Journée internationale de la Jeunesse : Une semaine pour ‘’écouter’’ et ‘’parler’’ aux jeunes de la sous-région

dimanche 26 juillet 2015 à 22h59min

Le 12 août, le monde entier célèbre la Journée internationale de la jeunesse. Au Burkina Faso, l’évènement qui va se tenir dans un contexte particulier sera particulier. C’est ce qu’a révélé le ministre de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’Emploi Salifou Dembélé, hier vendredi 24 juillet 2015 à l’issue du Conseil des ministres.

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Journée internationale de la Jeunesse : Une semaine pour ‘’écouter’’ et ‘’parler’’ aux jeunes de la sous-région

« Les jeunes ont été au centre de l’insurrection. A ce sujet, et en marge de la Journée internationale de la jeunesse prévue chaque année le 12 août, nous avons présenté une communication orale au Conseil des ministres pour solliciter l’implication des OSC (organisations de la société civile) de jeunes de la sous-région afin de marquer d’un signe particulier cette commémoration et pour prendre en compte les préoccupations de l’ensemble de la jeunesse de la sous-région. L’objectif recherché, c’est que désormais les jeunes puissent être impliqués comme il se doit dans le développement économique et social de tous les pays de la sous-région, en particulier le Burkina. Nous voudrons que l’exemple des jeunes du Burkina puisse servir à d’autres jeunes de la sous-région et c’est en cela que le Conseil des ministres a marqué son accord pour que cette cérémonie puisse être présidée par le Président du Faso », a dévoilé Salifou Dembélé. Il a également ajouté que le Président du Faso a demandé de présenter le canevas complet de la cérémonie, qui va s’étaler sur une semaine.

« Les jeunes viennent ici, ils ont des camps de rencontres. A côtés de ces camps, il s’agit aussi de pouvoir profiter pour échanger avec les jeunes sur un certain nombre de leurs préoccupations notamment, leur implication dans le développement citoyen en général et bien entendu, dans la préservation de la paix dans la sous-région. Ce qui est sûr et certain, si nous ne prenons pas en compte les considérations de cette jeunesse, à savoir la prévention de ce qu’on appelle la violence qui arrive avec les mouvements extrémistes, il est fort croyable que cette jeunesse-là puisse être à la merci des associations terroristes », a-t-il détaillé. C’est pourquoi, souligne-t-il, un accent particulier va être mis sur la citoyenneté, le civisme, la culture de la démocratie et de la paix.

Opération billetage, environ 1 400 fonctionnaires ne se sont pas présentés

Le conseil des ministres du jour a également examiné plusieurs dossiers au titre du ministère de l’Economie et des finances. Parmi ceux-ci, on retient le bilan à mi-parcours de l’opération billetage et un projet de loi relatif aux lois de finances.

Ainsi, sur l’opération billetage qui s’est déroulée du 25 mai au 17 juin 2015 et qui visait à rationaliser la gestion budgétaire et à maîtriser la masse salariale, le ministre de l’Economie et des finances, Jean Gustave Sanon a indiqué que le bilan à mi-parcours fait ressortir que le travail s’est bien déroulé et qu’à ce jour, environ 1400 fonctionnaires ne se sont pas présentés pour réclamer leur salaire. Le montant en cause s’élève à plus de deux milliards.

« Mais a priori, on ne peut pas dire que ce sont des fonctionnaires fictifs ; il y a certainement des cas de personnes qui ne sont pas sur place, qui sont en stage à l’étranger, en évacuation sanitaire, des cas de décès etc. », a-t-il relevé avant d’ajouter que le bilan définitif sera disponible d’ici à un mois.

En ce qui concerne la loi relative aux lois de finances, Jean Gustave Sanon a relaté que c’est la nouvelle constitution financière qui va désormais gouverner la gestion des finances publiques. « Cet avant-projet de loi découle d’un certain nombre de directives qui ont été prises en 2009 par le Conseil des ministres de l’UEMOA et qui visent à améliorer l’état de gestion des finances publiques. Lorsque l’UEMOA adopte des directives, il appartient aux Etats de les transposer dans leur droit national », a-t-il rappelé. Le projet de loi sera ensuite transmis au CNT (Conseil national de la Transition) et, une fois la loi adoptée, elle sera ensuite promulguée pour application.

A en croire le ministre, cette loi change fondamentalement la pratique en matière de gestion des finances publiques. Elle va permettre de passer de la « logique de moyens » en cours actuellement, à la « logique de résultat ».

Cela suppose, élucide-t-il, qu’il y aura une déconcentration des ordonnancements. Le ministre des finances ne sera plus le ‘’seul’’ ministre ordonnateur du budget de l’Etat ; tous les ministres seront ordonnateurs principaux de leurs budgets en dépenses. Ce qui implique que des objectifs seront définis, des indicateurs fixés pour mesurer l’atteinte de ces objectifs et des moyens seront donnés aux ministères qui vont travailler. « Dorénavant, chaque ministre va expliquer qu’est-ce qu’il a fait avec l’argent. L’accent va être désormais mis sur l’efficacité de la dépense. Il ne s’agit pas de dépenser ; il faut dépenser utile, efficace », précise M. Sanon.

Le deuxième changement important qu’apporte cette loi est que la comptabilité de l’Etat va s’orienter vers celle du privé. En clair, commente le ministre, dans la comptabilité de l’Etat, on pourra lire ce qu’on appelle les « dettes » et les « créances » de l’Etat, le « patrimoine » de l’Etat. Ainsi, l’Etat, à l’image du privé, va produire un bilan.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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