Situation nationale : « Tout le monde peut avoir raison, mais tout le monde peut avoir tort », Aly Badra Ouédraogo, président du RPR

samedi 25 juillet 2015 à 02h45min

Porté sur les fonts baptismaux le 18 juin 2015, le Rassemblement des Patriotes pour le Renouveau (RPR) a obtenu le 13 juillet dernier, son récépissé de reconnaissance officielle. Pour présenter le ‘’sésame’’ à l’opinion nationale et internationale, les responsables du parti ont organisé une conférence de presse dans la soirée de jeudi 23 juillet à Ouagadougou. En plus des questions liées à la vie du parti, des questions d’actualité ont été abordées par les géniteurs du RPR.

Situation nationale : « Tout le monde peut avoir raison, mais tout le monde peut avoir tort », Aly Badra Ouédraogo, président du RPR

Ainsi, sur la vie du parti les géniteurs du RPR se réjouissent de savoir que le parti, bien qu’étant jeune, suscite un « réel engouement » auprès des populations. Les responsables indiquent qu’à ce jour, le parti est représenté dans près de 17 provinces.

Pour la présidentielle à venir, le parti ne présentera pas de candidat mais fera, confient ses géniteurs, un choix conséquent sur la base des programmes des candidats en lice.

Selon son président, Badra Aly Ouédraogo, le RPR a inventé deux concepts au sein du parti et qui constituent une sorte de boussole. Il s’agit de ce qu’il a qualifié d’« Ambition intelligente » qui consiste pour le RPR de faire une sorte de diagnostic et surtout de reconnaître ses faiblesses. C’est fort de cette conception que le parti a décidé de ne pas prendre part à la présidentielle du 11 octobre 2015 par son propre candidat ; il soutiendra, après analyses des différentes offres de programmes, le candidat à même d’être porteur de la vision du RPR pour la jeunesse. « Beaucoup de partis politiques ont annoncé leur candidature et nous avons du respect pour tout le monde. Mais, nous pensons que la Présidentielle, ce n’est pas une cour de récréation », a martelé Badra Aly Ouédraogo avant de noter que le Burkina a besoin d’hommes et de femmes qui ont un certain charisme d’hommes d’Etat capables de conduire la destinée des Burkinabè.

Le deuxième concept développé par le RPR est celui de la « Génération du concret » qui est basé sur la « real politik ». Pour les responsables du parti de l’aigle et de la clé, il faut rompre avec la politique classique, la politique des promesses non tenues et des discours démagogiques.

De du principal animateur du point de presse, la jeunesse burkinabè a été longtemps mise de côté par des « politicards », qui ont longtemps végété dans le mensonge et ont compromis dangereusement le développement du Burkina.

« Nous serons au pouvoir en 2020. Ça, c’est évident et c’est écrit. Dieu n’a pas encore secrété un seul parti politique au Burkina qui a les moyens que le RPR », affirme le premier responsable du RPR avant de préciser que ces moyens sont le capital humain constitué de toutes les couches de la jeunesse.

Les défis immédiats au RPR sont entre autres, la poursuite de l’implantation du parti à travers le territoire et les préparatifs des élections législatives et municipales pour lesquelles le parti n’entend pas faire de la figuration ; il compte être à l’Assemblée nationale et même avoir un groupe parlementaire. « Nous sommes des jeunes en politique mais pas de jeunes politiques », avertit Badra Aly Ouédaogo.

« Le Burkina n’est pas la propriété privée de X ou de Y, même de l’Armée »

Se prononçant sur l’actualité nationale, notamment sur le sujet du RSP (Régiment de sécurité présidentielle), les responsables du RPR disent ne pas avoir de position mais plutôt une opinion sur la question de l’Armée de façon générale. « J’ai coutume de dire, je suis un politique, je ne parle pas de militaire. Dans la société, Dieu a fait vraiment très bien les choses…, chacun dans son domaine. Les militaires sont dans les casernes, ils travaillent à protéger la nation, les personnes et les biens », a campé M. Ouédraogo.
« Aujourd’hui, je ne parle pas du RSP, je parle de l’ensemble de notre Armée. Nous pensons que la force de l’Armée, c’est dans son unité, sa cohésion, le respect de la hiérarchie et de la discipline. Tout ce qui peut contribuer aujourd’hui à fragiliser la cohésion, l’unité, la discipline au sein de l’Armée est fermement condamné par le RPR », a soutenu Badra Aly Ouédraogo, relevant que face à la menace terroriste et à l’insécurité grandissante, on ne peut se permettre le luxe d’avoir une Armée « bicéphale », une Armée « divisée », une Armée en « lambeaux ».

« Mais moi, je fais confiance à cette Armée ; je fais confiance à tous ceux-là qui animent l’Armée. Je fais confiance à tous ceux qui répondent de l’Armée. Le Burkina a une histoire et si nous faisons un recul, cela nous permettra de tirer de notre sagesse pour dire que l’essentiel, c‘est le Burkina. Tout le monde peut avoir raison, mais tout le monde peut avoir tort », a scruté le président du parti avant de rappeler que le Burkina n’est pas la propriété privée de X ou de Y, même de l’Armée. Pour lui, il faut que tout le monde sache raison gardée et évite les positions extrêmes. Il exhorte au dialogue franc pour trouver une solution définitive à la question de l’Armée parce que, déplore-t-il, ça ne fait pas honneur au Burkina. De son avis, le RSP est certes une unité capitale pour le Burkina mais, émet-il, quelle que soit son importance pour le pays, il est avant tout une composante de l’Armée et ne saurait, en tant que telle, être au-dessus de l’Armée. C’est pourquoi, lui lance-t-il un appel à « rentrer dans les rangs » afin que le Burkina ait une Armée unitaire, unique, pour effectivement contribuer au développement du pays.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

Messages

  • Bonjour chers internautes, Je retiens de cette conférence de fesses l’idée que Badra véhicule ce qu’on lui dit dans l’ombre au Mpp tellement lui même est un prostitué politique. capable de vendre sa mère pour de l’argent. D’abord au CRAC du CDP et comme il n’a pas eu gain de cause pour occuper un poste dans le bureau exécutif parce que tout le monde au CDP avait compris qu’il était en mission téléguidée par son maître à pensée Salif diallo, il crée précipitamment sous les ordres de celui ci le RPR. Toutes ces idées que vous defendiez pour la jeunesse se trouvent toujours dans les différents programmes de son Excellence BLAISE Compaoré jusqu’à votre départ du parti. Vous me convainquez d’avantage sur vos intentions purement égoïstes similaires à celles des perdus du Mpp. Avant vous pratiquiez la surreal politique ou la politique de l’illusion ? N’aviez vous pas participé aux différentes rencontres initiées par son Excellence BLAISE Compaoré ? Ne vous avait il pas mis devant vos responsabilités ou ne vous a t il pas responsabilise en créant un ministère plein pour vous et par vous ? Ceux qui prétendent dans l’ombre vous montrer le chemin d’avenir étaient les principaux acteurs comptables du régime. Blaise Compaoré leur avait laisser la direction des affaires internes du pays. C’est contre eux vous deviez vous insurger mes chers frères. C’est encore eux qui prétendent vous conduire vers de bons pâturages ? Où vous avaient ils conduit si vous êtes si mécontents aujourd’hui. Les principaux ideogues du régime de Blaise sont connus de tous et vous saviez désormais quel choix opérer. Pour finir, je te conseillerai BADRA de changer aussi car l’heure est au changement et n’oublies pas de remercier François Compaoré d’avoir en partie permis ton épanouissement et celui de ta famille en te trouvant du travail à l’asecna, en te marriant, en t’achetant même une voiture sans compter les divers manières d’escroquer dans ton univers dont tu es le seul à avoir le secret. Tu cours à ta perte . Celui qui voit toujours ce qui devrait être et non ce qui est apprend à se perdre qu’à se conserver. Machiavel

  • « De son avis, le RSP est certes une unité capitale pour le Burkina mais, émet-il, quelle que soit son importance pour le pays, il est avant tout une composante de l’Armée et ne saurait, en tant que telle, être au-dessus de l’Armée. » Mr Aly OUESRAOGO dites nous, quelle composante de l’armée a donné au BURKINA trois Présidents en Trois décennies si ce n’est le RPS ? tous ceux de la famille royale d’un des royaumes Mossi qui luttent pour sauvegarder l’héritage du passé ( pas du passif) , comprennent alors qu’il en est de même pour ce RSP qui se croit pourvoyeur de présidents militaires formatés au Centre National D’Entrainement Commandos(CNEC) devenu Académie Georges NAMOINA . C’est pour cela « qu’étant homme du politique", démocrate qui refusez l’héritage par le sang ou du corps » il vousfaut « parler de militaire " pour revendiquer la démilitarisation de la vie civile et politique et clamez en haute et intelligible voie que « les militaires sont dans les casernes, ils travaillent à protéger la nation, les personnes et les biens ».

  • En vous lisant et en declinant vos ambitions on sait pourquoi vous avez cree ;le parti. Nul ne sera surpris car vous allez soutenir le MPP de Roch. Sinon vous serez reste avec ceux qui vous ont aide, sorti du bois, en les critiquant.
    Bonne chance !

  • Certes, beaucoup ont peur des canons du RSP et font la langue de bois. Moi, je le dis tout net : le problème du Burkina, ce n’est pas son armée, c’est le RSP. Qui a chassé un général pour placer un Lieutenant Colonel à la tête de l’Etat ? Réponse : le RSP. Qui a humilié un premier ministre en décembre pour des revendications d’ordre matériel ? Réponse : le RSP. Qui a empêché la tenue d’un conseil de ministres et obligé un premier ministre à se réfugier chez un chef coutumier ? Réponse : le RSP. Qui a fait intrusion dans des média privés pour intimider des journalistes ?Réponse : le RSP. Pourquoi ? Parce que ce corps n’a jamais été sous le commandement de la hiérarchie militaire. Il se moque éperdument de l’avis du chef d’Etat Major Général des Armées, de ce qu’il décide ou ordonne . Suréquipé et pris en otage par certains dinosaures qui ont beaucoup de choses à se reprocher, le RSP, s’il n’est pas restructuré, peut nous entrainer dans un chaos. Il faut cesser de louvoyer et prendre des mesures courageuses pour construire une armée unifiée, unie, uniforme, bref, une armée vraiment républicaine dont tous les Burkinabè seraient fiers. Le salut du Faso est à ce prix.(Webmaster, publie ce point de vue constructif.)

  • Mes très chers politiciens, avant de commencer à nous casser les oreilles, dites nous d’où vous venez. Vous avec qui en politique ? Une façon de savoir qui vous êtes.

  • salut internaute 1 alternateur, ton post est sincère il vient du plus profond de ton cœur tu as parfaitement raison mais mettons balle a terre pour la construction du faso,semons la tolérance ,le pardon et l’apaisement comme le prône eddie k ,évoluons vers un burkina nouveau ou la meritocratie sera notre seul repère au détriment de la fourberie et de la prostitution intellectuelle ,morale et financière ;

  • Une seule chose est certaine aux propos de ce jeune Aly Badra très affamé de s’exprimer, même s’il sait que son passé le rattrapera : ‘’’’’’’’Le Burkina n’appartienne à personne, le pays que nous aimons tous appartienne à tous.’’’’’’’’ Ka partisan farouche de l’alternance politique et économique du Burkina avec les jeunes, demandent à la jeunesse du Burkina de se mettre a la tête que le peuple Burkinabé a mûri avec la prétention de ses politiques égoïstes qui ne pensaient qu’a leur gosier et volaient le denier public pour utiliser la jeunesse a piétiner les plus démunis,’’’’’ ça m’étonne d’Aly Badra Ouédraogo l’homme de François Compaoré, le roi des meetings du quartier Tampouy qui insultait, insultait, insultait,’’’’’ et aujourd’hui joue le soudeur des pots cassés. Oui les arrogants avant les 30 et 31 Octobre ont compris la leçon donné du feu Norbert Zongo a Blaise Compaoré avant son assassinat le 13 Décembre 1998, il disait au président sanguinaire ceux-ci : ‘’’’ Comment fera le président pour s’imposer aux intellectuels qui appréhendent les dimensions de sa dictature et le drame qu’elle représente pour notre peuple ? Une seule solution s’impose à lui : Emprisonner, tuer, faire disparaitre. Il n’y a pas d’autres alternatives, Mr. Le président est bel et bien reparti pour la violence, qui fera bientôt de nouvelles veuves et de nouveaux orphelins par dizaines.’’’’ Je dis a toute notre jeunesse que rien ne sera plus comme avant, car les Aly Badra Ouédraogo n’ont plus les appuis de leurs meneurs, le RSP quoi qu’on dise, son responsable Gilbert Diendéré est obligé de mendier quelques crimes et d’impunité, et tôt ou tard le RSP sera obligé de se donner une raison et quémander sa place dans l’armée républicaine, ce n’est qu’une question de temps, en 2016 le volant des affaires de l’état sera a 100% dans les mains du peuple. CDP, MPP, UPC, et autres seront obligés de réaliser des objectifs concrets qui vont pour le peuple et non pour X ou Y , surtout pas de SaliF, Zeph, ou Roch. Le petit François Compaoré dit Aly Badra Ouédraogo l’a compris, ‘’’Rien ne sera plus comme avant.’’’’

  • Personne ne te suivra dans cette démarche assassine.Il faut avoir une position clair sur l’armée avant de prétendre être président du Faso en 2020.Il faudrait que les parties politique dans leur projet nous dises clairement qu’est ce qu’ils feront du RSP.

  • Une seule chose est certaine aux propos de ce jeune Aly Badra très affamé de s’exprimer, même s’il sait que son passé le rattrapera : ‘’’’’’’’Le Burkina n’appartienne à personne, le pays que nous aimons tous appartienne à tous.’’’’’’’’ Ka partisan farouche de l’alternance politique et économique du Burkina avec les jeunes, demandent à la jeunesse du Burkina de se mettre a la tête que le peuple Burkinabé a mûri avec la prétention de ses politiques égoïstes qui ne pensaient qu’a leur gosier et volaient le denier public pour utiliser la jeunesse a piétiner les plus démunis,’’’’’ ça m’étonne d’Aly Badra Ouédraogo l’homme de François Compaoré, le roi des meetings du quartier Tampouy qui insultait, insultait, insultait,’’’’’ et aujourd’hui joue le soudeur des pots cassés. Oui les arrogants avant les 30 et 31 Octobre ont compris la leçon donné du feu Norbert Zongo a Blaise Compaoré avant son assassinat le 13 Décembre 1998, il disait au président sanguinaire ceux-ci : ‘’’’ Comment fera le président pour s’imposer aux intellectuels qui appréhendent les dimensions de sa dictature et le drame qu’elle représente pour notre peuple ? Une seule solution s’impose à lui : Emprisonner, tuer, faire disparaitre. Il n’y a pas d’autres alternatives, Mr. Le président est bel et bien reparti pour la violence, qui fera bientôt de nouvelles veuves et de nouveaux orphelins par dizaines.’’’’ Je dis a toute notre jeunesse que rien ne sera plus comme avant, car les Aly Badra Ouédraogo n’ont plus les appuis de leurs meneurs, le RSP quoi qu’on dise, son responsable Gilbert Diendéré est obligé de mendier quelques crimes et d’impunité, et tôt ou tard le RSP sera obligé de se donner une raison et quémander sa place dans l’armée républicaine, ce n’est qu’une question de temps, en 2016 le volant des affaires de l’état sera a 100% dans les mains du peuple. CDP, MPP, UPC, et autres seront obligés de réaliser des objectifs concrets qui vont pour le peuple et non pour X ou Y , surtout pas de SaliF, Zeph, ou Roch. Le petit François Compaoré dit Aly Badra Ouédraogo l’a compris, ‘’’Rien ne sera plus comme avant.’’’’

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