée. La mise en place du « Cadre de Concertation de Sages » et ses attributions par décret, permettront de rapprocher des positions souvent très éloignées les unes des autres. Nous souhaitons vivement que les travaux de ce Cadre de Concertation de Sages puissent apaiser la situation nationale de façon durable et que les différents protagonistes parviennent toujours à un consensus qui place l´intérêt supérieur de la nation au dessus des intérêts individuels.

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Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

- Nous avons suivi avec inquiétude les différentes crises (du reste) répétitives qui menaçaient sérieusement la paix sociale, mais aussi l´aboutissement de la transition dans notre chère patrie, le BURKINA FASO.
- Nous avons aussi écouté avec intérêt la dernière intervention du Président du Faso SEM Michel Kafando avant le léger remaniement ministériel.

Alors, nous venons par cet écrit apporter notre contribution aux initiatives pouvant ramener la paix sociale et la stabilité au "Burkina post insurrectionnel". Nous avons choisi d´aborder l´actualité nationale sous cinq points, lesquels concentrent en eux mêmes l´essentiel des raisons ou des causes de l´impasse dans laquelle notre pays se trouve.

1-L´Armée et plus particulièrement le Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP).
2- Les Partis Politiques
3- Les Organisations de la Société Civile
4- Le nouveau code électoral et la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO
5- La mise en accusation de l´ancien Président Blaise Compaoré et de son dernier gouvernement.

1- De notre Armée Nationale et plus particulièrement du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP)

Nous pensons que l´Armée a un rôle bien défini dans la vie de toute nation, dans la vie de tout état de droit. En tant que garante de l´intégrité territoriale, elle peut aussi contribuer à la stabilité et à la paix sociale. Combien plus encore pour notre chère patrie, qui d´une part vient de vivre une insurrection populaire (avec des institutions qui sont mises en suspens) et qui d´autre part, entend organiser sereinement dans la transparence les prochaines consultations électorales. Alors comment ne pas nous demander si le moment choisi par "certains officiers corrompus de notre Armée" pour poser ces exigences maximalistes intolérables n´est pas suspect ?

La visite des stations de radios par des soldats avec des armements de l´état pour menacer des hommes et des femmes de la presse qui ne demandent qu´à exercer librement leur profession, nous rappelle malheureusement des pratiques d´un autre âge que nous condamnons ici avec fermeté.

Nous avons connu une autre armée. Celle qui sous la révolution apportait de l´eau aux habitants démunis dans les quartiers de la périphérie de Ouagadougou. Oui, celle qui sous la révolution construisait des routes et des écoles, participait au reboisement et à la lutte contre la désertification. Celle qui sous la révolution participait aux vaccinations "commando". Celle qui enfin vivait au sein du peuple, et luttait avec le peuple et pour le peuple... pour le bonheur de tous les Burkinabè ! En lieu et place de cette armée, nous avons maintenant des "officiers affairistes" et "milliardaires", qui se soucient très peu de la paix intérieure de notre chère patrie ! Cela est inacceptable.

Sans pour autant vouloir prétendre que tous les éléments du RSP sans exception, constituent un danger pour la stabilité de nos institutions et pour la paix sociale, nous pensons que l´existence de ces deux dernières dépendra désormais de la redéfinition du rôle même du RSP et surtout de sa délocalisation. Dans un état de droit, le palais présidentiel en tant qu´institution de la République ne saurait abriter en son sein une caserne militaire, qui en réalité est plutôt semblable à une milice de "véritables prédateurs" sans foi ni loi.

Si la dissolution du RSP est et demeure non négociable, la question de la procédure "de sa dissolution" sera toujours posée. Pourtant, nul besoin d´être un juriste pour répondre ! Puisque le RSP a été institué par décret, le parallélisme des formes permettra de le dissoudre également de la même manière, c´est à dire par décret ! La sécurité du Président de la République devrait alors échoir aux éléments de la police et de la gendarmerie. Sans vouloir remettre systématiquement en cause les décisions du "Cadre de Concertation de Sages", qui suggèrent de laisser le soin au prochain pouvoir issu des élections de trouver une solution définitive au cas du RSP, nous regrettons tout de même les insuffisances de cette décision.
En réalité le RSP effraie et fait peur ! Crevons dans ce cas l´abcès pour éviter que le Président du Faso prenne des décisions le fusil sur la tempe !

Le président du Faso et le Conseil National de la Transition tirant leurs légitimités dans la charte de la Transition, et demeurant dans "l´esprit du peuple insurgé" auraient pu prendre une décision plus courageuse. Comme par exemple la réorientation des missions du RSP, ou tout simplement sa délocalisation du palais présidentiel. Nous les invitons donc à achever dignement la révolution, en prenant en compte les souhaits du peuple Burkinabè.

- Et si tous ces remous au sein du RSP, trouvaient leurs origines dans les dossiers de crimes économiques et de sang que l´on reproche (à tort ou à raison)...à quelques officiers du RSP !?
- Il est clair que ce n´est pas tout le RSP qui entrave la bonne marche de la transition, mais quelques "manipulés" au service d´intérêts inavoués (!?)
- Nos autorités doivent avoir donc le courage d´affronter la réalité maintenant. Si ce problème n´est pas résolu dès aujourd’hui, demain nous l´aurons encore et toujours, mais aussi avec d´autres ramifications inconnues qui pourraient se révéler encore plus dangereuses !
- De toute façon la question suivante restera posée : quels sont ceux qui tirent réellement les ficelles et quel est leur agenda caché ?

2- Des Partis Politiques

Face à la crise que nous venons de traverser, le manque de cohésion des partis politiques nous a particulièrement affligés. Avec regret, nous avons fait le constat que la plupart des partis politiques, surtout ceux de l´ex-opposition ont préféré favoriser leur "précampagne" dans des cérémonies d´investiture ou dans des déclarations et des thèses désobligeantes, au lieu de réagir fermement face à la situation de crise née des mésententes entre le RSP et le premier ministre. Le silence de ces partis politiques en a dit long sur l´état d´esprit réel de ces hommes politiques. Seul le pouvoir les intéresse. Ils sont tellement pressés d´y arriver qu´ils viennent même à vouloir brûler les étapes.
Seuls quelques rares partis ont eu le courage de réagir vigoureusement en condamnant sans ambigüité les agissements du RSP et en exigeant pour la nième fois sa dissolution pure et simple.

Nous pensons que si toute l´opposition avait été ferme et avait parlé d´une seule voix, et dès les premiers jours de la crise, l´issue aurait peut-être été autrement. Certes, le maintien du premier ministre est une petite victoire, mais il vient d´être dépouillé du ministère de la défense. Le colonel Auguste Denise Barry qui semblait être l´un des membres les plus actifs du gouvernement vient d´être remercié. Ici encore une question s´impose : Qu´est ce qui se cache en réalité derrière ce léger remaniement ?

De notre point de vue, les élections à venir y sont pour quelque chose, et nous pensons que l´ancien pouvoir ne se laissera pas facilement oublier. Ses cellules dormantes dans l´armée feront tout pour remettre en scelle ceux que les Burkinabè ont chassés en octobre dernier.

3- Des Organisations de la société civile

- En tant que structures autosuffisantes et autonomes de l´état, elles sont à l´avant garde de la lutte du peuple Burkinabè.
- En tant que corps social pouvant orienter les masses et contrôler l´action de la classe politique, nous devons davantage nous mobiliser et les soutenir.
- Leur attitude tout au long de la crise vient nous rappeler si besoin en était encore qu´elle est une force qui compte et qui comptera désormais au Burkina Faso.
Cependant certaines insuffisances rendent souvent ces Organisations de la Société Civile moins crédibles.
- D´abord leurs divisons internes. On a l´impression qu´il y a plusieurs groupes qui se combattent : tantôt on parle du "collectif de la société civile", qui lui prône le contraire de ce que dit ou fait l´autre groupe.
- Ensuite, il y a la prolifération des rumeurs qui attribuent tantôt la distribution de "billets de banque" tantôt de menaces verbales, afin de pouvoir mobiliser tel ou tel autre groupe. Nous devons inviter les leaders des Organisations de la Société Civile à mettre fin à cette pagaille, qui fort bien ressemble à ce que la FEDAP/BC faisait.

4- Du nouveau cote électoral et de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO

À la lecture de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, nous pouvons être tentés de croire que la CEDEAO a pris fait et cause pour l´ancien pouvoir. Cependant nous estimons aussi que cette décision est une bonne chose pour notre pays et pour la démocratie car la formulation des textes pouvait effectivement être une source sérieuse de contestations des élections à venir. Contestations qui auraient pu aussi nous plonger inutilement dans un bourbier. Il appartiendra à la justice de fournir des éléments qui pourraient empêcher ceux à qui elle reproche des choses d´être candidats aux prochaines élections. Nous profitons donc de cette opportunité pour inviter les autorités de la transition à apprécier conformément à la charte de Transition, la décision de la cour de Justice de la CEDEAO (comme l´a d´ailleurs promis le Président de la Transition SEM Michel Kafando dans son dernier message à la Nation).
Pour le reste, nous faisons seulement confiance aux urnes et à la maturité des électeurs aux cas où des "candidats notoirement malfrats" seraient retenus.
Nous tenons particulièrement à regretter que la CEDEAO ait été "aphone" quand le président Blaise Compaoré décidait unilatéralement de modifier la constitution en refusant d´écouter les cris de détresse de ses compatriotes. Dans ces conditions la CEDEAO s´apparente plus à un "syndicat des chefs d´état" qu´à un instrument au service du bien-être des populations. Cette posture est inadmissible.

5- De la mise en accusation de l´ancien Président Blaise Compaoré et de son dernier gouvernement

Le "timing" de la mise en accusation de l´ancien président et de son dernier gouvernement soulève un certain nombre de questions. Nous aurions souhaité que cette mise en accusation fût effective aux premiers mois de la transition (ne serait- ce que pour éviter toute forme d´amalgame avec la décision actuelle de la CEDEAO). Pour les événements des 30 et 31 octobre 2014, nous pensons que justice doit être rendue. Ainsi, il nous paraît juste que tous les ministres ayant participé au conseil des ministres extraordinaire (lequel avait décidé d´introduire le projet de loi portant modification de l´article 37 largement contesté) puissent s´expliquer sur le rôle qu´ils ont joué.

Quant aux mises en accusations pour détournements de deniers publics, là encore nous regrettons le caractère sélectif de ces mises en accusation. Ces mises en accusation ne devraient pas seulement concerner les membres du dernier gouvernement. Certains ministres accusés ont dû hériter des problèmes que d´autres ont créés et entretenus pendant des années. Les responsabilités vont donc au- delà de l´action du dernier gouvernement. Le fait d´avoir tourné la veste la veille du déclin de l´ancien régime ne devrait pas aussi être un laissez-passer ou constituer un blanchissement de tout soupçon. Afin de balayer toute forme de complaisance dans ces dossiers judiciaires, nous recommandons vivement que le CNT considère tous les aspects cités ci-dessus.

Nous invitons le CNT à exploiter tous les rapports d´audit surtout de l´ASCE et du REN-LAC etc. pour instruire les dossiers de tous ceux qui y figurent. La justice pourra ainsi être rendue, et ne souffrira d´aucun manquement.

Vive le Burkina Faso,
La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Ont Signé :
Bara Boubacar,
Dipama Hamado,
Souly N. Stéphane,
Tarnagda Roger,
Tiendrebeogo Passam,
Yanna Jean-Eric.

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Vos commentaires

  • Le 29 juillet 2015 à 23:33, par Scheiße !
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Ce groupe là !!! vraiment. certains sont aigris et souffrant et d´autres imbus de leurs personne, se croyant intelligent ou illuminé ! allez plutot sur place sur le terrain au faso !

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  • Le 30 juillet 2015 à 02:03
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Vous-la pardon, nous du pays reel avons regle le probleme depuis longtemps par les bons soins du president Kafando et des sages du cadre de concertation.
    Vous n’allez rien nous apprendre en etant au loin en Allemagne. Vous vous croyez plus intelligents que nous qui vivons les realites du pays au quotidien ?

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  • Le 30 juillet 2015 à 08:18, par one pac
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Merci les frères pour cette belle lecture et contribution. Personnellement je commence à m’inquiéter pour la marche de la transition. que Dieu sauve notre patrie.

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  • Le 30 juillet 2015 à 09:11
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Très bonne analyse et remarque sur la situation nationale ; je pense que tous les acteurs doivent prendre en compte ces différentes remarques qui sont très judicieuses et soucieuses de l’intérêt du peuple burkinabè ;
    D’abord pour la CEDEAO, si cet organe jouait effectivement son rôle, l’Afrique, serait dans une situation différente ; pourquoi rester silencieux quand les chefs d’Etat veulent modifier les constitutions de leur pays et tuent leur Peuple ; il faut d’autres personnalités pour dénoncer cela, est ce que c’est comme cela que l’on va construire le continent ?Surement non.
    Le RSP doit laisser la place à la gendarmerie, comme dans tout Etat de Droit pour la protection de la Présidence, il doit rendre à l’armée régulière tout l’arsenal militaire dont il dispose au détriment de l’armée ; car il utilise ces armes contre le Peuple burkinabè au lieu de les utiliser pour sa protection ;
    Rentrer dans les casernes, car votre création même obéissait à un but machiavélique, et vos actions jusqu’à présent montrent votre mépris du Peuple burkinabè ;
    Alors, s’il vous plaît, si vous aimez un peu ce pays, ne créez pas le désordre qui ne profitera ni à vous , ni à vos familles, sinon à des apatrides qui n’ont jamais aimé leur pays.
    OK

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  • Le 30 juillet 2015 à 09:27, par socrate
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    bonne analyse de la situation sociopolitique actuelle de notre pays.esperons que la Transisiton prendra en compte ces recommandations.Quant aux OSC, Dieu seul sait ce qu’elles veulent.Celles qui se sont transformées en marionnettes escrocs et prostituées politiques oublient que la Transition prendra fin bientot et elles n’auront plus rien à faire car ne sachant rien faire d’autre que cette prostitution politique.

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  • Le 30 juillet 2015 à 09:39, par Benao Cynthia
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Merci pour cette contribution hautement patriotique. Parlant des mises en accusation, les accusés ne sont pas d’office coupables. Les postes qu’ils occupaient font d’eux responsables mais pas forcement coupables. A eux de se défendre le moment venu. Je soutiens votre lecture de nos partis politiques. A ce propos, je disais ceci dans un post le 21 juillet dernier : « J’ai lu l’interview de Roch Marc Christian Kabore du MPP. Je viens de lire l’invite de Zéphirin Diabre de l’UPC au Président du Faso « a exercer ses fonctions dans la plénitude de leurs attributions ». Il n’est jamais tard pour mieux faire. Si le mur n’est pas lézardé, le margouillat ne peut pas s’y introduire. La cacophonie qui a caractérisé la position des partis politiques de l’ex-CFOF est due à un manque de concertation en temps opportun, quand les signaux étaient rouges-vifs et que Mba Michel se débattait presque seul ! Heureusement que sa sagesse, alliée a celle du Cadre de concertation de Sages, nous a sortis de cette mauvaise passe (j’espère). Ni le Président Michel Kafando, ni aucun dirigeant et ni aucun organe de la Transition ne peut se sentir suffisamment fort pour « exercer leurs fonctions dans la plénitude de leurs attributions », tant qu’ils ne verront pas derrière eux UN PEUPLE MOBILISE POUR EMPECHER QUE LES OBJECTIFS DE L’INSURRECTION SOIENT DEVOYES. Saluons au passage les partis qui ont tenu une conférence de presse pour se prononcer de façon claire et sans ambigüité. Cela aide les dirigeants dans la prise des décisions aussi
    Le 04 novembre 2014, dans un article intitulé « Partis d’opposition affiliés au CFOP : le défi de la cohésion et de l’unité d’action », je concluais en ces termes : « Nous ne doutons pas un seul instant que l’union sacrée contre la modification de la constitution ne tiendra pas jusqu’aux élections à venir. Mais le minimum de concorde et d’harmonie devrait être maintenu pour la mise en place des organes de transition. [Et j’ajoute aujourd’hui, ‘tout le temps qu’il faut pour accompagner la transition à bon port]. Après quoi, les partis politiques, en regroupement ou individuellement, pourraient prendre du recul et estimer la distance nécessaire pour entamer leur course, effectuer le triple saut et espérer atterrir dans le seul fauteuil tant convoité de Kossyam »
    Autrement dit, à cette allure, avec les tentatives de retour par tous les moyens des caciques et suppôts de l’ancien régime, chaque prétendant pourra être sûr qu’il regardera Kossyamde loin, à jamais. Les anciens ténors ne lésineront pas sur les moyens »

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  • Le 30 juillet 2015 à 09:39, par Le Souverain
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Chers compatriotes je suis fier de vous. Merci pour cette analyse perspicace et ces propositions conséquentes.

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  • Le 30 juillet 2015 à 09:51, par ouattbal
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    A l’heure du bilan vous pourrez effectivement mettre sur la table votre contribution.
    Honneur à vous pour avoir eu le courage de donner votre point de vue sur la situation nationale qui me semble encore plus trouble.
    Mais, l’opportunité est belle de rappeler que le processus de perte de pouvoir est enclenché pour certains groupuscules. Hier ils ont pensé que Zida et Baarry serait leur faire valoir et les garants de leurs intérêts. Aujourd’hui ils veulent un gouvernement qui serait à leur service par ce qu’ils sont armés. Hélas, ils perdent leurs temps. Car le vent du changement est en marche. Ceux qui vont s’y opposer seront balayés ainsi s’écrit l’histoire des nations et le Burkina Faso n’y fera pas exception.

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  • Le 30 juillet 2015 à 11:18, par SIDNOMA
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Si nos frères des autres pays pouvaient contribuer aussi par des réactions de genre le pays avancerait. Chapeau à vous !

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  • Le 30 juillet 2015 à 12:10, par Patriote
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Merci mes frères pour votre clairvoyance et votre lucidité. Les esprits de nos politiciens sont happés par le palais de Kossyam au point qu’ils ont perdu toute lucidité. Ils ont laissé le président se débrouiller tout seul face à des serpents. Malgré son discours ou il appelait pratiquement à l’aide nos politiciens n’ont pas trouvé mieux que d’aller lui dire de se démerder avec l’armée par ce que c’est lui le chef. Ce qui est pathétique c’est le fait qu’ils tentent toujours de se justifier.
    Heureusement que Dieu, comme au temps de Salomon, lui a donné la sagesse nécessaire en lui demandant de se référer au collège des sages.
    DIEU bénisse et protège mon pays.

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  • Le 30 juillet 2015 à 12:11, par socrate
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    bonne analyse de la situation sociopolitique actuelle de notre pays.esperons que la Transisiton prendra en compte ces recommandations.Quant aux OSC, Dieu seul sait ce qu’elles veulent.Celles qui se sont transformées en marionnettes escrocs et prostituées politiques oublient que la Transition prendra fin bientot et elles n’auront plus rien à faire car ne sachant rien faire d’autre que cette prostitution politique.

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet 2015 à 12:29, par Neekré
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Analyse réfléchie, calme, sans insulte. Vous êtes des vrais Burkimbi. Chapeau bas.

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  • Le 30 juillet 2015 à 12:59, par sidpawalimdé
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    "Nous tenons particulièrement à regretter que la CEDEAO ait été "aphone" quand le président Blaise Compaoré décidait unilatéralement de modifier la constitution en refusant d´écouter les cris de détresse de ses compatriotes." nous partageons votre observation car nous sommes de ceux qui avons tenté la démonstration tant bien que mal que l’alternance constitutionnalisée à l’article 37 était des conditions les plus favorables interdite de tripatouillage en terme de l’article 52 de la charte et les contre venants tombaient dans les changements anticonstitutionnels de l’article 23.5. en conséquence ces contre-venants s’exposaient aux sanctions prévues à l’article 25.4 de ladite charte. Nous avons tous oublié que là ou il n’y a pas plainte, il ne doit pas y avoir de juge. aussi il ne nous est pas venu à l’idée d’avoir un avis d’interprétation de la Cour de justice CEDEAO de cet article 25.4. ce qui aurait orienter le contenu de notre article 135 de notre code électoral. Nous avons préféré tuer la chèvre de notre mère et apprendre à depiècer. malheureusement, au lieu de viser les dirigeants comme préconiser par certains d’entre nous, nous avons voulu en faire de notre article135 une arme à large spectre condamnée par les conventions internationale

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet 2015 à 13:06
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    courage à la diaspora qui se soucie de leur pays d’origine

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet 2015 à 13:07, par SOULY N. Stéphane
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    À l´intervenant n°1 "Herr Scheiße oder Frau Scheiße"
    Quand on se cache derrière un clavier, sous un pseudonyme qui d´ailleurs en dit long sur votre personnalité, et de façon anonyme, on insulte ceux qui ont choisi de donner leur "point de vue" à visage découvert, on montre à quel point on est soit même "aigri" ou "souffrant" ! Oh, l´aigri c´est bien vous ! Imbu !? Bien évidemment c´est encore bien vous ! Nous n´avons pas pour habitude de répondre à de telles absurdités. Mais voyez-vous, vous avez été le premier á réagir et de façon négative ! Je suis prêt à parier que vous n´avez même pas lu l´article ! J´en conclus que vous connaissez probablement un d´entre nous...ou peut-être même pas ! La rapidité avec laquelle vous avez réagi...montre que nous avons atteint tout de même un objectif ! Même si nous ne savons pas lequel ! Ce qui est sûr, nous n´avons pas choisi de nous adresser à vous spécifiquement ! Pourquoi donc cette réaction !?
    -Premièrement...il se pourrait que nous ayons dit la vérité, quand bien même nous n´avons jamais affirmé être détenteur d´une quelconque vérité !
    -Deuxièmement, nous sommes tous des hommes libres, y compris vous. En dehors de Dieu notre créateur, des prophètes et des anges... personne ne peut être au dessus des humains, y compris vous. En tant qu´humains nous ne sommes nous mêmes au dessus de personne, là encore y compris vous ! Personne n´est non plus en dessous de nous (en tant qu´humains), là encore y compris vous !
    En conclusion, ayez le courage d´enlever votre masque, votre pseudonyme, et venez sur le ring ! Nous vous y attendons avec courage et plaisir...comme tous les signataires de cet article l´ont toujours été ! Au cas où cela ne vous suffirait pas, hé bien...prenez votre "colt" et votre cheval, et retrouvez un d´entre nous sur les collines de l´ouest du Burkina ! Les lecteurs du Faso.net apprécieront !
    Sans rancunes...Noraogo Stéphane Samuel SOULY

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  • Le 30 juillet 2015 à 13:47, par ka
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Merci a la diaspora Burkinabé en Allemagne qui a toujours su soutenir les objectifs concrets qui vont pour le pays et son peuple, et je les encourage de continuer a porter leur petite pierre a un Burkina qui se cherche pour avancer avec les jeunes et non les vieux charognards qui persistent pour la continuité afin de pouvoir continuer dans les crimes , l’injustice , l’impunité, et la corruption a ciel ouvert : Je confirme votre analyse, et j’ajoute, ce qui est arrivé au Burkina peut arriver dans n’importe quel pays du continent Africain : Au Burkina c’était Blaise Compaoré ou le feu, et le peuple a choisi même aller en enfer, ‘’’’’on ne veut plus le dictateur Blaise Compaoré et sa clique.’’’’ Le nouveau Burkina est en marche avec sa jeunesse qui dit que rien ne sera plus comme avant. Le peuple Burkinabé est très patient et impatient quand on le prend pour un mouton. L’armée Burkinabé a compris que le maître c’est le peuple Burkinabé, et qu’une armée est républicaine pour protéger le peuple et non tué le peuple pour les beaux yeux d’un président sanguinaire et sa famille. Quant au régiment criminel qui est le RSP de Blaise Compaoré, tôt ou tard il sera obligé de se raisonner, et quémander sa place dans l’armée républicaine, car son responsable Diendéré Gilbert ne peut plus avoir aucun contrat d’assassiner le peuple. Bonne analyse qui confirme la réalité du Burkina de Blaise Compaoré durant 27 ans.

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet 2015 à 16:04
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    barka et merci encore

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet 2015 à 16:45, par Volt’R
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Voilà des concitoyens heureux d’être exclus de la Démocratie, considérés par la Transition comme des sous-électeurs !
    30% des électeurs du Faso seront interdits de votes.
    Quel Peuple responsable peut accepter un tel Apartheid Electoral ?
    De quoi la Transition a-t-elle peur en empêchant plus d’un tiers des burkinabè de s’exprimer ?

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet 2015 à 19:39, par Mr. OUEDRAOGO
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Zehr GUT ! Merci mes frères pour votre contribution. Le Sage Kafando nous a clairement fait savoir que notre problème, c’est notre armée. Mais nous, nous disons que ce n’est pas notre armée dans son ensemble, mais le RSP de Blaise. RSP suréquipé, pas pour jouer un rôle républicain, mais pour des missions occultes ici et ailleurs,visant à la pérennisation d’un pouvoir patrimonial et ploutocratique. Ainsi donc, le RSP est une armée dans l’armée. Il se moque éperdument de la hiérarchie militaire et il vient de le démontrer au peuple(il organise non sans complicité la fuite de Blaise et sa famille, rappelle le Général Nabéré Traoré à l’ordre, installe le lieutenant colonel Yacouba Zida à la tête de l’Etat, blesse gravement le Général Lougué, humilie le premier ministre en décembre, empêche la tenue d’un conseil de ministre, fait intrusion dans les locaux de radios privées et intimide les journalistes, réclame la tête du premier ministre et trois de ses ministres...) Comme vous le voyez, aucun Burkinabè digne de ce nom ne peut rêver du maintien d’un tel corps dont les agissements sont aux antipodes des principes élémentaires d’un Etat de droit. Sa dissolution et sa fusion avec le reste de l’armée ne font l’ombre d’aucun doute. Le peuple y veillera.
    Ce qui irrite c’est le comportement insultant de l’Etat major de l’armée qui, la queue entre les jambes et la peur au ventre, vient de faire honteusement allégeance à Gilbert Dienjéré et ses disciples pour exiger le départ du gouvernement de la transition. Heureusement que Mba Michel est un Burkinabè. Que le TOUT PUISSANT continue de l’inspirer et de guider ses pas. De toute façon, il est dit : Le diable ne peut qu’effrayer, il ne sort jamais victorieux. Gloire à DIEU !

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet 2015 à 22:00, par ragomzanga
    En réponse à : Situation nationale : Des Burkinabè d’Allemagne se prononcent

    Si toute la diaspora burkinabè pouvait de temps en temps sortir de leur silence pour exprimer et agir courageusement de cette façon, le Burkina Faso se porterait mieux. Chapeau à vous et courage. Le combat a plusieurs fronts. Et même loin, il faudrait que tous burkinabè qui vit à l’extérieur de sa patrie puisse contribuer à faire avancer le pays de quelque manière que ce soit.
    Demain, c’est nos enfants ou petits enfants qui seront fier de ce que nous avons poser comme base. Tous ces homme, tous ces individus, ces hommes politiques, ces groupes et associations qui se disent sociétés civiles...
    L’histoire ne ment pas.
    Nous sommes en train d’écrire notre histoire et nos enfants, nos petits enfants lirons ce que nous aurons fait aujourd’hu dans les livres d’histoires de demain.
    Nan an laara an saara,
    Notre nombre est notre force,
    Chaque génération à des Pyramides à bâtir !

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