Lutte contre la corruption : Le REN-LAC et le secteur privé conjuguent leurs efforts

jeudi 23 juillet 2015 à 23h51min

La corruption touche tous les secteurs de la vie nationale, y compris le secteur privé, à en croire le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). C’est fort de ce constat que les responsables de ladite structure ont initié ce jeudi 23 juillet 2015 à Ouagadougou, un atelier d’échanges avec les acteurs du monde des affaires.

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Lutte contre la corruption : Le REN-LAC et le secteur privé conjuguent leurs efforts

« La corruption n’est pas seulement un problème au sein des institutions gouvernementales. Le secteur privé en souffre également, car la corruption affaiblit la performance de l’entreprise, sape la confiance entre les partenaires commerciaux et peut détruire la réputation des entreprises en confiance mutuelle », a affirmé le secrétaire exécutif adjoint du REN-LAC, SagadoNacanabo.

Selon M. Nacanabo, quatre étapes concrètes s’offrent aux entreprises pour pouvoir lutter contre la corruption de manière proactive. Il s’agit, énumère-t-il, d’adopter des politiques anti-corruption conformément à la Convention de l’ONU (organisation des Nations-Unies), mais aussi de mettre en place des freins et des contrepoids aptes à renforcer la responsabilisation sociale et la transparence. Ensuite, établir leur propre mécanisme d’évaluation pour auditer la probité des entreprises que les Etats parties mènent. En troisième lieu, investir dans le développement de l’infrastructure de l’intégrité publique des pays en voie de développement en les aidant à appliquer la Convention et, enfin, créer un environnement qui permette de signaler les fautes internes et de protéger les dénonciateurs.

« Il y a également un autre rôle à jouer par les entreprises : le renforcement de l’intégrité des entreprises. Une série de mesures peuvent être proposées : promouvoir une approche collaborative entre le secteur privé et les services répressifs ; la formation des dirigeants d’entreprise afin qu’ils s’impliquent dans l’application de la loi qui punit les crimes économiques ; la nécessité de créer des programmes de soutien aux dénonciateurs et pour les audits externes, en particulier dans les grandes entreprises ; l’établissement d’une responsabilité claire pour l’intégrité des cadres de direction et l’ajout de codes de bonne conduite pour les employés comme partie intégrante des contrats », explique M. Nacanabo.

De son avis, débarrasser le monde des affaires de la corruption semble possible mais à condition que tous s’engagent à lutter contre ce « fléau » et prêchent la transparence. Car, soutient-il, les acteurs du monde des affaires constituent en réalité les « victimes privilégiées » du phénomène de corruption.

A en croire le secrétaire exécutif adjoint, le dernier rapport du REN-LAC sur l’état de la corruption au Burkina, affiche que 91% des 2 000 enquêtés qui se sont exprimés soutiennent que la corruption est très fréquente ou fréquente au Burkina.
L’atelier a été marqué par des communications et devra permettre aux acteurs d’être mieux outillés pour combattre le fléau.

Présente à l’ouverture des travaux, la représentante du président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Victoire Benao a salué l’initiative avant de souhaiter qu’elle suscite un grand intérêt auprès des acteurs du secteur privé.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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